5 décembre 2019 : journée à très haut risque pour la Macronie si la convergence des luttes se poursuit.

Va-t-on le 5 décembre, assister comme en 1995 à une manifestation de masse des français pour faire reculer le gouvernement ? Macron tout comme Juppé à l’époque, va-t-il « droit dans ses bottes » aller juqu’au bout de sa réforme des retraites, fortement contestée ou « baisser les bras » ? Rendez-vous demain pour connaître la réponse. Une grève générale, s’attaque à l’économie du pays, c’est pourquoi l’inquiétude règne au sommet de l’État, pour peu que le corporatisme soit mis de côté, et qu’il y ait convergence des luttes. Partagez ! Volti

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Source France-Police

Le 12 décembre 1995, au plus fort de la contestation, deux millions de Français étaient descendus dans les rues pour dire NON au Plan Juppé.

Vingt quatre ans plus tard, le premier ministre Edouard Philippe exhume les cendres d’une politique massivement rejetée par les Français de l’époque. La Macronie espère bien réussir ce qu’Alain Juppé, « droit dans ses bottes », avait partiellement raté en 1995.. Imposer aux Français une politique d’austérité pendant qu’ultras-riches et politiciens s’en mettent toujours plus dans les poches..

Au prix d’une terrible répression ayant infligé des blessures de guerre à des manifestants, le gouvernement a tenu bon malgré une année de contestation des Gilets jaunes, bien aidé, il faut l’avouer, par des casseurs ayant largement affaibli le mouvement.

Mais il va être beaucoup plus délicat pour l’exécutif de réprimer de la même manière des grévistes, surtout si leur nombre est important.

Paralysie des transports routiers, ferroviaires, aériens et maritimes, blocage des raffineries.. Il n’en faut pas davantage pour totalement scléroser un pays et son économie.

Non structurés sur le plan syndical, les Gilets jaunes ne peuvent manifester qu’en dehors de leur temps de travail, sur leur temps libre personnel. C’est toute la différence avec des grévistes qui utilisent leur emploi, leur temps de travail, comme un moyen de lutte.

Une grève bien menée est un moyen particulièrement efficace pour faire plier un gouvernement. Ce n’est pas pour rien que les personnels actifs de la police nationale n’ont pas le droit de grève et que ce droit de grève, de manière générale, est très régulièrement attaqué.

Les grandes centrales syndicales et notamment la CFDT jouent, tout comme les syndicats de police, au poker menteur, tant avec le gouvernement qu’avec les Français. Ils posent un ultimatum sachant qu’à deux semaines du jour J, on ne peut plus rien obtenir de sérieux de la part de cet exécutif, si ce n’est des miettes.

Soit les syndicats vont encore une fois se coucher devant quelques pseudos concessions faites par le gouvernement et trahir à nouveau les Français tout en criant victoire, soit ils vont devoir aller jusqu’au bout du bras de fer engagé. Il n’y a pas d’autre alternative possible.

Pour des millions de Français, la qualité de vie et le pouvoir d’achat ont disparu comme pour une majorité de policiers, au bout du rouleau.. La fracture sociale de 1995 est devenue un gouffre abyssal en 2019..

France-Police

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