Le professeur Raoult visé par la plainte d’une société médicale

En science, le doute doit être permanent, la certitude n’existe pas. La meilleure des thèses peut être confirmée ou infirmée par des faits, qui peuvent être à leurs tours remis en cause par d’autres approches, qui demanderont confirmation ou infirmation etc… Rien n’est figé, tout évolue, les connaissances, la technologie, les découvertes la pratique, ou un usage qui a fait ses preuves depuis des dizaines d’années, jusqu’à ce qu’il y ait mieux, etc…. C’est ce que semble avoir oublié tous ces « sachant » bardés de diplômes, qui au lieu d’unir leurs efforts pour sauver des vies, se déchirent et s’affrontent. Cette crise nous a fait découvrir l’égo des uns et des autres, quand ce ne sont pas les conflits d’intérêts flagrants. Quant à la vie des malades, quelques uns en ont tenu compte et, ça n’a pas suscité l’adhésion de tous. À présent, place à la « Grande Peur », avec une litanie de chiffres journaliers, entre les porteurs sains du virus, nombreux à cause des « tests » (pas fiables selon certains) et les vrais malades infectés hospitalisés, qui sont de moins en moins nombreux, le port d’un masque dangereux et inutile, disent certains, les mesures de distanciation stupides, plus ou moins respectées, et ces enfants qui, rentrés à l’école, ne doivent plus rien comprendre à ces interdictions de jouer ensemble, de rester loin des autres enfants . Bonjour le traumatisme et les dégâts psychologiques à venir. On nage dans la confusion la plus totale, la « Grande Peur », nourrie par les spots télévisés et autres supports placardés partout, a remplacé le Bon Sens. Qui manipule qui et pourquoi ? Partagez ! Volti

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Par Observateur-Continental

Devant le Conseil départemental de l’Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône, une plainte contre le professeur Didier Raoult a été déposée par des spécialistes des maladies infectieuses, a rapporté Le Figaro ce mercredi. 

Le président de la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf), Pr Pierre Tattevin, à l’origine de la plainte, a confirmé cette information auprès de BFMTV ce 3 septembre.

Ces médecins reprochent au directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille d’avoir fait la promotion de l’hydroxychloroquine, un médicament dont l’efficacité n’est, selon eux, pas prouvée pour lutter contre le coronavirus. 

Selon Le Figaro, les plaignants ont exposé leurs motifs dans un argumentaire de six pages en soulignant en particulier que le praticien marseillais «a délibérément prescrit de l’hydroxychloroquine souvent associée à de l’azithromycine à des patients atteints de Covid-19 sans qu’aucune donnée acquise de la science ne soit clairement établie à ce sujet, et en infraction avec les recommandations des autorités de santé».

En juillet dernier, cette plainte a été déposée par plusieurs centaines de spécialistes de la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf). Contre l’infectiologue, il est reproché d’avoir enfreint neuf articles du code de déontologie médicale. Les éventuelles sanctions pourraient aller de l’avertissement à la radiation définitive, précise Le Figaro en citant les auteurs de la plainte: «On peut se demander si ses prises de position très tranchées (…) n’ont pas contribué à nuire au message de prévention et de santé publique et donc à la protection de la population, en décrédibilisant ces mesures de prévention sur des bases scientifiques infondées».

Didier Raoult se défend: «Sur cette période qu’on estime avoir commencé autour du 15 juin, qu’on appelle le deuxième acte, il y a eu 2953 personnes qui avaient été positives, dont neuf sont mortes, ce qui fait une mortalité très faible. Et parmi les gens qui ont été traités par hydroxychloroquine et azithromycine il y a eu un mort».

Didier Raoult avait qualifié l’étude du The Lancet contre ses recherches dans une vidéo. Le journal scientifique de réputation mondiale mettant en cause les études de l’infectiologue en charge de l’IHU de Marseille, a par la suite, indiqué retirer son étude jeudi 4 juin car trois des quatre auteurs de l’étude controversée sur l’utilisation de l’hydroxychloroquine ont demandé la rétractation de l’article. «Nous ne pouvons plus nous porter garant de la véracité des sources des données primaires», ont écrit les trois auteurs au Lancet, mettant en cause le refus du quatrième, patron de la société les ayant collectées, de donner accès à la base de données.

Au mois de juin dernier, le directeur de l’AP-HP, Martin Hirsch, avait déposé une plainte contre Didier Raoult pour «faux témoignage» lors de son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale au sujet de la gestion de la crise sanitaire.

Observateur-Continental

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