La messe est dite ! N’est-ce pas ?

La messe est dite ! N’est-ce pas ? Par Alain Barbier (à partir d’un commentaire vu sur Facebook), si vous êtes l’auteur ou pouvez retrouver le lien de ce commentaire merci..

Je vais vous donner une réponse commune à toutes ces questions…

Macron a demandé à son Premier ministre de recevoir les chefs de partis et les représentants des manifestants, oui mais pourquoi?
Pourquoi les recevoir indépendamment?
Pourquoi les recevoir avant les portes paroles des gilets jaunes?
Pourquoi ça ne sera pas public?
Pourquoi les médias focalisent que sur les actions à Paris ?
Pourquoi vous n’entendez pas parler des manifestations parallèles ?
Pourquoi on ne vous parle pas du pacte ONU qui va être signé le 10 et 11 12 2018 à Marrakech ?
Pourquoi on laisse les spots manifestants gilets jaunes isolés sur les divers points de blocage ?
Pourquoi aucun leader populaire n’arrive à prendre la direction générale du mouvement ?
Pourquoi on vous parle de manifestants gilets jaunes radicalisés?

C’est évident, empêcher en la maîtrisant, une insurrection populaire comme définie par l’article 412-3 du code pénal. Pour information, le fait de participer à l’insurrection est un crime réprimé par l’article 412-4 du code pénal.
Oui mais alors que craint dans le fond ce gouvernement en cas d’insurrection populaire?

Que la notion d’état de siège puisse être déclarée au lieu de l’état d’urgence, du fait que les forces de sécurité classiques ne suffisent plus à contenir une insurrection en cas de convergence des luttes, il ne resterait plus qu’à l’exécutif ce seul choix :

En raison d’une situation exceptionnelle, c’est la déclaration d’état de siège qui prévaut sur la notion d’état d’urgence et qui s’applique sur l’article 36 de la Constitution. Ce qui instaurerait un transfert de pouvoir des autorités civiles aux autorités militaires. Cela signifie que l’armée assure la sécurité des citoyens en lieu et place des forces de police. L’état de siège se décide en Conseil des ministres et peut être prolongé par le Parlement.

Mais les conséquences limitant le pouvoir de l’exécutif et le mettant devant l’échec de l’application de son programme, le risque pour cet exécutif serait alors la motion de censure spontanée (décidée par seulement 58 députés et ensuite votée par un minimum de 289 députés), voir article 49.2 de la constitution. Et là il y aurait un sérieux risque pour ce gouvernement que le premier ministre remette la démission de son gouvernement au Président (art. 50 de la Constitution).

Je vous rappelle que nous sommes sur un régime présidentiel et le présidentialisme ne glisse pas vers la dictature tant qu’il existe, des contre-pouvoirs comme les pouvoirs décentralisés, ou le pouvoir juridictionnel, et surtout que si l’Etat de droit qui protège les libertés fondamentales est sauvegardé (ce qui n’est plus le cas sous un état de siège, d’où la requête de destitution de fait).

Dans l’espoir que ceux qui ont conscience de nos maux aient connaissance de nos droits et ne tombent pas dans les pièges de la déstructuration du début d’une convergence des luttes. Surtout que chacun puisse trouver celui qui l’aidera à rejoindre ceux qui sont capables et sans idéaux. Une convergence pour réussir doit être fondée non pas sur ce qui nous conduit à manifester, mais sur le même «ennemi» du peuple, COMMUN A TOUS.

Alain Barbier

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