Pour Jérôme Fourquet de l’IFOP « l’État-guichet, un modèle à bout de souffle dans une France qui a cessé de produire »

Source Insolentiae

Dans une étude publiée en exclusivité par Le Figaro (source ici), le directeur du département Opinion et stratégies d’entreprise de l’Ifop fait le constat de l’impasse absolue du modèle économique français.

Pour Jérôme Fourquet : « L’État-guichet, un modèle à bout de souffle dans une France qui a cessé de produire ».

C’est exactement ce que je dis et dénonce depuis des années. L’Etat devenu obèse étouffe absolument tout le pays, y compris la volonté individuelle en produisant à la chaine chaque année de plus en plus de gens qui attendent la becquée de la nounou étatique. Une nounou qui n’a pas d’argent !

Pensez donc 3 100 milliards d ‘euros de dettes accumulées en 50 ans et sachez-le aussi… 2 500 milliards d’euros d’intérêts cumulés sur la même période et payé par les contribuables.

C’est une saignée organisée de la population de France.

Jérôme Fourquet dit par exemple que « pour soutenir la consommation et maintenir vaille que vaille la croissance, les différents gouvernements n’ont cessé d’injecter de la dépense publique, via des investissements, un nombre de fonctionnaires et des budgets de fonctionnement des administrations en hausse ininterrompue, mais également par une protection sociale généreuse se doublant de la « politique du chèque ». Si cette injection constante d’argent public produit à court terme un effet dopant et soutient la consommation, le coût à long terme est faramineux avec une spectaculaire augmentation de la dette publique, des marges budgétaires qui s’amenuisent et une bureaucratisation galopante, sécrétée par une administration hypertrophiée, qui complexifie et pénalise au quotidien la vie des acteurs économiques et des citoyens. »

Il a raison et c’est ce que j’appelle les chèques de la honte ! Des chèques pour tout.

Et chaque famille attend son chèque.

Le chèque rentrée à la rentrée, les chèques vacances pour les vacances, les chèques restaurants pour manger, les chèques cadeaux pour se faire plaisir, les chèques de Noël pour la fin d’année et les étrennes gouvernementales, le chèque énergie pour votre chauffage l’hiver.

Ce pays nage en plein délire.

Fourquet n’explique pas l’essentiel.

Quand on fabrique une nation d’assistés (petits et grands) on ne fabrique pas une nation d’hommes libres !

C’est un choix de société où quelques mamamouchi s’octroient le droit de distribuer les chèques pour justifier leurs rapines et leur utilité.

Comment dit Miléi déjà ?

A oui, a fuera.

Nous ici nous pourrions dire « ça suffit » !

Charles SANNAT

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Volti

Un Commentaire

  1. L’adepte de Milei a encore frappé.

    Et pourquoi il y a / il faut des chèques pour tout ?

    Les gens qui travaillent sont sous-payés, pendant que les riches qui font travailler leur argent sont surpayés.
    Il n’y a pas de travail pour tous, faut laisser crever ceux qui ne peuvent pas travailler ?
    L’économie virtuelle est supérieure à l’économie réelle. Et par économie virtuelle, je parle de l’économie de la finance, celle des taux d’intérêts, se la spéculation, qui ne créent rien, ne construit rien, qui ne se base que sur l’argent. L’argent qui crée de l’argent.
    Toutes ces saloperies de jeux de bourse qui n’ont aucune valeur réelle mais qui pompent les valeurs réelles. Genre je te prête 100 euros pendant un an à 10%, un an plus tard, ces 100 euros sont devenus 110 euros. Mais ce prêt à intérêt n’a rien créé, il a juste phagocyté 10 euros réels ailleurs. La spéculation, l’usure, voilà ce qu’il faut éliminer.

    Les chèques sont un symptôme, pas une cause.

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