Des plantes bioluminescentes pour s’éclairer…

Ce sont des manipulations génétiques que je réprouve totalement. J’aime beaucoup les vers luisants, et autres poissons qui génèrent de la lumière naturellement, mais forcer la nature, ça m’inquiète, même s’il n’y a pas de risque de « mutation » comme l’affirme le Pr de génétique Georges Church (comment en être sûr?). Partagez ! Volti

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Auteur Emma pour Fournisseur-Energie

Résumé: Mutations de notre environnement et transition énergétique vont de pair ! Des milliers de scientifiques planchent continuellement pour trouver des solutions afin de limiter ou annuler notre impact sur l’environnement.
Dans cet article, vous en apprendrez un peu plus sur une solution trouvée pour réduire notre consommation d’électricité, à cause de l’éclairage : les plantes bioluminescentes. Une idée folle ou réalisable ?

L’idée brillante

S’éclairer avec des plantes, cela sera-t-il possible un jour ? Si ce projet semble fou, des chercheurs ont cru en sa faisabilité et ont décidé de plancher sur des recherches. La planète Pandora du film Avatar les a-t-elle inspiré ?

Le projet ”Glowing Plants” débute en juin 2013, 3 ingénieurs américains diplômés du MIT (Institut de Technologie du Massachusetts) sont à l’origine de cette étude. Leur but : rendre, de façon artificielle, des plantes bioluminescentes. Ils commencent leurs expériences dans un fab-lab, un espace de création collaboratif en libre accès. Les recherches consistent à transférer, une capacité biologique naturelle que possède certains animaux (insectes ou poissons) qui permet d’émettre de la lumière, vers des végétaux qui eux n’ont pas cette capacité.

Leur projet étonne et nombreux sont ceux qui ne croient pas en la capacité de réussite. Les 3 américains s’accrochent et mettent au point leur premier essai, qui est une réussite. Pour cela ils ont utilisé, un plant d’Arabidopsis et une bactérie, Agrobacterium qui est phosphorescente. Les ingénieurs ont donc transférer une partie de la bactérie à l’intérieur de la plante. Dans la nature, l’ADN bactérien provoque des tumeurs (appelés Galle) lorsqu’il entre en contact avec la cellule végétale. Ici les scientifiques ont réussi à détourner cette capacité, en insérant la bactérie de leur choix, sans que cette dernière provoque de tumeur mais la bioluminescence du végétal.

Grâce à cette modification du gène de la plante, avec la bactérie importée, les scientifiques ont réussi à la faire briller pendant 45 minutes ! L’un des principaux enjeux de ce projet, n’est pas de faire s’illuminer la plante mais d’arriver à gérer l’intensité de la lumière émise par les végétaux. Après certaines modifications et expériences, ils ont déjà réussi à augmenter la durée d’éclairage de l’arbuste, de 45 minutes à 3 heures !

Mais face à cette découverte, beaucoup s’interrogent et s’inquiètent, quant aux effets que ces végétaux modifiés pourraient avoir sur l’environnement ?
Les plantes bioluminescentes, sont des OGM (organismes génétiquement modifiés), ce nom a une tendance naturelle à faire peur car on connaît difficilement les répercussions qu’il peut avoir sur la nature.
Les scientifiques se sont donc rapprochés de Georges Church, un professeur de génétique à l’Université médicale de Harvard. Ce dernier l’affirme, les risques sur l’environnement sont moindres, à la différence des plantations génétiquement modifiées pour résister aux pesticides. Ici, la modification génétique est mineure et ne pourra donc se transférer sur des plantes sauvages.

De plus, cette avancée pourrait être une vraie révolution dans l’éclairage public, le but étant ensuite de la développer de façon à un jour pouvoir éclairer les rues, boulevards de nos villes grâce aux végétaux. Cela permettrait d’avoir un système d’éclairage esthétique et surtout, totalement neutre en CO2 !

Le Saviez-vous ?
La consommation énergétique de l’éclairage en Chine, représente 2 fois les émissions de CO2 de la France.

Depuis 2010, une autre start-up américaine a vu le jour dans le domaine des végétaux bioluminescents. Elle a lancé une plante bioluminescente, Celestine, que l’on peut acheter sur internet pour 59,99$.

La France est de la partie

Si le projet a donc vu le jour aux États-Unis, de l’autre côté de l’Atlantique des expériences ont aussi débuté. Depuis 2016, trois jeunes strasbourgeois âgés de 29 ans ont eux aussi décidé de se lancer dans les plantes bioluminescentes.

Leur projet “Greenovation” est similaire à celui des startups américaines mais la technique utilisée est différentes et selon les jeunes chercheurs, elle serait plus efficace. « Ces deux start-ups ont abouti à la même plante, une Arabidopsis avec une luminescence bactérienne très faible, peu visible à l’œil nu. Nous nous évertuons à utiliser une technologie et du matériel différents qui permettront une luminescence beaucoup plus forte ».

Ils insèrent dans les plantes, les propriétés de certains organismes qui vont permettre de transmettre la luminescence naturelle ; tandis que les américains insèrent eux en masse des bactéries bioluminescentes.

Le 17 mars 2018, la startup était finaliste du concours “docteurs entrepreneurs”, qui récompense les meilleures initiatives entrepreneuriales des jeunes diplômés. Ils obtiendront le 2ème prix, lauréats du concours et avec des financements pour développer leur prototype.

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Source Fournisseur-Énergie

Voir :

Les smart cities, un atout pour la transition énergétique ?

Les initiatives positives gagnent du terrain !

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