Médicaments : d’inquiétantes ruptures de stock…

Voilà où mène la désindustrialisation et la délocalisation des entreprises. Quand on a un coffre fort à la place du cerveau, que la rentabilité prime sur le besoin des populations, on arrive à cette aberration, il n’y a plus de stocks de médicaments essentiels pour beaucoup de patients. Ceux qui ont les moyens vont se faire soigner en Suisse, et la majorité de ceux qui ne les ont pas les moyens, ils crèvent ? La solution ? Faisons une loi ! Une de plus dans le labyrinthe législatif, on fera au moins semblant de s’occuper de réparer les dégâts dus à la course au fric. Ces mondialistes/ultralibéraux, détruisent le pays mais, ils continuent à se passer le relais. Si on rajoute les molécules dont les brevets tombent dans le domaine public, et ne sont donc plus rentables… Partagez ! Volti

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Source Le Parisien via Aphadolie + voir les vidéos

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Le nombre de traitements indisponibles atteint un niveau inégalé. En première ligne, les malades de Parkinson, appuyés par les professionnels de santé, appellent l’État à réagir

La liste ne cesse de s’allonger. Alors que des centaines de médicaments et vaccins disparaissent des rayons des pharmacies et des hôpitaux, comment expliquer à des malades qu’on ne peut plus les soigner parce que leur traitement est « en rupture de stock » ? Face à l’urgence de la situation, le Collectif Parkinson et les neurologues lancent un cri d’alerte que dévoile Le Parisien – Aujourd’hui en France.

Qui est concerné ?

S’ils sont en première ligne, les malades de Parkinson sont loin d’être les seuls touchés par la pénurie. L’ensemble de notre pharmacopée est affecté. En 2017, le gendarme du médicament (ANSM, Agence nationale du médicament) a reçu 530 signalements de traitements « essentiels » en rupture de stock ou en tension d’approvisionnement.

Les anticancéreux représentent une part importante de la liste. La pénurie d’ImmuCyst, utilisé pour empêcher les récidives de cancer de la vessie, est telle que « 600 malades ont dû se faire retirer cet organe entre 2012 et 2017. », s’insurge Yann Neuzillet, urologue à l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) et membre de l’Association française d’urologie. « Les patients qui ont les moyens partent se faire soigner en Suisse ».

Des antibiotiques et vaccins sont également introuvables. « C’est le cas du BCG. On risque donc de voir un retour de la tuberculose dans les milieux défavorisés. », s’inquiète Martial Fraysse, président de l’Ordre des pharmaciens d’Ile-de-France. Des antiépileptiques, des médicaments contre l’hypo ou l’hypertension manquent à l’appel.

Sont aussi indisponibles des traitements très courants comme la cortisone pour enfants prescrite en cas de laryngite ou de trachéite. « Pour pallier, on doit bricoler en coupant les comprimés pour adultes. », se désole Martial Fraysse, qui indique manquer de 150 médicaments dans sa propre officine du Val-de-Marne. « Même la vitamine B5, contre la perte de cheveux chez les femmes, n’est plus vendue ! »

Comment en est-on arrivé là ?

Les causes de cette pénurie de médicaments sont multiples. Première raison, la délocalisation de la production. 70 % des principes actifs, les molécules à la base des traitements, sont fabriqués aux États-Unis ou en Asie, sur un nombre restreint de sites. Au moindre problème dans une usine, c’est la catastrophe.

C’est ce qui s’est produit avec le Sinemet, un anti-Parkinson utilisé par plus de 40 % des malades français. La seule unité de production, aux États-Unis, a dû fermer ses portes, le temps de se remettre aux normes. Idem pour le ImmuCyst. Des travaux de rénovation de son site de fabrication au Canada ont entraîné « une baisse importante de la production », selon Sanofi Pasteur. Le laboratoire a fini par fermer son usine en juillet 2017, « faute de rentabilité », selon l’urologue Yann Neuzillet.

Le phénomène est aggravé par le principe du flux tendu. Pour éviter les pertes, limiter les coûts, les labos réduisent au maximum les stocks, alors que la demande mondiale et l’exigence de qualité augmentent. Et quand les quantités sont trop limitées, ils préfèrent vendre aux pays les plus offrants. Ce qui n’est pas le cas de la France. « Il s’agit pour nous d’un vrai sujet de préoccupation. », assure l’ANSM, qui recense sur son site les produits les plus importants faisant défaut.

Existe-t-il des alternatives ?

Le ministère de la Santé déconseille de se fournir sur Internet, au risque de tomber sur des produits à l’origine douteuse. « Les patients doivent consulter leur médecin généraliste. », insiste le Dr Philippe Vella, directeur des médicaments en neurologie au sein de l’ANSM. « Il vous dirigera vers des traitements de substitution. » Mais parfois, ils sont eux-mêmes en rupture de stock. C’est le cas de la prednisolone. Cette cortisone pour enfants, désormais indisponible, remplaçait déjà la bétaméthasone.

L’ANSM tient à rassurer : « La continuité du traitement doit être assurée et on s’y emploie. ». L’agence tente tant bien que mal de colmater les brèches, en réservant des lots pour les cas prioritaires. Récemment, elle a par exemple enlevé des vaccins contre la rage des pharmacies pour alimenter les centres hospitaliers.

A-t-on déjà connu une telle situation ?

C’est du jamais-vu. Les cas des signalements de médicaments en tension ou en rupture de stock ont été multipliés par plus de dix en moins de dix ans. Ils sont passés de 44 en 2008 à 530 l’an dernier. « Vous vous rendez compte, on parle de la France, la 7e puissance économique mondiale ! » martèle Martial Fraysse, qui est par ailleurs membre de l’Académie de pharmacie.

« La pénurie n’est pas terminée du tout. Nous faisons face à un problème inédit, avec des conséquences inacceptables pour la santé. », souligne le sénateur (PS) Yves Daudigny, qui a présidé une mission parlementaire sur le sujet. Trente recommandations ont été émises dont la création d’un programme public de production de médicaments essentiels.

Et maintenant ? Une proposition de loi pourrait être présentée, nous annonce l’élu. Face au désarroi des malades, il devient urgent de trouver le bon remède.

Sources :

http://www.leparisien.fr/societe/sante/medicaments-pourquoi-une-telle-penurie-28-10-2018-7930134.php

https://ansm.sante.fr/S-informer/Informations-de-securite-Ruptures-de-stock-des-medicaments

http://www.ordre.pharmacien.fr/Le-Dossier-Pharmaceutique/Ruptures-d-approvisionnement-et-DP-Ruptures

Voir sur le Parisien:
Médicaments génériques : «Pourquoi la France est à la traîne»
L’exemple du Caduet est édifiant : Tahor et Amlor coûtaient chacun 7 euros en version princeps, mais leur brevet est tombé et ces deux molécules devenues génériques ne coûtent plus que 5 euros. L’industrie associe les deux et crée Caduet, qui obtient le statut de nouveau médicament et un prix de 9 euros, soit 50 % de plus ! CQFD. Caduet est un exemple parmi d’autres. Le pompon revenant au Doliprane de Sanofi, qui n’a pas été mis dans le répertoire des génériques pour, dit-on, préserver 1 000 emplois. À 168 millions d’euros remboursés par an, ça fait tout de même 168 000 euros l’emploi !…/…

Pénurie de médicaments : «Ces injections, dont on me prive, ont sauvé mon père»
C’est une sentence qui tombe. Des explications aberrantes. « Votre médicament ne sera plus produit, le labo s’est désengagé », « pas assez rentable », lui a dit son chirurgien. Isabelle, 55 ans, atteinte d’un cancer de la vessie, a compris qu’elle ne serait plus soignée contre le risque de récidive de sa tumeur. Impensable. « C’est le Moyen-Âge », lâche cette Bordelaise, employée dans l’administration.

Pourtant, ce médicament, l’ImmuCyst, rempart contre les rechutes, Isabelle en avait plus que besoin…/…

11 commentaires

  • kalon kalon

    Raison de plus pour se diriger vers les médecines alternatives ! https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif

  • Graine de piaf Graine de piaf

    il y aura moins de maladies dues à ces médicaments, tant mieux !

  • logic

    il y a des parents qui donne de la cortisone à leurs enfants pour des trachéites ou laryngites????? https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

  • Passetec Passetec

    Voilà des bonnes nouvelles !!!

  • Bormes

    Les anticancéreux représentent une part importante de la liste.

    Des antibiotiques et vaccins sont également introuvables

    Bref on s’en fout tous ces médocs ne servent qu’a détruire… alors qu’il suffit de se tourner vers les solutions alternatives.
    Réduction ou suppression des sucres, céréales, farines et des laitages,
    Jus de legumes
    Chlorure de magnesium
    Minéraux
    Vitamines
    Enzymes
    Huiles de coco
    Quinton
    Argent colloïdale
    Argiles,
    Charbons activés
    Huiles essentielles,
    Lavements,
    sauna,
    Jeûnes
    etc
    etc

    Bizarrement ceux qui ont pris le moins de médicaments au cours de leur vie, en general vivent mieux et plus longtemps.

  • Nad

    Ce sont les surcharges qui empêchent le corps de guérir ! Donc toutes les pollutions, dont font partie le plus souvent les médicaments chimiques, et les alimentations délétères des « malades » et encore plus des dietéticien(nes) en charge des repas à l’hôpital …
    Le non lien entre l’histoire de la personne et le déclenchement de ses maux (de la date et de leur localisation) est la vrai cause du non succès de la guérison DES 4 types de cancers (en creux, en masse en hypo ou en hyper) ,
    https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_sad.gif

    • Bien vu ! Tant qu’on ne va pas chercher et traiter le conflit d’origine, on ne pourra que faire plus ou moins disparaître les symptômes mais je n’appelle pas cela guérir.
      La madame qui a peur d’une récidive d’un cancer de la vessie et prend un médicament pour cela, a de fortes « chances » d’en faire un autre rien que par la peur due à ce médicament manquant. Tant que son conflit, générateur de ce cancer, n’est pas solutionné, son risque de récidive est bien réel. Le médicament n’est là que pour la conforter qu’elle n’a rien à faire, rien à rechercher, qu’elle peut se baser sur la chimie ! Raté !

  • Nad

    Dans les hôpitaux Japonais est-ce-un hasard si on commence par faire 50g de vitamine C en perfusion dans les cancers lourds avec des résultats spectaculaires ?
    Essyaez en France de le demander vous aller voir ! ! ! ou plutôt entendre ! Même à vos frais !

    • Bien vrai aussi ! Et Bormes nous donne aussi plein de « recettes » excellentes.
      Mais pour cela, il faut lâcher la barre du tout chimique, et apprendre à se faire confiance.
      Que risque-t-on, au pire ? De mourir ? Moins sûrement qu’avec Big Pharma.
      Dommage que la médecine ne suive pas, car elle ferait là de vrais miracles ! (enfin… considérés comme tels par ceux qui ne connaissent pas)

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