Macron fait une apparition malaisante surprise chez les jeunes macronistes et dévoile ses ambitions pour 2032

par Raphaël Besliu sur Géopolitique Profonde

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Le 5 juillet, Emmanuel Macron surprend au Cirque d’hiver pour les 10 ans des Jeunes avec Macron, malgré des sondages en baisse.
  • Le mouvement se rebaptise Les Jeunes en marche, signe d’un désir de renouveau face à une image ternie.
  • Macron exhorte à l’unité, mais sa majorité est fracturée et chacun prépare sa sortie pour 2027.
  • Des prétendants comme Attal et Philippe se positionnent déjà, dans un ballet politique où la présidentielle devient un jeu de chaises musicales.

Le 5 juillet, Emmanuel Macron a fait une apparition surprise au Cirque d’hiver à Paris.

Le président s’est invité à la fête des dix ans de son fan-club, « Les Jeunes avec Macron », comme pour rappeler qu’il est toujours dans le jeu politique, malgré des sondages en chute libre.

Ce déplacement, plus symbolique que stratégique, illustre la théâtralité d’un pouvoir de plus en plus déconnecté.

Plutôt que de répondre aux urgences sociales, Macron a préféré parader devant ses jeunes soutiens dans un décor aussi évocateur qu’un cirque.

Le timing est révélateur. Après la déroute des européennes et la dissolution ratée, le président tente de raviver une dynamique en berne.

Un mouvement en quête de renaissance

Ce rassemblement a aussi servi à rebaptiser le mouvement : « Les Jeunes en marche » remplace « Les Jeunes avec Macron ». Une manière, peut-être, de tourner doucement la page d’un chef devenu encombrant.

Le culte du président semble s’effacer au profit d’une tentative de rajeunissement d’une image ternie par les années de pouvoir.

Le changement de nom laisse entrevoir une envie de renouveau… sans que l’on ose encore vraiment rompre avec l’héritage.

La prise de conscience est palpable : difficile de continuer à s’afficher sous la bannière d’un président qui a perdu sa majorité, enchaîne les revers électoraux et voit sa popularité s’effondrer.

La girouette comme stratégie

Ce revirement illustre l’opportunisme d’une classe politique prête à toutes les contorsions pour survivre. Hier avec lui, aujourd’hui sans lui, demain contre lui.

Durant son discours d’à peine vingt minutes, Macron a exhorté à « l’unité et au dépassement ». Mais cet appel résonne creux face à une majorité fracturée, où chacun prépare sa sortie, à droite comme à gauche.

Le président s’accroche à son « en même temps », devenu une bouée dans un navire qui prend l’eau. Il refuse de voir que son projet s’effondre et que ses troupes, désorientées, jouent désormais leur propre partition.

Diviser pour mieux régner

Dans une ultime tentative de reprendre la main, Macron a lancé une pique aux ambitieux de son propre camp :

« Si vous passez votre temps à parler de 2027, à rien foutre, à calculer et à vous diviser, aucun d’entre vous n’y sera dans deux ans. »

Une allusion discrète à la droite de son camp, mais surtout une tentative de détourner l’attention de ses propres difficultés.

Car pendant qu’il sermonne les autres, les Français, eux, paient le prix d’une politique qui ne les a jamais servis.

Les grandes manœuvres ont commencé

Son intervention survient alors que les prétendants se positionnent. Attal, à portée de micro, a tenu un discours très présidentiel :

« Ce 5 juillet 2025, je veux vous proposer de poser les premiers jalons d’un chemin nouveau pour notre jeunesse et pour notre pays. (…) Ce sera votre élection et je fais devant vous le serment de tout faire pour vous conduire dans deux ans sur le chemin de la victoire. »

Un serment de candidature à peine déguisé. Dans la file d’attente, Édouard Philippe a déjà planté son drapeau, suivi de près par François Bayrou, toujours prêt malgré ses échecs répétés.

On assiste à un ballet politique bien rodé, où chacun rêve déjà de 2027 pendant que le pays s’enlise. La présidentielle ressemble de plus en plus à un jeu de chaises musicales entre initiés, loin des préoccupations réelles des Français.

Macron refuse de céder

Cette mise en scène au Cirque d’hiver montre bien que, malgré les difficultés et les divisions, Emmanuel Macron ne compte pas lâcher le morceau.

À deux ans de la présidentielle de 2027 – où il ne pourra pas se présenter – il tente encore de maintenir son influence et de rallier ses troupes.

Avec un peu de chance, les Français auront, d’ici 2032, compris que Macron doit disparaître complètement du paysage après avoir ruiné la France…

Raphaël Besliu , publié le 6 juillet 2025


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5 Commentaires

  1. Ah bah ! Dans deux ans moins quéque chose, VIENDRA une Sixième République à laquelle AUCUN des acteurs actuels n’aura le droit de participer, pas plus que ceux qui auront participé à la rédaction finale de cette nouvelle Constitution. Pas plus que ceux de la Constituante de 1789 n’avaient eu le droit de se présenter à la Législative qui a suivi.
    https://i.servimg.com/u/f20/11/40/28/12/consti10.jpg

  2. Quel clown ! On peut voir la vidéo dans laquelle tout le fond des gradins est vide, comme est vide toute la zone derrière le drapeau. Combien ont été payés les figurants ? C’est ridicule !
    Il avait tout loisir d’agir pour le bien du peuple. Il a tout démoli, écrasé et dépouillé la population, mis le pays au plus bas. Alors s’il y a encore quelques individus pour y croire, sortez-vous la tête du sable ! Même les merdias commencent à ouvrir les yeux.

    • Se produire dans un cirque dans une énième représentation de lui-même en Monarc 1er, montre bien qu’il n’aura aucune limite dans la gestion communicative de sa personne.
      Il l’a pourtant bien dit, « je vais les emmerder », et j’irai jusqu’au bout de mon projeeeeeet, finir de vendre la France dans un dernier grand spectacle, sous vos yeux qui ne sont là plus que pour pleurer, jusqu’à vous les arracher pour encore pouvoir les revendre.
      Il le fera pour le compte de ses maîtres, tant ils savent qu’il est interchangeable !
      La bête n’est pas si bête, même si bêtement, il/elle, n’en n’est pas moins bête, formaté par ses prédateurs, pourvoyeurs éternels de victimes.

      Miroir, casses toi !
      Les balais et les pelles sont déjà sortis, prêts;
      La seule question finale:
      Par quel coté va t-on les emmancher ?
      Même s’ils se servent de petites cuillères ou et de seringues,
      Il y a toujours eu un moment dans l’histoire dans laquelle ils se faisaient quand même déglinguer, et pour des déglingués du cerveau et du cœur, c’est une suite logique et un principe même du recyclage, se débarrasser des déchets. Et tu redeviendras poussière . Allez Luya !

      • C’est à se demander si ses sponsors ne lui ont pas susurré mine de rien :
        — Va–z–y, toujours plus, sinon tu auras « un accident », d’où cet air toujours plus halluciné… il doit changer fréquemment de sous-vêtements ! Et vu qu’il est constamment surveillé par son mari, le stress est permanent. Tiens, ça me rappelle une chanson…
        https://www.youtube.com/watch?v=Uot2CpkEb8Q
        Ah, si seulement les sponsors « faisaient une mauvaise chute »….. il est vrai qu’ils sont malgré tout assez nombreux !
        Il me rappelerait presque le mari dans ces dessins représentant les ordinateurs Hal et Louya…. mais je n’en ai pas retrouvé trace.

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