Les racines du mal

La plupart des personnes qui consultent ce site sont à la recherche de vraies informations, celles qu’on leur cache dans les médias officiels.
Et pour être honnête, la plupart d’entre nous sommes inquiets, et même parfois en souffrance au regard de ce monde et de son évolution.

Pour peu qu’on ait une sensibilité et un cerveau, c’est plutôt un signe de bonne santé mentale!
C’est cette inquiétude qui nous pousse à chercher des solutions, à analyser les événements, à commenter, à échanger des idées, à trouver du soutien, …

C’est une bonne chose dans une certaine mesure.
Il ne faut cependant pas perdre de vue que la situation nous dépasse. C’est une dynamique globale qui est en cours depuis des décennies et qui ne peut être arrêtée par des solutions simples, sinon ce serait déjà fait. Bien que ce soit tout de même parfois utile, il ne suffit pas d’informer les autres pour que la situation change. Vous l’avez déjà constaté comme moi, chacun vit dans son monde et ne se laisse pas aussi facilement convaincre, malgré les arguments et preuves qu’on peut lui soumettre. Pourquoi? Parce que la personne en face de vous est ce qu’elle est par accumulation d’expériences et d’informations acceptées ou rejetées tout au long de sa vie: c’est sa conscience. Et il y a autant de consciences que de personnes sur terre, avec toute l’extravagante diversité qu’on peut imaginer.

De plus, l’être humain n’est pas que rationnel: souvent, malgré le bon sens qu’on pourrait croire souverain, ce sont d’autres facteurs qui l’emportent, principalement des facteurs égoïstes. Vous pourrez donc clamer haut et fort vos convictions et votre vérité, si ce n’est pas aux abords de la conscience de l’autre ou dans ses intérêts, vous perdez votre temps. C’est ainsi. Pour mille personnes informées, il y en aura peut-être dix qui réfléchiront un peu, mémoriseront (ou pas) l’info pour plus tard, et une seule qui acceptera de changer ses idées. Celle qui changera d’idée était prête à le faire et vous étiez la bonne personne au bon moment pour l’y aider. Toutes les choses sont prêtes quand l’esprit est prêt.

J’ajouterai que suite aux commentaires destructeurs que je peux lire parfois, il est plus qu’inutile d’insulter l’autre ou de lui vouloir du mal. Ce faisant, vous ne faites qu’ajouter un peu plus de désordre dans le monde et en vous, ce que vous ne souhaitez certainement pas. L’autre a son parcours, son histoire, sa conscience et vous auriez pu naître à sa place. Respecter ce qu’il est en se respectant également est une preuve d’intelligence. On confond souvent: respecter l’autre ne veut pas dire accepter tout ce qu’il dit ou fait, mais respecter sa personne en tant qu’être humain, oui. Par exemple je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui croient changer de sexe (les transgenres), je le fais savoir et je m’opposerai concrètement s’il le faut. Mais je leur souhaite un jour de prendre conscience qu’il est important de s’accepter comme on est et reste bienveillant à leur égard. Souvent ces personnes ont vécu beaucoup de souffrance dans leur histoire familiale et cela a déformé/blessé leur conscience.

J’en profite pour redire avec conviction que si la motivation première de l’homme est la recherche de pouvoir, d’argent, de plaisir, de reconnaissance et j’en passe, cela ne peut mener qu’à l’échec. Ceci explique pourquoi jusqu’à ce jour, les nombreuses tentatives de systèmes politiques ou de religions ont échoué à établir l’harmonie et la paix entre les hommes. Les idées étaient souvent valables, mais l’application a été complètement biaisée par le mal en l’homme. Quelle que soit la forme de la solution, celle-ci sera corrompue par ce mal.

Je suis bien surpris de ne presque jamais trouver un article qui s’attaque à cette cause ou qui propose de trouver des solutions pour l’amoindrir:

Orgueil: qui dira qu’il est bon d’être humble, modeste? Que si on a plus de talents qu’un autre, c’est pour les mettre à leur service et pas pour en profiter égoïstement?
Argent: qui dira que l’argent est certes nécessaire mais qu’en excès il devient nuisible? Bon serviteur, mauvais maître. Qui dira qu’on peut être heureux avec des choses simples et peu coûteuses?
Pouvoir: qui dira que pour diriger, il faut d’abord montrer l’exemple, se préoccuper du sort des plus faibles, parfois se sacrifier et lutter pour rester humble?
Égoïsme: qui dira que l’égoïsme est le pire fléau de l’humanité? Qu’à force de penser à soi on s’enferme dans un monde étriqué et solitaire?
Plaisir: qui dira que le plaisir comme guide est un esclavage et qu’il faut pouvoir y renoncer pour être libre?

Je vous laisse l’exercice de voir dans les médias les valeurs véhiculées par la société, valeurs qui contaminent les enfants dès le plus jeune âge et qui motivent toutes nos actions et pensées. On se focalise facilement sur tel ou tel problème de société, mais jamais sur les racines qui font que les gens en arrivent à désirer ce qui nuit à tout le monde. Pire: à notre époque, on encourage même chacun à développer le contraire de ce qui pourrait nous sauver, en le faisant passer pour un bien! Chacun a pourtant sa liberté pour accepter ou refuser ce qu’on nous propose. Force est de constater que la majorité choisit la facilité immédiate, au détriment d’une vie sociale durable. Si plus personne n’informe sur les dangers ou l’utilité de certaines valeurs, il n’y a plus de discernement et c’est l’échec assuré!

Alors on peut bien faire des manifestations, on peut râler, on peut dénoncer des injustices, on peut se révolter, faire la guerre, on pourrait même assassiner certains « responsables » que cela ne changerait rien. Très vite, ce même mal reconduirait l’homme aux mêmes erreurs…

Les alcooliques anonymes ont l’humilité de reconnaître que seuls, ils ne s’en sortiront jamais. Le restant de l’humanité aura-t-il cette humilité?

Petite note religieuse: bien que le Christ ait enseigné ce qui est nécessaire à l’Homme pour connaître la paix, cela n’a pas suffi. Il l’a dit lui-même: « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée ». Ce qui montre bien que nous sommes dans un combat permanent pour choisir ce qui est réellement bon pour nous, avec Son aide et notre implication.

Marsi

 

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19 Commentaires

  1. Excellent article Sieur Marsi, article en lequel chacun peut se reconnaître et surtout s’identifier.
    Bon boulot !https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

  2. très bon article marsi , merci .comment veux tu faire un article qui amènerait les gens dans le bon sens ? c est impossible , le mal atteint un tel niveau sur terre qu’ il faut crever l abcès .
    Tu vois bien que quand tu cherches a informer a dire la vérité , tu est insulté .
    les gens ont subit un tel formatage qu’ ils ne sont pas capables de faire le point et les autres vu qu’ ils ne veulent pas se remettre en question c est foutu ! , c est perdu d avance .
    Le passage sur terre doit être repensé : pourquoi sommes nous la ? le coté matérialiste est il primordiale ? déjà se poser des bonnes questions sur ces deux exemples pourraient aider certains ( es ).

    • « comment veux tu faire un article qui amènerait les gens dans le bon sens ? »

      tout le problème est que nous cherchons tous à vouloir changer l’autre.hors, l’unique chose à faire c’est de s’occuper de se changer soi même, Vraiment et Sérieusement.

      car l’unique manière d’amener l’autre à changer de comportement, c’est en montrant l’exemple et en silence surtout, nous n’avons rien à dire aux autres, juste à montrer.

      faites le dans la rue, un papier par terre trop flagrant, prenez le et jeter le à la poubelle sans vous retourner.. je vous assure que ce geste s’il a un témoin aura une bien plus grande impacte sur le monde que tous les livres et autres manuels qui expliquent comment changer le monde…
      et ce geste aura toujours un témoin…vous même ! et je vous assure que ce n’est pas rien…votre monde intérieur en sera plus propre, plus beau, meilleur…

      soyez le monde que vous voulez.

  3. J’applaudis cette réflexion pleine de bon sens. Eh, oui, nous sommes largués. Le poids des horreurs qu’on nous oblige à porter et à mentalement supporter est énorme pour notre petite force personnelle. Que nous soyons énervés, c’est évident, mais que la fatigue et l’aveuglement qui l’accompagne ne nous pousse pas à nous tromper d’adversaire. Ce serait déjà une belle victoire sur nous mêmes si nous y parvenions. La bonne journée et merci pour ce papier.

  4. Ciao bella 🙂
    Merci beaucoup pour cet article très bien écrit !
    Oui c’est vrai que les articles et débat plus philosophique ou spirituel fait parfois défaut ! Et ça fait plaisir !

    Sinon la philosophie bouddhique est très complète à ce sujet, il est dit que les causes de souffrance est l’ignorance, l’aversion et l’envie ! (les deux émanant directement de l’ignorance). Un travail intérieur est primordial pour trouver ces propres racines de la souffrance émanant de l’ignorance de ceux si !

    On devrait également apprendre à voir le monde dénuer de tout concept dans sa pureté originel comme à travers les yeux d’un enfant, ce qui permet d’entrevoir la vérité !

    Donc avant de vouloir changer le monde, c’est nous même que nous devrions avant tout changer !

    Ca me rappelle une belle chanson :
    Résiste !
    Prouve que tu existes
    Cherche ton bonheur partout, va
    Refuse ce monde égoïste
    Résiste !

    Akasha.

  5. Le matérialisme pur et dur nous ramène à la spiritualité (pas religion mafia). Il est grand temps de vouloir leur union, (vouloir avec un grand V, désirer, appeler). La matière divine vibre en nous: l’esprit quantique fait émerger la conscience et la naissance du nouvel être libéré de ces tares mentales que tu décris mais qui furent nécessaires à notre évolution et à notre individualisation. Jusqu’à présent nous « subissions » notre évolution: dorénavant nous pouvons, nous devons l’appeler. Chaque cellule de notre corps est matérielle et divine et désire évoluer. Comme chante Claire Pelletier : » Le corps est l’atelier de l’âme ». Je préfère savoir nager dans mon sang des aurophotons que s’agglutiner des nano-graphenes. Merci pour cet article nécessaire. Bonne journée à tous et à chacun.

  6. Très bonne réflexion et je dirais qu’il n’est plus temps de sauver les autres ou les meubles, il faut s’extraire de tout ça et laisser les expériences de chacun se faire d’elles-mêmes. Construire un autre monde ne veut pas dire sauver ce qui reste du système mais bien au contraire s’en extraire complétement et laisser ceux qui y sont encore attachés croire que tout redeviendra comme avant.

    Cela demande d’avoir de la foi, de la confiance en la vie, en soi et du courage. Ce nouveau monde n’est évidement pas pour les poules mouillés qui ont peur de l’inconnu, qui restent attachés à ce qu’ils connaissent par cœur et qui les rassurent, non cela demande de s’ouvrir à l’inconnu et de sentir que tout est possible dans son cœur.

    Cette civilisation arrive à son apogée comme d’autres avant elle et beaucoup encore résiste à l’appel de leur âme pour suivre le courant. Actuellement nous sommes dans l’année de la séparation entre les boucs et les brebis, le Christ nous a averties de ce qu’il se tramait et de l’existence de ces deux groupes, les brebis et les boucs, qui un jour devraient se séparer définitivement, c’était en route il y a deux milles ans et de nos jours nous vivons cette séparation concrètement.

  7. Bonjour, merci ça m’a donné des frissons.❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️

  8. Curieusement né dans un milieu terriblement policé jusqu’à l’absurde, il m’a fallu attendre grosso modo la majorité, largement (et à l’époque elle était à 21 ans !) pour enfin me libérer : mais du coup, vraiment me libérer, et vivre avec délectation le souci des autres parce que je me rendais compte que j’étais bien peu de chose. C’est pourtant vrai, sans la façon dont les autres nous observent, on n’est rien (comme disait Saül de Tarse – eh oui, un vieux reste – sans les autres « on n’est qu’une cymbale retentissante » : il était bien présomptueux le mec du chemin de Damas, tout au plus serais-je un triangle, c’est plus discret).
    .
    Donc dans mon premier boulot, nous parlions argent, rémunération, et je disais que le salaire qu’on avait était convenable, et que vouloir prendre du galon était stupide. Un collègue a répondu « Tu es un sage ! ». Cela me paraissait normal, chacun fait ce qu’il a à faire sans s’occuper de diriger (souvent mal) les autres. Même quand ma femme et moi avons eu des enfants, il m’a paru normal de ne pas les orienter, juste les conseiller à leur demande. Je pense qu’ils m’en sont reconnaissants.
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    Je connais l’excès inverse : une collègue un peu simple avait eu une réponse curieuse à son mari, qui s’était précipité pour empêcher leur fils de tomber en se penchant par la fenêtre : Laisse-le, ce petit, il faut bien qu’il s’exprime ! Quant à un ami de mon fils, il laisse ses enfants tout faire, jugeant que le système essais-erreurs était le meilleur, quitte à une catastrophe….. Quand elle le peut, sa femme tente de limiter les dégâts….
    .
    Mais c’est clair : penser d’abord aux autres et à ce que, dans la mesure du possible, on puisse les aider, quoi de plus normal, pour une personne normale ? Les aider, dans la mesure de ses possibilités, naturellement. Physiquement, psychologiquement, financièrement à l’occasion…. J’en parlais à un ami au temps où j’étais en fac, et il me répondait toujours : charité bien ordonnée commence par soi-même…. sauf qu’il était manifeste que pour lui, cela finissait aussi par soi-même.
    .
    Je pense « quand le croq’mort [m]’emportera » qu’à part mes livres, il ne restera que ce que j’aurai donné, de mes possibilités diverses, comme un petit ruisseau se mêlant à la grande rivière. En revanche, je crains que pour certains portés artificiellement au pinacle aujourd’hui, le bilan ne soit au moins plus nuancé.

  9. RAPPEL:
    – VIVRE la liberté – la racine de nos maux, des mots pour arracher la racine
    http://www.lesmysteresdarkebi.com/archives/2021/02/16/38819627.html

    • Salut,oui dans l’absolu, mais ils y trop des personnes endormi endoctriné……. j’espère pour l’instant attendons le grand réveil,il n’y a que celà à attendre, mais quand,ou qui .

      • Il n’y a pas de grand réveil à attendre, c’est là le problème de beaucoup, ils attendent un messie qui leur mettrait une grosse baffe pour réagir;
        Alors qu’ il faut vivre et se préparer tous les jours un peu plus, tous les jours un peu plus que l’esprit s’ouvre , comprend, et agit; car c’est à chacun de faire sa part de colibri, même si on ne voit pas trop l’incendie s’éteindre.

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  11. https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif Ouais…pragmatiquement et concrètement, puisque l’homme est fait de glaise et non d’airain, ça débouche sur quoi tout ce juste et évident laïus ?

    • Si le laüs est évident, cela l’est certainement beaucoup moins dans la pratique. Les belles idées ne suffisent pas à changer les gens. Je dis juste que tes valeurs orientent tes actions concrètes et tes pensées, c’est donc capital! Et personne ne peut changer tes valeurs, si ce n’est toi. Mais pourquoi le ferais-tu puisque tu les as choisies? Il faudrait une sérieuse remise en question face aux événements de la vie pour le faire… C’est ce qui explique que les gens ne changent pas facilement. Pourtant ce qui arrive va en forcer beaucoup (mais pas tous) à revoir leurs valeurs et il y a l’espoir de changements concrets. Pour certains ce sera positif, pour d’autres non. C’est mystèrieuse liberté de chacun…

  12. Merci à tous pour vos commentaires 🙂

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