« Pass-vaccinal. L’effrayant avant-projet de loi. Vers un moment « Gilets Jaunes »? » L’édito de Charles SANNAT

Par Charles Sannat pour Insolentiae

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Je vous propose de nous reposer sur une source pas franchement anti-Macron afin d’éviter tout raisonnement hasardeux. Nous allons donc convoquer BFM TV ce qui nous met à l’abri du complotisme primaire n’est-ce pas.

L’article concerné est visible sur le lien ici.

Des restrictions terribles et des peines très lourdes. 

« Après les annonces d’Emmanuel Macron lundi lors d’une allocution, un avant-projet de loi a été transmis mardi au Conseil d’Etat pour avis.

Des mots en passe d’être traduits en droit, avec un avant-projet de loi transmis mardi au Conseil d’Etat. L’avis de la haute juridiction administrative est attendu ce lundi. Il sera ensuite en lecture à l’Assemblée nationale les 20 ou 21 juillet, avant de déboucher après au Sénat, conformément à la procédure accélérée.

Voici les mesures les plus saillantes que contient l’avant-projet de loi, consulté par nos confrères de Contexte, qui sera modifié et amendé avant son adoption et promulgation.

1/ Extension massive du pass sanitaire
Jusque-là réclamé pour les événements de plus de 5000 personnes ou pour l’accès aux boîtes de nuit, l’entrée du pass sanitaire dans la vie quotidienne constitue l’annonce la plus saillante d’Emmanuel Macron.

« subordonner l’accès des personnes à certains lieux, établissements ou événements à la présentation soit du résultat d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la Covid-19, soit d’un justificatif de statut vaccinal concernant la Covid-19, soit d’un certificat de rétablissement à la suite d’une contamination par la Covid-19. »
Dans cette nouvelle version, la mesure concerne « les activités de loisirs », « de restauration ou de débit de boisson », les foires ou salons professionnels, « services et établissements accueillant des personnes vulnérables, sauf en cas d’urgence », comme les Ehpad, maisons de retraite et hôpitaux, ou encore les « grands établissements et centres commerciaux ».

Les personnes contrevenant à cette obligation de détenir un pass sanitaire valable en ces lieux s’exposent à une condamnation à six mois d’emprisonnement et à 10 000 euros d’amende.

Il est par ailleurs prévu une sanction pour les salariés de ces lieux qui ne pourraient présenter de pass conforme. Ces derniers, passé deux mois sans travailler à défaut de ce document, pourraient alors être licenciés s’ils ne se mettent pas en conformité.

2/ L’état d’urgence sanitaire prorogé jusqu’au 30 septembre en Martinique et à La Réunion
Emmanuel Macron avait annoncé lundi soir le retour de l’état d’urgence sanitaire dans ces deux territoires ultramarins, assorti d’un couvre-feu. L’avant-projet de loi dispose que cet état d’urgence est prorogé jusqu’au 30 septembre 2021 inclus.

3/ Isolement obligatoire de dix jours pour les personnes testées positives.
C’est une des grandes nouveautés de l’avant-projet de loi, qui n’avait pas été annoncée par Emmanuel Macron lundi en dépit de rumeurs allant en ce sens. L’exécutif souhaite rendre possible d’obliger les personnes testées positives au virus à s’isoler, et ce pendant une durée de dix jours.

Des mesures qui ne pourront « viser que des personnes ayant fait l’objet d’un examen de dépistage virologique ou de tout examen médical probant concluant à une contamination », dispose la mouture du texte.

L’avant-projet de loi prévoit que le lieu de quarantaine sera celui « déclaré lors de l’examen » qu’a subi la personne contaminée. La personne est informée lors de son test positif et ladite communication doit mentionner « l’interdiction de sortie, sauf entre 10 heures et 12 heures ».

3/ Vaccination obligatoire pour plusieurs professions
Autre mesure-phare annoncée par Emmanuel Macron: la vaccination qui devient obligatoire pour plusieurs professions, à commencer par les membres du personnel médical. L’avant-projet de loi donne le détail. Cette nouvelle mesure concerne notamment les personnels des « établissements de santé publics, privés d’intérêt collectif et privés », des centres de santé, des maisons de santé.

Les personnels de ces structures qui déploient des équipes mobiles, par exemple pour les personnes en situation de précarité et d’exclusion, doivent aussi être immunisées, tout comme les personnels de santé exerçant au sein des armées.

Les personnels médicaux exerçant au sein de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur sont aussi tenus par cette nouvelle obligation, tout comme ceux des établissements accueillant des personnes handicapées.

Les sapeurs-pompiers, pilotes et personnels navigants de la sécurité civile, « militaires des unités investies à titre permanent de missions de sécurité civile », les professionnels employés au domicile de personnes âgées ou handicapés sont aussi visés par cette mesure.

Cette obligation de vaccination devra avoir été remplie au 15 septembre prochain, sous peine d’une suspension de deux mois, qui pourra le cas échéant déboucher sur un licenciement.

Le texte indique par ailleurs que pour satisfaire à cette obligation de vaccination, une autorisation d’absence sera accordée au salarié « pour se rendre aux rendez-vous médicaux » qui découleront de la vaccination.

Tout salarié qui ne serait pas en conformité et travaillerait malgré tout s’expose à six mois d’emprisonnement et 10 000 euros d’amende. L’employeur qui ne contrôlerait pas le respect de l’obligation vaccinale s’expose lui à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. »

Ce n’est plus une question médicale mais de liberté. 

A ce niveau de méthodes, de pression, nous parlons ici d’une obligation vaccinale.

Je ne rentrerais même pas dans le débat médical, car ce n’est même plus le sujet alors que l’on n’évoque jamais un bénéfice/risque différencié et forcément par catégories. Le bénéfice/risque d’un produit est forcément différent pour tous, surtout que les taux de gravité ou de létalité sont très différents entre jeunes et anciens par exemple !

Donc, nous ne sommes plus dans un débat scientifique, médical ou encore technique. Je vous passe même le fait qu’il y a plusieurs « propositions » vaccinales possibles, avec plusieurs techniques, y compris des vaccins chinois avec virus atténués et sans ARNm par exemple, sans même oublié d’autres produits qui arriveront sur le marché, comme le vaccin de Sanofi par exemple.

La situation va donc se raidir terriblement et se tendre progressivement, jusqu’à la violence.

Vers un moment Gilets Jaunes. 

Ce président est globalement détesté, mal élu, mal aimé, détesté car perçu comme détestable, ce n’est pas la bienveillance ni l’amour d’un président pour son peuple qui ont été perçus par la population lors de son allocution du 12 juillet.

Il a peut-être rallumé la mèche d’un bâton de dynamite qui risque de lui exploser à la figure nettement plus violemment que la gifle reçue.

Cela ne doit rien au hasard.

La victoire de Macron contre les Gilets Jaunes, n’a pas amené le chef de l’Etat et sa pseudo majorité vers plus de modestie et d’humilité. Sa victoire contre les Gilets Jaunes a plutôt agi comme un totem d’immunité.

Engaillardi par cette domination, il pense ne plus rien craindre.

« Nous nous sommes sortis de ce mouvement, nous n’avons plus rien à craindre, nous sommes les plus forts et nous pouvons faire tout ce que nous voulons ». Voilà ce que pense la « macronie » au sens large.

Nous n’avons plus de contre-pouvoir !

Nous sommes donc dans une situation potentiellement explosive, où le pouvoir va toucher aux revenus des gens, à leur travail, à leur gagne pain.

Vaccinez-vous ou soyez des parias de la société.

Sans travail, sans accès aux soins ou l’hôpital, sans accès aux loisirs.

Payez le prix.

Le restaurateur qui va faire une erreur, pas contrôler quelqu’un, oublier ou servir un non-vacciné risque 45 000 euros d’amende et un an de prison… à ce tarif, mieux vaut fermer son troquet et se lancer dans la vente de cannabis en réclamant la légalisation de « l’herbe » ! Et plus sérieusement, au-delà de la boutade et de l’humour noir, comment contrôler partout cela ?

Ce sont des décisions politiques qui peuvent rendre les gens excédés très violents.

Macron ne semble plus avoir peur de rien. Pour le défilé du 14 juillet il a été copieusement sifflé.

Mon petit doigt me dit que nous pourrions connaître un moment Gilets Jaunes, et la répression violente du premier mouvement entraînera inévitablement une montée en puissance de la violence populaire dans un mouvement de balancier et de réciprocité hélas prévisible.

Or, Macron, oublie la dynamique des révolutions. 

Ce sont des mouvements longs.

Nous allons connaître un été explosif, et après avoir interrogé ma Poule de Cristal, je suis en mesure de vous dire une chose.

Vous n’aurez pas de vacances cette année. Et moi non plus, car il va falloir commenter et analyser ce qui s’en vient.

Cela peut être majeur.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

22 commentaires

Laisser un commentaire