Est-ce que «le principe de la baignoire» vanté par la France est dangereux pour la paix ?

Est-ce que les français ont leur avis à donner sur cette stratégie insensée ? Après tout nous subissons les effets d’une politique jusqu’auboutiste, que feu le général de Gaulle désapprouverait sans conteste, lui qui nous a sortis des griffes otanesques. À moins que nous l’ignorions, la Russie n’a pas déclarée la guerre à la France. Quels sont les véritables enjeux que défend la France, en aidant le pays le plus corrompu d’Europe ? Le bon sens semble s’être évaporé de ces têtes pensantes en roue libre, quant à leur « talent » diplomatique, il est digne d’un bulldozer . On a tout perdu avec ces idiots qui veulent jouer à la guerre, en sacrifiant notre pays et sa crédibilité aux intérêts tiers d’une nation prédatrice, qui nous lâchera comme elle sait si bien le faire. L’Europe ne reconstruira pas l’Ukraine, Zélensky a signé avec les vampires de Blackrock, donc, on va payer encore et encore pour la pleureuse kiévienne, et ce sont les autres (toujours les mêmes) qui vont tirer les marrons du feu. CQFD !

Par Olivier Renault pour Observateur-Continental

Le ministre des Armées français, Sébastien Lecornu, est allé à Kiev pour réaffirmer le soutien de la France à l’Ukraine. Au micro de RTL, il a donné un long entretien sur la position de la diplomatie, mais aussi militaire, de la France envers l’Ukraine et la Russie. L’échographie des déclarations de Sébastien Lecornu montre qu’il ne connaît pas les bases historiques de la diplomatie française, notamment en tentant de mettre Emmanuel Macron dans les pas du général de Gaulle.

Revenu d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et de son homologue ukrainien, Oleksiï Reznikov, le ministre français affirme vouloir la défaite de la Russie, confortant l’enlisement et l’intervention militaire de la France dans le conflit en Ukraine, mais aussi la mauvaise volonté de mener la fin du conflit par la diplomatie: «la Russie ne peut et ne doit gagner». 

Implication plus militaire de la France. Au lieu de rester neutre, Sébastien Lecornu, a vanté «la force morale, la volonté de gagner, de garder la tête haute est intacte [de l’Ukraine]» .«Avec mon homologue, ministre de la Défense [Oleksiï Reznikov], on a multiplié les contacts depuis de nombreuses semaines», a-t-il lancé prouvant les liens inédits avec l’Ukraine et son admiration pour ce «grand chef militaire», participant «à la solidité, à la fiabilité de la relation entre Kiev et Paris». «Il y a encore quelque chose de pur et de parfait dans la manière dont il souhaite se défendre vis-à-vis de cette agression», a-t-il martelé, en rappelant «qu’ on approche malheureusement des douze mois et donc de l’année d’anniversaire» de ce conflit en Ukraine».

Sébastien Lecornu tient à préciser que ce voyage à Kiev, «c’est plus que de la symbolique ou de la communication» car «il y a une dimension très concrète». Il n’ a pas hésité à soutenir: «Ma visite avait une implication plus militaire», concernant l’ «aide matérielle, l’échange de points de vue sur la situation stratégique et technique». 

Le principe de la baignoire. Suite à sa rencontre avec Volodymyr Zelensky et son homologue ukrainien, Oleksiï Reznikov, Sébastien Lecornu tient à faire savoir que l’objectif est «de bâtir un agenda de soutien militaire de la France à l’Ukraine pour les prochaines semaines et les prochains mois» et qu’il a «des propositions à faire au président de la République». «D’une part et d’autre part, on a créé un fonds de soutien de 200 millions d’euros, on est le seul pays à l’avoir mis en place, qui permet à l’Ukraine à directement s’approvisionner auprès des industries de Défense françaises». A la question sur le besoin en armes des Ukrainiens, comment la France va aider, il répond: «Il y a déjà un énorme enjeu, c’est de maintenir en condition opérationnelle les matériels qui ont déjà été livrés. C’est le principe de la baignoire. Si vous ne gérez pas le siphon, vous n’ arriverez  jamais à la remplir. C’est la maintenance des canons Caesar qui est un enjeu majeur: pièces de rechange; capacité à former des mécaniciens; ne pas avoir d’attrition sur les matériels qui ont déjà été livrés. La deuxième des choses, c’est la formation. L’attrition, c’est douloureux à dire cela concerne aussi les soldats et combattants avec les pertes, les blessés, la rotation d’unités combattantes sur le terrain: C’est vrai en matière de carburant, de munitions». 

Mistral, Crotale, Mamba. «Il y a une actualité sur le terrain qui tient beaucoup lieu à la défense sol-air. On a besoin de donner des moyens de légitime défense à l’Ukraine. On n’est pas sur des moyens offensifs, agressifs, mais bien sur des moyens défensifs», souligne-t-il. Il informe sur l’aide militaire de la France: «On l’a fait avec des batteries de missiles Crotale, récemment (système d’arme sol-air à moyenne portée) et depuis plusieurs mois de cela, avec le Mistral (système d’arme sol-air à très courte portée destiné à compléter la couverture sol-air du corps blindé et mécanisé). Il complète: «On a des discussions sur des radars à longue portée, le radar de Thales, le GM200. C’est un des dossiers qu’on a fait aboutir lors de ce déplacement à Kiev». «Pour le missile Mamba, il est trop tôt pour se prononcer. Mamba c’est la couche plus haute, c’est l’équivalent des Patriot US. Le président nous a demandé des schémas du possible mais ce sont des unités dont on a besoin pour protéger le sol et le ciel français. Et, on s’en sert pour des organisations comme les Jeux olympiques. Il est trop tôt pour dire quoi que ce soit sur ce sujet», complète-t-il. 

Macron dans les pas de Gaulle? A la question si on n’est pas en train de s’affaiblir en aidant l’Ukraine, Sébastien Lecornu répond: «Non, grâce au général de Gaulle, on doit notre dissuasion nucléaire. Nos intérêts vitaux sont défendus. Toute l’aide que nous apportons à l’Ukraine n’affaiblit pas notre modèle de défense»; «Et, quand on est une puissance nucléaire – cela est une réalité depuis le général de Gaulle – là aussi Emmanuel Macron s’inscrit dans ses pas». Pourtant, le 7 mars 1966, le général de Gaulle a fait part aux Américains de son intention de quitter le commandement intégré de l’Otan. Il a écrit à son homologue américain Lyndon B. Johnson: «La France se propose de recouvrer sur son territoire l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entravé par la présence permanente d’éléments militaires alliés ou par l’utilisation qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements intégrés et de ne plus mettre de forces à la disposition de l’Otan».

Et, à l’occasion de son séjour en URSS, il a signé les accords franco-soviétiques de coopération en 1966 favorisant un rapprochement avec Moscou.  En armant l’Ukraine, et en oubliant le rôle pacificateur du général de Gaulle, la France actuelle de Sébastien Lecornu met ses forces et son argent au service de l’Otan. Vouloir comparer Emmanuel Macron et le général de Gaulle nous amène sur la déclaration récente d’Henry Kissinger qui voit «un vide de leadership mondial» car «la qualité du leadership mondial décline alors que l’humanité a besoin d’un grand leadership ce qui est devenu plus urgent que jamais». 

Sébastien Lecornu martèle que «l’Ukraine est notre alliée, mais que la France sait aussi discuter avec ceux avec lesquels nous ne sommes pas d’accord» car «c’est aussi la vocation de la France». Pourtant, il lance de manière agressive et non diplomatique: «la Russie ne peut et ne doit gagner». Accusant la Russie pour des raisons qui tiennent à l’Etat de droit, à l’ordre international, la Russie est source de désordre», il tambourine qu’«on ne peut pas vouloir la victoire d’un pays qui est fondamentalement source de désordre, oubliant qu’Angela Merkel a expliqué que «les accords de Minsk n’étaient qu’un moyen pour l’Ukraine de se renforcer militairement afin de se préparer à un conflit inévitable» et que la France et l’Allemagne ont violé le droit international et sont une source de désordre. Angela Merkel est devenue un symbole de l’hypocrisie de l’Occident. 

Observateur Continental avertissait déjà en novembre 2021 que «l’interprétation du côté français divergeait» sur l’Ukraine concernant les Accords de Minsk. Sergueï Lavrov avait averti sur «le caractère flagrant insensé et infondé de l’approche de la France».

Olivier Renault

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6 Commentaires

  1. La défense française n’a rien à craindre car elle se base sur la dissuasion nucléaire ? Nonnn !! https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif
    Je traduis: si par un malheureux hasard quelqu’un avait l’outrecuidance de s’attaquer à notre pays, il recevrait des bombes nucléaires sur sa jolie gueule.
    Pas le choix ! Il n’y a plus que ça pour nous défendre.
    Sans blague… https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

    J’en ai assez de ces va-t-en-guerre qui décident au nom de la France. Vous savez ce qu’elle vous dit, la France ???

    Ah oui, j’allais oublier la grosse blague – désolée, il faut que ça sorte – en cas de pépin de notre côté on demandera à l’Uk de nous retourner quelques-unes des armes qu’on leur a fournies. Et puis des nouvelles aussi, et puis quelques milliards pour nous renflouer…

  2. Le parapluie nucléaire me fait penser à feux la ligne « Maginot »……on en avait fait l’Alpha et l’oméga d’une politique de défense et on a vu la gamelle qu’on s’est prise avec Saint Gamelin….
    C’est cuit. Depuis Sarko, notre pays n’est plus souverain….52ème Etat sous bannière étoilée ??
    Il faut juste espérer qu’après le tsunami qui va avoir lieu sur notre continent, il reste un peu plus de 40 millions de français en 2026…..pour repartir de zéro !!

    • Et cela ne manque pas de gamins-gamelins dans les entourages du morveux macron, prêts à obéir à toutes les mafias et autres financiers au détriment du peuple de France, prêts à tous les suicides en pensant échapper au carnage.

    • La ligne Maginot militairement parlant a résisté courageusement et n’a pas été franchie. Elle n’avait pas été poursuivie jusqu’à la mer pour ne pas offenser les Belges et Léopold I° pour les remercier de leur conduite courageuse en 1914-18. La défaite de 1940, presque aussi meurtrière côtés Allemand et Français, est une défaite purement stratégique complètement absurde du Gl Gamelin alors que Paul Raynaud l’avait interrogé sur la faiblesse de la défense des Ardennes. Elle était par contre très couteuse et surtout politiquement absurde car elle correspondait à une stratégie purement défensive côté français alors que la France grantissait la sécurité de la Pologne qui ne pouvait se faire que par une politique offensive très affirmée contre l’Allemagne., ce qui avait été inscrit dans le Traité de Versailles de 1919, mais abandonnée en 1933.
      Notre dissuasion nucléaire repose sur la certitude d’une réponse massive et totale de la France en cas d’attaque territoriale. Les sous marins SNLE y jouent un rôle capital.

  3. Merci pour la précision, Jpp. Je vois que la ligne elle-même n’a pas été franchie mais contournée, ce qui, au fond, revient au même. Il n’a pas fallu beaucoup de temps aux Allemands pour venir nous foutre la peignée !
    Encore une fois, on arrive la fleur au fusil, faute de munitions. Image pour exprimer l’illusion totale de la dissuasion nucléaire. Comme le dit Sully, c’est cuit !!

  4. Notre gouvernement nous la joue « confiance et unité » et l’instant d’après, ils vont soutenir l’Ukraine….Le cornu porte bien son nom ! Hollande et Merkel ont reconnu la duplicité de l’occident alors que leurs successeurs s’excusent platement envers la Russie et arrêtent leur cinoche insultant sinon ils ne recevront que méfiance et division car personne ne les a mandaté pour des politiques cyniques porcines visant à soutenir le comique de Kiev qui ressemble de plus en plus au Joker, le célèbre criminel de Batman qui ose toutes les provocations.

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