« Course Protect », l’assurance Carrefour à 3,90 € par mois, pour faire vos courses en cas de perte d’emploi ». L’édito de Charles SANNAT

Source Insolentiae

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Et oui… les pontes de chez Carrefour, lisent régulièrement le site insolentiae, logiquement ils viennent de s’inspirer de notre célèbre PEBC, le plan épargne boîtes de conserves pour lancer leurs nouvelles offres d’assurance assez surréalistes !

Pouvoir d’achat : Carrefour lance une assurance pour aider ses clients à remplir leur caddie en cas de coup dur

« Face à l’inflation et à la difficulté de certains ménages à se nourrir correctement, Carrefour lance une nouvelle forme d’assurance, appelée « La Garantie pouvoir d’achat ». Pour quelques euros par mois, les clients pourront recevoir des bons d’achats et des indemnités, en cas de difficultés financières.

Deux formules sont proposées par le géant de la distribution.

La première, appelée « Course Protect », au prix de 2,90 euros ou 3,90 euros par mois, permet d’obtenir un bon d’achat oscillant entre 75 et 150 euros par mois en cas d’incapacité de travail ou de perte d’emploi, mais également une indemnisation de 500 euros en cas d’invalidité lourde ou de perte d’autonomie.

La deuxième option, appelée « Budget Protect », suit la même logique, sauf que les bons d’achat sont remplacés par des indemnisations plus élevées allant de 300 à 500 euros. Et en cas d’invalidité lourde cette fois, la compensation atteint les 1.000 euros. En revanche, pour avoir le droit à cette couverture, il faudra dépenser chaque mois 5,90 euros ou 8,90 euros. »

35 % des Français intéressés !

« Selon un sondage, plus de 35 % des Français seraient intéressés par cette garantie Pouvoir d’achat. »

Tout d’abord, je tiens à rappeler que le PEBC que je mets en avant dans ces colonnes est très simple.

Au lieu de dépenser 8 euros par mois ou même 4 euros, il suffit d’acheter pour 5 ou 5 euros de plus chaque semaine de boites de conserve de votre choix, et de les stocker dans votre placard.

Les avantages sont multiples.

Par exemple en cas de chute de neige ou de tempête vous avez quelques provisions.

En cas de guerre et d’attaque extra-terrestres ou de zombies… vous avez des provisions.

Cela marche aussi en cas de pandémie Covid et de confinement… vous avez des provisions.

Si vos enfants prodigues arrivent un soir à la maison à l’improviste… vous avez des provisions. Notez que cela fonctionne aussi avec des amis. Toujours un plat de pâtes à partager !

Bien évidemment, si vous perdez votre boulot, vous avez des provisions.

Bref, faire des provisions comme la mamie, la femme du pépé, est toujours une bonne et en réalité du bon sens.

La société Carrefour ne fait que surfer sur notre incapacité collective à penser notre résilience personnelle et le facture !

Alors mes amis, soyons libres, soyons indépendants, soyons résilients, ayons un PEBC bien fourni, et vous l’avez compris, le PEBC est une allégorie, une parabole permettant de désigner tout ce dont vous avez besoin pour être le plus autonome possible.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Volti

6 Commentaires

  1. Il y aura toujours des cons pour se croire protégé par une capote percée.

  2. La peur du manque fait faire bien des bêtises. Le raisonnement de Charles est évident mais … j’ai une vieille voisine qui n’arrive pas à comprendre qu’elle doit faire des réserves pour ses chats, dans un grand magasin, plutôt que d’acheter au coup par coup à l’épicerie du village, bien plus chère.

  3. Au temps lointain (années 50) où l’on sortait de la guerre, mes parents et grands-parents avaient toujours des stocks : ainsi au bas de l’armoire qui servait de garde-manger s’alignaient au moins une vingtaine de bouteilles d’huile, alors qu’en plus la laiterie communale produisait chaque jour du beurre à un kilomètre, et qu’il y avait toujours le suif du cochon annuel. Pour le reste, il n’y avait guère, hormis les pâtes, la farine et le poivre, que de boîtes de petits pois. Les haricots blancs, produits par le jardin et qui n’avaient pas été vendus en “demi-secs”, étaient cuits au fur et à mesure, ainsi que les pommes de terre, alors que haricots verts, prunes et autres finissaient en bocaux. Ne manquaient que le sel et quelques épices, mais l’épicier était à moins de cent mètres. Non, il n’y avait pas alors de supermarchés. C’était presque de l’autarcie, hormis de rares achats de saucisson à l’ail, de hareng saur et bien sûr le poisson vendu par un voisin qui allait le chercher directement à l’encan de La Rochelle.
    .
    C’était moins varié qu’aujourd’hui, mais sûrement plus sain !

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