Une bonne blague Suisse !

Omicron. Le nom sonne comme le titre d’un film de science-fiction. Et c’est un peu le cas. La planète s’affole, l’OMS s’étrangle, et la France s’agite pour actuellement…un cas détecté à la Réunion. Un virus qui serait plus contagieux (tiens un refrain connu) mais à priori pas plus virulent. Le taux de survie de la population étant actuellement de 99,9 %, il y a donc quelques raisons d’espérer. Mais si cette nouvelle agitation est devenue LE nouveau sujet de la presse, d’autres ont un sacré métro de retard. Je ne ferai pas de mauvaise blague sur le sujet puisque l’article dont je voulais vous parler nous vient de nos amis et voisins suisses.

Et comme nos amis ont aussi de l’humour, peut-être moins que les belges toutefois, je me suis d’abord demandé si ce n’était pas une blague. Mais nous ne sommes pas le 1er avril et je crains que ce ne soit pas le cas. L’article qui m’a interpelé est celui de Niki Brülhart en date du 30 novembre 2021 dans « La Liberté » (ça ne s’invente pas), intitulé « Au fait, qui discrimine qui ? ». Je ne connais pas cet auteur mais il semblerait qu’il revienne d’un long voyage dans un lieu coupé du monde. Tout d’abord il fustige les antivax Covid qui, avant la pandémie, se faisaient vacciner pour voyager dans certains pays. J’aimerais bien avoir des statistiques sur le sujet plutôt qu’une simple opinion, néanmoins, ces vaccins en question ne sont pas expérimentaux comme ceux contre le Covid et permettent de se prémunir de la fièvre jaune, mortelle à plus de 50 %. Vous pourrez évidemment comparer avec la mortalité du Covid pour vous faire rapidement une idée de la bêtise du propos.

Mais ce joyeux helvète ne s’arrête pas en si bon chemin puisque pour lui, ces vilains réfractaires ne participent pas à l’effort collectif. Il écrit « le vaccin est actuellement le meilleur moyen d’arriver à l’immunité collective. C’est elle qui nous donnera la liberté en stoppant la propagation du virus ». En effet, écrire cela au 30 novembre 2021 a de quoi faire douter qu’il ne s’agisse en fait que d’une vaste blague. Il doit sans doute être encore le seul à croire à cette immunité et au fait que le vaccin protège de la transmission du virus. Même les autorités n’osent plus s’aventurer sur ce terrain alors que nous savons tous à quel point il leur est difficile de reconnaître leurs erreurs. Je vous laisse donc méditer sur la profondeur abyssale de la bêtise qui continue à s’immiscer dans la presse, fusse-t-elle Suisse. Ah, la bonne blague !

Sylvain Devaux

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