Pour en finir avec la giécologie

Préambule : c’est quoi la Terre ?

Voici la terre de loin (m’embêtez pas hein… ):

De près, on remarque qu’il y a de la terre ! un tiers pour être précis. Le reste c’est de l’eau.

Et qu’un tiers de ce tiers n’est pas fertile mais que le reste l’est.

Si on considère ce joli rectangle vert, il représente la partie de notre planète sur laquelle la vie terrestre a pu apparaître et évoluer. Comment ça s’est fait ? C’est une longue histoire que je connais mal, mais ça s’est fait. La vie est sortie de l’eau, et s’est accumulée sur la roche vierge, proche de l’eau. Elle est morte et de ses restes la vie suivante s’est nourrie, et ainsi de suite, des plus simples bactéries terrestres aux mammifères… L’équilibre entre vie animale et végétale, je n’en sais rien, mais le sol, et plus précisément l’humus, ça grouille de vie. Cet humus, c’est cette couche de cadavres qui s’est déposée sur la roche nue et où les végétaux sont aller planter leurs racines. Où des myriades d’insectes ont trouvé le moyen de survivre hors de l’eau, insectes qui à leur tour ont nourri une faune de plus en plus diversifiée.

Tout ça s’est passé sur ce joli rectangle vert, notre terre nourricière.

Conformément à notre désir de survie, nous avons tendu la main toujours, pour saisir ce dont nous avions besoin et que la nature nous offrait. Ainsi est la nature.

Un jour, nous avons eu plus peur que confiance. Ce jour-là nous nous sommes sédentarisés, avons créé la propriété privée et essayé de dompter la nature, qui bien-sûr s’est laissée faire. Ce jour-là nous avons fait un mauvais choix qui, déjà à l’époque, a fait l’objet d’âpres débats et occasionné de nombreux conflits. Hécatombe au Néolithique – YouTube Ce reportage l’illustre bien. C’est un documentaire sur les premiers sédentaires.

Aujourd’hui, nous avons tué la moitié de la nature qui existait sur terre avant notre développement. A un taux qu’on peut représenter selon : Land Use – Our World in Data :

Nous nous retrouvons face à une impasse. Si le carré vert foncé disparait, nous disparaissons nous aussi. Pourtant, nous continuons de grignoter, grignoter… moi ça me fait peur. On n’arrêtera jamais de grignoter tant qu’on croira qu’on peut le faire… Donc en 2100 il n’y aura plus de nature.

Je serais incomplet si je ne mentionnais pas le fait suivant : le carré vert foncé qui reste, et les six carrés bleus, on les empoisonne comme des cochons parce qu’on est cons et peureux, par exemple.

Voici donc notre belle planète aujourd’hui :

J’ai lu un résumé d’un rapport spécial du GIEC

Fuck tout bordel, fuck everything…

Les rapports du GIEC ne sont même pas traduits. They’re not even translated !!! Fuck, fuck, fuck.

Oui, voilà, j’ai eu envie d’aller lire à la source leur prose… il y a mille types de documents, tellement de documents qu’on s’y noie. Je me tourne vers un rapport spécial traitant d’un sujet qui me touche particulièrement : l’utilisation des sols. J’ai un gros préjugé contre le giec. Je leur reproche de ne considérer que le climat et d’ignorer l’écologie en général. Et comme on n’entend qu’eux… on fait tous pareil.

Je leur reproche de ne pas prendre en compte le fait que pour construire un jouet on va créer une mine à gauche, une décharge à droite, et une chaîne d’esclaves autour, au profit des quelques décideurs qui en plus les financent…

Je leur reproche de ne pas tenir compte de la perte de biodiversité qui n’est pas due au changement climatique. Si tout est dû au changement climatique, on continue notre cirque sans émettre de co2, et on n’a rien solutionné.

J’ouvre donc ce rapport et je lis ce qui est écrit en gras…

Special Report on Climate Change and Land — IPCC site « An IPCC Special Report on climate change, desertification, land degradation, sustainable land management, food security, and greenhouse gas fluxes in terrestrial ecosystems »

C’est quand-même très basé sur le changement climatique. Bon. Qu’est-ce que je vais lire ?

Résumé du chapitre désertification :

Au paragraphe désertification, je lis que le changement climatique en est une cause probable, mais que le principal facteur en est l’extension des terres agricoles couplée à une mauvaise gestion des sols. Après, ils disent que la pauvreté empêche d’investir dans des pratiques agricoles durables…

Mais bordel, à chaque paragraphe du résumé du chapitre, les mots « climate change » apparaissent… C’est bâti sur fond de « climate change » quoi qu’ils disent d’autre. Même quand ils disent extension des terres agricoles et mauvaise gestion de celles-ci, ils arrivent à mettre « and climate change » quelque-part.

Bref je continue, le changement climatique augmente la désertification… et aussi les risques liés à la désertification bin tiens…. La désertification et les changements climatiques induisent un appauvrissement des écosystèmes et de leur santé. La pression démographique et les changements climatiques vont réduire la résilience des populations concernées. La désertification exacerbe les changements climatiques. Des solutions locales existent qui réduisent à la fois la désertification et les changements climatiques.

Slm : sustainable land management = développement durable des sols

Ilk : indigenous and local knowledge = connaissances locales et indigènes

Slm et ilk sont positives mais demandent des moyens disent-ils… j’y crois pas… ça demande moins de moyens que d’acheter graines et engrais aux occidentaux. Sauf que peut-être pour eux, slm et ilk signifient acheter des produits futuristes écolo et bio aux occidentaux ? C’est toujours basé sur un sytème économique colonialiste et infantilisant, leurs solutions…

Pour finir le résumé : en augmentant l’accès aux « services climatiques », incluant des systèmes d’alerte anticipés et des capteurs technologiques, on contribue grandement à l’arrêt de la désertification. !!! C’est écrit tel quel !!!

Putain mais ce dernier point il me rend malade !!! C’est des blaireaux ou quoi ??? Donc voilà, j’ai raison, ils ramènent tout au changement climatique, comme ça ils ont toujours raison. Et ils ignorent les impacts écologiques de l’extraction/transformation/vente/élimination de leurs gadgets.

Fin du chapitre désertification.

Résumé du chapitre dégradation des sols :

Ça affecte peuples et écosystèmes, et c’est affecté par le changement climatique et ça y contribue. Le changement climatique exacerbe la dégradation des sols. Dégradation des sols et changement climatique affectent gravement humains et nature. La dégradation des sols affecte le changement climatique en absorbant moins de co2 et en en émettant plus. Les centrales à biomasse pour l’énergie ont des sérieuses conséquences pour la sécurité alimentaire et la dégradation des sols. Réduire l’utilisation non-soutenable de biomasse réduit les dégradations du sol et les émissions de co2 tout en étant bénéfiques socialement et économiquement. La dégradation des sols peut être évitée tout en étant aussi bénéfique contre le changement climatique. L’inaction poussera à réduire le co2 capté et augmenter le co2 émis et compromet la réussite du « 1,5 à 2° d’augmentation max ». Même si on fait tout comme il faut, il va rester des dégradations résiduelles. La dégradation des sols est un sérieux problème lié au changement climatique.

Fin du chapitre dégradation des sols.

Ok, donc là, j’ai résumé deux résumés de chapitres d’un rapport spécial du giec. Je veux le rapport qui parle de perte de biodiversité par suppression de l’habitât naturel bordel ! Qu’on arrête de me parler de co2 un peu, climat par-ci, climat par-là, nulle part on n’explique que s’il n’y a plus de nature, nous mourrons de faim.

C’est bon, je pose ce rapport… le giec, c’est des milliers (des millions ? lol) de personnes payées à ne rien foutre d’autre que nous guider dans une direction trompeuse. Ils refont leurs rapports, ils les vérifient cent fois, ils les reprennent en modifient un bout, les adaptent, les complètent, refont tous leurs calculs, font ça à longueur de temps… Avec leur puissance de communication et leur audience, c’est presque criminel de ne pas nous ouvrir les yeux sur ce qui est VRAIMENT grave à proche échéance : la disparition de la vie, l’annihilation pure et simple de la nature.

Pourquoi n’entend-on jamais parler de l’IPBES ? L’intergouvernemental panel sur la biodiversité et les écosystémiques services ? Parce que eux, si on les entendait, le monde s’arrêterait de tourner… Je ne sais pas. A creuser.

La vraie écologie selon moi

Bon… si je me résume… le giec ne pense qu’au changement climatique, et moi je pense que le problème écologique, c’est le fait qu’on détruit trop de nature et de biodiversité, quel que soit l’état du climat.

C’est-à-dire qu’on annihile simplement de la biodiversité et de la nature pour mettre à la place des pâturages et des monocultures. Là, il y a un levier d’action important à mon avis. Jusqu’à aujourd’hui, on a remplacé 50% des terres fertiles et, ce faisant, privé la biodiversité terrestre de 50% de son support. L’autre gros problème, hors changement climatique toujours, c’est que les 50% restants, on les empêche de vivre, on les pollue, on les restreint, on les dérange, on les chasse. On les empoisonne, quoi, que ce soit par la chimie partout, ou par nos décharges, nos lumières, nos bruits, nos ondes, etc.

Ce qu’on veut, c’est que la nature survive, car nous en avons besoin pour survivre. La nature, pour survivre, a besoin de diversité parce que ça lui permet d’être résiliente. Préserver la nature, c’est ça l’écologie.

Alors mon gros souci, à moi, c’est que quel que soit l’état du climat, on est en train de tuer la nature avec une application effroyable. La sixième extinction de masse n’est pas provoquée par le changement climatique, elle est provoquée par nos actions directes : notre empoisonnement des eaux et des sols (et de l’air aussi), et le remplacement d’écosystèmes durables et résilients par des monocultures ou du pâturage.

Le truc, si on prend le problème sous l’angle du changement climatique… c’est que ça n’empêche pas la mauvaise action de base : pomper la terre pour se faire des tunes. On peut pomper la terre pour se faire des tunes en ayant un bon bilan carbone. Par contre, si on prend le problème sous l’angle de la destruction des écosystèmes et de la perte de la biodiversité… Là on n’a plus le droit de pomper la terre, puisque ce faisant, on détruit de la vie. Donc il devient très compliqué de se faire des tunes…

Et là où je crois que le bât blesse, c’est que le giec croit fortement aux échanges économiques verts, à la technologie verte, à la croissance verte, à l’extraction verte, à la transformation verte, et aux décharges vertes. Donc si on les écoute, on ne fait rien pour la vie, rien pour la nature, rien pour l’écologie… On ne fait qu’agir sur un chiffre qu’on peut faire baisser de mille manières sans remettre en question notre système capitaliste qui autorise les pires destructions tant que ça rapporte des sous.

Et dans cinquante ans, on remarque que même les pommiers ne donnent plus de pommes et on fertilise à la pince à épiler comme en chine, on remarque que les animaux qu’on élève tombent de plus en plus malades et meurent sans qu’on puisse l’éviter, et qu’on ne trouve plus dans la nature des espèces pouvant les remplacer. On remarque que des forêts pourtant vierges meurent parce qu’il n’y a plus suffisamment de diversité pour garantir leur survie, on remarque l’absence de 90% des espèces d’oiseaux et la prolifération des insectes chiants comme les mouches. Pourtant on n’émet pas de co2, ah bin mince alors !!

Elle est là, l’urgence, bordel !! Qu’on ne touche plus un arbre ! Qu’on laisse la place à la nature de faire sa vie, nous en avons besoin !! C’est pas une histoire de co2, c’est une histoire de place pour la nature et de santé de celle-ci !! Qu’on la laisse faire le bordel dont elle a besoin !

J’ai vu cette vidéo à propos de co2 : Les subtilités de l’effet de serre – YouTube C’est le réveilleur qui nous montre comment le gain d’énergie de l’atmosphère terrestre est « calculé ». J’imagine que le type n’invente pas son calcul, et que voit-on ? Un micmac de chiffres éventuellement pertinents qui se termine par un misérable « +1 w/m2 » théorique du côté du gain énergétique du bilan de l’atmosphère… C’est pas du tout convainquant ! C’est une immense blague ! Surtout quand on continue de massacrer la nature en parlant de ça ! voir surtout entre 17:53 et 18:40 pour le bilan du calcul.

Le capitalisme et la peur

Nous sommes ridicules, avec notre intelligence et notre bonne volonté, de ne pas réussir à nous organiser mieux et dans le bon sens. Ça me rend malade. Il devient urgent de nous mettre d’accord au moins sur des principes de base. Par exemple, pour le giec, il y a consensus sur le fait que le capitalisme n’est pas le problème. Si on commençait par parler de ça au lieu de nous perdre dans des considérations sur comment le co2 émis est éventuellement transformé en degrés supplémentaires, on se rendrait service.

Donc voilà : urgence : nous devons adopter en commun (et à l’échelle planétaire idéalement) un principe de vie qui soit durable et raisonnable, une philosophie commune qui nous dit ce qui est bien ou mal et qui interdit toute destruction à moins qu’elle n’émane d’une nécessité !

Nous devons pour ce faire répondre ensemble aux questions que chaque humain se pose : que devons-nous faire sur terre ? Que devons-nous faire avec la nature ? Que devons-nous faire avec l’humanité ? Est-ce que la nature et l’humanité c’est la même chose ? Devons-nous vraiment faire quelque-chose ? Nous devons nous donner les moyens de survivre à la terre, nous devons préserver la nature parce que nous en avons besoin pour survivre, nous devons assurer la survie de l’humanité à long terme, l’humain et la nature c’est pas la même chose, il est de notre responsabilité de faire quelque-chose parce que nous voulons survivre. Facile.

Il en ressort qu’aujourd’hui nous devons coopérer pour espérer survivre à long terme. C’est tout le principe. En appliquant la loi du plus fort, nous mettons en danger notre survie, tandis qu’en appliquant la coopération nous favorisons la réussite de notre mission. Et donc maintenant on oublie le capitalisme destructeur qui ne fait que nous affaiblir globalement.

Je crois que la loi du plus fort est perpétuée par le capitalisme. Que notre peur les uns des autres permet à cette loi animale de nous guider, au lieu de notre intelligence. Que la coopération est plus bénéfique que la confrontation. Que préserver la nature est essentiel pour notre survie, mais que développer notre technologie fait partie de nos aspirations irrépressibles. Que ceux qui dirigent le monde sont les plus terrorisés de tous à l’idée de ne pas avoir plus de pouvoir que les autres. Et que de là vient le monde de merde qu’ils nous servent, bien volontairement. Que pour eux, dans leurs choix et dans leur philosophie de vie (s’ils en ont une, car c’est peut-être juste des gens possédés), il n’y a pas de mal à détruire tous les humains de la terre.

Je crois qu’ils font deux erreurs : la première est de croire qu’ils se rendent plus forts en s’opposant aux autres. La deuxième est de croire qu’ils pourront survivre même si la nature meurt. Et donc c’est d’eux que vient notre manière de penser et de vivre, et le giec n’est qu’un de leurs bras, et grâce à lui, ils nous aveuglent et nous dévient des combats qui ont vraiment de l’importance : le capitalisme et la loi du plus fort, leur origine el la solution commune qu’on peut apporter à ce problème.

Pas d’argent et pas de capitalisme, c’est un rêve que beaucoup ont caressé. Et oublié. Et pourtant… C’est d’une simplicité désarmante. Et à mon avis, le capitalisme est la cause première des destructions que nous infligeons à la nature. Les neuf dixièmes, peut-être les nonante-neuf centièmes de ce que nous produisons au détriment de la nature ne servent pas un besoin utile, mais juste un caprice. Et si on l’accepte, c’est parce qu’on rêve de ce petit caprice, parce qu’on nous y a fait rêver et parce qu’on a été faibles.

N’importe-quel quidam peut acheter une terre, la déboiser, et vendre les produits qu’il va fabriquer sur cette terre. On nous fait croire que la loi de l’offre et de la demande le demande… C’est un putain de mensonge, c’est un autre sujet, mais tous les sujets se rejoignent. La demande n’a forcé personne, elle a suscité l’avidité d’une personne qui aurait pu faire autre chose. Mais elle a eu envie de se faire des tunes, peut-être pour s’acheter des baskets, une télé et un vélo, alors elle est rentrée dans le jeu, a tué un morceau de nature, mis en place un système de production n’émettant pas de co2 et commencé à vendre ses produits… C’est d’un ridicule. J’ai en tête une vidéo de Tzitzimitl qui reprend des thèses d’un certain Graeber, et qui nous explique à quel point toute cette construction financière est hypocrite. L’origine du commerce (Graeber 1/2) – #EspritCritique 10 – YouTube

Pas d’argent, pas de capitalisme. Pas de peur, pas d’argent. Pas de capitalisme, pas de destructions de la nature. La lutte contre le changement climatique permet le capitalisme, mieux, elle l’encourage. La seule lutte écologique, aujourd’hui, pour nous, c’est la décroissance.

Un jour viendra…

Que chacun soit conscient qu’un jour viendra. Que chacun se prépare. Un jour, nous arrêterons de nous servir de l’argent, mais nous continuerons de travailler, au début, sauf que ce jour, nous ne travaillerons pas pour gagner de l’argent, nous travaillerons pour bâtir notre monde. Ce jour, ce matin choisi, nous irons travailler comme d’habitude, et en sortant du travail, nous irons faire nos courses comme d’habitude.

Le magasin sera ouvert, mais on prendra ce dont on a besoin dans les rayons sans payer. On fera le plein sans payer en rentrant. La station essence livrera de l’essence comme d’habitude et ce jour-là recevra une livraison d’essence qu’elle n’aura pas besoin de payer, comme la suivante. L’entreprise de transport ne sera pas payée, tout comme l’entreprise de raffinage. Chaque employé de chacune des entreprises citées terminera sa journée comme d’habitude, allumera la lumière et la télé en rentrant chez lui, et tout se passera bien. La raffinerie livrera de l’essence sans réclamer d’argent, tout comme le fournisseur électrique. De l’autre côté de la France ou du monde, une entreprise de pétroliers transocéaniques ne sera plus payée à partir de ce jour, mais continuera de travailler. Et où qu’il soit, chaque employé, chaque humain, pourra ce jour-là et tous les suivants aller prendre la nourriture dont il a besoin dans les magasins sans la payer.

Simultanément, une grosse organisation bienveillante supervisera la production de tout partout. En rassemblant d’abord les données par domaines, par région, en mettant en rapport les besoins et les capacités de production, des urgences seront immédiatement considérées, particulièrement là où la misère et la démographie rendent les situations critiques. Les forces de travail disponibles et les réseaux de communication seront gérés par cette grosse organisation qui immédiatement dirigera des groupes vers des travaux indispensables tout en stoppant ceux dont le travail inutile nous fait tous perdre du temps. Les bureaucrates du giec seraient parmi les premiers stoppés…

Immédiatement serait mis en place un fichier de disponibilités, et chaque tâche jugée utile se verrait partagée entre plusieurs travailleurs, suffisamment de travailleurs pour que très vite, le rythme de une semaine par an et par personne puisse être adopté. La grosse organisation dirigera ainsi les actions urgentes, par exemple acheminement de logement et de nourriture en utilisant les ressources les mieux adaptées.

Pourtant, les personnes arrêtées, au début, constitueraient l’exception. Il faudra continuer de travailler pour la plupart. Sans salaire. Je pense surtout aux établissements de santé et d’instruction. Aux services de communication, aux services publics. Que chacun continue de travailler et de consommer… très vite, la distribution des tâches et l’arrêt des tâches inutiles permettront de soulager tout-le-monde.

Une organisation supra-nationale ayant la mainmise sur les transports et la production de nourriture pourrait mettre fin à toutes les famines du jour au lendemain si on lui donnait cette possibilité. Il faut le faire.

Bientôt, divers produits inutiles ne seraient plus disponibles, et beaucoup de gens devront accepter…

C’est là où les gagnants d’aujourd’hui, par peur de souffrir d’un manque quelconque, s’effraient et refusent. Mais tout-le-monde se fera tellement confiance. On va les rassurer, ces gens. T’inquiète pas, tu peux pas acheter de nouvelles voitures, on n’en fait plus. Mais c’est pas grave… Non, tu peux pas aller passer le week-end à Ibiza, il n’y plus d’avions qui font ça…

Les pauvres d’aujourd’hui, les populations du sud… ils verraient qu’il n’y a plus rien à nous envier, et surtout, n’étant plus oppressés par la misère, ils construiraient leurs régions… Il faut que la grosse organisation soit honnête… ce qu’elle n’est pas aujourd’hui. Et le problème, c’est que les puissants d’aujourd’hui ont trop peur de perdre leur supériorité. Pourtant, ils auraient la liberté et tout le nécessaire pour vivre, comme tout-le-monde.

Nous devons arrêter d’avoir peur de retourner à l’âge de pierre. Quel discours simpliste et égoïste ! On a dit dans la philosophie qu’on a adoptée que la loi du plus fort, c’était terminé, parce qu’on a compris qu’elle ne se justifie pas entre nous, humains. Alors t’inquiète, vis ta vie, et prépare-toi au jour où on supprimera l’argent.

Si on laisse le WEF ou l’ONU être cette organisation supra-nationale, on a vu ce que ça donne : guerres, misère, famines, migrants, c’est n’importe-quoi.

Point suivant : faire participer la chine et l’inde. Eeeeeet oui, il faut y venir et y penser. Parce que sans eux… et sans les usa, d’ailleurs…. Bref il faut penser à tout-le-monde. Donc communiquer… Il faut préparer ce jour où il n’y aura plus d’argent sur tous les continents et mener une action commune.

Comment rassurer les gens ? Il faut que la loi du plus fort disparaisse de notre quotidien. Il faut qu’on soit tous conscients à chaque instant que notre but en tant qu’humains est de survivre. Il faut qu’on soit conscients que la place est suffisante sur terre même si on est vingt milliards, qu’on ne sera probablement jamais parce que, et ils faut aussi que les gens prennent conscience de ça, la transition démographique est là qui sans être une loi montre quand-même que l’augmentation des populations n’est pas exponentielle.

Trop bisounours ?

Le problème, c’est que je suis trop bisounours dans mon projet. Je connais très bien une grande ville d’Amérique du sud d’où ma famille vient globalement, et les gens, là-bas, si tu leurs dis qu’ils peuvent tout prendre sans payer, c’est l’émeute… bon, ici aussi.

Mais la loi du plus fort, ici, on l’a diluée, travestie… En Amérique du sud, c’est là à chaque instant, à chaque action, chaque geste ou parole, les gens se montrent forts. Bon, pas tous, mais beaucoup, beaucoup de jeunes très forts… Oui, c’est une histoire de proportions. Là-bas aussi il y a des gens sensibles et conscients, mais il faut bien comprendre que c’est beaucoup plus dur. La guerre pour avoir des nikes, là-bas, elle est inimaginable pour nous, ici, qui n’en avons rien à foutre ou presque, des nikes.

Et de cette guerre omniprésente naît forcément l’image d’un ennemi, et cet ennemi, là-bas, c’est le pauvre, l’indien, l’incapable qui n’a pas su se rendre fort et gagner de l’argent, et ce misérable, il est méprisé, fortement méprisé par les gens normaux (enfin, normaux…). Et donc le problème, c’est que quand on va expliquer aux forts de cette société pauvre que les pauvres ont aussi droit à la nourriture, aux vêtements, au logement, même si ça ne change rien pour eux, je doute qu’ils soient d’accord.

Même s’il n’y a plus de nikes ? Le problème c’est que d’une manière ou d’une autre, des gens qui ont peur voudront assurer leur survie, et s’ils ont peur des autres humains, ils vont se battre contre eux, se donner les moyens de les écraser, ils vont amasser des armes, faire des châteaux… Mais qu’ils fassent ce qu’ils veulent, non ? … à quoi va leur servir leur château ? Si on leur enlève le moyen d’exprimer leur supériorité par l’étalage des richesses, comment vont-ils se montrer supérieurs ? Là, ça peut soit partir en couille, s’ils font les mauvaises actions (ce qu’ils vont faire), soit ça peut se désamorcer s’ils renoncent à exprimer une quelconque supériorité.

Comment pourra-t-on montrer son pouvoir s’il n’y a plus d’argent ? En possédant d’autres choses… je sais pas, de l’or, des pierres précieuses, des œuvres d’art, des armes, des objets rares et luxueux, des bâtiments imposants… Mais qu’ils fassent tous ce qu’ils veulent, on s’en fout tant qu’on donne le nécessaire à chacun sur la planète. Que les riches continuent de jouer au riche tant qu’il y aura des matériaux à récupérer. De toutes manières ça va se tasser. Il n’y aura plus de quoi soutenir leur train de vie, et ils devront bon gré mal gré redescendre sur terre. Notre belle et douce terre… Ils n’y perdront pas au change.

Conclusion

Oui, les problèmes d’écologie sont secondaires dans notre lutte pour l’humain, et les problèmes de co2 sont secondaires en termes d’écologie. D’où, à mon avis, le rejet de beaucoup de personnes de l’écologie en général et du GIEC en particulier. C’est notre système animal permettant l’existence de la loi du plus fort à travers le capitalisme que nous devons combattre, au lieu de nous perdre dans des chipotages de bétail concernant d’incertaines conséquences d’émissions évitables.

Nous devons revenir aux bases. Nous sommes humains. Nous devons survivre. Nous sommes ensemble. Et là, comme par miracle, vous allez voir, la nature va reprendre des couleurs.

Mais avant tout nous devons nous mettre d’accord sur une philosophie commune. Telle devrait être notre priorité à nous tous qui voulons que l’humain et la nature vivent encore longtemps.

Je compte sur nous pour y réfléchir… et agir. Agir comment ? Répandre l’idée, préparer le jour où on se passera d’argent tout ensemble en même temps.

Tous les articles, la tribune libre et commentaires sont sous la responsabilité de leurs auteurs. Les Moutons Enragés ne sauraient être tenus responsables de leur orientation.

12 Commentaires

  1. Pour compléter, voilà ce que je viens de pondre il y a quelques minutes. Cela se contente de préciser certaines choses, mais c’est important aussi.
    http://assoc-resistance5g-nantes.eklablog.com/notre-avenir-se-joue-sur-la-terre-dans-le-ciel-et-dans-les-oceans-a213566521

  2. En un mot c’est du Communisme. Ce monde la s’appelle aussi le monde des Bisounours… être trop idéaliste n’améliorera pas la condition humaine dans son ensemble…

  3. merci pour cet article , d’une grande intelligence.
    le faux combat écologique que mènent les humains en déclarant la guerre au CO2 est ridicule. Le rêve fait avancé l’homme et celui que je viens de lire est je l’espère prémonitoire. l’écologie aujourd’hui n’est qu’une vaste fumisterie et comme il est si bien expliqué dans cet article, seul le modèle politique choisit est le cancer de notre monde. La croissance verte est quelque part comparable à un viol sensuel, mais ni l’un ni l’autre n’est quelque chose d’envisageable.

  4. Merci d’avoir lu! Merci Volti d’avoir permis la publication. C’est long 4400 mots! Je pensais pas…

  5. L’ultra capitalisme dont les ménétriers de sa danse macabre sont les tenants de la haute finance cassent pour ensuite reconstruire car ils ne savent pas faire autrement. Un coup on vous parle de croissance, croissance, croissance ( la pauvre Elisabeth Borne en parlait encore il n’y a pas si longtemps, pauvre gouyate) pour ensuite vous entraîner vers des guerres destructrices…..
    Leur idéologie se résume à profiter de toutes les opportunités pour amasser amasser encore et toujours plus. Une bande dessinée, à l’époque quand j’étais gamin, m’avait tchaflé car un des cartoons avait demandé à un esprit de posséder le pouvoir de transformer tout ce qu’il touchait en or…….effectivement il en eut le pouvoir, sauf que, du coup, il ne pouvait plus ni manger ni boire et encore moins bénéficier de l’aide d’autrui car tout se transformait en or physique. Le « Toujours plus » de François de Clauset, au départ destiné à culpabiliser des classes moyennes en mal d’équités sociales, est à retourner à cette bande de tarés.

  6. Que l’homme soit le plus bête et le plus destructeur de la Terre personne n’en doute. Mais il est aussi d’une incroyable vanité en voulant absolument s’attribuer le mérite exclusif d’être le seul et unique maitre de sa disparition et de la disparition de tout ce qui est vivant sur notre pauvre Terre. Cet orgueuil incommensurable lui fait donc refuser d’admettre qu’il n’est qu’un animal parmi les animaux et qu’il ne peut donc être que le ridicule jouet des forces immenses de l’Univers qui font que l’homme existe et qu’il disparaitra obligatoirement malgré lui et quoi qu’il fasse et que tant qu’il est présent sur cette Terre misérable il ne peut vivre qu’en équilibre contraint avec et par le milieu qui lui permet d’être tel qu’il est, c’est à dire pas grand chose. La pression régulatrice du milieu est une force infiniment supérieure à l’homme.

    • Donc peut-on agir sur notre environnement? Contrairement à vous, je pense que oui. On peut facilement détruire des écosystèmes. Annihiler la nature c’est autre chose et je ne crois pas qu’on puisse le faire.

      Mais peut-on construire notre environnement pour favoriser notre survie? Vanité ou histoire? Je crois que c’est possible, qu’on peut le faire, et qu’on l’a peut-être déjà fait et qu’on a envie de le refaire.

      Je crois surtout qu’on est plus que des animaux. C’est aussi pour ça qu’on ne doit pas laisser des lois animales nous diriger selon moi. Notre force organisatrice est extraordinaire aussi.

    • Je crains, JPP, que l’homme ne soit un sous-animal qui court à sa propre déchéance parce qu’il a perdu le sens commun des animaux, leur ressenti du danger, leur sens de la communauté, au profit de ce qu’il croit être de l’intelligence : c’est d’ailleurs pourquoi il se dépêche de confier celle-ci à des machines, qui sous sa direction font n’importe quoi. N’est-ce pas suicidaire ?

  7. Merci pour ce texte, copieux mais très intéressant.

    Pour ma part, je suis d’avis qu’un autre acteur joue un rôle (sciemment?) méconnu/ignoré sur le climat terrestre. En effet, la théorie de l’effet papillon va comme un gant au soleil. Si sa température varie ne serait-ce de quelques degrés, quelles sont les conséquences pour la terre?

    Et, je n’y résiste pas, une petite citation toujours d’actualité pour la route: « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. » (Sitting Bull?)

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