A-Cova-lypse Now

Image d’illustration/123.RF

Tant qu’à faire, soyons fous. Puisque nos idées nous collent la cible de « complotiste » dans le dos, alors qu’elles relèvent pourtant du simple bon sens conjugué avec un élémentaire principe de précaution, on va aller jusqu’au bout du raisonnement et imaginer ce qui pourrait se passer si…

Toute ressemblance avec des évènements existants est purement fortuite.

Dans un futur totalement imaginaire, les habitants de la Terre, par peur d’une maladie annoncée comme terriblement mortelle, ont remis, une nouvelle fois, leur sort entre les mains des dirigeants, des scientifiques et des sociétés pharmaceutiques. Des milliards de doses d’un remède miracle doivent leur être administrées avec un spray nasal. Effet garanti. Guérison en trois jours. Aucun effet secondaire. Si, si… Promis juré, pas le moindre.

Avec le souvenir de ce qui s’était passé des années auparavant avec une vague histoire de soi-disant vaccins contre une soi-disant grippe (et beaucoup trop de morts au compteur à cause des premiers), les gens sont devenus très méfiants, créant même des réseaux hors des réseaux pour s’alerter et se tenir au courant. Cette fois, après des millions de « sprayés », silence radio. Pas le moindre écho. De vraies guérisons et aucune séquelle due au médoc. Tout devrait donc être pour le mieux. C’est sans compter avec la complexité et la logique très spéciale d’Homo sapiens. Trouvant ce silence tout aussi louche que l’avait été le battage médiatique de la génération précédente, il s’est braqué tout net comme la génération précédente l’avait fait. Alors tout a recommencé…

Bien sûr, cela ne s’est pas fait en un jour. Le lavage de cerveau, l’encerclement, les restrictions se sont réinstallés, de manière progressive pour tenir tranquilles les moutons allant à l’abattoir (ou la grenouille dans sa casserole, selon ce que vous préférez). Car oui, cette fois il y a bien un abattoir au bout de la route (à lire « Eternity Express » de Jean-Michel Truong) mais tout a été fait pour le masquer aux regards, les mensonges des gouvernants, des médias et des hommes de science, l’évaporation de statistiques fiables, la manipulation et la malhonnêteté intellectuelle (pourquoi changer une recette qui marche si bien ?). Des révoltes se sont élevées çà et là, mais en fin de compte, pas de révolution: le troupeau a entraîné beaucoup des récalcitrants dans son sillage.

Et finalement est arrivé le jour où, eurêka, la population mondiale s’est retrouvée « sprayée » à soixante-quinze pour cent. Le conclave des dirigeants (pas les politiciens officiels… les autres) a constaté que « tout cela était beau et que cela était bien » et qu’il était temps de passer à l’étape suivante, à savoir relâcher dans la nature (dans l’eau, l’air ou les aliments, allez savoir) une nouvelle petite particule tout à fait inoffensive en temps normal mais qui, en entrant en contact avec le sang des « sprayés », les enverrait ad patres. Aussitôt dit aussitôt fait. Le grand ménage a été lancé sous les acclamations de milliers d’ultra-nantis rêvant de s’offrir non plus une île déserte, mais des continents entiers vidés de leurs populations (relisez si vous l’avez dans votre bibliothèque « La vérité avant-dernière » de Philip K. Dick, oui, je sais, cela date d’il y a longtemps).

Cette nouvelle étape a elle aussi été couronnée de succès. En quelques mois, la terre a vu disparaître des milliards d’êtres humains. La « moisson » a été si rapide et violente que personne n’a eu le temps de réagir, de trouver une parade, de faire payer les coupables. Le conclave a exulté: bientôt la terre allait retrouver sa pureté originelle et tous ses membres seraient là pour en profiter. Dans un premier temps, ils se sont chaudement congratulés du déroulement magistral de leur plan… sauf que…

Sauf que… la production alimentaire a été anéantie faute de bras (RIP les agriculteurs, les éleveurs, les maraîchers, et toutes les autres sortes de producteurs).

Sauf que… les industries se sont retrouvées à l’arrêt faute d’ouvriers, de produits et de moyens de transports (adieu le personnel de navigation pour les bateaux, les avions, les trains, les camions…)

Sauf que…dans tous les pays, les soignants ont succombé, à tous les niveaux hiérarchiques, les jeunes, les expérimentés, les professeurs, tous obligés qu’ils avaient été par leurs hiérarchies de se soumettre au remède salvateur. Et avec eux, ont disparu toutes les expériences, les techniques et connaissances accumulées depuis des générations.

Sauf que… les militaires qui avaient été exemptés de la potion miracle étaient, eux, bien vivants, et prêts à en découdre.

Sauf que… des milliers de satellites en orbite autour de la terre ont commencé à tomber.

Sauf que… plus de quatre cents centrales nucléaires ont continué à tourner alors que les spécialistes n’étaient plus là pour les contrôler. Quand les premières ont explosé, le conclave a commencé à se rendre compte qu’il y aurait un souci…

(j’arrête là cette liste mais rien ne vous empêche de la continuer)

 

Naëlle Markham

 

Une objection que je vois arriver. Bien évidemment, le conclave en question fera tout ce qu’il faut pour que les personnes nécessaires à son confort, sa santé et à sa sécurité soient toujours là. Il va probablement les « vacciner » pour qu’elles survivent. Mais s’il y a bien un proverbe qui s’applique dans ce cas, c’est celui-là: « il diavolo fa la pentola ma non il coperchio » (le diable fabrique la marmite mais pas le couvercle, à savoir qu’il est préférable de ne pas planifier des actions maléfiques (ou même simplement malhonnêtes) car elles risquent de se retourner contre la personne qui les a planifiées et commises.). D’autres parleraient de « karma ».

 

6 commentaires

  • xelnaga

    Bonjour,
    Je crois que l’on s’est plus ou moins compris.
    Sauf que dans tous vos « sauf que », vous n’avez pas pris en compte l’armée de robots qu’ils se préparent ; )

  • criminalita

    Désolé mais comme les 75% ne seront plus de ce monde c’est sûr qu’ils pourront fermer toutes les centrales atomiques et vivre qu’avec l’éolien et le solaire.

    • Juste un petit hic: une centrale atomique, cela ne se « ferme » pas comme ça https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif. Et pour poursuivre le solaire ou l’éolien, il faut des cerveaux, des matières premières, des moyens de transport, etc., etc.. Itou pour l’électricité. Avec un peu de chance, la seule chose qui restera, ce sont les feux de cheminée…. Bienvenus dans le nouvel âge de pierre irradié (et radieux) https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

      Mon « scénario » parle de 75% de « sprayés », mais vu « le diable et sa casserole », combien mourront réellement? Combien de survivants dans chacun des domaines où une technologie de pointe est exigée? Le quidam lambda comme saura juste appuyer sur l’interrupteur de la lumière et actionner le robinet de l’eau et si plus rien ne se passe, zut alors, on ne se transformera pas en McGyver pour autant.

      La seule chose qui pourrait aujourd’hui modérer la paranoïa, c’est de se dire qu’aucun Etat « sensé » ne peut se permettre de lancer une guerre biologique car l’effet boomerang est certain et garanti. Seulement, voilà, il n’y a pas que les Etats…

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