Vos infos, news ( et autres ) du 12 octobre 2019

Bonjour à tout le monde.

POLITIQUE/SOCIÉTÉ

Humilié par les eurodéputés, Macron doit trouver un autre candidat à la Commission européenne. Le chef de l’État s’active pour préserver le large portefeuille dévolu à la France et remplacer la centriste Sylvie Goulard, désavouée. Le président veut assurer les recrutements mais son camp ne dispose que d’un vivier limité.

Le député LREM Thierry Solère mis en examen pour fraude fiscale. Le député des Hauts-de-Seine est également mis en examen pour détournement de fonds publics et trafic d’influence.

Éric Zemmour : «Que faire du succès de la manif contre la PMA?». Pour notre chroniqueur, les opposants à la PMA qui ont manifesté dimanche sont trop bien élevés pour faire reculer (seuls) le gouvernement.

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Le gouvernement va déployer une application utilisant la reconnaissance faciale dès novembre..

Encore un moyen de contrôle des citoyens par l’état. Pour en savoir plus, je vous conseille l’article de la Quadrature du Net, qui détaille point par point ce à quoi il faut s’attendre et les dérives possibles et plus que probables. Partagez ! Volti

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Source RT-France

Le gouvernement français va utiliser la technologie de la reconnaissance faciale pour une application permettant aux citoyens d’établir leur identité numérique. La CNIL s’inquiète des dangers que cela pose sur la protection de la vie privée.

C’est une première en Europe : la France va se servir de technologies de reconnaissance faciale pour les citoyens qui souhaitent se créer une identité numérique sécurisée. Après six mois de phase de test, l’application ALICEM (acronyme d’Authentification en ligne certifiée sur mobile), développée par l’Agence des Titres Sécurisés (ANTS), va en effet être officiellement déployée en novembre prochain.

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Les pantins embauchés par la presse et leurs dirigeants corporatifs à la botte de l’État profond..

Ça mérite réflexion. Quand une certaine presse fait le jeu du pouvoir, déforme volontairement l’information, nous assistons à un rejet massif de l’information donnée, toujours sujette à caution tant on nous a fait avaler des couleuvres. C’est devenu une caste de journaleux, royalement payés pour déverser leur mépris sur le peuple, inculte, alcoolique. illettré, factieux, etc… selon les dires du locataire élyséen. Un entre-soi toxique, puisqu’ils ne font plus leur travail de contre pouvoir, et sont soumis aux riches propriétaires de leur outil de travail, ceux là même, qui protègent celui qu’ils ont mis en place pour leurs intérêts.

Pour rendre son indépendance et sa crédibilité à cette presse « chien de garde » du système et collabo des riches, il faudrait qu’elle soit propriétaire de son outil de travail et, interdire aux milliardaires et autres corporations puissantes, de s’approprier les médias.

Ceux qui contrôlent l’information, la santé, la nourriture et l’argent contrôlent le monde. Nous pouvons le constater tous les jours. On ne peut plus rien critiquer, sous peine d’être étiqueter, on ne peut plus s’exprimer, sans être accuser d’être d’affreux anti-tout. Et les lois répressives s’amoncellent.

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« Taux négatifs. Inquiétude sur les effets de la politique monétaire ! » L’édito de Charles SANNAT..

Quand ce sont des banquiers qui s’inquiètent. Partagez ! Volti

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Charles Sannat pour Insolentiae

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Jacques de Larosière, est un ancien gouverneur de la Banque de France, l’un des derniers survivants d’un autre temps. Une époque faite de plus de souveraineté, et de banques centrales plus nombreuses… Il fut également Directeur Général du FMI. Sa parole est donc importante, et il se transforme ces derniers jours en « activiste » anti-Draghi… enfin, Jacques de Larosière, n’est pas genre à se trouver sur le haut d’une barricade à jeter du pavé de fausse de monnaie sur le gouverneur de la BCE à Francfort. Tout de même. C’est un grand Monsieur, et son avis doit venir alimenter votre réflexion, car quand un ancien du FMI et de la banque de France vous explique que l’on fait n’importe quoi avec les monnaies, et bien cela a le mérite d’être dit par une « éminence » ayant tous les attributs des « éminences »… donc forcément c’est « plus sérieux ».

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Vos infos, news ( et autres ) du 11 octobre 2019..

Bonjour à tout le monde

POLITIQUE/SOCIÉTÉ

Candidature de Goulard rejetée : la colère de Macron. Après la décision des eurodéputés, le président de la République s’est exprimé ce jeudi lors d’une conférence de presse à Lyon, disant son «besoin de comprendre».

Deux policiers soupçonnés de radicalisation désarmés après la tuerie à la préfecture. En poste en région parisienne, ils sont soupçonnés de radicalisation. La psychose gagne les rangs policiers.

La timidité dans la lutte concrète contre les dérives communautaristes masque-t-elle une peur du « trop nombreux, trop tard » ? Une manifestation en soutien à Mikaël Harpon, l’auteur de l’attaque à la préfecture de police de Paris, prévue à Gonesse ce jeudi, a été annulée sur ordre de Christophe Castaner. L’attitude du gouvernement souligne-t-elle une certaine frilosité sur ces questions ?

Quand des salafistes s’en prennent à une association de défense de la laïcité. Le ton est monté ce samedi entre des militants de l’observatoire de la laïcité de Saint-Denis (93) et un couple de salafistes. L’association demande des comptes à la mairie.

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Monopole de la Sécu : ouvrons les yeux, c’est un échec !

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Par Nathalie MP pour Contre-Point

Shutterstock

« La Cour des Comptes a confirmé mardi que le fragile échafaudage comptable de la sécurité sociale obtenu en 2018 se casse à nouveau la figure dans des proportions alarmantes. »

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De riches mécènes derrière le mouvement de Greta Thunberg?

Ce mouvement si sympathique de prime abord, ne cesse d’interroger sur les moyens mis en œuvre pour une telle mobilisation mondiale. Et dans les pays comme en France où, des mouvements sociaux sont depuis des mois en cours, celui les Gilets Jaunes en l’occurrence. Ce peut-être une bonne initiative pour diluer ces « réfractaires » qui « ne lâchent rien » de semaines en semaines, dans ce mouvement de défense du climat, au risque de faire disparaître, toutes leurs autres revendications et retrouver un semblant de paix sociale.. Les Gilets Jaunes sont eux aussi sensibles au changement climatique, et à l’environnement mais pas que. Partagez ! Volti

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Source Sputnik-News via Réseau International

«La meilleure solution pour des investisseurs comme nous réside dans cette nouvelle génération d’activistes», a confié au New York Times le cofondateur d’un important fonds pour le climat.

Le phénomène des marches pour le climat s’est étendu dans le monde entier. Depuis un peu plus d’un an, elles sont régulièrement organisées dans les plus grandes villes du monde. Le New York Times s’est interrogé sur l’origine des fonds qui permettent de financer un tel activisme aux États-Unis. Certains des mécènes font parties des familles les plus riches et influentes du pays.

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L’emploi en question, l’exemple Walmart..

Au mois d’août dernier, l’ouverture d’un hypermarché sans caissiers vire au pugilat à Angers. Est-ce que les « gaulois réfractaires » vont continuer et boycotter ces hyper marchés déshumanisés ? Remplacer les caissières par des robots, risque de remplir les files d’attente chez pôle emploi. En sont-ils conscients les employés, des Carrefour et autres Casino ? Car ça vient aussi chez nous le système Walmart, Amazon… Partagez ! Volti

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Sylvain Devaux pour La Robolution

J’en parlais…pas plus tard qu’hier ! L’emploi reste une lourde préoccupation face à la montée en puissance de la robotisation et surtout de l’Intelligence artificielle. Prenons un cas pas de chez nous mais plutôt révélateur, l’américain Walmart. Répandu aux USA et au Canada, cette enseigne de la grande distribution fait régulièrement parler d’elle sur ce sujet de la robotisation. Si l’on ne connait pas ce géant en France, petit rappel tout de même. L’entreprise a été fondée en 1962 par am Walton dans l’Arkansas. Aujourd’hui (chiffres de fin 2018), Walmart emploie près de 2.3 millions de personnes dans 11 000 supermarchés dans 27 pays. Le chiffre d’affaires était de plus de 500 milliards de dollars avec un résultat net de 14.4 milliards. En gros, tout baigne pour ce géant de la distribution…pas forcément.

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L’œuvre méconnue de Maurice Allais, prix Nobel d’Economie. Par Philippe Bourcier de Carbon..

Philippe Bourcier de Carbon qui a préfacé le dernier ouvrage de Liliane Held Khawam « Coup d’État Planétaire« , que je vous conseille de lire, nous parle de Maurice Allais, prix Nobel et lanceur d’alerte, boycotté par les médias. Quand ça concerne toute la planète sur ce que l’on nous prépare, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Il ne faut pas faire peur aux « gueux ». « Trepalium » et « Gattaca » ne sont pas aussi loin qu’on le croit … Partagez ! Volti

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Liliane Held Khawam

L’AIRAMA (Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Économie), fondée dès 2004, à pour objet statutaire de promouvoir la pensée, l’œuvre et les solutions, de Maurice Allais (31 mai 1911- 9 octobre 2010), qu’il n’a cessé de proclamer en particulier dans ses « Combats pour l’Europe ». http://combats-maurice-allais.info/lassociation-airama/

Conférence du 15 mai 2018

A l’occasion de cette remise aujourd’hui du Prix Maurice ALLAIS de l’AIRAMA à notre camarade Guy BERTHAULT, je suis heureux d’être convié ici à prononcer quelques mots devant vous pour évoquer sa mémoire.

Lorsqu’en 2004, voici 14 ans, je m’étais résolu avec notre camarade Jean-Pierre BOUYSSONNIE ancien Président de Thomson et de l’AX, à fonder l’Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie, Maurice Allais était déjà depuis 5 années exclu des médias en France, alors qu’il avait été, à 77 ans en 1988, le seul Français à avoir jamais été distingué en Economie par l’Académie Nobel depuis 1969, date de l’institution de son Prix de Science Economique. Guy BERTHAULT fut alors parmi les tout premiers à se joindre à notre initiative.

Parmi nos objectifs, en tentant ainsi autour de Maurice Allais de mobiliser des personnalités du monde des intellectuels, de l’entreprise et de l’économie, créer l’AIRAMA nous paraissait alors de nature, sinon à mettre un terme, du moins à fissurer l’extravagant ostracisme médiatique, sournois autant que féroce, dont, force était bien de le constater, il était devenu victime en France. Il le restera pourtant jusqu’à sa disparition en 2010 à quelques mois de son centenaire, recevant néanmoins en sa qualité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur, lors de ses obsèques dans la cour de l’hôtel des invalides, en clin d’œil de la république, l’hommage national de la ministre alors chargée de la Recherche.

Pourquoi un traitement médiatique si singulier et si soudain à son encontre en France ?

On est réduit à des conjectures, mais il nous reste des points de repères.

Alors en effet qu’au cours de ses recherches ses publications étaient réputées tant par leur rigueur que par leur caractère ardu, vers la fin de sa carrière professorale à l’Ecole des Mines, il avait déjà en 1977 fait paraître à l’intention d’un public beaucoup plus large, éclairé mais non spécialisé, son livre sur « L’impôt sur le capital et la réforme monétaire», ce qui lui avait valu deux refus de sa candidature à l’Institut des Sciences Morales et Politiques, alors qu’elle était pourtant fortement appuyée par Raymond Aron.

Il n’y fut reçu, cette fois avec empressement, qu’en 1990, deux ans après avoir reçu en 1988 son Prix d’Economie décerné par l’Académie suédoise en mémoire d’Alfred Nobel.

Mais surtout, ce sont les deux livres qu’il a tenu à publier pour un large public en 1999 qui, ainsi qu’il le voyait lui-même, auraient entraîné, en dépit de sa reconnaissance internationale, son exclusion stricte des médias en France :

Le premier qu’il a intitulé « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : l’évidence empirique » et qu’il aura voulu dédier « aux innombrables victimes dans le monde entier de l’idéologie libre-échangiste mondialiste, idéologie aussi funeste qu’erronée… » par lequel il exposait la malfaisance des politiques économiques mondialistes préconisées depuis 1974 par la Commission de Bruxelles et par le GATT devenu OMC.

Et plus encore peut-être son second livre « La crise mondiale aujourd’hui. Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires » par lequel il énonçait et démontrait, pour un large public, les seuls principes des réformes capables d’empêcher la récurrence des crises et catastrophes monétaires qui bouleversent les sociétés actuelles : Il explique :

  1. « La création monétaire doit relever de l’Etat et de l’Etat seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque Centrale doit être rendue impossible, de manière à ce que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création monétaire bancaire privée.
  2. Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme. »

« Cette double condition, écrit-il, implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles qu’elles se constatent aujourd’hui, et leur attribution selon trois catégories d’établissements distincts et indépendants :

  1. des banques de dépôt assurant seulement, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;
  2. des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ;
  3. des banques d’affaires empruntant directement auprès du public, ou aux banques de prêt, et investissant les fonds empruntés dans les entreprises. »

Dans son principe, une telle réforme rendrait impossible la création monétaire et de pouvoir d’achat ex nihilo par le système bancaire, ainsi que l’emprunt à court terme pour financer des prêts de terme plus long. Elle ne permettrait que des prêts de maturité plus courte que celle correspondant aux fonds empruntés.

« Les banques de prêt et les banques d’affaire serviraient d’intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs. Elles seraient soumises à une obligation impérative : emprunter à long terme pour prêter à plus court terme, à l’inverse de ce qui se passe aujourd’hui. »

En cela Allais s’inspirait en partie d’Irving Fisher, l’animateur du Plan de Chicago de 1933, et du Plan 100% monnaie de 1935, qui entendait compléter la réforme bancaire de 1932 du Glass-Steagall Act, déjà si difficilement imposée par l’opinion publique aux Etats-Unis à la suite de la grande crise de 1929, laquelle réforme légale exigeait déjà des établissements bancaires qu’ils optent exclusivement pour des fonctions, soit de banques d’affaires, soit de banques commerciales. Du reste il faut bien noter que le Glass-Steagall Act, quoique bien largement amodié, resta en vigueur 67 ans durant jusqu’en 1999, évitant ainsi aux USA le retour des crises bancaires violentes au long de cette période.

Qui ne comprendrait que Maurice Allais, Prix Nobel d’économie, par ses démonstrations et surtout par ses propositions de réforme du secteur financier et bancaire, ne mettait directement ainsi en cause publiquement des intérêts privés colossaux.

Bien qu’ostracisé de manière obscène par les médias en France, Maurice Allais aura néanmoins formé de nombreux disciples au cours des décennies de sa longue carrière de professeur, et sa pensée rigoureuse, originale et puissante aura su marquer de nombreux esprits, en France, comme à l’étranger, dans le monde francophone en particulier.

Et qui l’eût cru, c’est au pays des banques, la Suisse, que les graines qu’il aura semé avec audace et obstination, lèvent aujourd’hui : en effet, pour la première fois depuis la réforme de 1891 obtenue par référendum d’initiative populaire, une votation constitutionnelle, soigneusement préparée et organisée depuis plus de deux ans, en particulier sous les avis d’anciens banquiers et professionnels de la finance, dont plusieurs anciens disciples d’Allais, l’initiative dite « Monnaie pleine » ou « Vollgeld » va le 10 juin prochain être soumise aux suffrages des électeurs de la Confédération Helvétique, réservant l’émission du Franc Suisse à la seule banque centrale créée en 1891, la BNS ou Banque Nationale Suisse, et interdisant aux banques commerciales privées de continuer leur émission monétaire ex nihilo par les pratiques actuelles du crédit.

Le site de cette initiative expose avec pédagogie tous les aspects de la réforme constitutionnelle proposée sur le lien internet suivant http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/

Nos voisins suisses nous donnent ainsi un bel exemple de démocratie vivante et réelle, les médias de la confédération y organisant depuis quelques mois de nombreux débats sur ces questions. De fait la Suisse est devenue aujourd’hui pour nous Français un miroir particulièrement cruel, car il faut bien constater que nous n’en percevons toujours aucun écho dans nos médias français.

Je crois que Maurice Allais aurait été particulièrement satisfait de savoir que huit ans après sa disparition, son enseignement obstiné aurait enfin la perspective de s’incarner dans une loi constitutionnelle, et que de toute manière la quintessence de ses recommandations en matière financière et monétaire aura au moins été entendue par une partie importante de l’électorat suisse jusqu’alors maintenu soigneusement dans l’ignorance et l’incompréhension de la nature et des mécanismes des pratiques financières prédatrices actuelles.

Plutôt que de vous exposer ici les grandes lignes de l’œuvre économique si prodigieusement féconde et foisonnante de cet esprit exceptionnel, mort à 99 ans à sa table de travail, en ayant marqué en six décennies de publications sans doute tous les grands secteurs la Science économique, je tenais à saisir cette occasion d’évoquer devant vous d’abord l’âme de son combat intellectuel, celui qui lui aura coûté le plus cher. Par son combat intellectuel indomptable extraordinaire en effet, qui lui aura valu d’être relégué en France au Goulag médiatique, il est permis de considérer qu’en quelque sorte Maurice Allais est désormais devenu le Soljenitsyne français du capitalisme financier et de l’ultra-libéralisme mondialiste actuel.

L’aspect protéiforme de son œuvre le rend par ailleurs inclassable parmi les économistes : on pourra le qualifier de libéral en ce sens qu’il aura démontré que la liberté individuelle d’entreprendre, la propriété privée et le principe de concurrence constituent des conditions indispensables à l’efficacité des marchés économiques, à celle de l’allocation des ressources, comme à celle des processus de production des richesses. Mais on pourra aussi le classer de dirigiste par le souci qu’il place dans la pérennité des sociétés, exigeant l’existence d’un arbitre indépendant des forces économiques, régissant les règles des marchés pour maintenir leur efficience économique. Il reconnaît ainsi que le principe d’appropriation privée ne saurait être universel et doit être limité, et qu’il existe des biens collectifs par nature. On pourra même le qualifier de socialiste par son souci de limiter les inégalités sociales résultant des processus de production économiquement efficaces, en assurant des mécanismes de péréquation de la distribution des fruits de la croissance économique. Selon lui toute rente, et tout droit économique non gagné, en particulier la rente monétaire, doit être confisqué par la collectivité au bénéfice de cette péréquation. Certains ont résumé leur embarras en le qualifiant de l’oxymore « libéral socialiste ».

Je voudrais terminer en soulignant le caractère probablement le plus original de cet économiste : Dès sa jeunesse il aura été passionné par la Physique, discipline dans lequel il a toujours excellé. Il a déclaré qu’à sa sortie de l’école Polytechnique, alors qu’il pensait se destiner à la Physique, c’est lors du voyage d’étude qu’il entreprit aux Etats-Unis en 1933, devant le spectacle incompréhensible de ces villages de toiles abritant des familles de chômeurs et de mendiants en haillons, dressés dans les grands parcs publics des grandes villes américaines de ce continent de l’abondance, qu’il décida alors de choisir le champ des études économiques afin d’y trouver les réponses à cette énigme et de résoudre ce paradoxe. Et dès lors il s’attela d’abord à la lecture des œuvres de Walras, de Fisher et de Pareto, envers lesquels il a toujours rappelé sa filiation intellectuelle, pour finir par élaborer en 1943 son premier ouvrage de 1.200 pages « A la recherche d’une discipline économique », devenue « Traité d’économie pure ». Une refondation rigoureuse et originale, à partir de l’expérience ou de constats empiriques, de tous les grands principes de la littérature économique. C’est ce tour de force initial que l’Académie Nobel aura sans doute voulu particulièrement distinguer dans son œuvre foisonnante, quarante-cinq ans plus tard, en 1988.

Ainsi dans toute son immense œuvre économique, Maurice Allais entendait-il assurer toujours la prééminence du fait et de ses aspects constatés sur la conceptualisation, sur la formulation du principe ou sur l’élaboration de la théorie explicative. Il ne craignait pas de devoir remettre en cause, théorie, principes ou concept, dès lors que ceux-ci se révélaient incompatibles aux constats factuels.

L’économie étant historiquement un domaine intellectuel où, sous une apparence de science et de rigueur, concepts, principes et théories sont d’autant plus largement promus qu’ils justifient rationnellement des intérêts concrets socialement et politiquement puissants, cette démarche factuelle de physicien appliquée par Maurice Allais à l’économie, n’aura pas manqué de lui valoir souvent l’incompréhension, sinon l’irritation de ses collègues économistes, et plus souvent encore, l’hostilité des puissants.

Et c’est cette démarche même de Maurice Allais préservant à tout moment la prééminence du fait expérimental sur la théorie, que notre hôte Guy BERTHAULT aura scrupuleusement suivie dans ses travaux qui renouvellent désormais les principes de la sédimentologie, et pour lesquels il reçoit aujourd’hui le Prix Maurice Allais de l’AIRAMA.

Soyez remerciés pour votre attention.

Philippe BOURCIER de CARBON

Président d’honneur, fondateur de l’AIRAMA

Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie.

Liliane Held Khawam

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Les GILETS JAUNES ne se battent plus pour le prix de l’essence ! ..

Posté le 18 décembre 2018 et proposé par « chanboultou » qui demande « Qu’est-ce dans cette liste, qui ne se vérifie pas dans notre vie de tous les jours ? » La liste des revendications est assez impressionnante, est-elle complète ? Vos avis sont attendus ! Partagez ! Volti

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Source L’Échelle de Jacob

En préambule : Macron doit démissionner, il n’a plus aucune légitimité dans ce pays !

Les causes de la révolte populaire en cours sont :

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