Promenades en ville dans une France horriblement délabrée

partie I : le paysage physique

Beaucoup de zombis masqués dehors, et depuis des mois, alors que cela n’était même plus obligatoire.

Une toute jeune fille qui fait son jogging bâillonnée (en extérieur, avant que le bâillon n’y ait été rétabli) et qui n’arrive pas à respirer, mais qui n’ôte pas pour autant sa muselière, et n’a pas même le réflexe de simplement la baisser.

Un homme qui nous répond : « Ah, le masque, il faut jamais s’en séparer, c’est pour notre santé » . Il n’est quand même pas allé jusqu’à clamer « C’est sacré », mais l’idée n’était probablement pas loin.

Une vision d’horreur dans le RER, difficile à rendre : notre wagon et un TGV qui roulent côte à côte, au ralenti, et ce train qui défile sous nos yeux, lentement, avec, partout, dans chaque compartiment, dans tous les fauteuils, des êtres enfermés dans leurs masques.

Des gens qui ne se serrent même pas la main, exécutant docilement les gestes que leurs maîtres leur ont appris, comme de véritables singes dressés : poing contre poing.

Devant un supermarché, deux employés pratiquant le coude contre coude.

Des rats. Des graffitis.

Devant un laboratoire d’analyses médicales, à 7h20 du matin, une queue invraisemblable de masques. Pour se faire tester ? Plus vraisemblablement, pour se faire injecter.

A 11 heures du matin, toujours une longue file devant ce laboratoire.

Propos tenus par une nana près de cette file, et happés au passage : « Je fais pas de politique. Mais, ça doit être difficile en ce moment pour Macron d’être là où il est … » . Le pauvre, on en pleurerait … Mais, alors, qu’est-ce que cela doit être pour les salariés privés de toute rémunération parce qu’ils ont refusé de se laisser inoculer on ne sait quel produit expérimental …

Quant à ne pas s’occuper de politique, malgré tout ce qui se passe … Tu as raison, continue comme ça, du moment que la politique, elle, s’occupe des connes comme toi …

De telles queues, du matin au soir, tous les jours, combien d’individus cela représente-t-il ? Si ces individus se battaient au lieu d’aller gaiement à l’abattoir, combien de combattants cela ferait-il ?

Dans un petit salon de coiffure, le coiffeur salarié qui n’a rien de mieux à faire que d’infliger BFM TV ou une chaîne similaire à ses clients – un véritable déluge de propagande. Il faut le voir, qui boit, avale et gobe tout ce que serine la télé. Il nous sort qu’on ne peut pas fêter vraiment Noël ou la nouvelle année « à cause de cette maladie … on peut rien y faire … » .

Dans un autre salon de coiffure, l’employé qui nous avait lâché, il y a déjà plusieurs mois : « ils veulent qu’on se vaccine … on peut rien y faire » …

Des brasseries qui, à peine rouvertes après des mois de fermeture, se sont empressées d’allumer aussi leurs grands écrans de télévision, matraquant leurs clients avec cette désinformation éhontée qui ne cesse de justifier les confinements et fermetures de commerces.

Des consommateurs dans les cafés et aux terrasses, malgré l’obligation du passe. Des gens qui se sont fait injecter n’importe quoi afin de pouvoir déguster leur petit noir tout en grattant des grilles de Loto ou de Keno, ou tout en lisant des torchons du genre Le Parisien.

Une espèce de comptoir donnant sur le trottoir, sans locaux intérieurs, avec quelques tables et chaises dehors, et dont l’employé nous signale qu’il faut un passe « sanitaire » . Juste pour un expresso en extérieur, et alors qu’à cette heure matinale, il n’y a strictement personne …

Des SDF.

Près de la gare de Bercy, non loin du ministère des Finances, un véritable camp de migrants qui est en train de se constituer : des pauvres d’Afrique noire, d’autres de type oriental, et même certains qui parlent espagnol, venus peut-être d’Amérique latine ou centrale. Vendredi 31 décembre 2021, 36 tentes sur un trottoir, et 4 ou 5 autres malheureux sur le trottoir d’en face, parfois sous un carton, parfois allongés par terre sans tente ni carton ni rien.

Un nombre en constante augmentation ces derniers jours. Qui leur donne le mot ? Qui leur signale qu’il y a là un endroit où s’installer ? Qui les envoie, peut-être ? Dans quelque temps, ce sera la Porte de la Chapelle, ou Calais …

Un paysage physique laid, désastreux, sale, répugnant, qui n’est malheureusement que le visage d’un paysage mental tout aussi dégradé …

A suivre : partie II : le paysage mental …

SELLAMI

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