« Accord européen, économiquement foireux, politiquement symbolique » L’édito de Charles SANNAT

Les europhiles ont besoin d’argent, de notre argent. Partagez ! Volti

******

Par Charles Sannat pour Insolentiae

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Pour Emmanuel Macron les superlatifs sont de sortie comme à chaque fois lorsque l’on parle d’affaires européennes.

Le président a même dit : « Depuis l’euro, nous n’avions pas connu une telle avancée« .

Pourtant, par rapport à l’euro, ce qu’il vient de se passer n’a strictement rien à voir, et comparer la portée de l’accord d’hier, à la mise en place de la monnaie commune est une ineptie historique.

Cela dit, nous comprenons tous ici l’utilité de faire des moulinets de la part de nos mamamouchis qui écrivent leurs propres propagandes.

Le problème n’est pas les satisfecits qu’ils se délivrent eux-mêmes.

Le problème c’est de sortir la tête de l’eau et le nez du guidon pour bien comprendre ce qu’il s’est passé, et quelle est la réalité de cet accord.

Oui, pour la première fois il y a une dette commune !

Disons-le sans attendre. Oui. Pour la première fois en Europe il y a une dette commune.

Oui, pour la première fois l’Union Européenne va s’endetter au nom de tous.

Mais c’est à peu près la seule chose, car pour obtenir l’accord des pays qualifiés (pour ne pas dire insultés) de radins, il a fallu les assurer qu’ils n’auraient pas à payer la note.

Il n’y a donc dans ce dispositif d’endettement, pas grand chose d’intéressant économiquement en réalité.

Que sait-on exactement ?

Pour la partie « subventions », les eurobéats réclamaient 750 milliards d’euros à l’origine, puis ont proposé 500 milliards d’euros et cette catégorie a été finalement réduite à 390 milliards. En parallèle, la partie prêts a été revue en hausse de 250, initialement proposés à 360 milliards.

Ces changements ont été nécessaires en raison de la pression exercée par les 5 pays dits « frugaux » (Autriche, Danemark, Finlande, Pays-Bas, Suède).

Mais ce n’est pas tout.

Pour finir de convaincre les « radins », les dirigeants du Conseil européen, à commencer par le président français Emmanuel Macron, ont dû consentir des rabais financiers considérables à ces même pays. Par rapport à la proposition initiale de Charles Michel, ces hausses des rabais vont de 22 % pour les Pays-Bas à 138 % pour l’Autriche !

En clair, la France en particulier, s’est arrangée pour que les pays dits « radins » n’aient rien à payer.

Ce plan de leur coûtera rien.

Ils bénéficient donc de mesures dérogatoires pour les mettre à l’abri de la solidarité européenne.

Il y a donc bien pour la première fois une mutualisation des dettes, mais avec des clauses qui excluent certains pays de la nécessaire solidarité liée à une telle mutualisation.

Cela veut dire quand on va plus loin dans le raisonnement, que des pays comme l’Autriche, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, ou la Suède n’ont accepté la mutualisation des dettes qu’à condition qu’ils ne fassent pas partie des pays qui devront payer !!!

Comme à chaque accord, nous avons les communiqués de victoire, pas les détails de fonctionnement. 

Mais ce n’est pas tout.

Pour le moment, nous n’avons évidemment pas les détails de ce plan.

Or comme chacun le sait, le diable se cache dans les détails.

On nous abreuve de communiqués de victoire, d’étapes historiques, ou encore même de l’Europe a été sauvée.

Parfait. Très bien.

Mais la vérité est nettement moins reluisante.

La France va verser 100 milliards d’euros en gros, et n’en percevra que 40.

Pour avoir cette avancée sémantique, les Français vont mettre à la main à la poche pour environ 60 milliards d’euros.

Pour rassurer les autres pays, nous avons du dire en gros « ne vous inquiétez pas, c’est nous qui paierons ».

Et l’on se retrouve encore à faire la générosité avec l’argent des autres, à savoir le nôtre sans nous demander notre avis.

L’Europe vient de gagner un peu plus de temps.

Pourtant rien n’est réglé. Sarkozy et Hollande ont sauvé l’Europe à chaque sommet auquel ils participaient .

Si la communication est un tantinet répétitive pour ceux qui ont un peu plus de mémoire que les poissons rouges, il n’en reste pas moins vrai, que pour le moment l’Europe, enfin l’Union Européenne tient encore.

Cet accord n’a rien du grand saut fédéral budgétaire. Il n’est finalement que symbolique et sémantique. Ce n’est tout de même pas rien, car les mots ont un sens, et l’on voit bien où veut aller Macron, vers une véritable Europe fédérale. Et pour cela, il faudra poursuivre la destruction de la France pour faire grandir les Etats-Unis d’Europe. Le problème c’est que les élites françaises ont décidé de donner l’exemple et de s’autodétruire avant tout le monde, les premiers, et encore plus que les autres… Nous sommes donc condamnés à être les victimes de cette idéologie europhile.

Même si la portée économique est faible, la portée symbolique est lourde, et ce n’est pas une bonne nouvelle ni un bon accord pour tous ceux qui sont attachés à l’Europe des nations.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

Les commentaires publiés sont signés du nom des auteurs et engagent leur seule responsabilité sans que « lesmoutonsenrages » ne prennent en rien à leur compte leur orientation.

3 commentaires

  • rouletabille rouletabille

    ÊTES vous conscient qu’on ne parle PAS D’ARGENT ,juste de CHIFFRES …..<,?

    • rouletabille rouletabille

      C’est votre jour de chance….
      L’argent ne repose sur RIEN et le brave Sannat ne me contrediras pas,sauf que c’est contre ces intérêts
      Comme si l’argent a une VALEUR ?hahahahahaahahahahahha
      L’Or et autres subterfuges pour la masse fonctionne.
      Bof ,j’en dirais pas + tellement c’est fatigant .
      Bonne chance les abonnés .

      • Avatar criminalita

        Quant ils parlent de crédits en milliards c’est du fric que l’on donne aux riches actionnaires.
        Oui oui on leur donne du fric avec nos taxes, amendes et plein d’oseille de nos impôts. De quoi faire un menu.
        Ali baba et les 400 voleurs c’est une réalité. Ils bossent au parlement.