« Etats-Unis, l’inflation atteint les 5% ! » L’édito de Charles SANNAT

Charles Sannat pour Insolentiae

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

On continue à surveiller l’inflation et elle continue, comme prévue, de monter.

Selon les dernières données, « les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu en mai, ce qui pourrait alimenter les craintes d’une accélération de l’inflation susceptible de conduire à un resserrement monétaire prématuré.

Selon les données du département du Travail publiées jeudi, l’indice des prix « Core CPI », qui mesure l’évolution des prix hors alimentation et énergie, est ressorti en hausse de 0,7 % le mois dernier par rapport à avril et de 3,8 % sur un an.

Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 0,4 % sur le mois et de 3,4 % sur un an.

Une mesure plus large de l’inflation dite CPI donne une hausse de 0,6 % sur un mois en mai, après +0,8 % en avril, et de 5,0 % sur un an, ce qui constitue la plus forte hausse enregistrée depuis 2008 (après +4,2 % en avril) ».

Il faut donc garder les deux yeux grands ouverts sur cette histoire d’inflation, mais ce n’est pas tout.

L’autre sujet connexe ce sont les pénuries.

Vous êtes nombreux à me faire part des pénuries diverses et variées auxquelles vous êtes confrontés ce qui me permet d’avoir une vision assez large de la situation. Même si je ne peux pas répondre personnellement à tous vos messages, j’arrive encore à tous les lire ou presque !

Pour tout vous dire, les pénuries sont bien plus nombreuses que la hausse des prix n’est forte.

Face aux nombreuses pénuries, les prix et les ajustements via le prix payé devraient être beaucoup plus violent et rapide.

Pour le moment les contrats « cadres » les accords passés avec la grande distribution etc, ont permis de limiter le choc et de rendre la hausse des prix encore peu visible pour les particuliers.

Cela changera comme je vous l’ai dit en septembre. Vous avez donc intérêt à stocker et acheter ce qui vous est indispensable le plus rapidement possible. Si les prix montent de 10 %, mieux vaut acheter immédiatement ce dont vous aurez besoin demain, car avec un Livret A à 0.50 %, si vous économisez 10 % de hausse de prix, vous avez en réalité un rendement indirect de 9.5 % !!

Pourtant, ceci étant dit, il y a quelque chose qui me chagrine.

C’est la raison des pénuries.

Il n’est pas possible au moment où j’écris ces lignes d’expliquer l’ampleur des pénuries par le Covid et la pandémie.

Ce n’est pas l’explication.

Si les pénuries ne sont pas liées à la pandémie c’est qu’il se passe autre chose.

Mais quoi…

Posez-vous cette question.

Elle est cruciale.

Quelle est la cause des pénuries ?

Quelle est la cause des pénuries ?

Quelle est la cause des pénuries ?

Quelle est la cause des pénuries ?

Je vous laisse, j’ai encore quelques recherches à faire pour répondre à cette question qui va vous valoir un petit communiqué spécial sous la forme d’un Flash Stratégies dans les prochaines heures/jours.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

4 commentaires

  • kalon

    Bizarre en effet, alors que le baltic dry index est en hausse !
    Quoiqu’il avait affiché une hausse record lors de la crise de 2008 également :-(

    Hors, partant du principe que le Covid n’a certainement pas arrête les capacités de production des matières premières, ou pourrait se situer le goulot d’étranglement ?
    – Mise en chômage des containers de transport par la Chine vu que c’est la Chine qui dispose du plus grand nombre de containers ?
    – Gel des flux financiers destinés au paiement des matières premières ?
    Là, ce serait la City qui serait à la manœuvre !
    – Les deux ? mais là ce serait les actes préparatoires au « Great resset » si chère aux éminences de Davos !

    Une chose me semble certaine, ces pénuries sont tout, sauf naturelles ! ;-)

    • denf

      Et si l’idée derrière l’accélération du plan qu’on vit actuellement (dont les pénuries font partie) était d’économiser les réserves de pétrole?
      Il en resterait pour 48 ans avant épuisement total au rythme actuel, beaucoup moins sachant que les réserves prouvées ne pourront pas toutes être exploitées.

      On pourrait envisager que nos parasites supérieurs qui contrôlent ce marché préfèrent se garder ce qui reste pour leur usage personnel et leur protection, histoire de pouvoir continuer à nous dominer pendant encore quelques siècles… https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

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