Agnès Buzyn ou la médiocratie à l’honneur

Si certains ne jurent que par la « méritocratie », ce Gouvernement pratique allègrement la « médiocratie ». L’arrogance des élus de la République en Marche (arrière ?) s’était faite jour dès le début du mandat d’Emmanuel Macron et n’a cessé d’être la marque de fabrique de ce mouvement qui voulait tout changer. Mais en plus de cette arrogance débridée, il semble que l’on ne cultive que le mérite aux plus médiocres, comme une ultime provocation. L’an dernier, Karine Lacombe, l’infectiologue des plateaux de télévision dont les conflits d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique ne sont un secret que pour ceux qui ne veulent toujours rien voir, recevait la Légion d’honneur. Pauvre distinction qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et qui vient d’être décernée à deux figures de la stratégie catastrophique de notre pays.

Effectivement, cette haute distinction a été attribuée à Jean-François Delfraissy dont on connait les errements et les erreurs, mais aussi et surtout à Agnès Buzyn. L’ancienne ministre de la santé, actuellement mise en examen pour mise en danger de la vie d’autrui au début de la gestion de la crise sanitaire. Rappelons aussi qu’elle avait démissionné en se consacrant aux élections municipales de la ville de Paris où sa défaite n’avait été une surprise que pour elle-même. Une Agnès Buzyn « placée » tout d’abord à l’OMS en Suisse, ce qui en soi était déjà une belle provocation, avant de diriger l’académie de l’OMS à Lyon. Une nouvelle école visant à former les médecins à la gestion de crise sanitaire, on croit rêver !

Arroser les petits copains (et copines, pas de jaloux), fait partie du jeu des élus en fin de mandat, mais cette nouvelle provocation en dit long sur le mépris de ce Gouvernement pour ses propres citoyens. Toutefois, comme la majorité des français (salut les moutons) trouve cela normal et ne réagit pas, pourquoi donc se priveraient-ils ? J’imagine bien que s’il était français, Albert Bourla (PDG de Pfizer) serait sur la liste. Reste plus qu’à décorer, à titre posthume certes, Jacques Mesrine et François Besse, cette fois ce serait raccord.

Sylvain Devaux

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