Fausse bonne idée et vraie mauvaise solution : le référendum pour ou contre le masque

Dans une vidéo de septembre 2020, monsieur François Asselineau, de l’Union Populaire Républicaine (UPR), propose que les Français se prononcent sur l’obligation de porter la muselière.

Un référendum sur l’obligation d’effectuer un service militaire, ou sur l’âge de la majorité, ou sur le type d’énergie à favoriser (nucléaire ou autre, par exemple), ou bien sur le droit ou l’interdiction d’arborer des signes religieux à l’école, un tel référendum aurait un sens.

En effet, dans un tel cas, la question posée relève plus de l’appréciation subjective de chacun et de critères nombreux qui ne revêtent pas le caractère de faits avérés et certains. On n’est pas, alors, dans le phénomène objectif ou scientifique.

Une vérité objective ou scientifique ne dépend pas d’un référendum

Par contre, cela aurait-il un sens d’organiser un référendum pour demander aux Français : est-ce que 1 + 1 = 2 ou est-ce que 1 + 1 = 5 ? Bien évidemment non ! 1 + 1 = 2, point à la ligne. Et même si une majorité de Français décrétaient, par le biais d’une absurde consultation, que 1 + 1 = 5, faudrait-il en faire la nouvelle certitude arithmétique d’Etat, enseignée comme telle à l’école ?

Cela aurait-il un sens d’organiser un référendum pour demander aux Français : est-ce que le Soleil tourne autour de la Terre, ou est-ce que la Terre tourne autour du Soleil ? Si vous répondez majoritairement que le Soleil tourne autour de la Terre, c’est ce que nous enseignerons à l’école. Mais, si vous décidez le contraire, nous proclamerons que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil.

Cela aurait-il un sens d’organiser un référendum pour demander aux Français : est-ce que la Terre est ronde ou est-ce que la Terre est plate ? Si vous optez majoritairement pour la première proposition, elle constituera la vérité scientifique enseignée dans les écoles. Mais, si vous optez pour la seconde proposition, c’est cette seconde proposition que nous érigerons en certitude astronomique objective.

Une consultation électorale pour trancher un débat scientifique !

Or, la question que monsieur Asselineau voudrait soumettre aux Français par référendum, relève de faits objectifs et scientifiques, et non pas d’appréciations subjectives, ou de préférences irrationnelles, ou encore d’opinions plus ou moins fermes établies sur une connaissance plus ou moins mauvaise des données de base.

Car, soit il y a vraiment une pandémie mortelle et un virus extrêmement dévastateur contre lequel le port du masque soit utile ou nécessaire, à l’intérieur ou en extérieur, auquel cas il faut porter le masque, à l’intérieur ou en extérieur. Soit il n’y a pas de pandémie dévastatrice contre laquelle le masque à l’intérieur ou en extérieur soit utile ou nécessaire, ou soit encore il y a une épidémie mais contre laquelle le masque ne peut rien, auquel cas il ne faut pas porter de masque en extérieur si c’est inutile, ni même à l’intérieur si cela ne sert à rien non plus.

S’il y avait vraiment une pandémie mortelle et que le port du masque soit utile ou nécessaire, nous serions pour le masque, quand bien même une majorité de Français y seraient opposés.

A l’inverse, nous sommes hostile au masque parce que nous ne sommes pas dupe de l’énorme arnaque concernant la prétendue pandémie de covid-19. Nous savons qu’il s’agit d’un coup d’Etat (1).

Et nous devrions porter le masque parce qu’une majorité de Français, gobant la propagande, décideraient, par référendum, qu’il le faut ?

Le contexte est défavorable à un référendum équitable et serein

Une majorité pro-masque est, d’ailleurs, ce qui risquerait d’arriver si un référendum aussi absurde était organisé : nous constatons chaque jour à quel point, dans leur immense majorité, les habitants de ce pays croient les bobards les plus grossiers; à quel point ils sont dépourvus d’esprit critique; à quel point ils ne prennent pas la peine de s’informer correctement et se contentent d’ingurgiter le bourrage de crâne organisé par la télé, la radio, la presse écrite; à quel point il suffit de leur faire un peu peur pour qu’ils se laissent mener à l’abattoir; à quel point ils restent sans réaction devant des mesures toujours plus liberticides; à quel point, ayant perdu toute dignité, ils acceptent d’être traités comme des chiens et de subir toutes les humiliations, jusqu’aux avanies les plus dégradantes; à quel point ils sont devenus incapables de se battre même pour leur survie économique, définitivement bazardée par les confinements, les fermetures de commerces, l’obligation de porter le masque et de respecter les distances sociales etc.

La population est piétinée, rabaissée, humiliée, bombardée par la propagande du matin au soir et du soir au matin, lobotomisée, incapable de comprendre ce qui se passe, hébétée, fliquée, terrorisée; elle se soumet à toutes sortes de chantages – par exemple, vous ne serez plus obligés de mettre le masque si vous acceptez les vaccins (2). Dans ce contexte, croire s’en tirer en proposant un référendum absurde pour ou contre le masque, c’est se moquer du monde.

Un référendum à sens unique

Un tel référendum serait également, dans une certaine mesure, pipé, pervers et à sens unique.

Si les partisans du masque l’emportaient, les opposants seraient obligés de le porter aussi. Par contre, si les anti-masques l’emportaient, les pro-masques pourraient toujours, eux, continuer de le mettre. La seule chose est qu’ils ne pourraient pas obliger les réfractaires à le porter aussi.

Autrement dit, le véritable objet d’un tel référendum serait de savoir si les partisans du masque devraient pouvoir l’imposer aux opposants. Et, alors, en admettant qu’il faille organiser une consultation aussi perverse, c’est cette question-ci qui devrait être soumise, car, en définitive, c’est bien à ceci que revient le problème : Faut-il imposer le masque à ceux qui ne veulent pas le mettre (3) ?

Mais, cette question est tout aussi absurde que l’autre, et on peut lui opposer les mêmes arguments : s’il y a vraiment une pandémie mortelle contre laquelle le masque soit utile ou nécessaire, alors il faut imposer le masque, et l’on n’a pas besoin d’un référendum; sinon, il n’y a pas à porter le masque.

Un référendum dont la véritable question et le véritable enjeu sont masqués

Seulement, on touche ici à la raison pour laquelle la véritable question – Est-ce qu’il faut imposer le masque à ceux qui ne veulent pas le mettre ? – est laissée de côté au profit d’une formulation du genre : Pour ou contre le masque ? La première formulation est écartée parce qu’elle met en évidence le caractère en réalité totalitaire du référendum imaginé par monsieur Asselineau. Ce caractère totalitaire apparaîtrait beaucoup plus clairement si la véritable question était posée, si bien qu’un certain nombre de gens s’offusqueraient, à juste titre, en clamant : Que ceux qui veulent mettre le masque, le mettent ! Nous ne les en empêchons pas. Mais, de quel droit veulent-ils nous l’imposer à nous ?

A l’inverse, la formulation : Pour ou contre le masque ?, dissimule le caractère foncièrement totalitaire d’un tel référendum et lui donne une apparence démocratique, fort trompeuse.

Le totalitarisme par référendum !

Puisque ce référendum serait, dans une certaine mesure, à sens unique, et consisterait, fondamentalement, à demander si l’on doit forcer les anti-masques à le porter quand même, cela signifie qu’en réalité, au bout du compte, monsieur Asselineau propose ni plus ni moins un référendum pour demander aux électeurs si l’on doit adopter des mesures coercitives à l’encontre d’une partie de la population (le port obligatoire du masque étant en lui-même une mesure coercitive).

Et cela est, en soi, extrêmement grave.

Tout d’abord, quand on met le doigt dans un tel engrenage, on ne peut plus s’arrêter dans la voie de ce que nous appellerions le totalitarisme par référendum. Aujourd’hui, l’on demanderait par référendum s’il faut prendre des mesures coercitives contre les opposants au masque; demain, un autre référendum demanderait si l’on doit adopter on ne sait quelles autres mesures coercitives et totalitaires contre on ne sait quelles autres catégories de populations (4).

Consentir à son propre asservissement

Ensuite, il faut bien mesurer ce que représente la suggestion de monsieur Asselineau : au travers d’une consultation électorale aux airs faussement démocratiques, une partie des électeurs – les partisans du masque – devra décider d’infliger un régime totalitaire aux anti-masques. Cette partie des électeurs, pro-masques, participera donc aux mesures dictatoriales contre une autre catégorie de la population, mesures qu’elle aura réclamées par référendum (5).

Monsieur Asselineau suggère donc en définitive d’impliquer directement une partie de la population dans les mesures totalitaires infligées aux anti-masques, et aux pro-masques eux-mêmes, puisqu’on imposerait le masque à tout le monde; si bien que l’on demande aux électeurs de consentir à leur propre aliénation et aux mauvais traitements qu’on leur infligera.

Oser demander aux citoyens de se prononcer pour ou contre leur propre asservissement et celui de leurs semblables, c’est, au fond, leur demander de consentir à cet asservissement.

Or, faire participer les populations à leur propre asservissement, les impliquer dans cet asservissement, voilà qui est typique des régimes totalitaires.

Un tel référendum, ce n’est pas la démocratie, c’est une perversion sadique de la démocratie.

Répétons-le : il est criminel de demander à des populations qui acceptent leur propre asservissement, de voter pour l’asservissement des opposants; et il est tout aussi criminel, tout aussi pervers, tout aussi sadique, de demander aux populations qui acceptent leur propre asservissement, de manifester expressément cette acceptation par référendum.

Alors, nous posons la question : comment faudrait-il appeler un référendum par lequel on demanderait aux populations si elles sont, oui ou non, d’accord pour instaurer un régime totalitaire, dictatorial ? On dirait en tout cas, avec raison, que demander au peuple s’il est d’accord pour devenir esclave, lui demander en somme de consentir, ou non, par un vote, au totalitarisme, constituerait une parodie de consultation, une parodie de démocratie, une parodie de ce que monsieur Asselineau appelle Demos Kratos, le pouvoir du peuple.

Le totalitarisme est inacceptable, il doit être combattu, et aucun référendum ni aucune majorité d’électeurs ne peuvent lui conférer la moindre légitimité.

Un référendum pour ou contre les vaccins ou le confinement ?

Il est frappant que monsieur Asselineau imagine un référendum sur le masque, mais pas, pendant qu’on y est, sur les vaccins ou le confinement.

C’est d’autant plus étrange que les vaccins et les confinements sont constamment à l’ordre du jour.

Seulement, une consultation sur ces problèmes apparaîtrait, de façon flagrante, comme une parodie de démocratie.

Une consultation pour ou contre les vaccins ? Mais, les anti-vaccins verraient beaucoup plus clairement l’entourloupe. Ils crieraient, à juste titre : Ceux qui veulent se faire vacciner n’ont qu’à le faire, mais en quel honneur leur donnerait-on le droit, par référendum, de m’imposer la vaccination ?

Un référendum pour ou contre les confinements ? Là encore, les opposants hurleraient, à juste raison : Ceux qui veulent demeurer chez eux n’ont qu’à y demeurer, mais de quel droit nous imposeraient-ils, à nous, de rester cloîtrés, même si nous sommes minoritaires (6) ?

Monsieur Asselineau ne peut donc pas inclure les questions du confinement et des vaccins dans son référendum, parce qu’alors, le caractère tronqué de ce référendum deviendrait beaucoup plus évident.

Fausse objectivité, aveuglement volontaire

La proposition de référendum formulée par monsieur Asselineau, est d’autant plus perverse qu’il prend bien soin de la faire précéder d’une espèce de résumé du débat qui opposerait les scientifiques entre eux. Certains seraient pour le masque, d’autres contre; certains estimeraient qu’il va y avoir la fameuse deuxième vague, d’autres penseraient le contraire etc (7).

Monsieur Asselineau se donne le rôle de celui qui ne ferait que constater objectivement des divergences factuelles d’appréciations entre scientifiques.

Monsieur Asselineau procède également à un état des lieux de ce qui se pratique en Europe en matière de masques, tel pays faisant le contraire de tel autre.

Tout d’abord, cette mise en scène, que monsieur Asselineau présente comme objective et neutre, et par laquelle il tente de se poser en observateur impartial, est, en réalité, foncièrement malhonnête.

Monsieur Asselineau feint de ne pas savoir, alors qu’il les connaît très bien, les éléments suivants : les scandaleux conflits d’intérêts dans lesquels sont impliqués maints prétendus experts qui roulent pour Big Pharma; les notes écrites d’autorités médicales ou sanitaires qui reconnaissent que des directives ont été données afin de falsifier les statistiques, si bien que l’on compte comme atteints ou morts du covid-19 des gens qui ne le sont pas; les témoignages de personnels médicaux confirmant que l’on a artificiellement dramatisé la situation; les atteintes gravissimes aux libertés, sous couvert de pandémie, que l’on constate partout, et singulièrement dans certains pays comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, pays dont monsieur Asselineau ne dit pas un mot dans sa vidéo, alors qu’ils sont, à l’évidence, l’avant-garde de ce qui menace les populations d’autres contrées, telle la France.

Monsieur Asselineau va jusqu’à exhiber des courbes et des chiffres dont il ne remet pas vraiment en cause la sincérité, alors qu’il sait pertinemment que ces courbes et ces chiffres sont bidonnés (8).

Monsieur Asselineau fait donc semblant de ne pas comprendre que le problème du masque s’inscrit bien évidemment dans un cadre plus vaste, celui d’une offensive radicale, à l’échelle mondiale, contre les libertés : un putsch planétaire.

Pourtant, on dispose de tous les éléments qui indiquent que les statistiques du covid-19, des prétendues contaminations, des décès, des tests, sont totalement faussées. Et monsieur Asselineau ne peut pas ne pas le savoir. Comment faut-il appeler un individu qui se présente comme un observateur impartial et objectif en étalant des courbes et des chiffres qu’il sait être faux mais qu’il feint de prendre au sérieux ?

Un référendum pour savoir si la Terre est ronde !

Partant de ces constats prétendument objectifs et neutres, monsieur Asselineau conclut benoîtement que, puisque les avis des scientifiques et les pratiques des différents pays divergent, eh bien, les Français n’ont qu’à se prononcer par référendum !

Après ce que nous avons déjà expliqué, faut-il souligner le ridicule et l’inconséquence, l’irresponsabilité, et même le caractère criminel, d’une telle démarche ?

Ce que monsieur Asselineau nous dit, c’est que les scientifiques divergent quant à la question de savoir si la Terre est ronde ou plate, et que, par conséquent, les Français décideront par référendum ! Ce que monsieur Asselineau nous dit, c’est que les astronomes divergent quant à la question de savoir si la Terre tourne autour du Soleil ou si c’est l’inverse, et que, par conséquent, les Français décideront par référendum ! Ce que monsieur Asselineau nous dit, c’est que les mathématiciens divergent quant à la question de savoir si 1 + 1 = 2 ou si 1 + 1 = 5, et que, par conséquent, les Français décideront par référendum !

Une consultation électorale contre le principe de précaution !

Mais, ce que monsieur Asselineau avoue aussi, c’est que, s’il était président de la République, il raisonnerait ainsi : Les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux ? Ils divergent quant au danger qui menace les populations et quant à l’utilité du masque ? Qu’à cela ne tienne, organisons un référendum afin que les Français décident si, oui ou non, il faut porter le masque, ne serait-ce que par prudence, ou s’il faut prendre le risque de ne pas le mettre ! Et, si une majorité de votants est contre le masque, nous ne l’imposerons pas.

Mais, si vraiment il y a des divergences entre scientifiques quant au risque encouru, il est alors fort possible que la population coure un grand danger en ne portant pas le masque, et, dès lors, le principe de précaution le plus élémentaire et le plus basique sens des responsabilités commanderaient, justement, de prendre des précautions, et, par conséquent, de mettre le masque !

Dans un tel cas, le devoir d’un président serait de mettre en œuvre le principe de précaution et non pas de laisser des citoyens courir à la mort par irresponsabilité.

Le référendum comme moyen de fuir ses responsabilités

Il est un peu trop commode de déclarer, comme le fait monsieur Asselineau dans sa vidéo : Moi, je ne suis pas virologue ou épidémiologiste.

On a beau ne pas être virologue ou épidémiologiste, quand on est un individu doué d’intelligence ou de raison, on est capable de discerner le vrai du faux, de faire la différence entre propagande et information sérieuse, de se renseigner sur les conflits d’intérêts scandaleux dans lesquels sont impliqués maints scientifiques, de questionner la sincérité des courbes et des chiffres de contaminations et de décès, de voir comment la prétendue pandémie sert de prétexte pour des atteintes sans précédent aux libertés etc.

On a beau ne pas être virologue ou épidémiologiste, quand on a créé un parti politique et quand on a été candidat à l’élection présidentielle, on doit faire preuve de responsabilité. Par conséquent, si vraiment il y avait un risque pour la santé publique, il faudrait se prononcer pour les précautions, et non pas s’en remettre à la fantaisie des électeurs.

Il est vrai que s’en remettre aux électeurs par le biais d’un référendum, aurait l’avantage, pour un chef d’Etat ou un dirigeant de parti politique, de se décharger de ses responsabilités … et de s’en décharger notamment sur les citoyens, en leur objectant, si cela tournait mal, que ce sont eux qui ont pris les mauvaises décisions ou qui ont sciemment choisi de s’exposer à tous les risques …

Aussi, non seulement l’idée de référendum avancée par monsieur Asselineau est ridicule et relève de l’absurde, mais elle trahit un refus d’assumer ses responsabilités.

Le référendum de monsieur Asselineau, n’est qu’une manière de se défausser.

Le coup d’Etat que monsieur Asselineau n’a pas le courage de dénoncer

En vérité, monsieur Asselineau ne peut pas proposer quoi que ce soit de sérieux pour remédier à la situation actuelle, tout simplement parce qu’il n’aborde pas et n’a jamais abordé le fond du problème, qui est que nous sommes face à un coup d’Etat. Cela, monsieur Asselineau n’a jamais eu le courage de le dire.

Depuis des années, monsieur Asselineau répète que les grandes circonstances historiques révèlent les grands hommes. Oui, et elles révèlent les petits … Nous vivons, justement, des événements proprement historiques, un putsch planétaire, un coup d’Etat d’une nature et d’une envergure jamais vues auparavant, et monsieur Asselineau n’est tout simplement pas à la hauteur de ces événements. Cette date dans l’Histoire a révélé toutes les limites de monsieur Asselineau, et, osons le dire, toute sa petitesse (9).

Monsieur Asselineau se plaît en particulier à évoquer régulièrement Charles de Gaulle, l’Appel du 18 juin, la Résistance. Que n’a-t-il, lui, en ces circonstances dramatiques que nous vivons, appelé à la résistance ! Si un seul dirigeant politique avait, dès l’annonce du confinement, donc du putsch, appelé un chat un chat, un putsch un putsch, et avait exhorté la population à s’y opposer, à ne pas accepter le confinement, la fermeture des commerces et les autres atteintes aux libertés, à descendre massivement dans la rue, cela aurait complètement changé la donne. Monsieur Asselineau s’est bien gardé d’agir de la sorte … Lui, il pondait des vidéos dans lesquelles il parlait d’hydroxychloroquine et demandait à ses auditeurs de bien se laver les mains ! Voilà ce qu’est, dans la France d’aujourd’hui, un grand homme révélé par de grandes circonstances historiques …

Une occasion historique ratée

Depuis des années, monsieur Asselineau se plaint qu’on ne l’invite jamais dans les médias mainstream, qu’il n’y a jamais la parole, qu’on ne parle jamais de lui, sinon en mal. Or, la parole, cela se donne, mais cela se prend, aussi. Et, avec le coup d’Etat de la pseudo-pandémie, monsieur Asselineau avait une occasion historique de prendre la parole. L’Histoire, avec un grand H, lui a en quelque sorte tendu la perche avec ce putsch que nous subissons, il avait une occasion unique de porter la parole contre ce putsch, d’autant qu’aucun dirigeant politique, aucun parti, aucun syndicat, aucun prétendu intellectuel de renom n’a moufté, si bien que monsieur Asselineau aurait été le seul. Monsieur Asselineau n’a pas été à la hauteur des circonstances historiques. N’ayant pas pris et porté la parole quand il fallait le faire, il a perdu le droit de se plaindre qu’on ne la lui donne pas.

Les faits sont là : monsieur Asselineau n’a pas dénoncé le coup d’Etat et n’a pas appelé à y résister.

(1) En France, nous avons été peut-être le premier à dire et à écrire qu’il s’agissait d’un coup d’Etat, d’un putsch (sur le site internet Alter info, qui semble avoir été fermé depuis). Aujourd’hui encore, nous connaissons seulement deux personnes physiques qui aient évoqué clairement un coup d’Etat (nous ne prenons pas en compte d’éventuels commentaires sous des vidéos youtube ou sous des textes publiés par tel site internet) : deux personnes physiques, c’est-à-dire une seule personne hormis nous-même, cette autre personne n’ayant d’ailleurs prononcé l’expression Coup d’Etat que quelques jours après la publication de notre article sur Alter info, et sans nous citer. Cela montre bien la faiblesse de la résistance en France. Nous tenons à souligner notamment que nombre de youtubeurs qui se font passer pour l’avant-garde de la contestation, n’ont, à notre connaissance, jamais prononcé les mots putsch ou coup d’Etat. (2) Comme nous l’avons écrit dans notre article [Pandémythe ou pandéni ?]url: https://lesmoutonsenrages.fr/2020/09/02/pandemythe-ou-pandeni/ , ce n’est pas demain la veille que les populations seront débarrassées du masque, du confinement, des vaccins, du flicage permanent etc. Ceux qui croient, en particulier, qu’accepter les vaccins permettra d’en finir avec le masque et les confinements, n’ont décidément rien compris : ce que veut la dictature, c’est imposer, ad vitam æternam, et le masque, et les vaccins, et les confinements, et le flicage, et des atteintes toujours plus graves aux libertés, et les camps et le reste.

(3) Le référendum consiste donc à jouer une partie de la population contre une autre.

(4) Nous ne sommes pas naïf, aussi avons-nous conscience que toutes les personnes non armées intellectuellement vont adorer la proposition de monsieur Asselineau, qu’ils trouveront excellente. Ces enthousiastes auraient l’air fin si le référendum était vraiment organisé et aboutissait à une victoire des pro-masques … Ils se retrouveraient alors dans une très fâcheuse situation : ils n’auraient plus le droit de refuser le masque, ils n’auraient même plus le droit de manifester contre, et peut-être n’auraient-ils plus le droit de le critiquer. On leur laisserait un seul droit : celui de se taire. En effet, on leur opposerait la victoire des partisans du masque dans un référendum prétendument démocratique, et, par conséquent, on les stigmatiserait comme fachos ne respectant pas le vote majoritairement exprimé. On les accuserait de mettre en péril la démocratie. On irait donc peut-être jusqu’à prendre des mesures coercitives supplémentaires contre eux, par exemple une pénalisation de la contestation contre le masque. Autrement dit, la proposition de monsieur Asselineau est d’autant plus aberrante que, dans le contexte d’aujourd’hui, une défaite des anti-masques ouvrirait la porte à encore plus de mesures totalitaires contre eux. Il ne serait donc pas inutile de populariser notre article afin d’éviter de tragiques déconvenues aux populations qui se lanceraient dans une croisade pour un référendum (nous avons bien écrit Populariser, et non pas plagier en pillant nos idées sans nous citer, comme certains imposteurs paraissent y exceller).

(5) Au fond, l’électeur qui voterait pour le masque, et, donc, pour qu’on l’impose à ceux qui ne veulent pas le mettre, cet électeur qui voterait, en fait, pour une politique totalitaire, ne serait guère différent de [l’individu qui, dans le bus, interpelle véhémentement une jeune femme pour l’obliger à relever son masque, et va jusqu’à la dénoncer au chauffeur du bus en demandant à ce dernier d’appeler la police]url:https://lesmoutonsenrages.fr/2020/08/09/temoignage-sur-lhysterie-covid-19/

(6) A aucun moment dans sa vidéo, monsieur Asselineau ne précise vraiment qui serait autorisé à participer au référendum pour ou contre le masque. Par exemple, les immigrés, qui n’ont pas la nationalité française, pourraient-ils voter ?

La question de savoir qui aurait le droit de voter, est plus importante que certains ne pourraient le croire, et un exemple le montrera très bien. En cas de référendum sur le confinement, serait-il juste qu’une personne âgée qui ne sort presque jamais, ou une personne très malade qui est condamnée à demeurer chez elle, votent pour le confinement et condamnent les enfants à rester enfermés ? Il suffit de réfléchir une seconde pour s’apercevoir qu’une consultation sur le masque est tout aussi problématique à cet égard : de quel droit la personne âgée qui ne sort presque jamais, ou la personne très malade condamnée à demeurer chez elle, voteraient-elles pour que les jeunes en parfaite santé soient confinés ?

(7) En réalité, il ne peut pas y avoir de deuxième vague, ne serait-ce que parce qu’il n’y a pas eu de première vague. Cette pseudo-pandémie n’est qu’une gigantesque escroquerie, et c’est bien là le fond du problème, ce fond auquel monsieur Asselineau n’ose pas toucher.

(8) Monsieur Asselineau n’est pas le pire, en l’espèce. Si nous en avons le temps, nous reviendrons sur les articles mensongers publiés par le PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France), lequel a repris à son compte des chiffres et des courbes bidons, sans jamais mentionner même brièvement les innombrables preuves établissant que toutes ces statistiques sont falsifiées.

(9) Nous tenons à préciser que nous ne sommes membre ni de l’UPR, ni d’aucun autre parti politique, ni d’aucune officine. Nous ne roulons pas pour les adversaires de monsieur Asselineau, et notamment pour ses anciens cadres UPR. Nous serions tout aussi peu clément envers les Charles-Henri Gallois, les Vincent Brousseau, les Zamane Ziouane, les Philippe Conte, pour ne pas remonter jusqu’à monsieur Régis Chamagne, tous individus qui, à notre connaissance, n’ont jamais parlé de coup d’Etat et sont eux aussi gravement inférieurs aux circonstances historiques que nous vivons. Si nous en avons le temps, nous reviendrons d’ailleurs sur l’inconsistance de tous les nabots qui constituent la soi-disant opposition.

Sellami

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7 commentaires

  • Le référedum se définit comme le vote qui permet à l’ensemble des citoyens d’approuver ou de rejeter une mesure proposée par le pouvoir exécutif.
    Mais, quelque soit le sujet d’un référendum, pour apprécier la justesse d’une mesure à adopter, il faut que la raison de celui qui l’examine soit droite.
    Or, il y autant de degrés dans la justesse de raisonnement des hommes qu’il y a d’individus.
    La raison n’est pas une entité, une et absolue, que l’on puisse consulter avec assurance, c’est l’expression d’une somme intellectuelle qui varie suivant l’individu qui parle.
    Et les esprits qui voient faux étant les plus nombreux, le nombre ne fait pas l’autorité. C’est au contraire, dans ce cas, la minorité qui l’emporte, les raisons droites étant plus rares. « Ce n’est pas le nombre qui compte, dit Gandhi, mais la qualité… Je ne conçois pas le nombre, ajoute t-il, comme une force nécessaire dans une cause juste. »
    Et René Guénon de confirmer : « L’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence. »
    Donc, le libre-arbitre, que nous avons cru si longtemps être le dernier mot du progrès, est, au contraire, une cause de désordre et de discorde si on le donne à ceux qui ne savent pas s’en servir.
    C’est tout le drame de la démocratie, régime politique présenté comme un progrès, mais qui, en réalité, est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire, alors que celle-ci est non pas populaire mais contrôlée par des partis politiques sous influence des puissances d’argent.
    Mais la grande habileté des dirigeants du monde « moderne » est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même, ce qui est une véritable impossibilité en vérité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre époque qu’à n’importe quelle autre. Et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible. C’est pour créer cette illusion « démocratique » qu’on a inventé le « suffrage universel » qui est sensé représenter l’opinion de la majorité et supposée faire la loi, mais qui, en réalité, est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier à l’aide de suggestions appropriées, comme les sondages par exemple. C’est pour cela qu’on a pu dire que « l’opinion est l’erreur du plus grand nombre ».
    C’est ce qui explique la succession d’hommes politiques qui sont totalement dévoués, et de manière évidente aujourd’hui, au services d’intérêts privés.
    L’augmentation du degré de corruption, d’injustice et de désordre de nos politiques a été suivi, en parallèle, par l’augmentation de celui de l’ignorance des populations, car le pouvoir politique se fonde volontiers sur l’ignorance du peuple et s’accroît d’autant que les esprits sont faibles, les gens incultes.
    Il est temps que chacun sache qui il est vraiment, et comment l’autres EST également, afin que l’harmonie reviennent sur Terre et que le bonheur règne de nouveau parmi les hommes.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/psychologieetloidessexes.html

    • Avatar predateur

      « L’augmentation du degré de corruption, d’injustice et de désordre de nos politiques a été suivi, en parallèle, par l’augmentation de celui de l’ignorance des populations, car le pouvoir politique se fonde volontiers sur l’ignorance du peuple et s’accroît d’autant que les esprits sont faibles, les gens incultes. »
      ça résume tout à fait le fil conducteur du blog https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gifsi vous n êtes pas de notre avis et que vous ne militez pas pour notre cause , l anarchie , c est que vous n êtes que des incultes ……version pour les incultes :il est des notres il a vidé son verre comme les autres …..
      dans la réalité ,c est un peu différent ,des gens très cultivés qui ne s engagent dans rien , juste trop occupés à s admirer le nombril ….
      on vient d élire un nouveau président dans l entreprise à laquelle je suis affilié , suite au départ en retraite de son prédécesseur ,
      nouveau président qui depuis des années a été décrié dans les différents fonctions qu il a occupé , mais faudra bien s en contenter car personne ne voulait du poste de président ….

      pour l harmonie ,vu ce que l on lit ici de gens imbus de leur personne, métrisant tout ce qui n est pas de leur classe ou de leur culture ,faudra trouver des arguments autres que celui du : les riches et les politiques sont tous des salauds https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • Dans la note 6, la dernière phrase doit être lue : « ou la personne très malade condamnée à demeurer chez elle, voteraient-elles pour que les jeunes en parfaite santé ne puissent sortir que masqués ? » .

  • Avatar Norbert

    Salut les moutons

    Je suis en accord total avec cet article de A á Z.
    + ou – une exception pour Philippot qui attaque en grande partie ce complot mondial.
    Toutefois il reste encore un peu timide.

    Il est certain qu’actuellement Philippot est beaucoup plus crèdible qu’Asselineau.

  • Avatar gneu

    J’ai cru comprendre que, officiellement, on nous imposait le port du masque non pas spécialement pour nous protéger nous-même mais par solidarité envers les personnes les plus fragiles ; le port du masque étant censé ralentir la propagation du virus.
    C’est le discours officiel.
    Alors, je propose non pas un référendum en population générale mais uniquement aux plus de 80 ans : sont-ils favorables à ce que tout le monde porte un masque (y compris eux) pour les protéger ? https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • Avatar boco

    Je n’ai pas trouvé de question donc je suis vraiment désolé je ne peux pas répondre. Vu le coût d’un référendum pour un truc inutile je crois qu’ils pourront faire quelques milliers de nouveaux ronds-points ou rues piétonnes pour finir de tuer les petits commerces …

    Vive les grands parkings de nos super hyper-marchés !

    https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

  • jp31 jp31

    Hugh !

    Bcp de bla,bla.
    Trop.

    Il me semble bien que l’on n’en ai plus là,ou alors.. faisons un référendum pour savoir.

    Avec tout le respect, sellami , les lettres et mots je veux bien quand cela s’accorde ..

    Gain de temps Officieux :
    Une flèche en plein coeur du nain mac ron .

    Et après celà , après celà , Osez lancez votre référendum.
    Avant : bla,bla : échec et mat.

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