Comment faire le plein moins cher sans polluer, grâce à l’huile de friture recyclée..

Voilà de quoi faire des économies sur le diesel, qui va continuer d’augmenter, pour la transition énergétique dixit de Rugy. Même si nous devenons un pays qui polluera moins, qu’en sera-t-il des autres pays ? La Terre est ronde et une initiative pour diminuer l’impact des activités humaines sur le climat, se doit d’être planétaire, sinon, on subira la pollution des autres et rien ne changera. Alors arrêtons les « rêves jupitériens », les taxes qui ne résoudront rien, les chèques d’aides (chèques de la honte). Messieurs les décideurs, vous n’avez rien compris, vous planez à 35.000 au dessus des « sans rien », loin de leurs préoccupations et, ils risquent de vous montrer leur colère plus violemment. Il y a une solution au diesel, l’huile recyclée, qui est illégale parce que vous ne maîtrisez pas son circuit avec vos taxes. Pourtant voilà une bonne solution. Partagez ! Volti

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par Fabien Ginisty (L’Âge de faire) via BastaMag

Recyclée, d’origine végétale, bien moins polluante que le diesel tout en étant beaucoup moins chère… l’huile de récup’ n’a que des avantages. C’est ce qu’a bien compris l’association Roule ma frite sur l’île d’Oléron, qui collecte auprès des restaurateurs du coin des dizaines de milliers de litres d’huiles. Ceux-ci serviront ensuite à alimenter les réservoirs ou les chaudières des personnes en précarité énergétique. Tolérée par les autorités, cette « raffinerie » de proximité ne s’en heurte pas moins à un verrou fiscal. L’utilité des collecteurs de proximité sera-t-elle un jour officiellement reconnue ? Un reportage réalisé par notre partenaire L’âge de faire.

Le vieux Renault Master s’engage sur le pont qui relie le continent à l’île d’Oléron. Au volant, Aymeric, tout sourire, apprécie la vue. Fenêtres ouvertes, soleil matinal qui brille… « Un cadre sympa pour bosser ! » Et la collecte qu’il a effectuée hier a été particulièrement bonne : dans le coffre, il y a suffisamment de bidons d’huile pour faire rouler la camionnette jusqu’à Vladivostok… « 1200 litres, c’est une tournée record ! » Aymeric Dominique travaille à Roule ma frite 17 (RMF17), une association qui collecte les huiles alimentaires usagées pour leur donner une seconde vie. Le Master bleu prend la direction de l’écopôle de Dolus d’Oléron, où l’association traite les huiles collectées. 92 000 litres l’an dernier.

Sauf exceptions, rouler à l’huile est interdit, surtout pour des raisons fiscales [1]. Voilà pourtant onze ans qu’à l’île d’Oléron, des « rhuileux » ont décidé non seulement de sortir de l’ombre, mais de revendiquer la légitimité de leur action et d’en faire une activité économique à part entière, quitte à agir dans l’illégalité. « Dans l’absolu, on vend de l’huile filtrée, et il n’y a rien d’illégal à vendre de l’huile filtrée. Mais cela serait vraiment absurde de notre part de nier l’usage qu’en font nos adhérents, explique Elsa Dujourdy, coordinatrice de l’association. Par contre, on n’est pas une station service. Dès le début, on a affirmé notre volonté d’être un acteur du territoire en matière de recyclage, pour répondre à la fois aux enjeux environnementaux et à la précarité en terme de mobilité. »

Une activité illégale mais totalement revendiquée

« On peut rouler 100 % à l’huile, mais il faut adapter son moteur pour le préchauffage à cause de la viscosité de l’huile froide, prévient Aymeric. Sans adaptation, tu peux quand même mettre jusqu’à 50 % d’huile en été dans ton réservoir, en complément du gazole. En hiver, il vaut mieux s’en tenir à un tiers. » [2]. Dans le hangar de l’écopôle, Aymeric décharge sa cargaison. Il empoigne un des bidons et verse le liquide jaunâtre dans une grande cuve, à travers un panier en métal qui fait office de premier filtre. « Dans les bidons, on trouve du graillon, des restes de frites, voire des fourchettes ou des canettes. Mais les huiles sont plus propres maintenant. Depuis le début, on a fait un gros travail de sensibilisation auprès des restaurateurs. »

En 2007, donc, les militants ne sont pas entrés en désobéissance civile pour devenir pompistes, mais bien pour créer un cycle de l’huile territorialisé, inclus dans les politiques publiques. « Dès la publication des statuts de l’association, on a prévenu les Douanes et l’Ademe [Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie] de notre existence », se souvient Grégory Gendre, un des initiateurs de l’aventure [3]. La fine équipe prend les élus et l’administration de vitesse, et va revendiquer sa désobéissance jusque dans les cabinets ministériels. « Quel élu va dire : « Je suis contre le recyclage et la valorisation des déchets, et contre la création d’emplois non délocalisables » ? »

Un bilan carbone quasi-nul à l’utilisation

RMF17 fait le plus de bruit médiatique possible. La stratégie fonctionne : l’activité de l’association est tolérée par l’administration. Mais c’est bien la reconnaissance de la filière, et non la simple tolérance de l’activité à laquelle prétendent les militants. Le cap est franchi localement en 2010. Cette année-là, les collecteurs récupèrent 17 000 litres d’huile auprès de 71 restaurateurs. Les élus locaux constatent le travail, et débloquent une subvention pour l’association. L’activité de RMF17 devient officiellement d’utilité publique, pleinement intégrée à l’Agenda21 de la Communauté des communes de l’île d’Oléron.

En effet, l’huile de friture n’est pas seulement un carburant pas cher – s’il n’est pas taxé. C’est aussi un biocarburant, c’est à-dire qu’il ne nécessite pas d’extraction de pétrole. Il a un bilan carbone quasi-nul à l’utilisation, et ses émissions polluantes sont moindres que le gazole. Qui plus est, sa production ne nécessite pas directement l’utilisation de terres agricoles, à l’inverse du biodiesel produit à partir de plantations de colza ou de palmiers à huile par exemple. Tout cela provient d’un déchet !

« Notre travail allège aussi celui des stations d’épuration »

Un réseau en circuit court permet donc, avec un investissement minime, de traiter la problématique huile-déchet, de créer de l’emploi, et de fournir un combustible bio-sourcé pour tous les types d’usages, à commencer par du carburant. Roule ma frite ne rend pas service qu’à l’environnement : « Les restaurateurs sont contents de nous voir, ça leur enlève une épine du pied ! » Avec le « bon d’enlèvement » que leur signent Aymeric et ses collègues, ils peuvent en effet justifier du recyclage de leur huile usagée, comme la loi le leur impose. Le service proposé par RMF17 étant gratuit ou presque, les cuisiniers préfèrent éviter l’aller-retour à la déchetterie, ou de se mettre hors-la-loi en jetant l’huile dans l’évier…

L’activité de RMF17 a ainsi provoqué des effets inattendus sur l’île : les interventions pour déboucher les canalisations bloquées par les graisses ont été divisées par deux ! D’après l’association, cela représente une économie d’environ 5000 euros par an pour la collectivité. « Et dans les stations d’épuration, les graisses tuent les bactéries qui traitent l’eau. Notre travail allège donc aussi celui des stations d’épuration », ajoute Aymeric.

Alimenter véhicules gazole et chaudières à 0,75 euro le litre

Dans le hangar, la première cuve de filtration est maintenant pleine. Aymeric soulève les 1000 litres à l’aide d’un trans-palette, et verse le contenu dans une deuxième cuve, où l’huile décantera au moins un mois. Elle sera ensuite filtrée à 20 microns, puis à 1 micron, pour être vendue aux adhérents de l’association 0,75 euro le litre. Elle alimentera ainsi des réservoirs et des chaudières.

Parmi les utilisateurs, on trouve aussi la commune de Dolus d’Oléron, qui fait rouler sa flotte de véhicules à l’huile. Certes, les élus du territoire n’ont pas encore mis en place le « Comité local de gestion des huiles alimentaires usagées », comme le leur propose l’association, mais RMF17 devient de plus en plus indispensable, et étend son activité en Charente-Maritime [4]. Elle a d’ailleurs récemment signé une nouvelle convention avec la communauté d’agglomération de Rochefort Océan. Aujourd’hui, l’équipe collecte l’huile auprès de 350 cuisiniers. Avec seulement 2,5 emplois équivalent temps plein, elle est obligée de refuser les demandes des restaurants trop éloignés, comme à la Rochelle ou à Niort.

Priorité aux victimes de précarité énergétique ou de difficultés de mobilité

Il n’y a pas que le regard sur l’huile de friture qui a changé. Il y a aussi les motorisations des véhicules en circulation : les injections sur les diesels construits depuis les années 2000 sont devenues trop fragiles pour supporter l’huile non raffinée, même en faible proportion. La flotte des véhicules pouvant rouler à « l’huile végétale pure » se réduit donc inexorablement, à Oléron comme ailleurs. La demande en huile baisse, alors que les volumes des collectes sont plus importants d’année en année. Résultat : l’association, en excédent d’huile, se voit contrainte de vendre son huile décantée hors du territoire, huile qui finira en biodiesel, dans une pompe espagnole, italienne, peut-être française, qui sait… « C’est un exutoire qui ne nous satisfait pas, mais il vaut mieux cela que rien », justifie Aymeric.

Pour relocaliser la consommation d’huile, l’association travaille à la mise au point d’un biodiesel respectueux de l’environnement qui pourrait être utilisé par toutes les motorisations, même les plus récentes. La boucle serait ainsi bouclée : l’huile collectée localement serait utilisée localement, sans but lucratif, avec l’objectif de la destiner en priorité aux publics qui en ont le plus besoin, à savoir ceux victimes de précarité énergétique ou de difficultés de mobilité.

Reconnaître l’utilité sociale et environnementale des collecteurs de proximité

Mais il y a un « hic » pour que ce modèle se généralise. Pour que l’activité, même sans but lucratif, soit viable, il faut qu’elle soit exonérée des taxes sur les carburants. Les collecteurs réalisent en effet un travail de fond sur les petits gisements d’huile – 20 litres par-ci, 50 litres par là – que ne collecteront jamais les camions-citernes de Suez, destinés aux bioraffineries industrielles. Ce travail de proximité rend les économies d’échelle impossibles et nécessite du temps : il ne peut pas être rentable, comme l’est pour Total le biocarburant vendu à la pompe à essence. Or, si aujourd’hui les Douanes ferment les yeux sur les taxes liées aux carburants distribués par RMF, nul doute qu’elles les ouvriront si l’activité de l’association et des autres collecteurs de proximité se développe.

La solution existe : reconnaître l’utilité sociale et environnementale des collecteurs de proximité, qui pourrait leur ouvrir un droit à exonération de taxes. On se prend alors à rêver d’un Roule ma frite dans chaque village, un cabanon avec une petite baraque à frite à côté, où l’on trouverait les horaires des bus et des trains, des vélos à disposition, des annonces de covoiturage… En dernier recours, on ferait le plein. On saurait à qui va l’argent, et d’où vient le carburant.

Fabien Ginisty / L’âge de faire (Photos : © RMF17 et © L’âge de faire).

- Plus d’infos sur l’association : https://www.roulemafrite17.org/

- Voir le numéro de L’Âge de faire : artisans, ils roulent pour l’écologie

Via BastaMag

Note :

[1La TICE, Taxe intérieure de consommation des produits énergétiques, constitue la 4ème recette de l’État après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés. La TICE est actuellement de 0,60 euros par litre de gazole.

[2Ceci vaut pour les moteurs diesel à injection indirecte disposant d’une pompe à injection de marque Bosh. Lire aussi L’âge de faire n° 80 de novembre 2013 (pour les collectionneurs…).

[3En 2014, Grégory Gendre a été élu maire de Dolus, notamment pour son opposition à l’implantation d’un McDonald’s sur l’île. Voir notre précédent numéro.

[4Ce conseil « permettrait de gérer au plus près les demandes et les besoins du territoire. Celui-ci serait chargé de valider l’utilisation des flux d’huile collectés et revalorisés localement en permettant à toutes les parties prenantes (privées, publiques et associatives) de s’exprimer et d’inscrire la démarche dans les rouages régaliens liés à l’aménagement du territoire », explique Roule ma frite

58 commentaires

  • GROS

    T’as intérêt à en bouffer, des frites.
    Entre les patates, l’obésité et les maladies cardiovasculaires, juste pour 2 ou 3 litres, pas sûr que ce soit économique.

    C’est pas sérieux.

  • Bormes

    Quand on ne veut pas comprendre, on comprend pas… sinon ce serait trop simple.

    RECYCLER les huiles végétales en carburant est juste du bon sens, une évidence.

    Le 1 er moteur diesel fonctionnait avec de l’huile !

    Il ne s’agit pas de REMPLACER le GAZOIL par de l’huile, mais d’utiliser l’huile VEGETALE USAGÉE pour la recycler dans les moteurs diesel.

    Je l’ai moi même pratiqué il y a plus de 10 ans, et cela fonctionne très bien jusqu’a un certain pourcentage en fonction de la voiture et du froid, ( depuis je suis passé a un hybride-essence TOY d’occasion, un bonheur )

    Cela fonctionne moins bien avec les moteurs avec injecteurs à TRES haute pression du à la viscosité de l huile.

    D’autre part, que cela soit pour faire de l’huile ou du biocarburant, on ne peut pas remplacer TOUT le carburant PETROLE par du carburant végétale, la surface agricole mondiale serait trop petite et ce sans faire de culture alimentaire.

    On devrait faire du carburant végétale que sur des surfaces non utilisable pour l’alimentaire, et bien évidement ne pas détruire les forets pour y faire du biocarburant.

    • Voltigeur Voltigeur

      Sans parler du tout huile, simplement par moitié ça ferait des économies non ?

      • Bormes

        Volti, je n’ai pas bien saisi le sens de ta question.

        Si tu parles des cultures d’agrocarburant, dans la mesure ou une grande partie de la population mondiale ne mange pas a sa faim et que la majorité des cultures servent a nourrir des animaux pour qu une petite partie de cette population mondiale puisse les bouffer….
        Dans tous les cas, ca cloche, tu mets dans ta voiture, une éventuelle nourritures pour les autres !

        Que tu roules au végétal ou que tu manges des animaux industriel, tu enlèves la nourriture a autri.
        Sauf en élevage – consommation local a l’ancienne.

        Pour rappel, il faut 10 kg de protéines végétales pour faire 1 kg de protéines animal.
        Il faut 1 tonne d’eau pour faire 1 kg de protéines vegetale (dont 10T pour 1kg animal)
        Les animaux sont gavés, engrossés aux MAIS et aux SOJA, pour les rendements.
        MAIS car c’est ce qui a le plus d’énergie
        SOJA car c’est ce qui a le plus de protéines.

        IL FAUDRAIT remplacer TOUTES les cultures de mais et de saja, qui ne servent qu’a nourrir les animaux, par des aliments diversifiés pour les hommes, avec ca on pourrait nourrir 100% de la population mondiale sans problème.

        Si la question est économique, les taxes sont moins cher sur les agrocarburants, sans les taxes c probablement plus cher, car il faut bien du pétrole pour faire ces cultures et transformations.

        Pour rappel, c’est le pétrole qui a permis l augmentation de l’agriculture et qui remplace le travail a la main !
        C’est le pétrole qui fait les ENTRANT, etc etc

        Utiliser du pétrole pour faire de cultures pour faire des agrocarburants pour mettre dans le moteur. autant mettre du carburant pétrole directement dans le moteur et manger mieux .

        Si c’est pour réduire ou compenser une partie de la consommation de pétrole, cela se fait au détriment des populations les plus pauvres.
        Au pire on retarde l’échéance mais ca ne change rien.

        Bref, fabriquer de l huile végétal pour un moteur n’est pas une solution pérenne,
        mais le recyclage de l huile végétale usagée n’a que des avantages.

        • Voltigeur Voltigeur

          Qui a parlé de fabrication ? J’ai parlé de recyclage d’huile usagée, il n’est pas question de cultiver du maïs ou du soja pour faire rouler des voitures, mais il faut trouver des solutions alternatives au diesel, au lieu de nous faire suer avec ses durcissements de contrôle techniques, il ferait mieux d’aider les sans dents à adapter leur moteur. D’autant que les voitures qui ne sont plus au top chez nous, ont de grandes chances de se retrouver en Afrique, c’est déjà le cas avec de vraies poubelles roulantes. Alors le climat et le Co², faut arrêter les mensonges. La pollution, c’est comme le nuage de Tchernobyl, elle s’arrêtera à nos frontières.

          • Bormes

            mdr, comme je te l’ai dit, pour moi ton message n’était pas clair.

            Alors si tu parles de faire des économies avec les huiles usagées, la réponse est évidente:
            LE PLUS POSSIBLE, et sans mettre de taxes dessus.
            Ce qui est bien le sujet de l’article.

            Sauf que la plupart ne font pas l’effort de récolter les huiles usagées et de les filtrer, ils mettent direct de l’huile végétale NEUVE, en générale de COLZA dans leur moteur !
            comme KromoZom Y probablement.

            C’est aussi ca de moins d’importé et donc en moins dans la balance commerciale.

            • « comme KromoZom Y probablement. »
              Un autre de tes talents caché Bormes? ;)

              Y’a des associations, comme écrit dans l’article, qui s’occupe de la retraité et de la vendre au litre :)

              • Bormes

                Aucun talent caché !
                et pourquoi un autre ? c’est quoi les 1er ??

                Ne me prête pas de mauvaises intentions stp.

                Ce n’est qu’un exemple. ce que je veux dire est que le recyclage est une BONNE CHOSE, mais que le travers du truc est d’utiliser de l’huile NEUVE.

                C’est ce que j’ai deduit de son texte, mais je ne suis sur de rien, c’est bien pour ca que j’ai écrit PROBABLEMENT.
                Il dit qu il ne filtre pas, mais ne précise pas non plus si c’est de l’huile filtré par d’autre ou pas !
                J’en connais qui ne filtre pas l huile usagée, et achète de l’huile de colza neuve !

                D’autres exemples:
                https://www.franceinter.fr/environnement/greenpeace-a-des-gros-doutes-sur-l-interet-environnemental-d-un-carburant-100-vegetal

                Les producteurs de colza français lancent un carburant 100% végétal à l’huile de graine de colza pour alimenter camions et bus.

                Et après on va trouver que le prix du litre d huile trop cher, et toutes l alimentation aussi ! puisque l on utilise les terres ARABLEs pour nourrir les MOTEURs

                Quand ce n’est pas du biocarburant avec de l’huile de palm ( ou on a détruit la foret) et que l’on importe de l’autre bout du monde !!
                il est ou l’intérêt ? C’est quoi ces débiles ?

  • KromoZom Y KromoZom Y

    Cela fait des années que je roule à l’huile 50/50 en toute saison, économique, écologique et en plus décalamine les moteurs.
    Je n’ai malheureusement pas la possibilité de pouvoir filtrer moi même de l’huile usagée.
    Cette initiative bien que plus toute jeune reste excellente et c’est étendue sur d’autres départements, RMF64, 61, 66, 87…

    Des infos ici:
    http://www.oliomobile.org

  • logic

    il y a déja un bon moment que les huiles de fritures sont recyclées (entre autres par véolia qui a prit une grande part du marché)! elles sont stocké et filtré, puis mélangées au diesel, bref les multinationales se gavent une fois de plus sur le dos du peuple, car cela est encadré par des normes et des lois, qui obligent notamment les entreprises à faire recycler leurs huiles via les structures agréés! au bout du compte, les entreprises comme véolia récupère un produit gratos et le revendent aux pétrolier….
    Sinon n’importe quel diesel peut rouler à 50% d’huile filtrée….

  • gneu

    Il n’y a pas que l’huile végétale, il y a bien d’autres carburants alternatifs :

    – en Suède, dans certaines villes, les déchets ménagers (organiques) sont convertis en biogaz servant à alimenter bus et transports :
    http://www.rfi.fr/science/20110616-le-biogaz-carburant-avenir-suede

    – on pourrait sûrement faire de même avec les déjections et fèces (bétail et humain) :
    https://quoidansmonassiette.fr/produire-energie-partir-excrements-humains-feces-au-biogaz/

    – il existe aussi la culture des algues :
    https://www.huffingtonpost.fr/2013/01/18/micro-algues-biocarburant-essence-huiles-complements-alimentaires-nutrition-lutte-rechauffement-climatique_n_2502486.html

    Bien sûr, ces solutions n’existent qu’à petite échelle et ont sûrement aussi des conséquences si on les transpose à plus grande échelle.

    Mais si on multiplie les initiatives (et il y en a sûrement d’autres à trouver) et qu’en parallèle les industriels font des efforts pour réduire leur consommation, il y a sûrement moyen d’y arriver, en douceur.
    Mais les lobbies qui occupent actuellement ce marché mettent des bâtons dans les roues.

  • ATTENTION : certains distributeurs diesels mettent dans leurs carburants des produits empêchant de mélanger huile et Go: BP, Agip, Texocco pour les avoir testés.

    Solution : mélanger l’huile avec du Go et mélanger. Si au bout de 2 heures il y a séparation, à eviter.

    https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

  • Cyrildu44

    Pourquoi ne pas tout simplement réinventer le moteur à eau (dont l’inventeur semblait avoir été assassiné par les lobbys pétroliers) et/ou généraliser le moteur à hydrogène ?
    Ah oui c’est vrai que les géants pétroliers et les entreprises produisant de l’électricité ont déposé les brevets…

  • stofg

    Bonjour à tous. Cette idée de remplacer le diesel par de l huile est séduisante sur le papier mais je pense qu’il faut y mettre un petit bémol : quand 1litre d’huile recyclée est à 0,75e ht, 1litre de gasoil est à 0,6e ht.
    https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/structuration-des-prix-de-l-essence-et-du-gazole-france
    Je doute donc que cela soit économiquement rentable. Si on y rajoute les problèmes déjà évoqués plus haut, cela devient même très compliqué.
    Une piste qui semblait viable il y a une quinzaine d’année et qui permettait de ne pas avoir à remplacer le parc automobile par de nouvelles technologies comme c’est le cas actuellement avec le moteur « électrique » était l’hydrogène. BMW avait présenté un proto au salon de l’automobile 2004
    http://www.autonews.fr/voiture-bio/bmw-h2r-9953
    https://fr.wikipedia.org/wiki/BMW_Hydrogen_7
    Ce projet fut rapidement abandonné et je doute que la rentabilité ait été au RDV vu l’énergie électrique nécessaire pour transformer l’eau en hydrogène.
    Si on y regarde bien, il n’y a pas de solution plus rentable que le pétrole. Je rajoute aussi que le fait de vouloir faire passer les gens à l’essence est une ineptie car un moteur DIESEL a un meilleur rendement qu’un moteur essence puisqu’il tourne à 2500t contre 7000t. De plus, si je me souviens bien, il y a 25 30 ans, on nous a vendu du DIESEL car les moteurs essence rejetaient des particules fines qui étaient plus mauvaises pour la santé…
    On peut , au mieux, essayer d’optimiser avec des PANTONE ou autres HHO, mais je doute qu’il y ai une solution rapide à ce problème énergétique qui va de paire avec notre mode de vie. Si on veut changer quelque chose, il faut déjà changer nos comportements et pour la plupart, nous ne le feront que quand nous y seront contraints.
    Il m’est aussi d’avis que les seules pistes permettant de régler le problème de la pollution et du cout restent du domaine de la foie dans la mesure ou ces pistes sont 1 les travaux de TESLA sur le moteur géomagnétique et 2 l’antigravité.

  • logic

    Rouler moins chère est une chose, mais consommer moins en est une autre! l’urgence serait plutôt de consommer moins, et pour cela pas 36 solutions, travailler en local (moins de 10km) ou hyperlocal (chez soi), car 90% des consommation de carburant aujourd’hui sont :
    – trajet domicile/travail
    – trajet domicile/école des enfants
    – trajet domicile/supermarché

    La vie la moins polluante étant bien sûr : Ne pas travailler, faire l’école à la maison, et produire sa nourriture ! bref l’autonomie relative !

  • En Bretagne, un petit village appelé Trémargat.

    Des gens roulent a l’huile de friture récupérée. Condition importante, ne pas mettre de surgelés dans l’huile de friture. Que de la frite fraîche, sinon le filtrage est plus difficile et nécessite le chauffage du produit. La décantation est aussi plus longue.

    Et pour rouler avec de l’huile, éviter dans les véhicules équipés de pompes a injection de marque Delphi et Rotofluide.
    Les meilleures marques sont Bosch et Lucas. Les injecteurs sont a retarer a plus de 145 bars.
    Les pompes Bosch supportent jusqu’à 180 bars.
    Il y a aussi un coté légal a respecter pour rouler avec de l’huile sans problemes.
    je vous laisse chercher le détail administratif, j’ai mis pas mal de temps avant de le trouver.

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