Tir à vue : Une poésie de Pierrouli..

Qu’il serait de bon ton, de savoir dire les choses avec autant de talent. Plus de violence! anéantie par l’intelligence de savoir dire son fait au nullissime « omniscient », avec des mots choisit, mais pas moins virulents. Seriez vous capables d’en faire autant ?? Donnez votre avis, la suite en dépend ! Partagez ! Volti

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Auteur Pierrouli

Écrit en avril 1987, posté à l’intéressé le 07/09/87

Ma vindicte contre ce dernier commandant que j’ai eu dans la Marine a perduré très longtemps…..

Écrit plusieurs mois auparavant, je ne lui ai posté cet envoi qu’à la date exacte de mon départ à la retraite de la Marine. Avec le recul, je reconnais que j’ai eu « la dent dure »….

Pour l’anecdote, le titre « Tir à Vue » est l’anagramme exact de son patronyme : VAUTIER, et ce monsieur, à force de pratiquer le « lèche-bottes » a terminé contre-amiral, alors que c’était un « nul »

TIR à VUE

Oh, combien de marins, ô mon cher capitaine
Ont soupiré en vain durant tant de semaines
Subissant votre humeur et vos éclats violents
A la moindre anicroche, ou même quelques fois sans !
La vérité est là, quoique pénible à dire,
Bon nombre d’entre nous ont bien dû vous maudire
Après quelque algarade où votre mauvaise foi
Faisait clouer le bec à bien d’autres que moi.La versatilité dont vous avez fait preuve,
La recherche du détail, drogue dont on s’abreuve
Quand on est, comme vous, expert en maniaquerie
Le besoin absolu de cette suprématie
Qui, pour vous, va de pair avec le commandement
Vous ont rendu odieux en vos comportements.
Ce besoin maladif d’avoir raison « quand même »
Alors que maintes fois, poussés jusqu’à l’extrême
Avec preuves à l’appui dans certains cas précis
Vos gradés s’inclinaient, vous dessert aujourd’hui.
Il n’est pas de domaines, y compris la manoeuvre,
Où vous n’ayez sévi, et je n’en veux pour preuve
Que la recherche habile du raisonnement spécieux
Qui vous tirait d’affaire alors que, cafouilleux,
Quand vous aviez raté un facile accostage
C’était la faute du vent ! Pourquoi pas des nuages ?
Lors de travaux pénibles, tels que ceux du lagon
Tant que tout allait bien, le moral était bon ;
Mais si brutalement, pour une raison obscure,
Vous étiez pris de court, faisiez une bavure,
Il fallait voir alors la précipitation
Quelques fois la pagaille, ou même la confusion
Que suscitaient vos ordres assénés en cadence,
Déclenchant la panique, presque l’état d’urgence !
D’un danseur espagnol, ivre de « Flamenco »
Vos trépignements nerveux en avaient le tempo,
Et pour vous satisfaire dans ces moments sublimes
Il eût fallu, en plus d’un don d’essence divine,
Permettant d’être là, en même temps qu’ici,
Posséder quatre bouches, comme en quadriphonie.
Entre les ordres nets donnés à la machine,
Les conseils de prudence, les murmures en sourdine
Concernant tel ou tel dont l’incapacité
Vous hérissait le poil, il fallait répéter
Outre les angles de barre, les ordres aux propulseurs,
Et surveiller les bouées, et répondre au pousseur !
Et je clos le chapître par la gestion des vivres
Dont l’exercice à bord fut oh combien pénible
Entre les interdits et les obligations
Les menus diététiques et les jours de poisson
Le boni qui grimpait, et le traitement de table
Et le choix des denrées dont le prix abordable
Devait vous satisfaire. Et de votre obsession,
Qu’en est-il maintenant, ce refus des cessions ?
Bref, j’ai connu ici tant de moments épiques,
Me suis fait incendier, traiter comme l’as de pique
Que maintenant, monsieur, définitivement,
Je décide de me mettre aux « abonnés absents ».

Pierrouli

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