Google soutien le développement des IA militaires !…

Ceux qui travaillent pour Gogole vont être heureux, ils avaient déjà réussi à faire reculer le géant mais, il y a beaucoup de sousous à la clé. Partagez ! Volti

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Sylvain Devaux alias Nono le Robot pour La Robolution

Google soutien le développement des IA militaires ! Ah, chassez le naturel, il revient au galop. Google avait dû renoncer à sa collaboration avec le Pentagone sur le projet Maven pour lequel le géant du net avait signé un contrat très rentable en 2017. Un programme d’Intelligence Artificielle adapté à la reconnaissance par des drones militaires. Mais courant mars 2018, ce contrat tenu secret a été dévoilé et avait provoqué la colère des salariés de Google. Ils étaient plus de 4 000 à avoir alors signé une pétition demandant à Google de ne pas développer de programme militaire. Cela avait aussi été l’occasion pour Google de se « refaire une virginité » dans ce domaine, retournant la situation qui avait pourtant échappé au géant.

Mais bon, vous savez, les passerelles permettent parfois de revenir par la fenêtre après être sorti par la porte. Alors Google via une de ses sociétés de capital-risque, Gradient Bentures, créée en 2017, apporte donc son soutien financier et technologique à quelques startups spécialisées…dans l’IA militaire ! Après un revirement opéré à grand coup de médias et jouant sur la nouvelle éthique de l’entreprise, il y a de quoi rire jaune. Je ne sais pas comment les salariés vont digérer la nouvelle mais pour l’image de la société bien propre sur elle, c’est un peu loupé.

Un nouveau moyen détourné de garder un pied dans le secteur des armées, très juteux en termes de contrats et que Google n’avait pas du tout envie de lâcher (on parlait de 250 millions de dollars par an pour Google dans le projet Maven). Les startups en question devraient développer des systèmes à la fois pour l’armée mais aussi pour la police et en particulier pour la surveillance de la frontière mexicaine… J’épingle ici Google mais il faut aussi se rappeler qu’Amazon, par exemple, avait aussi, à l’époque, répondu à l’appel à projet du Pentagone. Il y a en effet le discours de l’éthique et les actes.

Sylvain DEVAUX

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