Les chasseurs, premiers écologistes de France ? L’opération de com’ indigeste…

Bientôt l’ouverture de la chasse. Nous savons que cette année, le banquier élyséen a bichonné ses amis chasseurs en divisant le permis de tuer par deux. C’est la période où, le simple fait de se promener ou aller aux champignons va présenter un risque. Les polémiques vont fleurir, sur le droit de chasser tous les jours de la semaines pendant près de six mois. Mais, la fédération de chasse fait campagne pour « verdir » son image écornée. Les chasseurs sont-ils les « premiers écologistes de France » comme ils le prétendent ? Partagez ! Volti

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Source Mr Mondialisation

Menaces de mort envers les « écolos ». Image : ASPAS

Sous le feu des projecteurs depuis la démission de Nicolas Hulot, la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) déploie actuellement d’importants moyens financiers à travers une campagne de propagande qui affirme que « les chasseurs sont les premiers écologistes de France ». À quelques semaines de l’ouverture de la nouvelle saison de chasse en septembre, les amateurs de la pratique de plus en plus décriée multiplient les contre-vérités pour tenter de regagner la confiance – en berne – de la population. Éclairages.

Le sentier est barré par un panneau « Attention, chasse en cours ». Un peu plus loin une dizaine de 4×4 sont garés dans une clairière. Leurs lourdes roues ont laissé de profondes marques sur les chemins forestiers. Au loin, les aboiements des chiens et les cris des chasseurs qui battent la forêt sont clairement perceptibles et brisent le silence matinal. Pour le groupe de randonneurs qui rebroussent chemin, aller plus loin serait prendre le risque d’être touchés par une balle perdue. C’est un dimanche normal d’hiver en France, où une minorité de personnes peuvent, de fait, empêcher d’autres de jouir de la nature et tuer 30 millions d’animaux au fusil par an, un record en Europe.

En effet, en matière de chasse, la France dispose de la législation la plus permissive d’Europe. Non seulement c’est le seul pays dans lequel la chasse est autorisée tous les jours de la semaine week-end compris pendant la période d’ouverture, mais en plus cette dernière est la plus longue, s’étalant sur 6 mois de l’année pour l’ouverture générale, bien plus pour certaines espèces comme les daims et renards dont la traque est permise dès le 1er juin. Qui plus est, le nombre d’espèces qui peuvent être tuées est également bien supérieur par rapport aux pays voisins de l’Hexagone : 91 gibiers au total dont 64 espèces d’oiseaux sont chassées en France (contre 14 espèces d’oiseaux en moyenne dans le reste de l’Europe), rappelait récemment le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg auprès de « franceinfo ». Parmi ces 64 espèces, 20 sont sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Mais cette liste n’est qu’indicative et le législateur français ne semble pas prêt à faire changer les choses.

Une pratique qui ne participe ni à la « régulation » des espèces, ni à la lutte contre les « nuisibles »

En totale contradiction, les chasseurs français multiplient les moyens pour verdir leur image. Depuis quelques jours, les habitants de Paris, de Toulouse et de Lille – entre autres – découvrent les larges panneaux publicitaires déployés par la FNC, affichant le slogan « Les chasseurs, premiers écologistes de France ? ». Cette question, que l’on retrouve sous forme d’affirmation dans le communiqué de presse associé à la campagne, se base sur un sondage effectué auprès des auditeurs de RMC-BFMTV et n’est donc absolument pas représentatif. Ces visuels exposent les prétendues vertus de la chasse pour l’environnement.

Extrait de la campagne. Le point d’interrogation fut ajouté sur d’autres versions.

La chasse serait donc, selon cette campagne, non seulement un moyen de sauvegarder la biodiversité mais aussi de réguler les espèces en surnombre ou nuisibles. Bref, les chasseurs, au même titre que les associations de défense de l’environnement, seraient désormais des protecteurs de la nature, amoureux de la vie sauvage. Le communiqué de presse signé Willy Schraen, Président de la Fédération Nationale des Chasseurs assure d’ailleurs : « Vous pouvez être fiers des chasseurs de votre pays. C’est une chasse durable, moderne, soucieuse des écosystèmes qui est à l’œuvre en France. »

Ces affirmations sont pourtant en contradiction avec de trop nombreuses réalités de terrain. D’une part, alors que les chasseurs affirment « réguler » des espèces en surnombre, ils participent surtout à l’introduction de millions de bêtes dans la nature pour pouvoir les chasser car celles-ci ne sont pas assez nombreuses dans les conditions naturelles. Selon le Syndicat National des producteurs de Gibiers de Chasse, le secteur d’élevage de gibier représente « 14 millions de faisans, 5 millions de perdrix grises et rouges, 1 million de canards colvert 40000 lièvres de France, 100000 lapins de garenne, 10000 cerfs 7000 daims en production pour la France ». Une quantité astronomique d’animaux sont donc élevés dans le seul but d’être relâchés et immédiatement tués.

D’autre part, bon nombre d’animaux, en particulier les sangliers et les daims, sont élevés pour ensuite être chassés dans des espaces clos, comme le montre une enquête de 2012 de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Dans un cas comme dans l’autre, il n’est pas question de « régulation », mais de conditions de chasse artificielles, pour le seul plaisir de la pratique. D’autant que dans certains cas, ce sont des espèces exotiques qui sont lâchées en pleine nature. Enfin, il serait bon de ne pas mettre de côté les prises « accidentelles ». Les pièges étant souvent peu sélectifs, chats et chiens perdent régulièrement la vie dans ces mécanismes de mort.

Chien tué par un piège. Image : ASPAS

Chat amputé, rescapé d’un piège de chasse. Image : ASPAS

Argument éculé, les chasseurs seraient indispensables à la lutte contre les espèces dites « nuisibles ». Pourtant, en ce qui concerne l’une des plus emblématiques d’entre elles, le renard, les études scientifiques s’accordent désormais à dire que sa persécution participe à la progression de la maladie de Lyme car les rongeurs, propices au développement des tiques, ne sont plus régulés par leurs prédateurs naturels et prolifèrent. Autre conséquence des rongeurs qui prospèrent grâce à la chasse de leurs prédateurs, les dégâts subis par les agriculteurs. Bref, des désordres écologiques artificiels, causés par les chasseurs, que les lobbies justifient avec des discours erronés… En réalité, si bon nombre de Départements maintiennent le renard dans la liste des nuisibles, c’est sous la pression des chasseurs, qui voient dans l’animal une concurrence directe à leurs propres pratiques. Une fois encore, ailleurs en Europe, comme en Angleterre, cette chasse à été abolie en conséquence des savoirs actuels.

Enfin, en pratique, de nombreuses techniques de chasse employées sont destructrices de l’environnement local et/ou particulièrement brutales envers les animaux. En première ligne le déterrage, dont les blaireaux sont l’une des victimes, mais aussi la chasse à courre, la chasse à la glu, les pièges, etc.

Pendant ce temps, Macron courtise les chasseurs…

Cette vaste campagne de séduction témoigne de la « puissance » de la FNC sur les autorités et des « moyens importants » dont elle dispose, analyse Madline Renaud, directrice de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS). Elle y voit une tentative de la part des chasseurs de regagner la faveur de l’opinion publique, dans un contexte où « la chasse est de moins en moins bien vue par la société civile ». « Pour nous qui voyons l’état des populations et de la nature sur le terrain, c’est choquant de voir que les chasseurs s’affirment avec autant d’aplomb comme premiers écologistes« , lâche la directrice.

Panneau vandalisé par des tirs. Image : ASPAS

Panneaux d’un refuge animalier vandalisés par des tirs. Image : ASPAS

La campagne intervient en effet dans un contexte où la bataille de l’opinion fait rage. Depuis son arrivée au pouvoir, le Président a multiplié les gestes en faveur des chasseurs, une opération de séduction qui n’échappe à personne. Il y a quelques jours encore, Emmanuel Macron acceptait que le prix pour obtenir le permis national de chasse soit divisé par deux, de 400 à 200 euros. Plus tôt dans l’année, alors qu’une importante polémique touchait la chasse à courre, pratique jugée « cruelle » et « barbare », Emmanuel Macron avait également affirmé son soutien à Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs. Pendant l’hiver, une dérogation pour allonger la période de chasse des oies sauvages a également été accordées aux amateurs de la pratique. Macron est sans équivoque le président des chasseurs.

Mais le président pourra-t-il encore longtemps céder face aux demandes insistantes émanant d’à peine 2% de la population, alors que des voix de plus en plus nombreuses réclament des politiques plus restrictives en matière de chasse ? Fin 2017, selon un sondage IFOP pour la Fondation Brigitte Bardot, 84 % des sondés s’opposaient à la chasse à courre et 71 % se sentent en insécurité en se baladant dans la nature. Sur internet, une pétition signée plusieurs dizaines de milliers fois réclame l’interdiction de la chasse le dimanche. Pendant ce temps, le bras de fer intellectuel se poursuit. Le verdissement de façade de la FNC arrivera-t-il à convaincre ?

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80 commentaires

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    1ers GROS Connards de France oui ! https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

    T’as oublié celle-ci Volti https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_sad.gif

  • gnafron

    Volti, tu préfères celle-ci, je présume https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • Passetec Passetec

    Ils vont tirer leurs coups partout …. sauf chez eux …

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Laissez-moi rire !
    après leur passage surtout le week-end, j’ai ramassé quantité de cartouches vides, canettes différentes, pq etc… et je puis vous assurer que ce ne sont pas les rares promeneurs dans mon coin de montagne qui en sont responsables.
    Quand on sait qu’il ne faut pas ramasser de champignons à moins de deux mètres d’une cartouche vide à cause du plomb de la culasse… cela fait réfléchir à la pollution !
    Il y a aussi les cabanes de guet qui se dégradent au fil des années avec leurs lambeaux de plastique ou tissus etc… qui volent au vent et se retrouvent partout au sol ou dans les arbres.
    il y a les bêtes blessées non retrouvées, plus nombreuses qu’on le croit, qui après bien des souffrances vont mourir dans un coin….
    C’est cela qu’ils appellent « protection de la nature  » ???https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gifhttps://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gifhttps://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif
    Enfin il y a la chasse à courre qui est la plus cruelle car l’animal est souvent blessé par les chiens, il s’enfuit affolé jusqu’à ce qu’épuisé il s’arrête enfin et soit égorgé. Dire qu’il y a des « humains » ? qui se repaissent de ce spectacle horrible ! j’aimerais les voir à la place de l’animal !

  • Kiline Kiline

    Sans oublier que certains chasseurs, sous prétexte que des chiens nuisent dans les forêts en faisant fuir le gibier et qui ne se gênent pas et sans honte de leur tirer dessus!!
    J’ai perdu une chienne Patou et un petit chien de 5 mois par des chasseurs qui n’ont pas arrêté de les menacer! Et ça se dit écologiste??? Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer!!

    • LaoTseu

      C’est pour ça que je sortais plus en foret avec mon ou des chiens, les périodes de chasse, trop risqué…

    • lily lily

      les chasseurs ont menacé ma voisine si elle ne s’éloignait pas avec son chien des abords du bois,
      elle marchait sur une petite route goudronnée et longeait un chateau et des habitations…
      n’ont qu’à s’enfoncer dans le bois ces c..https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

      • marabout marabout

        ils s’inventent des passes droits,bloquent la circulation quand ça leur chantent
        ce n’est pourtant pas les forêts qui manque,il ne faut pas qui se déplace trop loin le chasseur pour tirer des bestioles elevées en captivité.
        rappelons que le croisement sanglier/cochon donne beaucoup plus de petits
        que entre sanglier(d’apres un chasseur)
        donc ,lui meme reconnaissait la stupidité d’avoir développé « l’élévage de chasse » pour ce gibier qu’on savait « nuisible » pour diverses raisons
        finalement on ai à se demander si il n’ont pas chercher(les chasseurs ou leurs representants) à faire perdurer une pratique, qui aurait fini aux oubliettes,sans/ou moins gibier à tirer..

    • Graine de piaf Graine de piaf

      Dans ma montagne les non chasseurs qui se baladent avec leurs chiens leur mettent des clochettes au collier, tout comme le font les chasseurs, c’est une précaution bien utile.

  • BeretMan

    Les chasseurs aiment les animaux !
    A tel point qu’ils les tuent …
    A tel point qu’ils enferment toute l’année plusieurs chiens dans des enclos, trop petits dont ils ne sortent que quelques heures à chaque saison de chasse et où ils passent souvent des heures chaque jour à aboyer … parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire
    Je me suis fait invectiver par un groupe de chasseurs un automne « vous êtes pas bien de ramasser des champignons pendant qu’on chasse ? c’est hyper dangereux ! vous devriez faire attention »
    Ce à quoi j’ai répondu que ce n’était pas à moi de faire attention, pas moi qui étais dangereux, que ce n’était pas moi le gros con qui se promène avec une arme mortelle (en montrant mon canif)
    « Nous, on est prioritaires en forêt, passque notre période de chasse a dure pas longtemps ! »
    « Les champignons que je ramasse ne sortent que 3 à 4 semaines par an, je suis donc plus prioritaire que vous avec votre période de chasse de plusieurs mois. Dégagez ! »
    Depuis, quand je vais aux champignons d’automne, j’ai un gilet fluo, un sifflet à roulette et des pétards à mèche pour éloigner le gibier et les porteurs de treillis qui les poursuivent et qui ont tout dans les douilles mais rien dans les couilles

  • nours77

    MMMmmm, les espèces en voie de disparition ne le sont elles pas car trop chassées par ces défenseurs de la nature… Comme les corbeaux ou les buses par exemple. De toute façon par chez moi, ils ne fond plus que des battus, ou ce mettent en ligne et attendent les rabatteurs… C est du tir au pigeon d argile et non de la chasse ça…
    Quand je vais en forêt pour chercher des champignons (ce qui ne va plus trop tardé d ailleurs…), j ai toujours une radio a pile allumée a fond, comme ça je suis sur qu il n y a pas de gibier a au moins 1km autour (j ai noté que cela éloignait les sangliers, grimper a un arbre d urgence m ai arrivé donc maintenant je suis prudent…) et que les chasseurs m entendent de très loin, et puis j aime bien écouter de la musique en cherchant des champignons…

  • DTC

    Certains se font même des supers-chasses privées de 200 hectares ou plus. Peut-être pouvons nous faire en opposition des sanctuaires. Mais j’ai bien l’impression que ça nous ramène au sujet des limites de la propriété privée: https://lesmoutonsenrages.fr/2018/09/01/petition-sauvez-la-loi-qui-protege-enfin-les-proprietaires/

    Tout ça est un vaste débat qui doit concerner l’utilisation de la terre en général… Et la conception qu’on a du Vivant. Des gros bourrins de chasseurs il y en a, oui, mais pas tous. Ils tuent, oui. Manger de la viande d’élevage est-il plus éthique? je ne sais pas. Les plus cohérents (dans ceux qui ne veulent pas tuer d’animaux) sont les végans, c’est vrai. Et encore, je vois aussi des effets collatéraux du véganisme parfois.
    Il est intéressant de s’interroger sur ce sujet, mais toute stigmatisation me semble inutile. Sinon, on peu le faire aussi pour l’automobiliste, qui tue aussi.

    Pour l’anecdote, j’ai carrément vu des pubs pour un permis de chasse gratuit!

    • Natacha Natacha

      Bonjour, 😊
      Je trouve que tes remarques nuancées peuvent permettre un débat.
      C’est un sujet qui déchaîne les pulsions profondes et les anti-chasse sont parfois grossiers, violents et radicaux.
      Pour vivre dans un environnement forestier, peuplé de gibier, de paysans, de techniciens de l’agriculture, d’éleveurs, de chasseurs du dimanche, j’ai pu écouter, observer des points de vue variés.
      Le sujet est vaste et les intérêts dominants partiaux évidemment !
      La chasse, à la battue le plus souvent, est une sottise qui a pour effet d’affoler les animaux jusqu’à les conduire à tout détruire sur leur passage en plus d’être une traque qui ne fait pas un choix judicieux des sujets.
      Où a t-on vu qu’un chasseur tuait une mère au lieu de mâles en âge de reproduction ? Dans Bambi, je me souviens. Qui n’en a pas pleuré ?
      Pour limiter les espèces envahissantes aujourd’hui, à cause de la bêtise des hommes, y a t-il une autre solution de régulation que de chasser à l’affût et de cibler les proies ?
      Parce que oui ! Nous avons en France un réel problème de surpopulation d’espèces telles le sanglier, le chevreuil ou le renard, qui se développent en espace et quantité du fait de cultures et élevages intensifs et surnuméraires.
      Oui, nous voyons des arbres tellemebt frottés qu’ils s’épuisent et finissent par mourir.
      Oui, nous voyons des cultures et des jardins retournés et dévorés.
      Oui, nous nous faisons manger nos poules pondeuses.
      Ouu, nos vergers ouverts sont les friandises de cerfs qu’on laisse grandir pour satisfaire ceux qui se paient des chasses à cour.
      Ces animaux ne sont pas responsables de nos erreurs, leur surnombre pour certains, la disparition pour d’autres, sont notre responsabilité, conséquence de mauvais choix politiques.
      Alors je précise que je suis végétarienne depuis avant la mode, que j’aimais aller aux champignons et que je suis maintenant plus que prudente tant pour la cueillette que j’ai la chance d’aller faire dans des bois privés. Non pas privés pour la propriété mais pour protéger les arbres !
      Et je crois sincèrement qy’il y a une éducation à faire et un système à revoir de fond en comble là encore.
      On ne devrait pas vendre des bagues autorisant à tuer à beaucoup de « chasseurs » qui n’ont rien compris à l’écologie ou se sont laissés séduire par une fédération qui a appris à communiquer mais pas à réfléchir.

      • Voltigeur Voltigeur

        Si la conscience des dégâts était là, on cesserait cette gabegie, pour laisser ceux ( gibier) qui s’en sont sorti le temps de se reproduire et repeupler les lieux. On rééquilibrerait le sens du mot prédateur, en laissant suffisamment de nourriture pour qu’ils ne s’en prennent pas aux élevages, ni aux cultures. On réintroduit les prédateurs, sans qu’ils n’aient d’autres choix que la prédation facile, moutons, ovins etc.. L’écologie dans tout ça ? la conscience du partage des territoires ? Et comme il n’y a plus que dalle à chasser, sauf les espèces qu’on a croisé et plus prolifiques que les espèces types, on hurle aux nuisibles. Si on libérait des poules au lieux de perdrix et faisans, personne ne ferait de différence. Un faisant libéré de son incarcération, habitué à l’humain qui le nourrit, n’a pas de crainte de l’homme et il est incapable de se nourrir dans la nature, (sauf si on lui laisse le temps de s’adapter).. Mais, « questcequisontcons ».. En attendant, le débat est ouvert et liberté totale aux furieux de la gâchette. :(
        On pourrait en dire autant de la pèche, pas le temps de se reproduire, on racle, on racle et on pleure sur la disparition des poissons… :(

  • Pinpin

    bonjour a tous…..

    Je n’aime pas les « débat mono théistes » et je vous propose donc un autre point de vue, une pensée différente afin d’ouvrir un peu le débat des possibles.

    (j’espère, Volti, que le post ne sera pas trop long… si non c’est ici …. http://chezfeelozof.blogspot.com/2012/09/chasse.html)

    Éthique de la chasse
    Beaucoup de gens trouvent que la chasse est une activité barbare, mais cela ne les empêche pas d’être de grands consommateurs de viande. Parfois cette incohérence vient du fait qu’ils considèrent différemment les animaux chassés des animaux d’élevage. Probablement parce que les Bambi et les bébés phoques sont plus cute que les porcs ou les vaches. En fait, pour l’animal, la chasse est une activité beaucoup moins pire que l’élevage intensif. Si on compare les deux selon la perspective de la proie:

    L’animal chassé peut passer sa vie en liberté, dans son habitat naturel, et sa mort est souvent moins douloureuse.
    La chasse est une compétition beaucoup plus «loyale», puisque l’animal a des chances de s’enfuir. L’humain n’est alors qu’un prédateur parmi d’autres. Certains individus réussissent à ne jamais mourir de prédation, ce n’est donc pas tout le troupeau qui est génocidé comme avec les abattoirs.
    La proximité entre le chasseur et sa proie facilite la formation d’un lien d’empathie qui fait en sorte que le consommateur de viande va davantage respecter l’animal, lui éviter de souffrir, ne pas trop en tuer, ne pas gaspiller la viande, etc.
    Dans certaines situations, ce peut être presque nécessaire dans les cas où l’on a déjà exterminé les populations de prédateurs qui servaient à réguler les populations de proies. Évidemment, stériliser des animaux serait moins pire que de les tuer. Réintroduire les espèces prédatrices pourraient également être une alternative. Mais chasser revient alors au même pour la proie que de subir la prédation de n’importe quelle autre espèce.

    Évidemment, cela dépend aussi de l’éthique personnelle du chasseur. Certains tirent sur tout ce qui bouge même ce qui ne se mange pas, tandis que d’autres ne prennent que ce dont ils ont besoin pour se nourrir. Certains peuvent prendre plaisir à faire souffrir leur proie, tandis que d’autres essayent de leur offrir une mort propre et rapide.

    Personnellement, je me dis qu’une façon de rendre la production de viande plus éthique serait de remplacer les élevages et les abattoirs par des pourvoiries et des chasseurs. Ce pourrait même être des genres de réserves fauniques plutôt que des pourvoiries. On y autoriserait la chasse uniquement lorsque les scientifiques y auront remarqué une surpopulation. Le nombre de bêtes que l’on pourrait tuer serait limité de façon à ce que la population se renouvelle d’elle-même. Les chasseurs devraient payer pour avoir le droit de tuer, mais pourrait par la suite se rentabiliser en vendant leurs proies à la pourvoirie qui les revendraient dans les épiceries. On ne détruirait plus l’environnement pour nourrir notre bétail, au contraire, on préserverait l’environnement afin qu’elle nous donne de la viande. Nous ferions partie de l’écosystème. Mais il est évident que, si l’on faisait ça, la viande deviendrait un produit beaucoup plus rare, cher, que l’on ne consommerait qu’occasionnellement. Pour que cette idée soit réaliste, considérant nos habitudes alimentaires actuelles, il faudrait soit améliorer la simili-viande pour qu’elle ressemble plus à la vraie, soit développer une technologie pour fabriquer de la vraie viande à partir de cultures de cellules animales. Bref, cette idée n’est actuellement pas très réaliste.

    On me demande parfois si je mangerais de la viande issue de la chasse ou d’un élevage plus éthique. Ou, si je réintégrerais la viande à mon alimentation dans l’éventualité où une nouvelle législation rendrait tous les élevages plus éthiques. Qu’est-ce que je ferais si l’on mettait en pratique l’idée que j’ai émise ci-haut? Ou, plus simplement, si l’on m’offrait un plat de viande issu de la chasse? Abandonnerai-je mon végétarisme? En fait, pour moi, tuer un animal ne doit pas être pris à la légère, ça devrait demeurer un acte de nécessité et non un loisir ou un désir gastronomique. Je suis devenu végétarien à cause des conditions actuelles de l’élevage. Ce faisant, j’ai brisé ma «dépendance» à la viande. Désormais, manger de la viande n’est plus du tout un besoin pour moi. Si les élevages avaient été plus éthiques, je ne serais probablement jamais devenu végétarien, mais maintenant que je le suis, je n’ai pas vraiment de raison de recommencer à manger de la viande. Mais probablement que, dans un monde où l’élevage deviendrait plus éthique ou serait remplacé par la chasse, j’en mangerais lors de rares occasions; si je suis reçu à souper par exemple. Autrement, je ne réintégrerai la viande à mon alimentation régulière que lorsqu’elle poussera dans les arbres ou s’il en va de ma survie.

  • Torp44

    En soit j’ai rien contre la pratique de la chasse, sauf qu’en celle ci n’est plus un moyen de se nourrir mais simplement une folle passion de tuer tout ce qui bouge !

    L’Homme chasseur pêcheur cueilleur ! Notre espèce est, à l’instar des sangliers, en surpopulation notre impact est d’autant plus destructeur sur la faune et la flore qui nous entoure.

    • sombre

      Ce n’est pas la surpopulation le problème, c’est les habitudes de consommation et les moyens de productions qui nous font du tort. Prend l’Amérique en exemple : Si l’ensemble de l’humanité avait les mêmes habitudes et la même industrie, il faudrait 3 planètes. Si tu prend les populations du tiers monde : nous ne serions pas dans la merde dans laquelle on patauge.
      Il s’agit de redéfinir notre consommation, car c’est le seul levier immédiat dont nous disposons.

      • Torp44

        La surpopulation est un problème, la terre a ses limites. C’est un sujet tabou car sans solution. Le fait est que la croissance de l’Homme est exponentielle les progrès de la médecine aidant grandement car réduisant le taux de mortalité et augmentant l’espérance de vie. L’homme apprécie tout ce confort de vie, moi le premier mais c’est ce même confort de vie qui tuera l’Homme.

        La croissance de masse prend plutôt exemple sur l’amerique ou le tier monde ? Si tu avais le choix toi, tu irais vivre dans un pays du tiers monde ? Sans ton smartphone, sans facebook… ?

        Seul l’Homme préhistorique avait une place durable sur la planète car il faisait partie intégrante de la chaine alimentaire comme n’importe quelle autre espèce en partant à la chasse il avait au moin autant de chance d’être blessé ou tué que de rapporter du gibier.

      • DTC

        Voila, on en revient au sujet sur la propriété excessive, le partage etc… Dommage que nous soyons trop peu à raisonner comme ça!
        D’accord avec toi SOMBRE.

        Oui, modifier notre mode de vie est possible, nécessaire. Fuck le smartphone et facebook… et même cet ordi sur lequel j’écris, finalement, qui n’est qu’un moyen temporaire, mais qu’il faudra lâcher.

    • lily lily

      je préfère les garde chasse forestier (qui sont en voie de disparition)…un vrai métier, nonhttps://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

    • Graine de piaf Graine de piaf

      @ Torp44, quand tu auras pleuré la perte de l’un des tiens ou d’un ami tué par un chasseur tu ne diras plus que tu n’as rien contre la chasse ! https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cry.gif

      • Torp44

        Relis mon premier commentaire.
        Je suis nuancé l’Homme a toujours chassé pour se nourrir, comme les lions ou tout autre prédateurs. Je n’ai jamais eu de problème avec cela, désolé, cela fait parti de la vie ! En revanche tirer un cerf avec une arme a feu a plus de 150 m de distance ou alors tranquillement perché sur son mirador sans donner aucune chance à l’animal là oui j’ai deja un peu plus de mal !
        J’ai encore plus de mal de voir les riches fortunés arborer fièrement leur trophé de girafe ou de lion en Afrique abattu juste pour leur plaisir.

        J’ai perdu personne dans un accident de chasse mais dans un terrible accident de voiture oui ! Pour autant je ne suis pas devenu anti voiture.

  • engel

    A quand l’ouverture de la chasse aux beaufs avinés/bièrés?

    La chasse est utile voir indispensable, quand elle est menée de façon responsable.
    …Malheureusement, peu de chasseurs en sont dignes.

    • ROSSEL

      J’abonde dans votre sens. J’observe à la lecture de certains commentaires que la proportion de gros cons doit être sensiblement la même chez les chasseurs que chez les anti-chasse.

      • Voltigeur Voltigeur

        La chasse est-elle nécessaire quand on jette des milliers de tonnes de nourriture par an, alors que des populations crèvent de faim et de soif. C’est un loisir sanglant et inutile. La Nature se charge de réguler ce qui est en trop et en ce moment l’espèce qui est dans le collimateur c’est l' »homme ». Comment va s’y prendre mère Nature pour rétablir l’ordre ? J’espère ne pas y assister.. :( Maintenant, toutes les pleurnicheries pour ou contre, n’ont pas lieu d’être, elles divisent encore un peu plus, si besoin était, et font le jeu de ceux qui sont aux commandes et les confortent à mettre le bordel. Un peuple uni est fort, divisé je vous laisse faire le bilan.

        • GROS

          La Nature se charge de réguler ce qui est en trop

          J’ignore sur quoi tu te bases pour émettre ce genre d’assertion : pour moi c’est de la même nature qu’une incantation mystique.
          Les aléas dans les renouvellements des populations de gibiers sont pourtant incessants d’année en année, selon les conditions climatiques, les maladies, la disponibilité de la nourriture, la présence de prédateurs, etc. menant parfois à l’extinction, alors même que l’humain n’ait rien à voir dans l’histoire (et les fédérations de chasse essaient, dans ces cas-là, d’enrayer le déclin de la population concernée).
          La régulation naturelle, c’est donc surtout un mythe.

          Aurais-tu donc un lien vers une étude sérieuse pour étayer ton propos ? Ca m’intéresse.

          • Voltigeur Voltigeur

            Pas de sources pour le moment, mais dans les labos, les rats et souris dans un espace restreint, ne procréent plus, ils régulent leur population. Dans la nature, manque de nourriture ou un nouveau né inapte à se suffire à lui même est condamné. Et c’est valable pour tous, sauf devine pour qui ?? Celui qui a tout les remèdes et toutes les solutions…

            • GROS

              Tu me parles d’un environnement confiné, contrôlé et stabilisé qu’est un laboratoire, alors que nous parlions d’un environnement diversifié, ouvert et changeant qu’est le milieu naturel.
              La transposition d’une telle expérience pour en déduire des conclusions générales quant à une éventuelle régulation naturelle des populations sauvages me paraît donc franchement hasardeuse.

          • M.G. M.G.

            Trop fort GROS !!

            Tu conclus que :

            La régulation naturelle, c’est donc surtout un mythe.

            Alors que quelques lignes plus haut tu définis toi-même clairement quels éléments participent à la régulation naturelle de la faune sauvage, sans intervention humaine :

            les conditions climatiques, les maladies, la disponibilité de la nourriture, la présence de prédateurs, etc. menant parfois à l’extinction, alors même que l’humain n’ait rien à voir dans l’histoire

            Le mythe c’est de croire que l’humain aurait les capacités de réguler quoique ce soit dans la nature, voire d’enrayer un déclin de population au niveau de la faune ou de la flore. On le voit par exemple avec les populations d’abeilles qui disparaissent inéxorablement devant notre nez …

            M.G.

            • GROS

              Je comprends surtout que tu assimiles « régulation naturelle » à « évolution naturelle ».

              Une régulation, c’est par rapport à une consigne, un état de fonctionnement normal.
              Une extinction due aux facteurs sus-mentionnés, est-ce pour toi un fonctionnement normal ?
              Est-ce cela, pour toi, « réguler » ? Ou est-ce plutôt faire en sorte que l’intégrité d’un biotope soit préservé (c’est-à-dire que l’ensemble des espèces perdurent) ? C’est une vraie question.

              « réguler » signifie qu’il y a un objectif d’évolution sous-tendu.
              Si on s’accordait sur ce qu’on entend par « réguler », ça serait déjà pas mal.

              Mon point de vue, c’est que l’homme fait partie de l’équilibre de ce biotope.
              Vous, vous rêvez plutôt d’une planète de laquelle l’homme serait complètement absent et où la nature évoluerait sans lui (mais attention, faut pas le dire trop fort sinon ça ferait un peu trop Georgia Guidestones, complot, extermination, toussa toussa, et là on ne serait pas content non plus).
              Sauf que la réalité, c’est pas ça, l’homme est bien là.
              Et le terme « régulation » me parait bien mal adapté, il me paraît plus pertinent de parler de maintien des équilibres, ce qui inclut l’action de l’homme pour agir sur le poids de sa présence, sans pour autant lui donner tous les pouvoirs. La question est davantage celle consistant, pour l’homme, à s’auto-modérer et à surveiller son comportement pour ne pas rompre les équilibres : c’est là tout le défi. Et on est tous d’accord pour dire que, sur de nombreux aspects, tenir ce cap est loin d’être toujours évident.

              Mais dire que forcément tout est mal avec l’homme, par la faute de l’homme, et que ça serait mieux d’éradiquer l’homme, franchement c’est extrêmiste et pas pertinent.

              • M.G. M.G.

                Pour moi, et pour dire les choses simplement, « réguler » c’est assurer l’équilibre et le fonctionnement optimal d’un système ou d’un écosystème, en ajustant judicieusement les bons paramètres quand c’est nécessaire. Ce que fait très bien la nature.

                Dans le cadre bien particulier de la nature, en constante évolution, où l’équilibre et les interactions entre ses différentes composantes restent encore bien mystérieux pour l’homme, qui d’autre que la nature elle-même serait plus apte à définir ce qu’il convient de faire ou non pour maintenir sa propre régulation ? L’Homme, éternel interventionniste, a-t-il seulement les capacités suffisantes (et le droit) pour s’ingérer dans l’équilibre de tout ou partie d’un biotope aussi complexe que celui de la terre, alors qu’il n’arrive déjà pas à organiser sa propre espèce ? Personnellement je ne pense pas.

                Concernant les extinctions (animales ou végétales), soit elles ont une origine humaine, soit elles accompagnent naturellement l’évolution de notre biotope. Dans le premier cas ce n’est effectivement pas normal, mais vouloir bricoler pour réparer nos erreurs risque d’aggraver les choses, mieux vaudrait se cantonner à cesser sur le champs nos nuisances avant qu’elles ne deviennent fatales. Dans le second cas, si l’extinction est naturelle, due aux facteurs sus-mentionnés, nous ne devrions pas tenter de la contrer sous prétexte de « sauver » une espèce. Il existe probablement des lois naturelles de régulation qui nous échappent et auxquelles il serait stupide de vouloir se confronter, au risque encore une fois d’être totalement contre-productif faute de connaissances suffisantes des subtiles équilibres du biotope terrestre.

                Bien évidemment je te rejoins quand tu dis que l’Homme fait partie de l’équilibre du biotope. Qui pourrait le nier ? Par contre, ne me mets pas dans le lot de ceux qui militent pour « une planète de laquelle l’homme serait complètement absent et où la nature évoluerait sans lui ». Non, l’Homme a bien sa place au cœur de la nature, il accompagne son évolutions, mais il ne devrait pas s’autoproclamer chef d’orchestre de celle-ci. De plus, même si aujourd’hui il y a sa place, l’Homme n’y est nullement indispensable et pourrait également subir une extinction. Ce serait dommage qu’il la provoque lui-même.

                Je ne suis pas d’accord sur le fait que l’homme ait une quelconque action à mener au sein de la nature pour « agir sur le poids de sa présence ». Le plus judicieux serait de limiter drastiquement ce poids, voire de l’effacer, en se remettant rapidement au diapason de la nature. L’Homme ne sera jamais capable de réparer les dégâts qu’il cause en voulant vivre en marge de son biotope tout en l’exploitant à outrance. En permaculture on dit qu’il ne faut surtout pas aller contre la nature, mais agir en harmonie avec elle pour pouvoir jouir de ses ressources en retour. Je pense que cet adage devrait s’appliquer à toutes nos interactions avec notre biotope si nous voulons réellement en préserver l’intégrité.

                Puisque finalement nous sommes en accord sur quelques points, pour conclure je reprendrais ton propos en disant qu’effectivement l’Homme a tout intérêt, s’il veut perdurer en tant qu’élément (non indispensable) sur cette planète, à « s’auto-modérer et à surveiller son comportement pour ne pas rompre les équilibres ». C’est effectivement un sacré défi qui passe par beaucoup moins d’interventionnisme sur la nature et par une drastique limitation de notre propension à vouloir tout réguler …

                M.G.

  • Natacha Natacha

    Le permis de chasse à 0€ à partir de 15 ans !
    Gros malaise. !!
    Il n’y a plus guère de « vrais chasseurs » et la réalité montre qu’un grand nombre de sangliers, de chevreuils habitent nos territoires.
    Les chasseurs ne vont pas tant tirer le sanglier, iintelligent, imprévisible. Je parle du gros mâle au cuir dur, à caractère, qui déboule sur les routes sans prévenir les automobilistes ; ou encore du chevreuil qui traverse à l’instant précis où la voiture ou la moto arrivent. Ils ne sont pas responsables de nos errances, n’est-ce pas. Mais des accidents graves, mortels se produisent chaque année et les fédérations de chasse dédommagent ces « débordements », mais pas trop. Or donc, on recrute de nouveaux chasseurs pour enrayer de manière désordonnée, inconsidérée, les surpopulations devenues évidentes et qualifiées nuisibles.

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