La petite fille dans la poussette et la poupée à remonter le temps. Une nouvelle de Pierre Martial.

Un peu de douceur pour bien finir l’année, avec Pierre Martial grand amoureux des livres. Un grand humaniste aussi l’ami Pierre. Nous lui souhaitons de bonnes fêtes. Partagez ! Volti

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Pierre Martiel pour Le Jardin des Livres

Je dédie cette nouvelle à toutes celles et tous ceux – nombreux et souvent “invisibles” aux yeux du monde – qui passent les fêtes solitairement, à cause de leur grand âge, de leurs handicaps, de leur état de santé, de l’état de leurs finances ou quelles qu’en soient les raisons… Je les embrasse de tout mon cœur et appelle à les aimer et les aider, chacune et chacun à notre façon et selon nos propres possibilités… A partager le plus largement possible, mes amies et amis. Partager, c’est déjà agir.

J’aimerai bien faire du manège! Sur l’un de ces chevaux de bois multicolores… Ou dans le petit camion de pompier qui fait pinpon pinpon… Mais Mama veut pas! Je sais pas pourquoi…

L’odeur douçâtre de la barbe-à-papa rose…
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Coup d’État planétaire vu par Bernard Gensane..

Expliquer la mondialisation, la prédation de la haute finance, la soumission de nos « dirigeants », ou plutôt de nos marionnettes, n’est pas chose aisée, tant les monopoles sont devenues monnaie courante. Ce qui était caché est maintenant dévoilé au grand jour et, l’asservissement collectif des États par la dette, un vaste coup d’état planétaire. Il y a quelques années, quand nous disions que, si on laissait faire le « Nouvel Ordre Mondial » prendrait le contrôle de tout ce qui fait la vie d’une société, argent, nourriture, santé, ressources, nous y sommes et les milliards pleuvent, sans que le bas de l’échelle en profite. Tout ce qui a été bâti avec l’argent du peuple est bradé au plus offrant. Triste société totalitaire où, nous avons été trahis par ceux censés nous protéger, complices de ce coup d’État. À ce stade, la santé, la bonne bouffe, la protection des espèces et du climat, ainsi qu’une vie décente pour tous, est un espoir vain et, une vaste fumisterie, seuls les faramineux profits sont à l’ordre du jour pour le New World Order. Merci Liliane. Partagez ! Volti

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Source Bernard Gensane pour Blog-Médiapart via Liliane Held Khawam

Comment une élite financière s’arroge le pouvoir absolu par la captation universelle des ressources. Réorganisation du Monde

En 2018, Liliane Held-Khawam – qui a publié une cinquantaine d’articles dans Le Grand Soir – nous avait expliqué dans Dépossession comment l’hyper puissance d’une élite financière mettait les États et les citoyens à genoux. Avec cet ouvrage magistral, très analytique et formidablement documenté, elle va plus loin en décrivant l’instauration d’une tyrannie globale qui ne fait même plus semblant de se cacher derrière les faux-nez d’une “ démocratie ” qui n’existe plus.

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[Livre] Pensée Interdite..

Voici la présentation du premier livre de Gregory Roose, telle qu’il me l’a soumise. Partagez ! Volti

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Madame, Monsieur,

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de mon premier livre, « Pensées interdites : chroniques de la France bâillonnée », disponible à la vente depuis le 18 novembre 2019 sur amazon: https://www.amazon.fr/dp/1709173149/ref=cm_sw_r_tw_dp_U_x_qQR0DbB6B2TJ1

Vous voudrez bien trouver, ci-après, une courte description de son contenu, ainsi que des visuels à toutes fins utiles. (**impossible d’ouvrir le fichier zip**)

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De nos jours, le BITCOIN est-il écologiquement viable ?

A l’heure où l’on devrait faire des choix de plus en plus écologiques, pourquoi le Bitcoin prospère autant ? Cette célèbre crypto-monnaie qui évolue dans un marché financier des plus anarchique, a déjà connu l’éclatement d’une première bulle spéculative en décembre 2017. Son prix était monté à 20 000$ avant de chuter de 70%. Entre krash boursier, instabilité réglementaire, utilisation à des fins parfois illégales, il est difficile de comprendre comment le Bitcoin peut présenter un intérêt pour l’investisseur particulier. Et pourtant même les plus professionnelles formations de trading comme IVT en ont fait leur voie de diversification. Alors ouvrons le débat, entre une crypto-monnaie qui présente un intérêt sociétal à demi-mesure et des conséquences écologiques bien réelles, y’aurait-il un arbitrage à faire ? Lire la suite

Derrière les grilles. L’enfant, la mort et le petit panier plein de livres. Une nouvelle de Pierre Martial..

Les livres, ces compagnons qui transmettent, émeuvent, cultivent. Il suffit juste de les ouvrir et la magie opère. Lire un bon livre, quel qu’en soit le sujet, c’est faire une incursion dans la vie, les expériences, les points de vue, les convictions, les polémiques, l’histoire, les sciences, vues par leurs auteurs, pour savoir et comprendre. J’ai maintes fois déménager et jamais, je n’ai pu me séparer de mes livres, pourtant, c’est lourd et encombrant des caisses de livres. Et vous quels sont vos rapports avec les livres ? Pierre Martial nous offre une petite nouvelle, à l’occasion de la Toussaint, et sa passion des livres ressort, avec le récit et les pensées, d’un petit garçon très attachant. Partagez ! Volti

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Pierre Martial pour Le Jardin des Livres (je ne sais pas où j’ai trouvé ce titre mais, il va très bien au site de Pierre Martial)

Quand on a 9 ans et qu’on est seul au monde, peut-on défier la mort avec, pour seule arme, un petit panier plein de livres?

La grande robe blanche de Maman… Deux à trois fois par semaine, je viens lire des livres à Mémé. Elle aime bien. Elle ne dit rien mais elle aime bien. Je le sais. Je le sens. Je la connais bien.

C’est elle qui m’a élevé toute seule après la mort de mes parents. Elle me parlait souvent d’eux.

– Tu sais, de là où ils sont, ils te voient et ils continuent de te protéger. Il ne faut jamais les oublier.

Je répondais : “Oui, Mémé !”. Même si cela n’est pas toujours facile de penser à des personnes qu’on n’a jamais connues…

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Les Gilets Jaunes la Révolution point Zéro

Auteur WolfSpirit qui attend vos réactions.

Ce texte s’inspire de ce que j’ai vécu localement et d’un ressenti sur la situation globale. Libre à chacun d’en critiquer le contenu dans les commentaires (j’y répondrai en fonction de mon temps libre)

Illustration/1er décembre 2018

Bientôt un an qu’une partie de la population s’oppose tous les samedi aux forces de l’ordre. Mais pour quoi au final ? Si j’ai fréquenté ce mouvement dès son début et pendant plusieurs mois, les premières choses qui m’ont
choqué c’est le manque total de stratégie et la mise au ban de celles et ceux qui n’allaient dans le sens des « leaders » qui disent ne pas en être mais, qui n’ont jamais laissé leur place en manipulant parfaitement leur petite cour. (fait étonnant pour des gens qui disent ne pas vouloir faire de politique).

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Extinction Rébellion : rébellion adolescente qui se ment à elle-même. Procrastination jusqu’à la fin. Par Sylvain Rochex..

Toujours aussi observateur sur la marche du monde, et les réactions humaines. Un peu désabusé notre ami Sylvain. Ses réflexions appellent à des réactions. Partagez ! Volti.

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Auteur Sylvain Rochex pour Déscolarisation.org

Si l’urgence est telle qu’ils le disent, que font-ils là ?!! Nous sommes en octobre, donc, si l’urgence est telle qu’ils le disent, ils devraient être en train de ramasser du cynorhodon, des framboises, de planter des épinards, de rentrer les courges et les pommes de terre, de ramasser les premières châtaignes, glands, pommes et noix, de pailler le jardin, de récolter des semences et d’organiser la plantation d’arbres de novembre.

Si l’urgence est telle qu’ils le disent, ils ne devraient pas du tout être là où ils sont et faire ce qu’ils font. Ils devraient avoir pris le large depuis très longtemps pour « se mettre en face des conditions de leur propre activité » (S. Weil), pour s’établir dans des lieux où ils vont pouvoir prendre soin de la Vie sur Terre, pour quitter les structures, les flux et la cybernétique qui imposent l’hétéronomie et rejoindre des espaces où l’autonomie peut croître.

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L’œuvre méconnue de Maurice Allais, prix Nobel d’Economie. Par Philippe Bourcier de Carbon..

Philippe Bourcier de Carbon qui a préfacé le dernier ouvrage de Liliane Held Khawam « Coup d’État Planétaire« , que je vous conseille de lire, nous parle de Maurice Allais, prix Nobel et lanceur d’alerte, boycotté par les médias. Quand ça concerne toute la planète sur ce que l’on nous prépare, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Il ne faut pas faire peur aux « gueux ». « Trepalium » et « Gattaca » ne sont pas aussi loin qu’on le croit … Partagez ! Volti

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Liliane Held Khawam

L’AIRAMA (Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Économie), fondée dès 2004, à pour objet statutaire de promouvoir la pensée, l’œuvre et les solutions, de Maurice Allais (31 mai 1911- 9 octobre 2010), qu’il n’a cessé de proclamer en particulier dans ses « Combats pour l’Europe ». http://combats-maurice-allais.info/lassociation-airama/

Conférence du 15 mai 2018

A l’occasion de cette remise aujourd’hui du Prix Maurice ALLAIS de l’AIRAMA à notre camarade Guy BERTHAULT, je suis heureux d’être convié ici à prononcer quelques mots devant vous pour évoquer sa mémoire.

Lorsqu’en 2004, voici 14 ans, je m’étais résolu avec notre camarade Jean-Pierre BOUYSSONNIE ancien Président de Thomson et de l’AX, à fonder l’Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie, Maurice Allais était déjà depuis 5 années exclu des médias en France, alors qu’il avait été, à 77 ans en 1988, le seul Français à avoir jamais été distingué en Economie par l’Académie Nobel depuis 1969, date de l’institution de son Prix de Science Economique. Guy BERTHAULT fut alors parmi les tout premiers à se joindre à notre initiative.

Parmi nos objectifs, en tentant ainsi autour de Maurice Allais de mobiliser des personnalités du monde des intellectuels, de l’entreprise et de l’économie, créer l’AIRAMA nous paraissait alors de nature, sinon à mettre un terme, du moins à fissurer l’extravagant ostracisme médiatique, sournois autant que féroce, dont, force était bien de le constater, il était devenu victime en France. Il le restera pourtant jusqu’à sa disparition en 2010 à quelques mois de son centenaire, recevant néanmoins en sa qualité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur, lors de ses obsèques dans la cour de l’hôtel des invalides, en clin d’œil de la république, l’hommage national de la ministre alors chargée de la Recherche.

Pourquoi un traitement médiatique si singulier et si soudain à son encontre en France ?

On est réduit à des conjectures, mais il nous reste des points de repères.

Alors en effet qu’au cours de ses recherches ses publications étaient réputées tant par leur rigueur que par leur caractère ardu, vers la fin de sa carrière professorale à l’Ecole des Mines, il avait déjà en 1977 fait paraître à l’intention d’un public beaucoup plus large, éclairé mais non spécialisé, son livre sur « L’impôt sur le capital et la réforme monétaire», ce qui lui avait valu deux refus de sa candidature à l’Institut des Sciences Morales et Politiques, alors qu’elle était pourtant fortement appuyée par Raymond Aron.

Il n’y fut reçu, cette fois avec empressement, qu’en 1990, deux ans après avoir reçu en 1988 son Prix d’Economie décerné par l’Académie suédoise en mémoire d’Alfred Nobel.

Mais surtout, ce sont les deux livres qu’il a tenu à publier pour un large public en 1999 qui, ainsi qu’il le voyait lui-même, auraient entraîné, en dépit de sa reconnaissance internationale, son exclusion stricte des médias en France :

Le premier qu’il a intitulé « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique » et qu’il aura voulu dédier « aux innombrables victimes dans le monde entier de l’idéologie libre-échangiste mondialiste, idéologie aussi funeste qu’erronée… » par lequel il exposait la malfaisance des politiques économiques mondialistes préconisées depuis 1974 par la Commission de Bruxelles et par le GATT devenu OMC.

Et plus encore peut-être son second livre « La crise mondiale aujourd’hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires » par lequel il énonçait et démontrait, pour un large public, les seuls principes des réformes capables d’empêcher la récurrence des crises et catastrophes monétaires qui bouleversent les sociétés actuelles : Il explique :

  1. « La création monétaire doit relever de l’Etat et de l’Etat seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque Centrale doit être rendue impossible, de manière à ce que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création monétaire bancaire privée.
  2. Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme. »

« Cette double condition, écrit-il, implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles qu’elles se constatent aujourd’hui, et leur attribution selon trois catégories d’établissements distincts et indépendants :

  1. des banques de dépôt assurant seulement, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;
  2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ;
  3. des banques d’affaires empruntant directement auprès du public, ou aux banques de prêt, et investissant les fonds empruntés dans les entreprises. »

Dans son principe, une telle réforme rendrait impossible la création monétaire et de pouvoir d’achat ex nihilo par le système bancaire, ainsi que l’emprunt à court terme pour financer des prêts de terme plus long. Elle ne permettrait que des prêts de maturité plus courte que celle correspondant aux fonds empruntés.

« Les banques de prêt et les banques d’affaire serviraient d’intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs. Elles seraient soumises à une obligation impérative : emprunter à long terme pour prêter à plus court terme, à l’inverse de ce qui se passe aujourd’hui. »

En cela Allais s’inspirait en partie d’Irving Fisher, l’animateur du Plan de Chicago de 1933, et du Plan 100% monnaie de 1935, qui entendait compléter la réforme bancaire de 1932 du Glass-Steagall Act, déjà si difficilement imposée par l’opinion publique aux Etats-Unis à la suite de la grande crise de 1929, laquelle réforme légale exigeait déjà des établissements bancaires qu’ils optent exclusivement pour des fonctions, soit de banques d’affaires, soit de banques commerciales. Du reste il faut bien noter que le Glass-Steagall Act, quoique bien largement amodié, resta en vigueur 67 ans durant jusqu’en 1999, évitant ainsi aux USA le retour des crises bancaires violentes au long de cette période.

Qui ne comprendrait que Maurice Allais, Prix Nobel d’économie, par ses démonstrations et surtout par ses propositions de réforme du secteur financier et bancaire, ne mettait directement ainsi en cause publiquement des intérêts privés colossaux.

Bien qu’ostracisé de manière obscène par les médias en France, Maurice Allais aura néanmoins formé de nombreux disciples au cours des décennies de sa longue carrière de professeur, et sa pensée rigoureuse, originale et puissante aura su marquer de nombreux esprits, en France, comme à l’étranger, dans le monde francophone en particulier.

Et qui l’eût cru, c’est au pays des banques, la Suisse, que les graines qu’il aura semé avec audace et obstination, lèvent aujourd’hui : en effet, pour la première fois depuis la réforme de 1891 obtenue par référendum d’initiative populaire, une votation constitutionnelle, soigneusement préparée et organisée depuis plus de deux ans, en particulier sous les avis d’anciens banquiers et professionnels de la finance, dont plusieurs anciens disciples d’Allais, l’initiative dite « Monnaie pleine » ou « Vollgeld » va le 10 juin prochain être soumise aux suffrages des électeurs de la Confédération Helvétique, réservant l’émission du Franc Suisse à la seule banque centrale créée en 1891, la BNS ou Banque Nationale Suisse, et interdisant aux banques commerciales privées de continuer leur émission monétaire ex nihilo par les pratiques actuelles du crédit.

Le site de cette initiative expose avec pédagogie tous les aspects de la réforme constitutionnelle proposée sur le lien internet suivant http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/

Nos voisins suisses nous donnent ainsi un bel exemple de démocratie vivante et réelle, les médias de la confédération y organisant depuis quelques mois de nombreux débats sur ces questions. De fait la Suisse est devenue aujourd’hui pour nous Français un miroir particulièrement cruel, car il faut bien constater que nous n’en percevons toujours aucun écho dans nos médias français.

Je crois que Maurice Allais aurait été particulièrement satisfait de savoir que huit ans après sa disparition, son enseignement obstiné aurait enfin la perspective de s’incarner dans une loi constitutionnelle, et que de toute manière la quintessence de ses recommandations en matière financière et monétaire aura au moins été entendue par une partie importante de l’électorat suisse jusqu’alors maintenu soigneusement dans l’ignorance et l’incompréhension de la nature et des mécanismes des pratiques financières prédatrices actuelles.

Plutôt que de vous exposer ici les grandes lignes de l’œuvre économique si prodigieusement féconde et foisonnante de cet esprit exceptionnel, mort à 99 ans à sa table de travail, en ayant marqué en six décennies de publications sans doute tous les grands secteurs la Science économique, je tenais à saisir cette occasion d’évoquer devant vous d’abord l’âme de son combat intellectuel, celui qui lui aura coûté le plus cher. Par son combat intellectuel indomptable extraordinaire en effet, qui lui aura valu d’être relégué en France au Goulag médiatique, il est permis de considérer qu’en quelque sorte Maurice Allais est désormais devenu le Soljenitsyne français du capitalisme financier et de l’ultra-libéralisme mondialiste actuel.

L’aspect protéiforme de son œuvre le rend par ailleurs inclassable parmi les économistes : on pourra le qualifier de libéral en ce sens qu’il aura démontré que la liberté individuelle d’entreprendre, la propriété privée et le principe de concurrence constituent des conditions indispensables à l’efficacité des marchés économiques, à celle de l’allocation des ressources, comme à celle des processus de production des richesses. Mais on pourra aussi le classer de dirigiste par le souci qu’il place dans la pérennité des sociétés, exigeant l’existence d’un arbitre indépendant des forces économiques, régissant les règles des marchés pour maintenir leur efficience économique. Il reconnaît ainsi que le principe d’appropriation privée ne saurait être universel et doit être limité, et qu’il existe des biens collectifs par nature. On pourra même le qualifier de socialiste par son souci de limiter les inégalités sociales résultant des processus de production économiquement efficaces, en assurant des mécanismes de péréquation de la distribution des fruits de la croissance économique. Selon lui toute rente, et tout droit économique non gagné, en particulier la rente monétaire, doit être confisqué par la collectivité au bénéfice de cette péréquation. Certains ont résumé leur embarras en le qualifiant de l’oxymore « libéral socialiste ».

Je voudrais terminer en soulignant le caractère probablement le plus original de cet économiste : Dès sa jeunesse il aura été passionné par la Physique, discipline dans lequel il a toujours excellé. Il a déclaré qu’à sa sortie de l’école Polytechnique, alors qu’il pensait se destiner à la Physique, c’est lors du voyage d’étude qu’il entreprit aux Etats-Unis en 1933, devant le spectacle incompréhensible de ces villages de toiles abritant des familles de chômeurs et de mendiants en haillons, dressés dans les grands parcs publics des grandes villes américaines de ce continent de l’abondance, qu’il décida alors de choisir le champ des études économiques afin d’y trouver les réponses à cette énigme et de résoudre ce paradoxe. Et dès lors il s’attela d’abord à la lecture des œuvres de Walras, de Fisher et de Pareto, envers lesquels il a toujours rappelé sa filiation intellectuelle, pour finir par élaborer en 1943 son premier ouvrage de 1.200 pages « A la recherche d’une discipline économique », devenue « Traité d’économie pure ». Une refondation rigoureuse et originale, à partir de l’expérience ou de constats empiriques, de tous les grands principes de la littérature économique. C’est ce tour de force initial que l’Académie Nobel aura sans doute voulu particulièrement distinguer dans son œuvre foisonnante, quarante-cinq ans plus tard, en 1988.

Ainsi dans toute son immense œuvre économique, Maurice Allais entendait-il assurer toujours la prééminence du fait et de ses aspects constatés sur la conceptualisation, sur la formulation du principe ou sur l’élaboration de la théorie explicative. Il ne craignait pas de devoir remettre en cause, théorie, principes ou concept, dès lors que ceux-ci se révélaient incompatibles aux constats factuels.

L’économie étant historiquement un domaine intellectuel où, sous une apparence de science et de rigueur, concepts, principes et théories sont d’autant plus largement promus qu’ils justifient rationnellement des intérêts concrets socialement et politiquement puissants, cette démarche factuelle de physicien appliquée par Maurice Allais à l’économie, n’aura pas manqué de lui valoir souvent l’incompréhension, sinon l’irritation de ses collègues économistes, et plus souvent encore, l’hostilité des puissants.

Et c’est cette démarche même de Maurice Allais préservant à tout moment la prééminence du fait expérimental sur la théorie, que notre hôte Guy BERTHAULT aura scrupuleusement suivie dans ses travaux qui renouvellent désormais les principes de la sédimentologie, et pour lesquels il reçoit aujourd’hui le Prix Maurice Allais de l’AIRAMA.

Soyez remerciés pour votre attention.

Philippe BOURCIER de CARBON

Président d’honneur, fondateur de l’AIRAMA

Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie.

Liliane Held Khawam

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Le nouveau livre « Coup d’Etat planétaire » est disponible..

Pris par petits morceaux l’économie déjà passablement compliquée pour la majorité lambda est indigeste et, ça glisse comme sur un parapluie sans atteindre les méandres neuronaux de nos cerveaux saturés en infos plus futiles avec leurs « tout va bien », qu’utiles puisqu’il n’y a pas d’explications en profondeur et, les avis de moult experts se télescopent pour nous embrouiller davantage. En expliquant les dessins de la finance avec sa chronologie, Liliane Held Khawam nous a déjà donné dans son ouvrage « Dépossession » un aperçu de ce qu’il se passe. Avec « Coup d’État Planétaire » elle met à jour les projets toxiques de la haute finance et consort. Ça ne va pas être joyeux. Partagez ! Volti

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Liliane Held Khawam

Vous attendez un effondrement financier, mais c’est un monde nouveau qui émerge, et qui balaie sèchement  l’ancien.

Aucune démocratie ne semble avoir les moyens de s’y opposer.

Après avoir démontré avec Dépossession la captation des mécanismes monétaires, et financiers, Coup d’Etat planétaire démontre le phagocytage généralisé des outils et processus de production de biens et de services, privés et publics.

Tout ce qui produit de la valeur ajoutée sur la surface du globe est en passe d’être pris en charge directement ou indirectement par l’infrastructure supranationale d’une certaine élite financière.

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Djerrad Amar répond à Mme Mathilde Panot, députée.

Le déplacement de la députée Mathilde Panot en Algérie, n’a pas été du goût de tous les algériens. Que pensez vous de cette lettre ouverte ? Partagez ! Volti

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Auteur Djerrad Amar

Votre communiqué de presse est plus un ramassis de slogans et de propagande qui prouve bien que votre but est plutôt l’ingérence et la subversion ! Si un député algérien c’était rendu à un cortège des gilets jaunes on aurait fait de ce « fomentateur étranger » quoi ? Au lieu de parasiter un mouvement populaire pacifique qui n’a besoin d’aucun soutien étranger, intéressez-vous plutôt à cette Françafrique qui ne cesse d’appuyer des autocrates qui sévissent contre leur peuple pour servir vos intérêts.

France Insoumise vous décevez !

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