Sputnik V – L’Ukraine refuse d’enregistrer le vaccin russe contre le coronavirus

Pourquoi ne mettons pas en balance, le vaccin russe Sputnik V, élaboré de manière conventionnelle, avec celui à ARNm prêt en quelques mois, des firmes Moderna, Astra-Zénéca et Pfizer-Biontech dont on ignore tout quant à leurs effets, qui n’ont jamais été utilisés sur des humains ? Il y a un sacré problème d’éthique médicale, puisque plusieurs phases ont été écartées (à cause de l’urgence !??) pour passer directement à l’humain et, quand des sommités mondiales font part de leurs doutes, qu’ils sont censurés partout, ça doit inciter à se poser des questions sur le but réel de cette expérience mondiale. Qui sont les vrais « charlatans » dans cette histoire ? De plus, quand la politique, les conflits d’intérêt, la corruption s’en mêlent, c’est l’apothéose ! Le consentement libre et éclairé ne peut plus être invoqué. Il y a des morts jeunes après la vaccination au Portugal, en Grèce mais, le « vaccin » n’y est pour rien paraît-il ! Depuis combien d’années les chercheurs font-ils appels aux dons via les téléthon et autres pour leurs thérapies géniques contre la mucoviscidose, le Sida, le cancer ? Ils n’ont toujours rien trouvé. Là en 8 mois, ils ont la solution pour le Covid ? Un vrai débat public devrait être exigé et on devrait parler des vaccins russe (que la Russie met à la disposition de tous) et chinois conventionnels, d’autant que la France dépend (comme d’hab) des décisions des autres, elle n’aura pas les doses en temps et en heure, ce qui va l’obliger à mélanger des mixtures de différents labos. Avec quelles conséquences, à quel prix ? La russophobie n’explique pas tout. Partagez ! Volti

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Par Christelle Néant pour Donbass-Insider

Suite à la requête d’enregistrement en Ukraine du vaccin russe Sputnik V déposée par la société Biolek, basée à Kharkov, les autorités ukrainiennes ont opposé une fin de non-recevoir sous un prétexte bidon, alors que le pays a interrompu les négociations visant à signer un contrat d’approvisionnement pour un vaccin contre le coronavirus.

La société Biolek demande l’enregistrement du vaccin Sputnik V en Ukraine

Le 30 décembre 2020, la société Biolek, basée à Kharkov, un des fleurons de l’industrie pharmaceutique ukrainienne, qui a la capacité de production et le personnel qualifié nécessaires pour produire un vaccin contre le coronavirus, a déposé auprès du ministère ukrainien de la Santé une demande d’enregistrement pour le vaccin russe Sputnik V. Le but de cette demande était de pouvoir produire le vaccin russe directement en Ukraine, et d’assurer ainsi rapidement la vaccination de la population ukrainienne.

Le parti de la « Plateforme d’Opposition – Pour la Vie » qui a révélé l’information, a rappelé que le vaccin Sputnik V, développé par le centre russe Gamaleya, est le seul vaccin au monde contre le coronavirus à bénéficier d’une autorisation de transfert de technologie. En clair il s’agit du seul vaccin au monde qui peut être produit par d’autres sociétés ou institutions que celle qui l’a développé (à savoir ici le centre Gamaleya).

C’est d’ailleurs l’un des arguments, avec son taux d’efficacité et son innocuité, qui a attiré l’engouement de plus de 50 pays qui ont demandé pour certains à pouvoir produire le vaccin Sputnik V localement.

Le centre Gamaleya ayant déjà donné son accord pour la production du vaccin Sputnik V en Ukraine, suite à des négociations menées par Viktor Medvedtchouk de la « Plateforme d’Opposition – Pour la Vie », ne restait plus qu’une décision des autorités ukrainiennes pour pouvoir lancer la ligne de production.

La société Biolek, qui est un candidat parfait pour produire ce vaccin, a donc demandé aux autorités ukrainiennes compétentes de valider l’enregistrement du vaccin russe Sputnik V en Ukraine, condition sine qua non pour pouvoir lancer la ligne de production à Kharkov.

En cas de réponse positive des autorités ukrainiennes, il suffirait de deux semaines pour transférer la technique et les souches pour produire le vaccin, et de 3 à 6 mois pour organiser la production.

Mais une réponse positive du gouvernement ukrainien était peu probable au vu des déclarations négatives répétées concernant le fait d’acheter ou de recourir au vaccin russe contre le coronavirus. Une position que Viktor Medvedtchouk a qualifiée de criminelle.

« Le refus des autorités ou toute entrave à la procédure légale d’enregistrement du vaccin contre le COVID-19, Sputnik V, en Ukraine sera une preuve de l’intention criminelle des autorités de priver les citoyens ukrainiens de leur droit à recevoir une protection médicale contre ce fléau du 21e siècle – le coronavirus. Nous défendrons sans relâche le droit de nos citoyens à la protection de la santé, garanti par la Constitution de l’Ukraine, et nous nous efforcerons de traduire en justice ceux qui, répondant à la demande des maîtres de l’Ukrainequi se trouvent de l’autre côté de l’océan, empêcheront la protection de la vie et de la santé des citoyens ukrainiens », a déclaré Viktor Medvedtchouk.

Les autorités ukrainiennes refusent le vaccin russe sous un prétexte bidon

Au vu du degré stratosphérique de russophobie au sein des autorités ukrainiennes, beaucoup s’attendaient à une réponse négative. Surtout après que le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitri Kouleba, ait qualifié le vaccin Sputnik V « d’arme hybride » de la Russie (rien que ce qualificatif donne une idée du niveau de psychose de la personne qui l’a prononcé).

La seule question était de savoir sous quel prétexte les autorités ukrainiennes allaient refuser la demande de la société Biolek. Et la raison avancée par le gouvernement ukrainien est que seuls les vaccins contre le coronavirus ayant passé avec succès la troisième phase d’essais cliniques seront autorisés en Ukraine.

Le Vice-ministre ukrainien de la Santé, Viktor Liachko et le chef du comité parlementaire en charge de la santé, Mikhaïl Radoutski sont même allés plus loin dans le mensonge en assurant que l’Ukraine ne pouvait pas enregistrer légalement un vaccin qui ne répondrait pas aux exigences de l’OMS et des pays ayant une politique règlementaire stricte comme les États-Unis, l’UE, la Suisse ou le Japon.

Le problème c’est que cette excuse est un énorme mensonge. En effet, en plus d’avoir fait une demande de vaccins « occidentaux » via le mécanisme COVAX, l’Ukraine souhaite acquérir le vaccin chinois Sinovac. Or le vaccin chinois n’a pas terminé sa troisième phase d’essai et n’est enregistré dans aucun des pays cités par les deux officiels ukrainiens.

Le mensonge des autorités ukrainiennes est tellement flagrant que le président de la chambre nationale des médecins, Sergueï Kravtchenko, l’a publiquement dénoncé comme tel !

Il a souligné qu’en février 2020, l’OMS a défini des critères pour le développement d’un vaccin contre le coronavirus et recommandé à tous les pays de passer sur une procédure d’enregistrement d’urgence des vaccins dans le cadre de la pandémie.

Sergueï Kravtchenko a fait remarquer que huit vaccins contre le coronavirus ont été enregistré dans le monde selon cette procédure spéciale, alors qu’aucun d’entre eux n’a pleinement achevé sa troisième phase de tests cliniques.

En clair, quel que soit le vaccin que l’Ukraine veut se procurer, aucun ne correspond aux critères énoncés par les autorités de Kiev.

Face au manque de raison sérieuse pour refuser l’enregistrement du vaccin russe Sputnik V en Ukraine, les députés de la « Plateforme d’Opposition – Pour la Vie » sont en train de collecter des signatures dans le pays afin de faire pression sur les autorités et les amener à revenir sur leur décision.

Le scandale du refus du vaccin russe Sputnik V en Ukraine cache un autre scandale

Car en regardant la situation de plus près on se rend compte que le refus par l’Ukraine du vaccin russe Sputnik V cache un autre scandale concernant les vaccins contre le coronavirus.

En effet, le contrat mis en avant par le gouvernement ukrainien pour la fourniture de vaccins contre le coronavirus est loin d’être réellement conclu ! Pire, la façon dont les négociations ont été menées pourrait amener l’Ukraine à payer ses doses de vaccin plus cher que ce qu’elle devrait.

La situation a été dénoncée par Arsen Joumadilov, le directeur général de l’entreprise publique ukrainienne d’achats médicaux. L’entreprise avait négocié la livraison de 8 millions de doses de vaccin via le mécanisme COVAX, et 1,9 millions de doses du vaccin chinois.

Mais lorsque l’entreprise publique demande une garantie bancaire pour le paiement anticipé des doses de vaccins (ce qui est normal vu le passif d’impayés de l’Ukraine dans bien des domaines), le ministre ukrainien de la Santé a pris ses distances avec les négociations menées par elle, et alerte le Premier ministre sur l’interruption des négociations avec les fabricants de vaccin à cause des actions de l’entreprise d’État.

Le Premier ministre ukrainien ordonne alors de négocier avec le marché exclusivement par l’intermédiaire du ministère de la Santé. Or, en écartant l’entreprise publique de la négociation, le ministre de la Santé s’est privé d’un levier de pression concurrentielle qui aurait pu permettre de faire baisser le prix d’au moins un dollar par dose. Et surtout en interrompant ainsi les négociations, les autorités ukrainiennes se retrouvent avec un contrat qui n’est toujours pas signé !

Cette situation a été dénoncée par Illia Kiva, un député de la « Plateforme d’Opposition – Pour la Vie », qui a déclaré que le but pour Liachko et Radoutski est de se faire bien voir auprès de Washington, et peu importe si leurs décisions coûtent la vie aux Ukrainiens.

« Nous nous souvenons bien de la façon dont ces deux escrocs [Liachko et Radoutski – NDLR] ont gagné de l’argent au début de 2020 en vendant à l’étranger des masques de la réserve d’État, exposant le pays à la maladie. Aujourd’hui encore, ces canailles cherchent un moyen de tirer profit de l’achat de vaccins et de gagner la faveur de l’ambassade américaine. Si le vaccin russe était produit à l’intérieur du pays, ce serait beaucoup plus difficile ! », a déclaré le député.

Pour Kiva, les décisions de ces responsables ukrainiens peuvent avoir de grave conséquences en matière de santé en Ukraine.

Surtout que d’après les derniers chiffres, l’Ukraine en est déjà à plus d’un million de cas de COVID-19, et plus de 19 000 morts, et que les différents pays dans le monde se battent pour obtenir la priorité en matière d’accès aux doses de vaccins.

Or face aux pays occidentaux, l’Ukraine ne fera le poids et passera en dernière auprès des fournisseurs. Un problème qui ne se serait pas posé si les autorités ukrainiennes avaient accepté de produire le vaccin Sputnik V en Ukraine. Le pays n’aurait alors plus été tributaire des choix des fournisseurs étrangers en produisant lui-même les doses de vaccin dont a besoin sa population.

Mais les autorités de Kiev semblent considérer qu’il vaut mieux sacrifier les Ukrainiens, plutôt que de devoir remettre en cause la propagande anti-russe officielle, sans parler de la possibilité de se mettre quelques billets dans la poche au passage.

« Alors étouffez et mourez jusqu’à ce qu’ils obtiennent le bon contrat avec un bon pot-de-vin et des primes pour le sabotage, le lobbying et la trahison ! », a déclaré Kiva.

La décision des autorités ukrainiennes de refuser d’enregistrer le vaccin russe Sputnik V, pour cause de russophobie maladive, alors qu’elles sont toujours incapables de fournir une autre alternative crédible à leurs citoyens (car même en cumulant les 8 millions de doses via le mécanisme COVAX et les 1,9 millions du vaccin chinois l’Ukraine est très loin d’avoir de quoi vacciner toute sa population contre le coronavirus), montre clairement que le gouvernement de Zelensky se fiche comme d’une guigne de la population ukrainienne, qu’il est prêt à sacrifier sur l’autel de sa guerre imaginaire contre la Russie.

Christelle Néant

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