Un dealer dans votre quartier ? Votre téléphone pourra être écouté

Il n’y a pas que la lutte contre le terrorisme qui a beaucoup perdu en crédibilité depuis que nos politiques ont refusé d’ouvrir une enquête sur un éventuel financement de Daech par la France, il y en a d’autres qui sont capitales, comme la lutte contre la fraude qui se fait de moins en moins en France faute de moyens et de volonté, puisque non seulement au niveau du FISC ils virent de plus en plus de monde, ce qui implique qu’ils n’ont plus les moyens de lutter comme auparavant, mais de plus, quand il s’agit de faire passer une loi dans ce sens, 97% des députés ne votent pas, et donc c’est logiquement refusé!

Et il y a la lutte contre la drogue, et quand Taubira s’en mêle, elle nous pond des solutions phénoménales!!! Pour lutter contre les réseaux de drogue (notamment) dans les quartiers, même plus besoin d’une planque avec des policiers, il y a mieux: mettre tous les portables du quartier sur écoute, rien de moins!

Un dealer, un quartier de mis sur écoute, même si celui représente 21000 habitants comme le Val Fourré à Mantes la Jolie (par exemple…). Reste ensuite à les arrêter, et à les garder, ce qui n’est pas évident dans ce pays comme le montre plus ou moins bien Google

Alors, solution ou simple surveillance de masse?

La loi Taubira prévoit que les juges d’instruction et le parquet, sous le contrôle du juge des libertés et de la détention, pourront mettre toutes les métadonnées d’un quartier sous surveillance, via des IMSI-catchers, pour traquer un réseau de délinquance ou de criminalité.

 

Numerama a publié ce vendredi matin l’intégralité du projet de loi Taubira « renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale », qui comprend notamment un article 2 sur l’utilisation des IMSI-catchers dans le cadre d’enquêtes judiciaires.

 

Le texte proposé doit modifier le code de procédure pénale pour disposer que :

« Lorsque les nécessités de l’enquête ou de l’information concernant un crime ou un délit entrant dans le champ d’application des articles 706-73 et 706-73-1

[du code de procédure pénale] l’exigent, le juge des libertés ou de la détention, sur requête du procureur de la République, ou le juge d’instruction, après avis du procureur de la République, peut autoriser les officiers de police judiciaire à mettre en place un [IMSI-catcher] afin de recueillir les données techniques de connexion permettant l’identification d’un équipement terminal ou du numéro d’abonnement de son utilisateur, pour une durée maximale d’un mois renouvelable une fois dans les mêmes conditions de forme et de durée.

 

Ces opérations sont faites sous le contrôle du magistrat qui les a autorisées.

En cas d’urgence, l’autorisation peut être donnée par le procureur de la République. Elle doit alors être confirmée par le juge des libertés et de la détention dans le délai de 24 heures, à défaut de quoi il est mis fin à l’opération.

Le procureur de la République, le juge d’instruction ou l’officier de police judiciaire, peut requérir tout agent qualifié d’un service, d’une unité ou d’un organisme placé sous l’autorité du ministre de l’intérieur et dont la liste est fixée par décret, en vue de procéder à l’utilisation du dispositif technique mentionné au premier alinéa. »

 

En clair, la loi Taubira telle que soumise pour avis au Conseil d’État autorisait les magistrats instructeurs ou le parquet à mettre en place des IMSI-catchers pour collecter l’ensemble des métadonnées des téléphones portables qui se trouvent dans un rayon géographique donné, dont l’importance varie en fonction du dispositif employé (de quelques mètres à quelques centaines de mètres de rayon).

 

Tout un quartier sur écoute pour un délinquant recherché

Ces outils qui simulent des antennes-relais sont utiles, par exemple, pour repérer les cartes SIM qui apparaissent et disparaissent soudainement, et les croiser avec des données de géolocalisation pour détecter la personne qui change tous les jours ou toutes les semaines de carte SIM.

En guise de sauvegarde des libertés publiques, la loi Taubira met cette utilisation sous le contrôle du juge d’instruction ou du juge des libertés et de la détention (JLD), qui doit arbitrer entre les intérêts de l’enquêtes et les libertés fondamentales à sauvegarder, et il limite leur possible autorisation aux seuls délits et crimes organisés mentionnés aux articles 706-73 et 706-73-1 du code de procédure pénale.

 

Mais leur liste est très longue, et compte notamment les petits trafiquants de drogue ou les personnes qui emploient des travailleurs au noir.

Potentiellement, sauf à ce que les juges d’instruction et JLD soient très vigilants et conservent un caractère très exceptionnel à cette mesure, ce sont donc les métadonnées de tout un quartier qui pourront être analysées et interceptées, pour retrouver par croisements le numéro d’un suspect et de mettre son téléphone sur écoute. Toutes les très bavardes données de connexion (qui appelle qui, combien de temps, qui envoie un SMS à qui, avec quel type de contenu, quelle longueur du message, à quelle heure, qui utilise Internet, etc.) pourront être analysées par les services des police, sous le contrôle du juge.

En l’état actuel du texte soumis au Conseil d’État, rien n’est prévu pour effacer les données ou prévenir les personnes concernées qu’elles ont fait l’objet d’une surveillance. Dans les quartiers très fréquentés, ce sont potentiellement des milliers voire des dizaines de milliers de personnes qui peuvent être visées.

 

 

Source: Numérama

Mais dans les faits, parler de lutter contre les réseaux est un simple argument, puisque cela fait également partie des techniques utilisées dans les manifestations, et donc cela peut viser de simples citoyens…

Actuellement examiné au Parlement, le projet de loi Renseignement entend notamment permettre aux services de renseignement d’utiliser légalement les Imsi-catchers afin d’intercepter et de surveiller certaines conversations téléphoniques. Le point sur le fonctionnement de ces valises-espionnes.

 

Interviewée ce matin sur France Info, Adrienne Charnet, porte-parole de la Quadrature du net, affirme que des Imsi-catchers ont été utilisés lundi dernier devant l’Assemblé nationale pour surveiller une manifestation contre le projet de loi sur le renseignement à laquelle participait l’Association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. L’occasion de revenir sur le fonctionnement de ce dispositif, très critiqué, qui permet d’intercepter les conversations, écrites et vocales, d’un téléphone portable.

 

Un « fausse » antenne relais…

Imsi-Catcher signifie littéralement « attrapeur d’Imsi ». Imsi, ou International mobile subscriber identity, est le numéro unique embarqué dans la carte SIM du téléphone qui permet à l’appareil de se connecter aux différentes antennes-relais. L’Imsi-catcher joue le rôle d’une fausse antenne-relais sur laquelle se connecte le téléphone portable afin de rejoindre le réseau. Présenté sous la forme d’un ordinateur, couplé à un appareil doté d’une antenne, le dispositif peut se glisser dans une petite valise ou même dans un sac à dos. Selon la densité urbaine, l’Imsi-catcher aurait une portée allant de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres.

 

 

Article en entier sur Industrie-techno.com

Une solution est possible pour les téléphones Android, puisque la presse vous explique en toute légalité comment agir pour échapper à la surveillance généralisée, autant en profiter! Il existe entre autre une application sur Android (désolé pour les autres) qui permet de lutter contre les Imsi-catchers:

Déjouer les Imsi-catchers
Lors de la polémique provoquée par porté par Manuel Valls, on a découvert l’existence des Imsi-catchers. Transportées par des agents du renseignement, ces valises-espionnes, de la taille d’un attaché case de VRP, interceptent appels et SMS des téléphones qui se trouvent dans leur périmètre (quelques centaines de mètres) en se faisant passer pour une antenne relais. Comment s’en prémunir ? En bloquant le paramétrage de votre téléphone sur la 3G ou la 4G, afin que l’Imsi-catcher, qui ne fonctionne qu’en 2G, ne puisse pas faire basculer votre mobile sur le réseau qui l’intéresse.

Autre astuce : installez l’application open source Android Imsi-Catcher Detector, qui mesure le niveau de surveillance dont votre terminal peut faire l’objet, et partez en courant pour sortir du périmètre de la valise quand un symbole « tête de mort » apparaît sur l’écran de votre smartphone. Dernière option, radicale : rendez-vous à Fontaine-Bonneleau, petit village de 269 habitants au nord de l’Oise, l’une des « zones blanches » françaises dépourvues de réseau de téléphonie mobile. Au moins, vous serez tranquille.

 

 

Source et autres astuces anti-Big Brother: Marianne

Il ne faut pas trop se leurrer non plus, encore une fois, la mesure proposée par une ministre qui aurait du démissionner depuis déjà très longtemps (rien qu’avec le scandale des écoutes de Naboléon…), n’est qu’une manière de plus de surveiller tout-un-chacun, surtout si celui-ci conteste la politique du pays…

Un commentaire

  • suzanna

    Bizarrement lorsqu’il s’agit de terroristes, non seulement ils les connaissent mais ne font jamais ce genre de chose pour les chopper avant leurs méfaits, comme c’est étrange http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif