Le soulèvement populaire français: révolution ou conflit gelé?

Les français vont se retrouver en 2022 avec le même choix qu’en 2017, la peste ou le choléra. La propagande aidant, le « moi où le chaos » sera encore d’actualité, pourtant question chaos, il nous a montré son savoir faire le pervers narcissique. Il faut que tous les français s’accordent, pour virer le valet de la finance. Ça ne sera pas une mince affaire, il faudra faire les bons choix responsables sinon, pas la peine de continuer à se battre contre les moulins à vent. Merci à Kromozom. Partagez ! Volti

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Par Diana Johnstone pour Mondialisation.ca

Le peuple est en colère contre son gouvernement. Où ? Un peu partout. Qu’est-ce qui rend les grèves en cours en France si spéciales ? Rien, peut-être, sauf une certaine attente basée sur l’histoire que les soulèvements français peuvent produire des changements importants – ou sinon, peuvent au moins aider à clarifier les problèmes des conflits sociaux contemporains.

Les troubles sociaux en cours en France semblent opposer une majorité de travailleurs au président Emmanuel Macron. Mais comme Macron n’est qu’un instrument technocratique dans les mains de la gouvernance financière mondiale, le conflit est essentiellement un soulèvement contre des politiques qui placent les exigences cupides des marchés financiers avant les besoins de la population. Ce conflit fondamental est à l’origine des manifestations hebdomadaires des Gilets jaunes qui manifestent tous les samedis depuis plus d’un an, malgré une répression policière brutale. Désormais, syndicalistes, travailleurs du secteur public et Gilets jaunes manifestent ensemble, alors que  des arrêts de travail sporadiques continuent de perturber les transports publics.

Dans les derniers développements, les enseignants des écoles parisiennes se joignent à la révolte. Même la prestigieuse école préparatoire, le lycée Louis le Grand, a fait grève. C’est important parce que même un gouvernement qui n’a aucun scrupule à écraser les chefs des mécontents de la classe ouvrière peut hésiter avant de dénigrer les cerveaux de la future élite.

Aussi général que soit le mécontentement, la cause directe de ce qui est devenu la plus longue période de troubles dans la mémoire française, a son origine dans un seul fait : la détermination du gouvernement à revoir le système national de retraite de la sécurité sociale. Ce n’est qu’un aspect du programme antisocial de Macron, mais aucun autre aspect ne touche autant à la vie de tout le monde que celui-ci.

La retraite française est financée de la même manière que la sécurité sociale américaine. Les employés et les employeurs versent une partie des salaires à un fonds qui verse les pensions actuelles, dans l’espoir que les travailleurs de demain paieront les pensions de ceux qui travaillent aujourd’hui.

Le système existant est complexe, avec des régimes particuliers pour quarante-deux professions différentes, mais il fonctionne assez bien. En l’état actuel des choses, malgré l’écart grandissant entre les ultra-riches et les modestes, la pauvreté des personnes âgées est moins grande en France qu’en Allemagne par exemple.

Le plan Macron d’unifier et de simplifier le système par un mécanisme universel de points prétend améliorer «l’égalité», mais il s’agit d’un nivellement à la baisse et non à la hausse. L’orientation générale de la réforme est clairement de faire travailler les gens plus longtemps pour des pensions plus faibles. Petit à petit, les gains et les dépenses du système de sécurité sociale sont réduits. Cela diminuera encore le pourcentage du PIB consacré aux salaires et aux pensions.

Le résultat recherché ? Le voici : comme les gens craignent la perspective d’une vieillesse sans le sou, ils se sentiront obligés de placer leur épargne dans des régimes de retraite privés.

Solidarité internationale

Dans une rare manifestation de solidarité internationale, à l’ancienne, de la classe ouvrière, les syndicats belges ont exprimé leur ferme soutien à l’opposition des syndicats français aux réformes de Macron, proposant même de contribuer à un fonds de grève pour les travailleurs français. Le soutien des travailleurs d’un pays à la lutte des travailleurs d’un autre pays était ce que la solidarité internationale signifiait auparavant. Elle est largement oubliée par la gauche contemporaine, qui tend à la voir en termes d’ouverture des frontières nationales. Cela reflète parfaitement les aspirations du capitalisme mondial.

La solidarité internationale du capital financier est structurelle.

Macron est un banquier d’investissement, dont la campagne a été financée et promue par des banquiers d’investissement, y compris des investisseurs étrangers. Ce sont ces gens qui ont contribué à inspirer ses politiques, qui sont toutes conçues pour renforcer le pouvoir de la finance internationale et affaiblir le rôle de l’État.

Leur objectif est d’inciter l’État à abandonner la prise de décision au pouvoir impersonnel des «marchés», dont le critère mécanique est le profit plutôt que les considérations politiques subjectives de bien-être social. C’est la tendance dans tout l’Occident depuis les années 1980 et elle s’intensifie simplement sous le règne de Macron.

L’Union européenne est devenue le principal chien de garde de cette transformation. Totalement sous l’influence d’experts non élus, la Commission européenne établit tous les deux ans les «grandes orientations de politique économique» (GOPE), à suivre par les États membres. Les GOPE pour la France de mai 2018 «recommandent» – c’est une directive, c’est-à-dire un ordre – un ensemble de «réformes», dont «l’uniformisation» des régimes de retraite, ostensiblement pour améliorer la «transparence», «l’équité», la mobilité de la main-d’œuvre et – enfin mais certainement pas le moins important – «un meilleur contrôle des dépenses publiques». Bref, des coupes budgétaires gouvernementales.

La politique de réforme économique de Macron a été essentiellement définie à Bruxelles.

Mais Wall Street est également intéressé. L’équipe d’experts mandatée par le Premier ministre Edouard Philippe pour concevoir les réformes économiques inclut Jean-François Cirelli, chef de la branche française de Black Rock, le gestionnaire d’investissement (hedge funds) basé à New-York assis sur 3 400 milliards d’euros d’actifs. Les deux tiers environ du capital de Black Rock proviennent de fonds de pension du monde entier.1

Larry Fink, le PDG américain de ce monstrueux tas d’argent, était le bienvenu au Palais de l’Élysée en juin 2017, peu de temps après l’élection de Macron. Deux semaines plus tard, le ministre de l’économie Bruno Le Maire était à New York pour consulter Larry Fink. Puis, en octobre 2017, Fink a conduit une délégation de Wall Street à Paris pour une réunion confidentielle – divulguée par le Canard Enchaîné – avec Macron et cinq hauts ministres du gouvernement pour discuter des moyens de rendre la France particulièrement attrayante pour les investissements étrangers.

Larry Fink a un intérêt évident pour les réformes de Macron. En appauvrissant progressivement la sécurité sociale, le nouveau système vise à stimuler l’essor des régimes de retraite privés, domaine dominé par Black Rock. Ces régimes ne bénéficient pas de la garantie de la sécurité sociale du gouvernement. Les pensions privées dépendent des performances boursières, et en cas de crash, votre retraite disparaît. Pendant ce temps, les gestionnaires d’argent spéculent avec votre épargne, prenant leur tribut quoi qu’il arrive.

Il n’y a aucun complot là-dedans. C’est simplement la finance internationale à l’œuvre. Macron et ses ministres sont impatients de voir Black Rock investir en France. Pour eux, c’est ainsi que le monde fonctionne.

Le prétexte le plus cynique de la réforme des retraites de Macron est que la combinaison de tous les différents régimes professionnels en un système universel par points favorise l’égalité – même si elle augmente l’écart croissant entre les salariés et les super-riches, qui n’ont pas besoin de pensions.

Mais les professions sont différentes. À Noël, des danseurs de ballet grévistes ont illustré ce fait en jouant une partie du Lac des cygnes sur les pierres froides de l’entrée de l’Opéra Garnier à Paris. Ils attiraient l’attention du public sur le fait qu’on ne pouvait pas s’attendre à ce qu’ils continuent à travailler jusqu’à la soixantaine, pas plus que d’autres professions nécessitant des efforts physiques extrêmes.

La variété du système de retraite français actuel remplit une fonction sociale. Certaines professions, comme l’enseignement et les soins infirmiers, sont essentielles à la société, mais les salaires ont tendance à être inférieurs à ceux du secteur privé. Ces professions peuvent se perpétuer en assurant la stabilité de l’emploi et la promesse d’une retraite confortable. Ôtez leurs «privilèges» et recruter des enseignants et des infirmières compétents sera encore plus difficile que ce n’est déjà. À l’heure actuelle, le personnel médical menace de démissionner en masse, car les conditions dans les hôpitaux deviennent insupportables en raison des coupes drastiques dans les budgets et le personnel.

Y a-t-il une alternative ?

Le vrai problème est le choix du mode de vie : pour être précis, la mondialisation économique contre la souveraineté nationale.

Pour des raisons historiques, la plupart des Français ne partagent pas la foi ardente des Britanniques et des Américains dans la bienveillance de la main invisible du marché. Il existe un penchant national vers une économie mixte, où l’État joue un rôle déterminant. Les Français ne croient pas facilement que la privatisation est meilleure, surtout lorsqu’ils peuvent la voir empirer les situations existantes.

Macron est un défenseur passionné de la main invisible. Il semble s’attendre à ce qu’en drainant l’épargne française vers un géant international de l’investissement comme Black Rock, celui-ci le gratifiera en retour par des investissements dans le progrès technologique et industriel français.

Rien de moins sûr. En Occident ces jours-ci, il y a beaucoup de crédit à faible taux d’intérêt, beaucoup de dettes, mais l’investissement est rarement créatif. L’argent est largement utilisé pour spéculer : acheter ce qui existe déjà – les entreprises en place, les fusions, le négoce de valeurs mobilières – massif aux États-Unis –  et, pour les particuliers, le logement. La plupart des investissements étrangers en France achètent des choses comme les vignobles ou vont dans des infrastructures solides comme les ports, les aéroports et les autoroutes. Lorsque General Electric a racheté Alstom, elle a rapidement trahi sa promesse de préserver les emplois et a commencé à réduire ses effectifs. Elle prive également la France de la maîtrise d’un aspect essentiel de son indépendance nationale, son énergie nucléaire. [Les turbines des sous-marins nucléaires français dépendent maintenant des États-Unis, NdT]

En bref, l’investissement étranger peut affaiblir le pays d’une façon dramatique. Dans une économie mixte, les actifs à but lucratif tels que les autoroutes peuvent accroître la capacité du gouvernement à combler, entre autres, les déficits périodiques de la sécurité sociale. Avec la privatisation, les actionnaires étrangers exigent leurs bénéfices.

Les États-Unis, malgré leur dévouement idéologique à la main invisible, ont en fait un secteur industriel militaire fortement soutenu par l’État, qui dépend des crédits du Congrès, des contrats du Pentagone, d’une législation favorable et des pressions, sans vergogne, sur les «alliés» pour acheter des armes fabriquées aux États-Unis. Il s’agit en effet d’une forme d’économie planifiée, mais qui ne répond pas du tout aux besoins sociaux.

Les règles de l’Union européenne interdisent à un État membre comme la France de développer sa propre politique industrielle à caractère civil, car tout doit être ouvert à une concurrence internationale sans entraves. Les services publics et les infrastructure, tout doit être ouvert aux propriétaires étrangers. Les investisseurs étrangers n’ont aucun scrupule à prendre leurs bénéfices tout en laissant ces services publics se détériorer.

La perturbation continue de la vie quotidienne semble obliger le gouvernement de Macron à faire des concessions mineures. Mais rien ne peut changer les objectifs fondamentaux de cette présidence.

Dans le même temps, l’arrogance et la répression brutale du régime Macron augmentent les demandes d’un changement politique radical. Le mouvement des Gilets jaunes a largement adopté la demande formulée par Etienne Chouard d’une nouvelle Constitution autorisant les référendums à l’initiative des citoyens – en bref, une révolution démocratique pacifique.

Comment en arriver là ? Renverser un monarque est une chose, mais renverser le pouvoir de la finance internationale en est une autre, en particulier dans une nation liée par les traités de l’UE et de l’OTAN. L’animosité personnelle envers Macron a tendance à mettre l’Union européenne à l’abri de critiques acerbes sur sa responsabilité principale.

Une révolution électorale pacifique appelle des dirigeants populaires avec un programme clair. François Asselineau continue de diffuser sa critique radicale de l’UE auprès de l’intelligentsia sans que son parti, l’Union Populaire Républicaine, ne gagne une force électorale significative. Le leader de gauche Jean-Luc Mélenchon a le punch oratoire pour mener une révolution, mais sa popularité semble avoir souffert d’attaques encore plus dures que celles lancées contre Corbyn en Grande-Bretagne ou Sanders aux États-Unis. Avec Mélenchon affaibli et aucune autre personnalité forte en vue, Marine Le Pen s’est imposée comme le principal challenger de Macron à l’élection présidentielle de 2022, ce qui risque de présenter aux électeurs le même choix que celui de 2017.

L’analyse d’Asselineau, la masse stratégique des Gilets jaunes, le talent oratoire de Mélenchon, les réformes institutionnelles de Chouard – ce sont des éléments qui pourraient théoriquement se combiner – avec d’autres encore inconnus – pour produire une révolution pacifique. Mais combiner des éléments politiques est une alchimie difficile, surtout dans une France individualiste. Sans grandes surprises, la France semble se diriger non pas vers une révolution mais vers un interminable combat gelé.

Diana Johnstone

Article original en anglais :

France’s Popular Uprising: Revolution or Frozen Conflict?

Traduit par jj, relu par Marcel pour le Saker Francophone

Note : 1.BlackRock a dépensé en 2018 plus de 1 250 000 € en lobbying auprès des institutions de l’Union européenne et organise des dizaines de rendez-vous avec les responsables de la Commission. BlackRock entend en particulier influer sur les questions de taxation et de régulation financière. Wikipédia

La source originale de cet article est Mondialisation.ca Copyright © Diana Johnstone, Mondialisation.ca, 2020

13 commentaires

  • bonjour

    rien à attendre des « gouverne-ment »

    rien à attendre des « banks-ters »

    bonne journée

  • Très bonne analyse sur le blocage actuel de la situation.

    Ce qui est intéressant également comme base de réflexions complémentaires, c’est la sortie du Royaume-Uni de l’institution européenne.

    En fait, en sous-jacence du Brexit, il y a le fait que, contrairement à ce dont nous nous plaignons, l’institution Européenne n’est pas assez libérale économiquement.

    Une énorme bataille est en cours contre les populations.

    Elle est idéologique et économique.

    D’énormes puissances financières oeuvrent afin de libéraliser encore plus les économies au détriment des travailleurs et des retraités, qui deviennent de plus en plus inutiles pour assurer la production, et ne représentent qu’une charge dans leur logique capitaliste.

    Nous pouvons (devons ?) bien crever la gueule ouverte, ils s’en foutent.

    Le seul intérêt que nous représentons pour eux est notre potentiel de production et surtout de consommation.

    Que leur importe la misère des peuples tant qu’ils engrangent des milliards ?

    Tant que nous leur laisserons le pouvoir via les systèmes politiques et institutions actuels, nous serons les perdants.

    La lutte des classe est une réalité.

    Et nous perdons les batailles les unes après les autres…

    • salut

      en plein accord avec votre analyse

      grève du vote, grève générale illimitée…..

    • Volti Volti

      « La lutte des classe est une réalité.
      Et nous perdons les batailles les unes après les autres…
       »
      Soit on intègre le concept que nous sommes en guerre contre une/des « élite/s » affamée/s de profits et on se bat, soit on ingère le « fluor » et on accepte la soumission au nouvel ordre mondial. Les vieux lanceront les pattes, les jeunes formés depuis le berceau à l’acceptation tout azimut, n’en ont rien à glander. :(

      • Nous avons fait le choix de nous battre, et de dénoncer les iniquités du système actuel.

        Et malgré ce qu’ils veulent nous faire croire, il y a des jeunes qui se mobilisent.

        Mais personne n’en parle, ou c’est uniquement pour dire qu’il ferait mieux d’aller à l’école…

        Quid des jeunes mobilisés contre la réforme du bac ? Quid des jeunes mobilisés pour la biodiversité et la préservation des espèces ? Quid des jeunes politisés qui s’investissent (à tort ou à raison) dans des partis politiques, dans des syndicats, dans des associations, dans l’humanitaire… ?

        Méfions-nous, là aussi, de la présentation main-stream, qui voudrait mettre tous les jeunes dans le même sac d’abrutis geeks lobotomisés.

        C’est la même chose que font les politiciens professionnels pour considérer que tous les individus sont des abrutis juste bons à les élire…

        • Volti Volti

          Si tu crois que depuis 10 ans nous avons eut des avancées concrètes.. Quelques enragés ont fait les bons choix, et c’est tant mieux pour eux. Nous n’avons pas de retour d’expérience, je suppose que les galères sont à la hauteur de l’engagement. Le mieux est de s’investir à fond, mais qui est capable d’aller au fond des choses. C’est une régression, pour beaucoup que de tirer un trait sur la « modernité » ! Pourtant on ne peux avoir la beurre, l’argent du beurre et le « sourire » de la crémière. Il y a des choix, le « système D », du savoir faire, de l’observation, de la capacité à utiliser, et ou, détourner des matériaux, etc. Ce sont très peu de jeunes actuels, qui ont ces capacités là, et ils sont hyper motivés.. ;)

  • Avatar DTC

    Trouvez-vous des terrains, réduisez vos besoins superflux, plantez des arbres, récupérez à droite et à gauche des boutures, des matériaux, des oranges dans les poubelles etc. Développez des rapports locaux simples et de solidarité. Arrêtez de compter sur les hommes au pouvoir….

    Telle est l’idée qui se développe et qui paraît pleine de bon sens.

    On y va?

    • Volti Volti

      En 10 ans de blog on y est pas parvenu,pourtant on a essayé! Tu crois qu’on va y arriver maintenant ? L’égoïsme est prégnant, on s’insurge contre tout ce qui nous dérange mais, combien s’allient pour créer, pour faire autrement ? Il y a toujours autant de SDF dans la rue, toujours autant de bidons-ville dérangeant. On préfère squatter les rond points et faire des selfies et se battre sur les chiffres de participation..

      • Avatar DTC

        @Volti, Je ne sais pas si on va y arriver. Après, on ne va pas forcer les gens… S’ils préfèrent rester éternellement dans la posture de consommateurs, ça sera difficile à chaque fois que l’Etat serrera la ceinture… Ce n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible de lancer l’autonomisation.
        Mais bon, j’en connais qui ont un grand jardin et qui n’ont même pas planté 1 seul arbre fruitier dessus en 20 ans… alors c’est vrai que des fois c’est un peu questionnant.

    • Bonjour DTC,

      C’est une base de comportement individuel, et un choix de vie personnel que je partage et met en oeuvre depuis des années.

      Pour autant, cela ne suffit pas pour établir un Contrat Social qui permette de gérer notre société et notre pays.

      Il nous faut des routes, des hôpitaux, des écoles, des universités, des tribunaux, etc…

      Modifier nos modes de vie est une chose.

      Modifier notre société est tout autant indispensable.

      • Avatar DTC

        C’est là où je ne suis (suivre) pas. Je ne suis absolument pas persuadé qu’il « nous faut des routes, des hôpitaux, des écoles, des universités, des tribunaux, etc ».
        Je le pensais encore il y a quelques années, mais plus maintenant.

        Et si on détricote tout ça, ce n’est plus une société qu’on aura, mais des millions. Et à chaque endroit sa solution. Et tout le monde admettra qu’il est plus facile d’agir sur soi et en local que de convaincre 70 millions de personnes.