Coronavirus: la sulfureuse coopération franco-chinoise à Wuhan. Challenges

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Source Liliane Held Khawam via Challenges

La Chine qui est de nouveau frappée par un coronavirus, lequel a causé la mort de 17 personnes, a noué après la crise du SRAS en 2003 un partenariat très sensible et décrié avec la France en matière de sécurité biologique.

La Chine se retrouve de nouveau au cœur d’une affaire sanitaire dont la portée menace d’être mondiale. Baptisé « 2019-nCoV », un coronavirus est apparu le mois dernier à Wuhan – ville du centre du pays qui a été mise en quarantaine jeudi – et a déjà fait dix-sept victimes en Chine où au total 570 personnes sont infectées d’après le dernier décompte officiel. Plusieurs personnes au Japon, en Corée du Sud ou aux Etats-Unis ont également été contaminées alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dira dans les jours qui viennent si l’épidémie constitue une urgence de santé publique internationale.

Celle-ci présente plusieurs points communs avec le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), virus hautement contagieux, parti de Chine et qui avait fait près de 800 morts en 2002-2003. Cette pandémie avait poussé le gouvernement chinois à se tourner vers la France pour se renforcer dans la lutte contre ces épidémies. Le début d’une intense et sulfureuse coopération entre les deux pays. Celle-ci a été racontée en détails dans le livre France-Chine, les liaisons dangereuses paru en octobre 2019 (Stock) et écrit par l’auteur de ces lignes – les citations ci-dessous en sont extraites.

C’est lors du premier semestre 2003, que la puissante Académie chinoise des Sciences fait savoir à Paris qu’elle souhaite acquérir un laboratoire Pathogènes de classe 4 (P4) qui peut héberger les virus les plus dangereux de la planète (Ebola, Coronavirus, H5N1…). Il sert à traquer les souches infectieuses dans l’espoir de les combattre et protéger ainsi des dizaines de milliers de personnes à travers le monde. La France, qui a inauguré en 1999 à Lyon, le P4 Jean Mérieux, le plus grand d’Europe, fait partie des pays les plus en pointe sur le sujet. La demande de Pékin reçoit toutefois un accueil mitigé au sein de l’État français. Si Paris ne peut que soutenir la Chine dans sa volonté de lutter plus efficacement contre les pandémies, plusieurs questions se posent. Alerté par ses services de renseignement, le pouvoir se demande si la technologie demandée par Pékin ne va pas être détournée pour mettre au point des armes bactériologiques. Ces craintes sont étayées par les soupçons très forts autour de l’existence d’un programme biologique offensif chinois.

« L’administration a freiné des quatre fers »

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LHK via Challenges

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