Les normes : tueurs en série d’une puissance

Ce gouvernement (et les autres avant lui) de « taxeurs » congénitaux, ont besoin de conseils, pour que la France ne meure pas du terrorisme écologiste qui est désormais « la norme « , comme s’il n’y en avait pas assez. La résolution des « problèmes » par les instances concernées est simplissime, on subventionnera le manque à gagner comme d’habitude. C’est fou ce que l’on peut faire avec l’argent magique. On marche à côté de nos pompes, avec la tête sous le bras dans ce pays. Partagez ! Volti

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Par l’Institut des Libertés via Paul

Quelle que soit la profession que l’on rencontre, quel que soit le sujet abordé, on en arrive toujours assez rapidement au même constat : il y a trop de normes et elles tuent. Elles tuent des métiers, des professions, des savoir-faire, des hommes aussi, soit qu’ils se consument dans le travail pour les compenser soit qu’ils se suicident, comme c’est le cas d’un grand nombre d’agriculteurs. L’ajout de toutes ces normes, la surimposition folle de ces couches administratives, détruit la puissance du pays et l’empêchent de rayonner sur la scène mondiale.

C’est vrai du secteur agricole où les normes écologiques s’ajoutent aux normes administratives et comptables. Ceux qui pensent que la nature est gentille et que n’existent ni les bactéries, ni les insectes, interdisent pesticides et insecticides avec les résultats prévus et annoncés que l’on sait : la baisse de la production et la destruction de certaines filières. La loi Biodiversité de 2016, portée par Barbara Pompili, actuelle ministre de l’Écologie, a interdit tous les insecticides de la famille des néonicotinoïdes. Or il n’existe pas d’alternative à ces substances. Une invasion de pucerons cet été a provoqué des jaunisses qui ont ravagé plus de la moitié d’un grand nombre de récoltes : betterave, orge, colza, salade, etc. Agriculteurs et agronomes avaient alerté sur les dangers de cette loi, rien n’y a fait. Le ministre de l’Agriculture a réagi à ce désastre comme sait le faire un gouvernement qui tue son économie : il a promis des subventions et des aides pour compenser les pertes financières. Il faudra donc payer pour la filière que nous avons détruite et payer pour acheter ailleurs les produits que nous ne pouvons plus produire. La betterave est essentielle pour produire du sucre, mais aussi aujourd’hui beaucoup d’autres produits industriels issus de l’amidon de la betterave (carton, alimentation animale, produits sanitaires). Non seulement cette loi détruit la filière agricole, mais elle met aussi en péril la filière industrielle qui utilise les produits issus de l’agriculture.

Tuer puis subventionner

Même fonctionnement dans le système aérien où la mise en place d’une « écotaxe » sur les transports devrait achever une filière française déjà en lambeau. Le gouvernement a promis des aides pour compenser cette fiscalité nouvelle.

Les exemples pourraient être multipliés, dans tous les domaines et avec des cas complètement absurdes. Les normes dans les bâtiments par exemple, qui imposent des travaux continus et couteux pour sans arrêt mettre aux normes. Cela génère une perte de temps, des coûts supplémentaires et nécessite bien souvent d’embaucher des personnes qui devront s’occuper du contrôle qualité et de la mise aux normes. Non seulement la France perd en compétitivité pour son activité économique existante, mais elle empêche la création de nouvelles entreprises et de nouvelles activités, obérant ainsi l’avenir.

Aux normes s’ajoute la fiscalité délirante qui ne cesse de croître, en dépit des injonctions contraires du ministre de l’Économie et des classements internationaux qui, de façon régulière, place la France parmi les pays les plus taxés d’Europe. Le problème des normes est donc non seulement un problème de politique intérieure, mais aussi de positionnement mondial et de puissance internationale. La puissance se finit par nos armées envoyées au Sahel ou en Méditerranée orientale, mais elle commence par les artisans et les chefs d’entreprise qui produisent et travaillent là où ils sont. Local et global sont corrélés, l’intelligence territoriale va de pair avec la puissance internationale.

Le constat est clair et évident et réalisé depuis plusieurs années. Un programme présidentiel utile, efficace et compréhensible par tous tient en peu de mots : moins de normes, moins d’impôts, plus de sécurité. Pas besoin d’un quinquennat pour faire cela, quelques mois suffisent, comme le fit Jacques Rueff en 1958, avec le soutien du Général de Gaulle.

Les normes : la manifestation de la religion écologiste

La question sous-jacente est pourquoi cette inflation normative depuis 40 ans, pourquoi ces décisions prises qui provoquent chômage, pauvreté et malheur ? Il y a des causes secondes, comme la jouissance de l’administration dont la raison d’être est de produire des normes et de les faire appliquer. Sans elles, c’est toute une série de comités, de juridictions, de bureaux qui n’ont plus de raison d’exister. Mais plus profondément, la norme a une essence religieuse qui trouve son origine dans le culte de l’État-providence ravivé aujourd’hui par la religion de l’écologie.

À l’inverse de ce qui est souvent cru, ces normes ne sont pas absurdes dans le sens où elles seraient irrationnelles. Bien au contraire, elles s’inscrivent dans une rationalité pleine et entière ; une rationalité archaïque. Pour comprendre cela, il faut repasser par René Girard qui a explicité le culte des idoles. Une religion archaïque est fondée sur le sacrifice humain qui nécessite de tuer quelqu’un pour sauver la société. Elle repose également sur le désir mimétique, qui fait vouloir ce que l’autre a et qui conduit pour cela a une grande violence. La religion archaïque ne reconnait pas le logos, elle vit dans le mythe, le muthos. Le mythe n’est pas quelque chose de faux ou d’inventé, le mythe existe : il est la réalité que l’on s’est soit même créée à partir d’éléments du réel. Le mythe repose sur la parole créatrice : ceci est parce que je le nomme. C’est la démarche inverse de la logique où la parole sert à désigner la chose vue et éprouvée. Dans le logos, la parole décrit ; dans le mythe, la parole crée. Si je dis que les insectes n’existent pas, alors ils n’existent pas et il n’est nul besoin de néonicotinoïdes. Si je dis que le transport aérien doit être « propre » dès maintenant, il doit l’être. La volonté crée la réalité. Ce système de pensée n’est pas en dehors du réel, il en est au cœur puisque c’est lui qui crée le réel. Cela s’applique aussi aux relations internationales, où l’on peut bombarder un pays pour y importer la démocratie.

Le discours mythologique des écologistes actuels est profondément archaïque. Comme tout socialisme, il est une régression de l’humanité, il est profondément réactionnaire. Pour faire tenir le mythe, il faut le sacrifice humain. Le bouc émissaire est celui qui ne rentre pas dans le cadre de la parole donnée créatrice, celui qui résiste et qui donc de ce fait brise le consensus mythologique. Il faut donc le désigner et le tuer. Pour les écologistes, l’agriculteur est ce bouc émissaire. L’erreur du secteur agricole comme du secteur industriel est de croire que l’on peut négocier avec les écologistes, que l’on pourra leur démontrer que leurs lois détruisent l’appareil productif et qu’elles sont donc nuisibles. C’est l’erreur commise par ceux qui n’ont pas compris qu’ils ne sont pas dans le même système de pensée que nous. Les agriculteurs doivent mourir, ils doivent être sacrifiés parce que ce sacrifice est la condition essentielle pour assurer la survie du mythe écologiste.

Le paradoxe, c’est que si la France n’est plus capable de maintenir ces secteurs, il faudra importer les produits de l’étranger, ce qui est beaucoup plus onéreux.

Le vélo, instrument de la pénitence imposée

Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, a très bien exprimé cela au sujet du sapin de Noël : ceux qui défendent le sapin sont des « fascistes ». Inutile de discuter, de négocier, de comprendre. Le fasciste doit être éliminé, sacrifié. Il n’y a pas de concession possible. Il en va de même pour l’automobiliste dans les grandes villes : il ne s’agit pas de réduire la place de la voiture, il s’agit de faire souffrir l’automobiliste parce que sa souffrance doit assurer la rédemption du nouveau monde écologiste. Seul le vélo est toléré, encouragé et promu. Le vélo est la voie du salut, raison pour laquelle la mairie Hidalgo s’en prend depuis peu aux bus en coupant leurs couloirs de circulation, ce qui provoque des bouchons et donc des augmentations de temps de transport. Les écologistes n’aiment pas les transports collectifs, ils n’aiment que le vélo, parce que celui-ci engendre sueur et souffrance (au sens propre) et parce qu’il ne peut être pratiqué que par des gens jeunes et seuls. La mère de famille ne peut pas mettre ses enfants sur son vélo ; les personnes âgées, malades ou handicapées ne peuvent pas se servir de ce moyen de transport. Le vélo est l’instrument d’un sacrifice humain à grande échelle : il exclut toute une partie de la population qui ne peut pas en faire usage, il découpe et crée des individus, c’est-à-dire des êtres sans relation.

Peu importe les faillites, peu importe la pauvreté, peu importe les malheurs, les normes doivent passer. Ce n’est donc pas tant sur le plan technique qu’il faut les dénoncer que sur le plan intellectuel et philosophique. La norme n’est pas le fruit du hasard ou de l’absurde, elle est la conséquence d’une religion politique qui, autrefois, se parait dans les habits de la social-démocratie et qui, aujourd’hui, a revêtu le manteau rouge-vert de l’écologie. De quoi donner la jaunisse à la betterave et à tout un pays.

Jean Baptiste Noé pour L’Institut des Libertés

Via l’échelle de Jacob

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7 commentaires

  • Dire que personne ne lit jamais ce qui les informe réellement,

  • Avatar predateur

    ça nous change du discourt habituel, sauf que l on se trompe de cible ,l état n est que l instrument,le consommateur est l unique donneur d ordre ,à travers tout un panel d associations (L214,green peace ….etc) qui manipule à travers les réseaux sociaux (les moutons de bergerie compris)notre bon peuple ,qui en deux clics devient le grand spécialiste de la cause animal , de la pollution par les pesticides ,du covid 19 , du changement climatique …..

    • Ciao bello :)
      Là je pense que tu te trompes de cible…. Ceux qui décident réellement sont les multinationales, les lobbys et la finance ! Le consommateur est manipulé par les pubs et autres campagnes genre écologique et toussa.

      Du coup le consommateur devient le prétexte. Mais c’est bien de plus haut que tout se passe.

      Ce qui est vrai c’est que le consommateur reste docile et n’y voit que du feux, mais à la base il n’est pas l’instigateur, il n’est que le produit et se laisse berner sans broncher.

      Akasha.

      • Avatar predateur

        les multinationales ont bon dos , la réalité est beaucoup moins en accord avec les fantasmes des moutons de bergerie
        la production est régi par des normes et des chartes ,le tout sous poudré de dérogation pour pallier au plus urgent
        la production bio en est un bon exemple , pour répondre aux campagnes de dénigrement de l agriculture conventionnelle , dénigrement qui n a pas été fait par l état , mais par des associations de consommateurs depuis des années avec des vidéos chocs ….
        l état s est chargé de faire passer l information à coup de subventions pour que les agriculteurs changent de pratiques , et cette année il autorise en catimini l utilisation de foin de prairie ,de luzerne , de maïs provenant d exploitations conventionnelles pour les élevages bio…..
        on pourrait citer aussi les dénonciations des particuliers au prés des instances de l état pour pseudos maltraitances animal ou utilisations abusives de pesticides
        alors l état contrôle réprimande et durcit les normes pour calmer la populace

  • Les agriculteurs ne cessent de se plaindre alors que la production en bio donne de très bons résultats, sauf qu’elle demande plus de main-d’oeuvre. Il existe tout un panel de produits naturels pour éviter autant que possible les insectes ravageurs et les maladies.
    Je ne pense même pas qu’on puisse cataloguer d’écolo quelqu’un qui demande une nourriture saine, les produits dits phyto-sanitaires étant depuis longtemps reconnus comme toxiques. Quand on voit un agriculteur habillé en cosmonaute passer ses produits, qu’on n’aille pas me dire que ce sont des produits sains et sans danger.

    Pour les vélos, c’est assez aberrant en effet de le promouvoir à tout bout de champs. Mais pensons bien qu’il s’agit de vélo électrique, dans une smart city là encore, tout comme la voiture électrique dont on sait qu’elle est plus polluante que la voiture essence, et tous les compteurs et objets connectés.
    L’écologie ici n’est qu’un faux prétexte, une illusion de baume pour nous faire passer la pilule d’une transition vers une surveillance globale tous azimuts.
    Alors oui, on va tenter de nous mettre plein de bâtons dans les roues (de voiture essence) pour nous faire aller dans le « bon » sens, le leur.
    Et ils y arriveront vu l’apathie actuelle…

  • Avatar CryptoKrom

     » Or il n’existe pas d’alternative à ces substances. Une invasion de pucerons cet été a provoqué des jaunisses qui ont ravagé plus de la moitié d’un grand nombre de récoltes : betterave, orge, colza, salade, etc. Agriculteurs et agronomes avaient alerté sur les dangers de cette loi, rien n’y a fait.  »

    Il n’existe pas d’alternatives a ces substances,
    en oubliant de préciser:

    – dans l’IMMEDIAT !

    Car la Nature et la planéte est déréglée, empoisonnée, donc c’est NORM-al que cela prenne du temps que les choses naturelles se remettent en place
    et s’equilibrent.

    Rappel en video !
    https://www.kla.tv/9671

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