L’intrigue de la quatrième branche du gouvernement américain

L’état profond aux USA,, on en entend parler, il semble que la bataille pour le pouvoir fasse rage. Des rebondissement à venir? Partagez ! Volti.

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Par Germán Gorraiz López, analyste politique pour Observateur-Continental

Observateur Continental a reçu un texte de l’analyste politique, Germán Gorráiz López, qui écrit sur les questions économiques et géopolitiques. Ses articles paraissent dans un certain nombre de publications en Europe et aux États-Unis. Il nous présente ici le rôle de la quatrième branche. Nos lecteurs ont souvent entendu parler de l’Etat profond. 

Charles Wright Mills, dans son livre L’élite au pouvoir (1956), indique que la clé pour comprendre la préoccupation nord-américaine se trouverait dans l’organisation excessive de leur société. Ainsi, l’establishment serait «le groupe d’élite formé par l’union des sous-élites politiques, militaires, économiques, universitaires et des média de masse des États-Unis», des lobbies de pression qui seraient interconnectés à travers «une alliance agitée basée sur leur communauté» d’intérêts et orientée vers la métaphysique militaire».

Ce concept est soutenu par une définition militaire de la réalité qui aurait transformé l’économie en une guerre économique permanente et dont le paradigme serait les Rockefeller en participant aux lobbies financiers, militaires et l’industrie juive et dont David serait le promoteur de la Commission trilatérale (TC) ou Trilatérale en 1973. 
 
La dérive totalitaire des Etats-Unis. La Central Intelligence Agency (CIA) a été créée en 1947 par Harry Truman remplaçant le Bureau des services stratégiques (Office of Strategic Services – OSS) pour enquêter sur les dossiers administratifs et fiscaux sans avoir une autorisation judiciaire et en ayant la philosophie initiale de mettre à la disposition du président un second point de vue élaboré par des civils par rapport à celui apporté par les militaires de l’ Agence nationale de la sécurité (National Security Agency – NSA). Jusqu’à Eisenhower, la CIA était uniquement l’organisation centrale de renseignement du gouvernement américain et était à l’origine de multiples tâches concernant la formation des insurgés et de déstabilisation des gouvernements contraires aux politiques du Pentagone. Mais les lobbies militaires et financiers (tous deux phagocytés par le lobby de David Rockefeller) n’ont pas pu résister à la tentation de créer de facto un gouvernement qui a manipulé les tenants et les aboutissants du pouvoir, conduisant à l’émergence d’une nouvelle entité réfractaire à l’opinion publique et sous le contrôle du Congrès américain et Sénat, le complexe militaro-industriel, selon les mots d’Eisenhower. 

Le même Eisenhower, un an avant la fin de son mandat, a prononcé un discours prémonitoire sur la mutation subséquente du «Campus» initial face au gouvernement fantôme qui protège la démocratie américaine actuelle et dont tous les présidents élus sont retenus en otage. Démocratiquement: «Dans les conseils de gouvernement, nous devons être vigilants à une influence illégitime, qu’elle soit ou non projetée par le complexe militaro-industriel. Le risque d’assister au développement d’un pouvoir usurpé existe et persistera. Nous ne tolérerons jamais que le poids de cette conjonction menace nos libertés ou nos processus démocratiques», mais le complexe militaro-industriel aurait été transmuté en soi-disant Department of Homeland Security et en la primitive hydre qui est la CIA. 17 nouvelles têtes de cette hydre seraient nées sous la forme d’agences de renseignement qui intégreraient la communauté du renseignement des États-Unis ce qui, selon Tom Engelhardt, forme la quatrième branche du gouvernement, des agents pathogènes de nature totalitaire et qui deviendraient un Etat parallèle et un véritable pouvoir de l’ombre.  

Pour sa part, Kennedy, dans un discours à l’Université de Columbia, a admis «qu’il y a de fortes pressions de la part des groupes de pouvoir américains pour transformer le bureau du président en quelque chose de purement figuratif» et ainsi il a été contraint le 21 novembre 1963 de signer le décret exécutif 11490, «qui permet au gouvernement de prendre des mesures exceptionnelles, même pour toute dictature». Peu de temps avant son départ pour Dallas, il a dit à ses proches conseillers: «Nous devons affronter la CIA, tout en préparant secrètement une réunion avec Fidel Castro». Tout cela supposait une décision claire pour face à la CIA, véritable détenteur du pouvoir de l’ombre et profondément ancré dans tous les appareils du pouvoir aux États-Unis, ce qui est la raison pour laquelle ses dirigeants procédèrent à la gestation d’un complot endogène qui était en charge du coup de main contre la légalité démocratique du système politique américain et qui a abouti à l’assassinat de Kennedy à Dallas en 1963. Lee Harvey Oswald a été utilisé comme un bouc émissaire et a permis d’exercer une distraction dans le but de tromper en permettant la naissance d’un système politique supervisé par la quatrième branche1. Depuis lors, tous les présidents élus des États-Unis successivement restent des otages.
 
Germán Gorraiz López, analyste politique

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(1)   La communauté du renseignement américain est également de plus en plus considérée comme une quatrième branche. À cet égard, l’aspect «quatrième branche» de la communauté du renseignement, avec les groupes d’intérêts et d’autres acteurs externes, recoupe de manière significative la construction de «l’Etat profond».

Source Observateur-Continental

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