Baguette et great reset : Un levain de révolte ?

Le retour des Gilets jaunes pour 2023 ?

L’année 2023 vient tout juste de débuter et certains évoquent déjà une crise sociale sans précédent pour ces premières semaines du mois de janvier.

Quelques médias l’ont déjà évoqué, en 2023 verra-t-ont le retour des Gilets jaunes? Cette interrogation se pose légitimement quand on sait que les appels à relancer le mouvement le 7 janvier se sont multipliés sur les réseaux sociaux.

Et face à un contexte social bouillonnant,  il n’est pas étonnant que tous les Gilets jaunes soient appelés à descendre dans la rue pour les premiers samedi de l’année 2023 « partout en France », mais surtout à Paris.

Ainsi, dans ce contexte de crise sociale aiguë, ces derniers jours, une actualité tragique a conforté encore davantage ce pressentiment de colère latente au sein de la population.

L’ère des faillites et des liquidations commence en 2023 !

La grande vague de faillites a débuté. En réalité, depuis la fin octobre 2022, le nombre de procédures collectives dans les tribunaux s’élevait déjà à 32 596, contre 22 151 en 2021 à la même date.

Le nombre de sauvegardes, redressements et liquidations a par conséquent fait un bond de 47% sur un an.

C’est tout simplement énorme ! Et les faillites ne sont d’ailleurs que la dernière étape dans la chaîne des problèmes et des difficultés que connaissent les entreprises.

Autres exemples d’entreprises qui baissent le rideau face aux prix de l’énergie, il a été annoncé que le groupe William Saurin/ Cofigeo a mis la plupart de ses salariés en chômage technique en ce début d’année, et ces exemples sont en train de devenir légion depuis les premiers jours de 2023.

Les appels à l’aide et les témoignages des patrons de TPE et PME étranglés par la hausse des prix de l’énergie foisonnent dans les pages de la presse économique depuis quelques semaines, et la hausse des fermetures d’entreprises est donc désormais en cours.

D’ailleurs, la plupart des défaillances d’entreprises vont vraisemblablement concerner cette année des microentreprises, c’est-à-dire les entités de production qui comporte un unique salarié.

Malgré les discours « délirants, naïfs et foncièrement malhonnêtes » du ministre de l’économie Bruno Lemaire, la diffusion de la crise énergétique (provoquée par l’acte II du Great Reset à savoir la guerre Russo-Ukrainienne) dans le tissu économique réel et à forte valeur ajoutée (secteur primaire et secondaire), est devenue une réalité inéluctable.

Et c’est d’ailleurs, cette répercussion sur le tissu des petites entités économiques indépendantes qui est à soulever dans le contexte de Grande Réinitialisation forcée de nos économies.

En effet, il est bon de comprendre qu’en France les très petites entreprises représentent, plus de 60% des immatriculations annuelles (soit plus de 600 000 créations d’entreprises en 2021, dont au moins la moitié n’emploie aucun salarié, d’après les statistiques de l’Insee).

Les crises et les pénuries d’énergie n’affaiblissent donc pas que les entreprises du CAC 40 et les groupes industriels majeurs, l’ensemble de nos structures économiques sont touchées.

En ces temps de galettes des rois, l’un des symboles médiatiques de ces petites entreprises en difficulté, sont les boulangeries (petits artisans-commerçants par excellence).

Les médias ont notamment relayé la situation de ce boulanger de l’Oise qui appelle à la mobilisation après le bond de 12.000 euros de sa facture d’électricité. Cet artisan espère émouvoir la partie de la population qui n’est pas encore zombifiée, en invoquant, l’utilité, la nécessité et la beauté de son travail qui devrait parler à tous les consommateurs et citoyens !

C’est d’ailleurs avec ce genre de cri d’alarme comme celui-là que tout peut finir par s’embraser.

La situation des boulangers (mais aussi celles des bouchers, charcutiers, traiteurs, poissonniers, scieries, menuisiers, …) sont en réalité symptomatique de l’application concrète du Great Reset !

Ces petits travailleurs, artisans sédentaires, qui occupent très souvent une fonction sociale dans l’endroit où ils exercent, ne comptent pas leurs heures de travail pour fournir un produit de qualité, et souvent symbolique de la tradition française, mais ils doivent maintenant être sacrifiés sur l’autel de l’économie de guerre.

En réalité cette énième restructuration mondiale de l’économie doit encore se faire au profit du grand capital apatride.

Comme pour les « soignants » qui avaient fait les honneurs des médias et des institutions (à coup d’applaudissements et de discours grandiloquents) au cours du déclenchement de la « crise sanitaire » en 2020, c’est autour des boulangers de présenter leur nuque. Ces derniers avaient pourtant été honorés, à travers la traditionnelle baguette française, il y a quelques semaines. Mais ces doux mots n’allaient pas empêcher la classe politique d’exécuter l’agenda insufflé par le Forum Économique mondial de Davos.

En effet, à la fin de l’année 2022, le président de la république Emmanuel Macron s’était félicité du couronnement de la baguette française, avec son entrée au patrimoine immatériel de l’humanité à l’UNESCO, en prononçant un énième discours grotesque et méprisant, digne d’un collégien. Alors que paradoxalement, les témoignages de boulangers et d’artisans en détresse, en raison de leurs nouvelles factures d’électricité, affluaient dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Le Gouverne Ment

Évidemment, le gouvernement En Marche-Renaissance a déjà installé un nouveau narratif (comme pour le Covid, Vaccin, et les diverses pénuries) en communiquant sur des mesures d’aide aux artisans et sociétés, en difficulté dans le secteur des pâtisseries-boulangeries.

Ainsi, les boulangers, touchés de plein fouet par l’augmentation des prix de l’énergie, pourront notamment “demander le report du paiement de leurs impôts et cotisations sociales” pour soulager leur trésorerie, comme l’a annoncé de le Premier ministre Élisabeth Borne le 3 janvier 2023. Mais aussi avoir droit à certaines aides (une remise de 20% sur la facture, ou un amortisseur automatique pour les PME et TPE de moins de 250 salariés), autant vous dire « un pansement sur une gangrène » comme l’a justement fait remarqué Fréderic Roy, artisan boulanger.

Comme depuis les débuts du Great Reset (mars 2020) on a bien compris que l’ensemble des mesures (PGE –primes inflation- chèques énergie) prises par le gouvernement visent, en vérité, à acter l’anéantissement (sous anesthésie) des petites structures économiques et surtout à enterrer définitivement la classe moyenne française, tout en donnant l’impression de l’action politique.

Bruno Lemaire et son col roulé, encore lui, s’est encore illustré avec une sortie toujours aussi ridicule : « Je demande aux fournisseurs d’énergie de faire plus, de faire mieux et de le faire tout de suite »

Alors qu’il nous suffirait de sortir du marché européen de l’électricité pour atténuer les conséquences de la crise énergétique, Lemaire, lui, préfère demander des efforts aux fournisseurs d’énergie. Quel courage !

Comprenez-le, comme pour les autres crises sous le gouvernement macronien, il ne s’agit pas d’énièmes incompétences, mais d’une réelle volonté d’assassinat et d’une liquidation préméditée.

Les boulangers cependant, commencent à prendre conscience de cet état de fait.

Et certains ont d’ailleurs prévus de manifester le 23 janvier 2023 pour exprimer leur mécontentement et leur colère dans ce contexte de liquidation totale de la France. Mais n’est-ce pas déjà trop tard? Les petits producteurs peuvent-ils inverser la tendance d’agonie lente de la France ?

Vraisemblablement ils seront accompagnés d’autres artisans : « Aujourd’hui, il y en a ras-le-bol. On dit stop. Aujourd’hui, ce sont les bouchers, mais j’invite tous les métiers de l’artisanat à manifester le 23 janvier devant le ministère des Finances » ! Le temps est peut-être venu pour les productifs de se réveiller !

Cependant l’électricité n’est pas le seul aspect des hausses de prix actuelles, les prix des matières premières mettent également les artisans dans une situation très dangereuse financièrement.

Comme en témoignait un boulanger sur RMC, à la fin de l’année 2022 :

« Si rien n’est fait, je pense que la moitié des boulangeries artisanales vont disparaître. Je paye 2.000 euros actuellement en énergie. Si c’est x4 ou x5, je ferme, tout simplement. En début d’année, le beurre, je le payais 4.50 (le kilo) et là on est à 9. Et en janvier, on nous annonce 11-12 euros! La farine va prendre 10%…”, souffle-t-il. ».

La mort des petits artisans semble donc programmée. Et cette tendance est d’ailleurs ancienne, le programme de Grande Réinitialisation porté par les Young Global Leader du gouvernement ne fait qu’accélérer et ponctuer une véritable tendance de fond.

En vérité, si l’on garde l’exemple des boulangers indépendants, depuis des décennies, ces derniers peinent à endiguer l’essor des chaînes possédées par les grands groupes. Et aujourd’hui ils sont, à la fois, malmenées par la crise de l’énergie d’un côté mais ils sont aussi mis en difficulté par la montée en puissance des réseaux et des grandes surfaces (concentration du capital) de l’autre.

La mort du travail indépendant : c’est le plan !

« Dans beaucoup de ces secteurs, mais particulièrement dans l’hôtellerie, la restauration et le commerce de détail, les petites entreprises subiront un choc disproportionné, les obligeant à suivre une étroite ligne de crête entre la survie aux fermetures imposées par les confinements (ou les très fortes réductions d’activité) et la banqueroute. Ouvrir à capacité réduite avec des marges toujours plus faibles signifie que peu d’entre elles survivront ».

The Great Reset  – Klaus Schwab

Cette phrase que certains analystes, se refusaient à voir comme un plaidoyer en faveur de la destruction du petit commerce, prend désormais tout son sens, en ce début d’année 2023.

Et vous l’aurez compris, les confinements, n’étaient que les premières attaques contre les indépendants.

La crise énergétique, couplée aux mesures de blocages (confinement- couvre-feu) et enfin l’inflation généralisée, vont donner le coup de grâce au secteur du travail libre. La très grande majorité des petits travailleurs indépendants doivent désormais laisser la place à de grandes chaînes capitalisées détenues par quelques actionnaires fortunés.

La plupart de ces anciens travailleurs indépendants, en quasi-totalité courageux et alourdis de dettes, iront travailler en tant que salariés dans ces grands réseaux, tandis que les autres (plus faibles psychologiquement) glisseront du côté des masses qui ne survivent que grâce aux prébendes de l’État et des aides d’associations diverses.

Ainsi, des masses d’individus libres sont en passe de glisser doucement vers le camps des gens inutiles (à des degrés différents, les salariés interchangeables et assistés), concept vulgarisé par l’écrivain israélien et homosexuel, sponsorisé par le WEF, Yuval Noah Harari.

Pain et révoltes

Pour conclure, l’hyperclasse devrait néanmoins se méfier dans les mois qui viennent car même s’ils projettent une énième révolution colorée comme ce fut le cas en 1789 ou le pain avait joué symboliquement un grand rôle dans la propagande (le narratif) révolutionnaire.

Cette fois, il se pourrait bien que le rôle de Marie Antoinette et Louis XVI et le mépris qu’on leur a attribué, cristallisé par la fausse citation « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! » soit transposé sur le monarque républicain Emmanuel Macron, son gouvernement et même sur la figure de sa femme Brigitte.

Il ne faudrait pas que les chroniqueurs de notre temps, puissent paraphraser un jour, les descriptions que certains ont fait de cette fin de XVIIIème siècle mouvementée :

« Louis XVI (Emmanuel Macron) fut un assez mauvais roi (président) qui ne donnait pas assez à boire et à manger à ses sujets. Ils allèrent le chercher à Versailles (L’Élysée), et en revenant ils criaient : « On ramène le boulanger (Emmanuel), la boulangère (Brigitte) et le petit mitron (Alexis Kohler). »

L’establishment devrait pourtant savoir que lorsque le peuple français manque de pain, l’histoire a tendance à s’accélérer…

Le temps est peut-être venu pour les derniers petits producteurs libres et indépendants (artisans, commerçants, petits patrons) en réalité les Koulaks 2.0 que Schwab en bon disciple de Lénine veut éliminer, de se soulever et de déclencher avec la concrétisation de leur colère, la grande phase de soulèvement pour la survie de la France !

D’un point de vue symbolique, il s’agit de l’ultime conflit opposant les parasites nomades et apatrides contre les travailleurs sédentaires et indépendants.

Ainsi, le temps presse ! Il nous faut maintenant déclarer officiellement la guerre à l’hyperclasse et à ses obligés avant qu’ils n’activent une énième phase de la Grande réinitialisation (Cyberattaque/ CyberPolygon ?).

Comme en 2020 (Covid), en 2021 (vaccin) et 2022 (guerre) notre gouvernement mondial officieux le Forum Economique mondial se réunira à Davos du 16 au 20 janvier 2023.

Une partie des « maitres du monde » va donc continuer à échanger et avancer sur l’application du plan (Agenda 2030), et il se pourrait bien qu’ils accélèrent encore la liquidation des peuples européens.

A moins qu’au bord du précipice, les peuples se révoltent enfin ? Malgré le Grand Réveil progressif, le plus dur reste à faire…

Du côté de l’hyperclasse, ce qui reste tout de même à savoir, c’est quels moyens va-t-elle mettre en œuvre (en plus de la répression policière) pour stopper ces vagues de révoltes (cyberattaque / pandémie ?) qui couvent et son inévitables au sein du vieux continent (dont la mise à mort est programmée).

Ce qui est certain maintenant, c’est que l’effondrement de la France (infrastructures hospitalière, électrique, tissus artisanal et industriel, misère, insécurité et anarchie migratoire..) pour ne pas dire sa liquidation souhaitée et encadrée par une caste politique corrompue et grotesque, est devenu concret et palpable en ces premiers jours du mois de janvier 2023.

Travailleurs indépendants, chômeurs, travailleurs précaires, de nombreux français s’inquiètent pour leurs moyens de subsistances dans les jours et semaines qui viennent.

Depuis maintenant plusieurs années (2018 en France), la révolte couve, et les appels à libérer notre pays se multiplient. Mais bien malins sont ceux qui sauront prédire la date du soulèvement véritable du peuple français.

D’ailleurs restons optimistes, les mots, sont un peu comme la levure de boulanger, ils prennent leur temps pour faire lever la pâte.

2023 avec sa fin de l’abondance, pourrait enfin finir par réveiller chez les français, leur honneur national, qui dans les jours de détresse, peut être un puissant levain…

Marc Gabriel Draghi

Géopolitique-Profonde

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2 Commentaires

  1. Grande question: la journée sera-t-elle suivie ? Et pour les boulangers, il restera toujours les pains industriels vers lesquels beaucoup se rabattent déjà vu le prix d’une baguette artisanale.
    Je n’ai pas grand espoir pour qui utilise l’électricité. Ils devront se remettre au four à bois. Après… si la farine suit, le beurre… toutes les matière premières, ça va se compliquer sérieusement. Mais au moins la facture électrique sera gérée.
    On va en revenir à l’artisanat manuel, avec des savoir-faire qui se sont peut-être perdu depuis ?

  2.  » Vous pourriez pas changer de couleur pour une fois ? »
    « J’en ai besoin de ses gilets de Sécurité pour pas me faire ecraser ! »

    Pfff…. a force, sa sera l’effet CONTRAIRE et on se fera ecraser
    si on en porte un !
    Voir méme se faire matraqué ou abattre a distance…dans un futur proche.
    (comment voulez vous qu’on fasse une livraison sécuriséee débordant la route…)

    https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

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