Syndrome de La Havane : les armes à micro-ondes, un coupable tout désigné

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Pour illustration/123.RF

Source France24

Pour les uns, elles n’existent pas, mais pour d’autres, de plus en plus nombreux, les armes à micro-ondes sont à l’origine du syndrome de La Havane qui laisse perplexe les États-Unis depuis plus de quatre ans. Interrogé par The Guardian, un expert associé à l’enquête a affirmé, mercredi, que Washington est désormais convaincu que plusieurs États ont développé de telles armes.

Ce sont des armes capables d’infliger, à distance, des dommages aux tissus du cerveau grâce à des ondes électromagnétiques. Et les États-Unis sont désormais convaincus que plusieurs pays, « ces dernières années », en ont mis au point. C’est ce qu’a affirmé James Giordano, un neurologue et biochimiste du centre médical de l’université de Georgetown collaborant depuis 2016 à l’enquête américaine sur l’origine du célèbre syndrome de la Havane, interrogé par le quotidien britannique The Guardian, mercredi 2 juin.

Une affirmation qui renforce l’une des principales thèses avancées pour expliquer les symptômes dont avaient souffert, en premier lieu, des collaborateurs de l’ambassade américaine à Cuba voici quatre ans.

Plus de 130 potentielles « victimes »

Depuis, plus de 130 membres de l’administration américaine – diplomates, agents de la CIA, collaborateurs de la Maison Blanche – se sont plaints de maux similaires : nausées, étourdissement, désorientation, vertiges ou encore fortes migraines. Des cas qui, outre à La Havane, ont été observés en Chine, au Kirghizistan, en Colombie, en Autriche, à Moscou, à Londres et même à Washington.

Les autorités américaines n’ont jamais officiellement tranché entre les différentes explications avancées : des nouvelles armes à micro-ondes, des épisodes d’hystérie collective, une exposition à des substances toxiques ou encore des maladies infectieuses. L’Académie américaine des sciences a cependant conclu en décembre 2020 que l’hypothèse des armes à micro-ondes semblait la plus crédible, sans pour autant se prononcer sur la réalité de telles armes.

De quoi donner du grain à moudre aux détracteurs de cette thèse qui indiquent « que rien ne prouve que ces armes existent », souligne Cheryl Rofer, une ancienne chimiste qui a travaillé au laboratoire d’études nucléaires de Los Alamos, dans un article publié par le magazine Foreign Policy début mai 2021.

Si vraiment Washington a pu déterminer que certaines nations disposent d’un tel arsenal, comme l’affirme James Giordano, cela change la donne.

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