Pour Bruno Le Maire, le plein emploi inatteignable à « modèle social constant » !

Intervenir sur le social était dangereux avant, plus maintenant, le mouton broute et subit. Faire des économies sur le dos des “gueux”, c’est la tendance puisque ceux-ci subissent encore et toujours sans réagir.. Burno Lumière veut terminer la destruction de la France en cours.. Faire la liste des “économies” réalisées au dépend des malades en ALD, des hôpitaux en ruine, des services publics en faillite, des déremboursements médicaux, de la désindustrialisation du pays, de la corruption et du maintien des privilèges de ces “représentants du peuple”, qui ne représentent plus rien depuis longtemps, est-il tellement fastidieux ?? Taxer les bénéfices des gros à la source, n’est pas dans ses projets… Sortir de ce bouzin est vital !

Source INSOLENTIAE

Haaa… notre Bruno.

Notre ministre de l’économie et des finances depuis tout de même 7 ans !

C’est un sacré record et c’est assez rare à ce niveau une telle stabilité ministérielle. Ce n’est pas moi qui vais critiquer cette longévité. Au moins, maintenant, il a eu le temps d’apprendre ce qu’est un hectare et combien de m² cela fait. L’expérience a objectivement du bon et pour ce genre de fonctions encore plus évidemment !

Bruno Le Maire nous a donc fait une nouvelle saillie (économique s’entend) et s’est montré sceptique quant à la capacité de l’exécutif d’atteindre l’objectif du plein emploi.

« Nous n’y arriverons pas à modèle social constant », a assuré le ministre de l’Économie.

« Je regarde ce qu’il s’est passé depuis plusieurs décennies. Le plein emploi en France, c’est 7 %. Dans les autres pays développés, c’est 5 %. Donc, il faut s’interroger, se demander pourquoi l’écart est de deux points entre le plein emploi en France et le plein emploi dans les autres pays », a-t-il déclaré.

Pour lui, une des raisons majeures concerne « le sujet de l’assurance chômage ». « Nous avons un dispositif d’assurance chômage dans lequel, au bout d’un délai court de deux ans, on peut accéder à la durée d’indemnisation la plus longue: 18 mois », a-t-il rappelé. Et d’ajouter :

« On peut se dire que c’est bien, très protecteur. (…) On peut se dire aussi, ce que je crois, que dans le fond c’est ce qui entretient un taux de chômage à 7 % comme niveau le plus bas en France, et moi je ne m’y résous pas ».

Bruno Le Maire a ainsi confirmé sa volonté de réformer une nouvelle fois l’assurance chômage en touchant « à la durée d’indemnisation » mais « pas au montant ». Il estime en outre qu’ »il faut laisser l’État gérer ce sujet » et non plus les partenaires sociaux. « Je pense que la responsabilité des partenaires sociaux, qui ont un rôle majeur à jouer dans notre pays, c’est l’organisation de l’entreprise, la défense des droits des salariés, la protection des salariés des entreprises et c’est un rôle décisif. Mais la gestion des personnes qui n’ont pas d’emploi et qui doivent en reprendre un c’est à l’État de s’en occuper », a-t-il dit. »

C’est toujours le même processus itératif, c’est-à-dire progressif et par étape. Si l’on vous disait d’un seul coup, la retraite va passer de 60 ans à 64 ans, vos indemnités chômage seront divisées par 2 et la durée du chômage aussi divisée par 2, vous ne serez plus soignés dans vos hôpitaux, et l’école deviendra une catastrophe, et en plus vous allez payer encore plus d’impôts, de taxes, et le litre d’essence sera à 2 euros, et vous avez la révolution.

Si vous faites cela progressivement en réduisant tout petit à petit, alors la grenouille dans sa casserole ne se rend pas compte qu’elle va finir complètement « bouillue ».

Une fois que Le Maire aura fait réduire la durée d’indemnisation (sans que les cotisations chômage ne baissent), il fera baisser les montants indemnisés parce qu’il faudra bien faire des économies pour payer les intérêts de la dette qu’il a pu contracter pendant ses 7 ans en fonction soit globalement 800 milliards d’euros de plus qu’avant son arrivée.

Alors, oui, l’assurance chômage est une assurance et pas un moyen de financer son année sabbatique et son tour du monde à la voile, nous sommes bien d’accord. Mais lutter contre les chômeurs qui sont des gens qui ont travaillé et ont au moins ce mérite-là, ne me semble pas la priorité. La priorité n’est pas de taper sur les clous droits et ceux qui travaillent en les faisant travailler plus (chômeurs ou séniors), mais en mettant au travail tous ceux qui n’ont jamais vraiment commencé et il y en a un paquet dans ce pays.

Charles SANNAT

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Volti

4 Commentaires

  1. ” L’expérience a objectivement du bon et pour ce genre de fonctions encore plus évidemment !” Ben non, cette expérience, c’est à l’école qu’on la fait, pas dans un ministère !
    Mettre au travail ceux qui ne l’ont encore jamais été ? Euh.. va falloir aller voir justement du côté des ministères, voire du PR, des députés… Ah oui, il y a du boulot !

  2. Et baisser les salaires de nos “représentants” qui ne représentent plus rien ça ce n’est pas envisagé. Je rappelle que les députés et sénateurs ont vu leurs indemnités pour frais augmenter de 300 et 700 euros. Que tous les fonctionnaires européens ont été augmenté deux fois pour suivre l’inflation. Et j’en passe et des meilleures. Taper sur de pauvres bougres qui ont perdu leur emploi est bien sûr bien plus facile.
    Et pourquoi ne pas taxer tous les labos qui se sont enrichit scandaleusement pendant l’épisode du covid ?. ça non plus ça ne sera jamais envisagé. On ne taxe pas les copains qui vous filent des dessous de table …….

  3. Déjà, écrêter les revenus (nan, pas les salaires, ils ne connaissent pas) de tous les milliardaires français à cent mille euros par an, ce qui ne fait déjà pas mal ; écrêter leurs comptes en banque à cinq millions… voilà de quoi aider les petits entrepreneurs de l’hexagone ! Interdire les sorties de fonds des succursales de supranationales vers d’autres filiales ou le siège, ce qui oblige à réinvestir sur place. Curieusement, le budget national se sentirait plus à l’aise, n’en déplaise à Messieurs les Libéraux et Néocons….
    .
    Bien entendu ce ne serait qu’un début !

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