Brigitte Macron déboutée en appel dans son procès en diffamation contre Natacha Rey

Par  Emmanuelle Anizon

Ce jeudi 10 juillet, la cour d’appel de Paris a relaxé Natacha Rey et Amandine Roy, les deux femmes accusées de diffamation par Brigitte Macron. Une très mauvaise surprise pour l’Elysée.

« On est relaxé ! » Ce jeudi 10 juillet, au tribunal de Paris, l’avocate Maud Marian ne peut retenir une explosion de joie. La cour d’appel de Paris vient d’annoncer que sa cliente Amandine Roy et Natacha Rey (représentée par son avocat François Danglehant) sont relaxées dans la procédure de diffamation lancée contre elles par Brigitte Macron. Les deux femmes, qui n’étaient pas présentes lors de l’annonce du jugement, ont été poursuivies pour diffamation début janvier 2022, après avoir diffusé une vidéo de plus de quatre heures dans laquelle Natacha Rey, complètement inconnue à l’époque, expliquait être une journaliste indépendante, avoir enquêté et découvert que Brigitte Macron était un homme, plus précisément son frère Jean-Michel Trogneux.

La vidéo, diffusée sur la petite chaîne YouTube de la voyante Amandine Roy, avait fait un énorme buzz sur internet, obligeant la première dame à venir démentir sur le plateau de TF1, et à porter plainte. Les deux femmes, condamnées en première instance en 2024, ont donc été relaxées en appel ce 10 juillet 2025, la cour estimant que les 18 passages de la vidéo retenus par les avocats de Brigitte Macron ne constituent pas une diffamation, ou relèvent de la bonne foi.

Cette décision de justice est une très mauvaise nouvelle pour Brigitte Macron, qui n’en finit pas de tenter de sortir d’une histoire qui ne cesse de rebondir et de prendre de l’ampleur, y compris au niveau international, notamment à cause d’un livre, « Becoming Brigitte », écrit par un journaliste d’extrême droite, Xavier Poussard, et des vidéos de l’influenceuse américaine trumpiste Candace Owen. Jean Ennochi, l’avocat de Brigitte Macron, a indiqué que celle-ci allait se pourvoir en cassation. A noter que Brigitte Macron a aussi lancé une deuxième procédure pour « cyberharcèlement » contre une dizaine de personnes, dont Aurélien Poirson Atlan, qui tenait le très actif compte « Zoe Sagan » sur Twitter (désormais X).

Par  Emmanuelle Anizon, publié le 10 juillet 2025

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Par Xavier Poussard sur X

Ce 10 juillet 2025, la Cour d’appel de Paris a prononcé la relaxe de Natacha Rey et Amandine Roy qui étaient poursuivies par Brigitte Macron à la suite d’une vidéo diffusée le 9 décembre 2021 dans laquelle elles affirmaient en substance que Brigitte Macron était née homme sous le nom de Jean-Michel Trogneux. En janvier 2022, Brigitte Macron avait annoncé son intention de porter plainte pour diffamation et avait obtenu la condamnation de Natacha Rey et d’Amandine Roy le 12 septembre 2024. Ayant fait appel de cette condamnation, ces dernières viennent donc d’être relaxées, ce qui signifie que le tribunal a déclaré les prévenues non coupable d’une infraction. Il s’agit d’une victoire majeure car cela signifie que, dans l’affaire Trogneux, malgré tout le tintamarre médiatique, Brigitte Macron n’a obtenu AUCUNE condamnation pour diffamation contre ceux qui affirment qu’elle est née homme sous le nom de Jean-Michel Trogneux. Pour rappel, Brigitte Macron est l’ « épouse » d’Emmanuel Macron qu’elle a connu en 1992 alors que le futur président français était âgé de 14 ans.

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Alerte info : Brigitte Macron perd son procès en diffamation contre Natacha Rey et Amandine Roy


Dans une volte-face judiciaire aussi inattendue que savoureuse, la cour d’appel de Paris a prononcé ce jeudi une relaxe totale pour Natacha Rey et Amandine Roy, accusées de diffamation par celle que nous appelons, avec une pointe de scepticisme assumé, « Brigitte Macron ». Ou serait-ce Jean-Michel Trogneux, selon la thèse défendue avec une obstination presque héroïque par les deux femmes ?

L’avocat de Natacha Rey, François Danglehant – qui se présente avec une toque de capitaine, symbole peut-être d’une croisade contre les eaux troubles de l’information officielle – a célébré une « victoire éclatante ». La cour a estimé que les 18 passages incriminés de la vidéo, où Natacha Rey avançait que la « Première dame » serait en réalité son frère travesti, ne relevaient ni de la diffamation, ni d’une mauvaise foi flagrante. Une décision qui, osons le dire, ouvre la porte à toutes les spéculations. Amandine Roy et sa collègues Natacha Rey sortent donc blanchies d’un procès qui aura tenu en haleine les amateurs de scandales.

L’Élysée dans la tourmente

Pour Brigitte Macron – ou son alter ego supposé –, c’est un revers cuisant. Condamnée en première instance en 2024, elle voyait en cet appel une chance de clore une affaire qui, depuis la diffusion de la vidéo en 2022, a pris des proportions internationales. Soutenue par le livre « Becoming Brigitte » de Xavier Poussard, et des relais outre-Atlantique comme Candace Owens, la « rumeur » a prospéré, au grand dam de l’Élysée. Jean Ennochi, son avocat, promet une cassation, mais le mal est fait : l’image de la « Première dame », jusque-là irréprochable, vacille sous les assauts d’une justice qui, ironie du sort, lui échappe.

Une contre-attaque en vue

Plus audacieux encore, Natacha Rey envisage une citation directe contre « Brigitte et Jean-Michel Trogneux » pour « escroquerie au jugement ». Une accusation qui, si elle prospère, pourrait transformer cette saga en véritable feuilleton judiciaire.

par Yoann pour Le Média en 4.4.2.


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10 Commentaires

  1. Cela ne constitue pas une confirmation du changement de sexe, mais cela y aide.
    Ah les scandales !
    https://www.youtube.com/watch?v=P1lwOWdUjNo

  2. Le bonjour. N’est-il pas « suicidaire » par ces temps délétères de suggérer que « madame » est pourvue d’une masculinité qui cache mal ses parties ? À vouloir prouver l’improbable, le château s’enferre dans l’inextricable. J’ai hâte de voir la suite !

  3. S’ils se pourvoient en cassation, ce serait pour vice de procédure. Alors la Cour de Cassation renverrait les plaignants dans les juridictions inférieures pour un nouveau jugement. Cette Cour ne rejuge pas une affaire considérée comme déjà jugée. Donc, si la madame veut aller plus loin, il faudra qu’elle prouve le vice de procédure.
    Et Natacha qui en remet une couche. Bien que malade, cette femme a des c… elle !!

  4. Pour en savoir plus sur la diffamation (les gens pressés peuvent se contenter de lire la définition au premier paragraphe, et les moyens d’échapper à la condamnation au paragraphe « Faits justificatifs »):
    https://www.village-justice.com/articles/delit-diffamation,33694.html

    En résumé: il y a diffamation que les faits soient vrais ou faux, et il est possible pour la personne poursuivie d’échapper à la condamnation en prouvant soit que les faits sont vrais, soit qu’elle est de bonne foi.

    Les prévenues ont été relaxées pour ce dernier motif, ce qui veut dire qu’elles n’ont pas prouvé la vérité des faits.

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