France, un sénateur découvre la fonction de primary dealers auprès de la Sécurité sociale. LHK…

Qu’est-ce qui n’est pas « contaminé » par la finance ? Voilà où ça mène de perdre sa souveraineté monétaire. Tout est tellement imbriqué que, s’il y a un grain de sable, c’est le système en son entier qui vacillera, mais, « Too Big Too Fail » (trop gros pour faire faillite), il restera les peuples pour les sauver, une fois de plus, en attendant ils se gavent grâce à leur monnaie « monopoly » créée de toute pièce. Et c’est une découverte pour Éric Bocquet, tout arrive..Partagez ! Volti

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Source Liliane Held Khawam

UBS, tout comme ses collègues too big to fail, est primary dealers de la plupart des pays de la planète. Un petit club très fermé de banques qui ont le pouvoir de créer la monnaie en échange des dettes publiques.

Le sénateur Eric Bocquet découvre que les banques too big to fail se nourrissent de la Sécurité sociale française.

En effet, les organismes publics, à l’image des gouvernements ne font pas appel à la banque centrale du pays pour se faire financer.

Ils sont obligés de passer par les primary dealers.

Ce que M le sénateur ne dit pas, c’est que UBS et collègues créent la monnaie de la dette en question. Ils s’enrichissent donc de ce pouvoir régalien qui leur a été transmis par les gouvernants politiques!

C’est grâce à cet immense pouvoir que les tenants de ces banques sont devenus ultrapuissants et qu’ils sont en passe de s’approprier la planète.

Je vous mets ci-dessous un extrait du livre Dépossession dans lequel le processus de la création monétaire contre dettes des collectivités publics est décrit.

Ces banques portent le nom de primary dealers. Elles constituent le marché primaire. Les banques centrales qui se fournissent en obligations publics achètent quant à elles les titres sur le marché secondaire, une fois que la monnaie-crédit a été créée!

Bon courage, la vérité est en train d’émerger!

LHK

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Dépossession, ou comment l’hyperpuissance d’une élite financière met États et citoyens à genoux. Extraits

  • 1. « Et voilà que  dans les années 70, quelque chose de déterminant a eu lieu. Les réserves américaines d’or stockées à Fort Knox devinrent insuffisantes pour assurer les termes des accords de Bretton Woods et avec eux la parité du dollar avec l’or. La fin de l’étalon change-or fut annoncée en 1971 par le président Nixon, et entérinée par les membres du FMI en 1978 avec les Accords de la Jamaïque, laissant ainsi toute la place au système des changes flexibles et à la démonétisation de l’or. La fin de cette restriction de création monétaire va ouvrir la voie à la prolifération de la monnaie bancaire.

Les créateurs de monnaie de crédit vont, à la même époque, gagner en puissance  grâce au FMI qui va interdire à tout gouvernement de s’endetter auprès de sa banque centrale. La voilure de ces émetteurs de monnaie contre créances ne va cesser de croître et d’engranger les richesses de la planète sous une forme ou sous une autre.

La combinaison du binôme financement des déficits américains par le marché financier et fin de toute contrainte-or, va permettre aux banquiers de créer abondamment la monnaie de la première puissance économique mondiale. Les États-Unis, avec une dette publique abyssale à 20 trillions, sont depuis de nombreuses décennies la vache à lait d’un microcosme de la haute finance. Car, seul un petit nombre de banques va être invité à créer de la monnaie à des fins de crédit public. En 2016, elles étaient 23[1] à servir le Trésor américain (cf annexe). On notera la présence de banques non américaines dont la mission est d’aller revendre à leur pays officiel les créances émises (cf annexe). C’est ainsi que le problème des dettes américaines est devenu le problème de la planète, avec pour seul et unique gagnant : le microcosme du marché de la finance. A noter que celui-ci subit aussi les mouvements d’hyperconcentration[2].

Ce qui vaut pour les États-Unis, vaut pour les autres pays. Un tri d’établissements bancaires est effectué par État ou communauté qui constituent le marché primaire. A noter toutefois, qu’un petit nombre de banques nord-américaines se retrouvent sur la liste « primary dealers » de tous les États que nous avons pu consulter. La richesse générée, dont bénéficie ce petit club, est simplement inimaginable, et rend insignifiants les milliards de Bill Gates, Bernard Arnault et consorts. »

dette publique mondiale.PNG

  • 2. « Le privilège octroyé aux primary dealers dépasse le simple enrichissement. Ceux-ci vont détenir le levier pour imposer leur vision à la planète. Les échéances pour le renouvellement des dettes, dont les conditions d’octroi (coûts par exemple), sont laissées à la liberté des tenants de la haute finance, sont utiles pour imposer leurs revendications. »

Liste des courtiers primaires pour la France.PNG

Le lien a été supprimé depuis la publication du livre

dette publique française.PNG

[1]Concentration des primary dealers. Le nombre des intervenants américains a été divisé par deux entre 1990 et 2016

[2] Idem + fusions bancaires

 

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