Ce que cache la faillite de la Silicon Valley Bank | Idriss Aberkane

Merci Criminalita..

Source Idriss J. Aberkane

Capture d’écran

Je n’avais pas envie de défendre la Silicon Valley Bank, organisation woke à souhait qui avait consacré des dizaines de millions de dollars à l’influence politique aux Etats-Unis, et qui vient de s’effondrer brutalement faute d’avoir été sauvée par les mêmes politiciens qu’elle pensait avoir pu s’acheter. Seulement voilà, la faillite de cette banque est remarquable dans sa rapidité (elle ne passe pas par le lent Chapter 11, ce qui est étrange en soi) et par l’intransigeance des pouvoirs publics à son égard. Que les choses soient claires: on a décidé, délibérément, de flinguer cette banque, et de la flinguer vite.

Alors certes, ses pertes notionnelles semblaient colossales, mais c’est vite oublier la dette encore plus abyssale d’acteurs louches comme le Groupe Altice par exemple, qui est dans une situation comptable tout aussi désastreuse et qui demeure ardamment protégé en haut lieu. De même, les banques-zombies abondent depuis 2008, avec des pertes notionnelles bien pires que celles de la Silicon Valley Bank. Posons donc la question: que cache cette faillite?

5 Commentaires

  1. Une vidéo claire et plutôt facile à comprendre. Bravo Idriss.. Il met bien en avant la partialité à tous les niveaux, qui va écraser les uns et encourager les autres, sans tenir compte – et même au contraire – de l’honnêteté ou de la malveillance.

    • Ma pauvre biquette, tu es bien parmi ceux/celles qui ont encore un peu de jujotte. À part les supposés “vaccins”, les ondes, les “gadjets” fait pour accaparer l’esprit, personne ne se préoccupe des articles sensés les faire réagir. Que ce soit en politique, économie ou géopolitique, c’est l’inculture stratosphérique. On se doute que, mais… comprendre c’est trop compliqué. Y aura t-il un messie salvateur ? Vu le niveau………….

      • J’avoue que la finance n’est pas mon sujet de prédilection car je pense qu’elle demande une certaine formation du fait des termes employés. Mais là, Idriss en parle clairement. Et si je comprends, n’importe qui peut comprendre aussi.
        Hélas non, je ne crois pas en un messie salvateur. Je sais que nous sommes aidés, ce qui en aucun cas signifie “pris en main”. A nous de grandir !
        Et là …

  2. Merci pour cet article qui nous informe dans des termes très clairs , même pour les profanes du monde de la finance , sur les manipulations dont sont victimes les clients et les petits porteurs des banques , le fait que toutes les banques croulent sous les pertes et les raisons pour lesquelles certaines banques sont provisoirement sauvées ( pouce en l’air des maîtres du monde) par les banques centrales tandis que d’autres , parfois moins endettées , font faillite (pouce des maîtres du monde tourné vers le bas ) . Bref , c’est l’arbitraire qui règne sur le monde de la finance dont dépendent pourtant nos conditions de vie ou de survie . Un monde de fous .
    Votre réflexion sur la prise en compte de certains articles de mode et d’oeuvres d’art ( rien de plus éphémère et capricieux que la mode et la valeur que l’on accorde aux oeuvres d’art ) , par exemple les montres Rolex , comme des valeurs d’une grande stabilité dans le temps , équivalentes aux lingotins et lingots d’or , m’ a bien amusée . En effet , peu après la célèbre de phrase de Séguéla ” quand à cinquante ans on n’a pas encore une montre Rolex , c’est qu’on a raté sa vie ” , j’avais bavardé à un arrêt d’autobus de Genève avec une jeune technicienne de chez Rolex et nous en avions conclu en riant , en comparant nos montres , que ma montre argentée à cinq euros achetée en province au petit marché de mon quartier était bien plus jolie et donnait exactement la même heure que sa Rolex . La valeur d’un objet , d’un métal , ou d’un titre financier dépend uniquement de l’idée qu’on s’en fait .

  3. In fine, ce n’est plus la rigueur comptable qui fait référence mais plutôt le degré de compromission. En effet, plus on lie à un deal des porteurs de casseroles et mieux on tient le système. Idem en politique.
    Un monde qui repose sur cette logique est un monde fini.

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