Vladimir Poutine réélu haut la main – L’élection présidentielle russe se transforme en plébiscite | C. Néant

Source Christelle Néant pour Ir-Press.ru

Photo : Administration présidentielle russe

À l’issue d’une élection présidentielle dont le taux de participation est de 77,44 % (soit le taux de participation le plus élevé de l’histoire russe), Vladimir Poutine a été réélu à la tête de la Russie avec plus de 87 % des voix. Un score record qui sonne comme un plébiscite de la politique de Vladimir Poutine par le peuple russe.

En République Populaire de Donetsk (RPD), l’élection présidentielle russe a commencé dès le 10 mars 2024, par le vote anticipé à domicile. À cause des bombardements de l’armée ukrainienne et des risques d’attentats terroristes de la part de Kiev, la commission électorale de la RPD a décidé d’étaler le vote sur plus de jours que dans les autres régions de la fédération de Russie, et d’utiliser le système de bureaux de vote mobiles, déjà utilisé lors des deux dernières élections. Le but étant d’éviter d’avoir une trop grande concentration de civils dans les bureaux de vote, au cas où l’armée ukrainienne déciderait de les bombarder.

Ce système de bureau de vote mobile est très pratique pour les gens travaillant y compris le week-end (comme ce fut mon cas par exemple, voir ci-dessous), pour les personnes âgées et celles à mobilité réduite, qui peuvent ainsi voter sans sortir de chez elles.

Bien sûr, afin d’assurer la sécurité des membres de ces commissions électorales mobiles (qui sont majoritairement des femmes), des membres des forces de l’ordre les accompagne, pour les protéger si nécessaire (et non pour menacer les électeurs qui ne voteraient pas comme il faut, l’un des nombreux mensonges des médias occidentaux sur les élections russes).

Après cinq jours de vote anticipé, qui a permis d’amener le taux de participation en RPD à 57,84 %, laissant augurer un taux de participation final extrêmement haut, la RPD a ouvert ses bureaux de vote le 15 mars 2024 à 8 h du matin. J’ai pu assister à l’ouverture de l’un des bureaux de vote de Donetsk, ainsi qu’au vote du président du Conseil Populaire de la RPD, et chef du quartier général de campagne de Vladimir Poutine, Artiom Joga. L’occasion de vérifier l’application stricte des procédures visant à assurer la validité du scrutin.

Et comme toujours lorsqu’il y a une élection en RPD, c’est une ambiance de fête qui prédomine dans les bureaux de vote. Concerts, concours de dessin, tests sur l’histoire du Donbass, ou sur celle de la Russie, et même des électeurs qui se mettent à pousser spontanément la chanson en entendant leur chanson préférée (ici la chanson «Я русский» – « Je suis russe » – du chanteur Chaman) dans le bureau de vote.

Après trois jours de scrutin, la RPD a fermé ses bureaux de vote à 15 h (au lieu de 20 h pour les autres régions de la fédération de Russie), afin de permettre aux membres des commissions électorales proches de la ligne de front de pouvoir rentrer chez eux en toute sécurité (les transports en commun cessant de fonctionner assez rapidement le soir). Et le décompte des bulletins a pu commencer.

Une fois tous les bulletins comptés, le taux de participation en RPD a été de 88,25 %, très au dessus de la moyenne nationale qui a été de 74,22 %, et le score de Vladimir Poutine y a été supérieur à 95 %, contre plus de 87 % au total dans toute la fédération de Russie !

Beaucoup de ceux que j’avais interviewés disaient clairement qu’ils allaient ou avaient voté pour Vladimir Poutine (je n’avais pas pu publier ces morceaux d’interview avant le résultat final pour respecter les règles électorales, mais je les publierai bientôt). Je savais donc que son score serait historiquement haut, surtout dans les nouvelles régions de la fédération de Russie.

Pour les habitants de la RPD que j’ai pu interroger à la sortie des bureaux de vote, accomplir son devoir citoyen en allant voter était une façon de remercier la Russie d’avoir accepté la République en son sein, et de leur avoir donné la citoyenneté russe. Une façon aussi de montrer qu’ils étaient dignes de cette citoyenneté pour laquelle ils se battent depuis 10 ans.

Christelle Néant

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Volti

4 Commentaires

  1. Démocratie et suffrage universel : la machine à tromper les peuples de l’Ouest… à l’Est.
    La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire, mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, non pas populaire mais contrôlée par des partis politiques sous influence des « puissances d’argent ».
    La « démocratie », que l’on définit comme le gouvernement du peuple par lui-même, est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre, mais que la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer cette illusion, dit-il, qu’on a inventé le « suffrage universel ».
    Le « suffrage universel », rappelons-le, c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion, issue de cette « masse » éminemment « plastique », est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, grâce au « programme » scolaire ou universitaire « imprimé » dans les esprits, à l’aide d’une propagande et autres suggestions appropriées (démagogie, sondages), mais aussi et surtout par la PEUR, ce véritable « fonds de commerce » des « puissances d’argent » (crises économiques, chômage, violences, virus, guerres, terrorismes, attentats, pandémies, etc.), y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé. C’est ce qu’on appelle la « fabrication du consentement ». Et les médias de masses, pour la plupart subventionnés (stipendiés serait plus juste), tels que la presse écrite, la TV, radio, cinéma, jeux vidéo, publicité, affichage urbain, sites web, « Wiki », etc., aident grandement à la manœuvre en diffusant des mensonges et des hypocrisies à des doses tellement fortes et tellement fréquentes, que la majorité de la population n’est finalement plus à même de réagir, si ce n’est dans la direction voulue par ceux qui gèrent ses choix.
    On comprend, alors, pourquoi le pouvoir politique se fonde volontiers sur l’ignorance du peuple et s’accroît d’autant que les esprits sont faibles, les gens incultes.
    En définitive, l’avis de la majorité ne peut donc être que l’expression de l’incompétence, que celle-ci résulte d’ailleurs du manque d’intelligence ou de l’ignorance pure et simple, car la majorité, sur n’importe quel sujet qu’elle soit appelée à donner son avis, est toujours constituée par les incompétents, dont le nombre est incomparablement plus grand que celui des hommes qui sont capables de se prononcer en parfaite connaissance de cause.
    NB : Mikhail Gorbatchev, futur prix Nobel de la Paix (comme Barack Obama) mettra en œuvre, de 1985 à 1987, un programme de « réformes » économique et politique, appelé « Perestroïka » (Restructuration), qui aboutira à la désintégration de l’URSS, conséquence indispensable à la mise œuvre d’une plus grande « efficacité économique » et d’une « démocratisation des institutions » ; une sorte de test, à grande échelle (régionale) du « Grand Reset » avant l’heure. Pour faire une révolution, disait Julian Huxley, l’alternative démocratique est la plus désirable et la plus permanente ; la méthode totalitaire s’autodétruit à la longue.
    Mikhail Gorbatchev, qui démissionnera en décembre 1991, laissera place à Boris Eltsine, évidente « marionnette » intérimaire et fortement alcoolisée, qui sera élu, dorénavant au suffrage universel, Président de la nouvelle « République Fédérative de Russie » ; afin de se donner une image de sobriété, Boris Eltsine inaugura son mandat avec une campagne musclée contre la consommation de vodka qui fut l’une de ses mesures les plus controversées.
    Eltsine tiendra ce rôle jusqu’en décembre 1999, lorsqu’il démissionnera à son tour. Son incapacité pour raison de « santé » (Eltsine sombrait de plus en plus dans l’alcoolisme) et son incompétence, qui seront mises à la disposition des projets des globalistes, permettront de préparer l’avènement et le long règne d’un nouvel acteur politique majeur, et plus « moderne » : Vladimir Poutine.
    C’est ainsi que le 31 décembre 1999, au moment où la guerre en Tchétchénie interdisait tout débat sérieux, quelques oligarques organisèrent une discrète passation des pouvoirs d’Eltsine à Poutine, sans élections à la clé.
    Pour beaucoup aujourd’hui, Vladimir Poutine est devenu une sorte de « Superhéros » luttant contre le « Nouvel Ordre Mondial », à l’instar de son ex-homologue étasunien et milliardaire, Donald Trump, tant vanté et glorifié, lui aussi, par une dissidence peut-être un peu trop naïve.
    Ancien Officier du KGB, les Services de renseignements soviétiques, et donc issu du « système » (Poutine a passé 17 ans au KGB avant que Boris Eltsine fasse de lui, en 1998, le directeur du FSB, ex-KGB), rappelons que le premier geste de Vladimir Poutine en tant que président fut de signer la loi qui mettait son prédécesseur à l’abri de toute poursuite judiciaire, que ce fût pour des actes de corruption ou pour les assassinats de manifestants en faveur de la « démocratie » commis par l’armée pendant qu’il était au pouvoir.
    De plus, bien que figure centrale de l’exécutif de la nation Russe depuis 1999, rappelons qu’une commission parlementaire britannique a publié en mai 2018 un rapport alertant sur le fait que la « City » serait devenue un centre de blanchiment d’argent pour les hommes d’affaires russes et pour Vladimir Poutine et son entourage, ce qui a valu à la capitale britannique le surnom de « Londongrad ».
    Enfin, rappelons également, et en parallèle, qu’en hâtant l’effondrement de l’empire américain, Donald Trump (à l’instar de M. Gorbatchev en URSS) agit comme un allié objectif des intérêts globalistes de la « City » dont le seul objectif est l’avènement d’un gouvernement mondial. Car précisément, le gouvernement mondial ne pourra voir le jour que sur les décombres des États, tout empires soient-ils.
    Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

  2. Ces gens-là font plaisir à voir. On les sent heureux de voter. Bravo !!

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