Bornéo: il n’y a pas que la nature qui a été détruite, mais aussi une grande et ancienne culture…

Pour avoir regardé un reportage cette semaine sur Bornéo, j’ai été scandalisée par le saccage de cette île, et surtout peinée par les conditions de vie du peuple Dayaks, qui  résiste malgré tout, autant qu’il le peut, à la destruction de son environnement et comme souvent, le gouvernement vendu aux intérêts étrangers, ne s’en soucie pas. Partagez. Volti

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Auteurs Andre Vltchek et Mira Lubis pour Mondialisation.ca

destruction totale

Penseriez-vous à la troisième plus grande île sur la terre, Bornéo (connue comme Kalimantan en Indonésie) comme à l’un des berceaux de la démocratie mondiale ? Peut-être que non, mais vous devriez.

Alors que l’Europe était engagée dans des myriades de guerres intérieures et d’expansion, dans le Bornéo tropical, autrefois luxuriant, les habitants appartenant aux anciennes cultures locales prenaient les décisions en commun par consensus ou, pour utiliser le terme occidental, « démocratiquement ». Si l’on juge selon les normes actuelles, ils vivaient également comme des « environnementalistes » déterminés, manifestant un grand respect pour la nature qui les entourait, pour toutes les créatures vivantes, les plantes, les forêts profondes, pour les larges rivières comme les humbles ruisseaux.

Il est vrai que les populations locales – les Dayaks  – étaient souvent considérées comme des « chasseurs de têtes », du moins par les orientalistes européens. Mais ce n’était que l’une des nombreuses caractéristiques de leur culture. Les Dayaks parlaient au moins 170 langues et dialectes et jouissaient d’un tissu complexe de cultures, de coutumes et de lois.

En un mot, de bien des façons et pendant de nombreux siècles, les Dayaks traditionnels ont pu coexister parfaitement avec leur île et son environnement proche.

Si on les laissait faire, c’est ce qu’ils continueraient à faire aujourd’hui – vivre leurs propres vies, à leur propre place, et très probablement vivre bien.

Malheureusement, ce n’était pas prévu comme ça.

Bornéo a été attaqué, colonisé et dévasté par les envahisseurs européens. Pendant une brève période, les Japonais ont occupé l’île, puis les Européens sont revenus, avant que l’« indépendance » débouche sur la division de l’île entre trois pays souverains : l’Indonésie, la Malaisie et Brunei Darussalam.

Les choses ne sont pas allées beaucoup mieux. La brutalité – presque la folie – du pillage indonésien qui a eu lieu après le coup d’État militaire orchestré par les Occidentaux en 1965 (soutenu par des intérêts miniers et forestiers étrangers), le pillage des ressources naturelles de Kalimantan a été légendaire. Pour Djakarta et ses maîtres étrangers, ce qu’on appelle la transmigration a facilité ce pillage tout en transformant les populations locales en une minorité et en serfs sur leur propre terre.

La culture dayak n’est maintenant vraiment « vivante et en bonne santé » que dans quelques poches intactes au plus profond de l’île.

Là-bas, les gens se souviennent encore et savent comment était Bornéo. Ils comprennent aussi ce qui devrait et pourrait être fait pour le sauver. Mais personne ne semble vouloir apprendre d’eux ni même les écouter.

Le peuple dayak entouré par la nature (Photo par Andre Vltchek)

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Voyager à travers ce qu’on appelle le Cœur de Bornéo n’est pas facile. Mais c’est possible, et tout en collectant des images pour notre film documentaire et pour le livre, nous avons réussi à nous rendre, en mai 2018, dans plusieurs communautés éloignées situées entre la ville indonésienne de Putussibau et la frontière avec la Malaisie.

Putussibau se trouve sur les rives de la puissante rivière Kapuas, sur son cours supérieur. Contrairement à d’autres villes importantes du Kalimantan indonésien, elle est toujours entourée de forêts primaires intactes car elle se trouve à l’intérieur des zones protégées.

Après la dévastation presque absolue de Kalimantan dont nous avons été témoins pendant des mois dans les parties occidentale et méridionale de l’île, le cœur de Bornéo nous a semblé remarquablement vierge.

Les habitants des diverses « maisons longues » traditionnelles situées à des dizaines de kilomètres à l’extérieur de la ville semblaient très bien informés de l’état actuel de Bornéo et même disposés à commenter sans crainte la situation. Ils connaissaient aussi l’histoire et les cultures traditionnelles de leur aire géographique et de l’île en général.

Paulus Tulung Daun, originaire de Bornéo, un vieux Dayak qui est le chef d’une maison

Paulus Tulung Daun, originaire de Bornéo, un vieux Dayak qui est le chef d’une maison longue traditionnelle, a expliqué :

« Nous, en particulier les Dayak Taman (le nom d’une communauté sous-ethnique Dayak vivant à l’intérieur de Bornéo), avons la sagesse et les traditions de nos ancêtres. Nous savons comment vivre en harmonie avec la nature. C’est pourquoi nous ne détruisons pas notre environnement. Sans nature, il n’y a pas de vie. Nous enseignons à nos jeunes à préserver cette valeur essentielle dans leur existence quotidienne et nous disons à nos enfants de ne pas se laisser facilement influencer par les immigrants d’autres endroits du pays et de l’étranger ; par ceux qui viennent ici et qui continuent à dévaster Kalimantan.

Nous continuerons aussi à vivre dans cette maison longue parce que nous pensons qu’il est sage de vivre dans une maison longue si on la compare aux maisons conventionnelles ; nous nous aidons les uns les autres et partageons nos biens. Toutes les décisions importantes sont prises après consultation des membres de notre communauté.

Les grandes entreprises d’huile de palme sont venues chez nous en de nombreuses occasions, offrant de nous acheter nos terres, mais nous refusons toujours parce que nous savons que l’huile de palme nuirait à la nature et à nos vies. Je pense que les gens sont attirés par l’argent et les promesses des entreprises, donc ils vendent tout ce qu’ils ont perdent ainsi leur forêt. »

Hendri, un homme plus jeune, se joint à la conversation. Il est très enthousiaste, il rêve de travailler dans le secteur de la santé et d’améliorer la vie de sa communauté. Il est bientôt clair que les deux générations sont en phase :

« Vendre des terres aux entreprises n’est pas une bonne idée. D’abord, il n’y a jamais d’accord clair entre les entreprises et le gouvernement, et les populations locales, donc nous ne pouvons pas leur faire confiance.

 Ensuite, l’huile de palme pourrait peut-être apporter quelques bénéfices, mais seulement à court terme. Mais qu’en est-il de nos générations futures ? Nous ne voulons pas que notre eau soit contaminée, nous ne voulons pas perdre nos forêts – dépouiller nos enfants et petits-enfants de leur avenir. »

 « Et les mines d’or ? », demandons-nous. Il est clair que dans d’autres parties de Kalimantan, l’extraction « illégale » (bien qu’en réalité totalement protégée et même soutenue par le gouvernement, la police et l’armée) de l’or des rivières et des rivages a déjà empoisonné des communautés entières et des cours d’eau avec du mercure et d’autres substances hautement toxiques.

Hendri (dont nous ne connaissons que le prénom) n’hésite pas :

« Nous n’autorisons maintenant aucune extraction de l’or ici. Dans cette zone traditionnelle, lorsque les gens abattent même un seul arbre sans la permission de notre chef, nous les punirons en vertu de notre droit coutumier. Donc nous n’autorisons pas du tout l’extraction de l’or parce que nous savons à quel point la dévastation causée par l’exploitation de l’or peut être grave. »
Nous voulons connaître les « principes démocratiques » qui gouvernent les communautés locales et les habitations (comme les maisons longues) depuis des décennies et des siècles.

« Oui, d’une certaine manière, nous vivons notre propre forme de démocratie, depuis de nombreuses années et décennies. Mais pour nous, c’est seulement une forme de vie naturelle. »

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Démocratie. « Le pouvoir du peuple » en grec. Elle est officiellement promue par l’Occident, mais en réalité elle disparaît, les Européens et leurs rejetons empêchent immédiatement qu’elle soit pratiquée dans les endroits qu’ils ont conquis et colonisés.

À Bornéo, il y avait la République Lan Fang (en chinois : 蘭芳共和國).

Selon les Chroniques de Lan Fang (un projet multiforme inspiré par les histoires et les recherches de la République Lan Fang du XVIIIe siècle, fondée par des Chinois Hakka à Bornéo Ouest) :

« La République Lan Fang était la première république démocratique en Asie du Sud-Est, instaurée par les Chinois Hakka à Bornéo Ouest. Fondée par Luo Fang Bo en 1777, la République a existé pendant 107 ans, avec 10 présidents, jusqu’à ce que son règne prenne fin avec l’occupation hollandaise en 1884. Les Chinois sont arrivés à Bornéo d’abord comme chercheurs d’or et ont formé divers clans regroupés par région d’origine. Connue à ses débuts comme Lan Fang Kongsi (compagnie), Luo Fang Bo a uni tous les Hakkas dans la région pour former la République Lan Fang.

Après l’invasion hollandaise, les descendants ont fui à travers la région vers Sumatra, Kuala Lumpur et Singapour. De nombreux chercheurs croient que l’un des descendants est devenu plus tard le père fondateur de Singapour. Alors que les Hakkas sont une minorité à Singapour, ce sont eux qui ont joué un rôle important dans son instauration comme ville-État aujourd’hui. 

Elle est citée dans diverses sources, dont le Sarawak Museum Journal, Volume 19” 1971 :

« Lorsque l’impérialisme hollandais a empiété sur l’Indonésie moderne, Luo a créé la République de Lan Fang en 1777 (avec sa capitale à l’est de Wanjin) pour protéger les colons chinois de l’oppression hollandaise… Ceux-ci ont ensuite élu Luo comme leur président inaugural. Luo a instauré de nombreux principes démocratiques, y compris l’idée que tous les citoyens de la république devaient être consultés sur toutes les affaires de l’État. Il a également créé un ensemble complet d’organes législatifs, législatifs et judiciaires. La République n’avait pas d’armée permanente mais un ministère de la Défense qui administrait une milice nationale basée sur la conscription… »

Lorsque j’ai parlé de cette république impressionnante à Nagasaki, au Japon, avec un historien australien de premier plan, Geoffrey Gunn, celui-ci a exprimé sa grande admiration pour ses réalisations : « Oui, elle était extrêmement avancée. Non seulement politiquement, mais également technologiquement, en termes d’hydraulique, de construction de digues… »

Prof. Mira Sophia Lubis, originaire de Kalimantan, qui fait des recherches sur l’île depuis de nombreuses années, a expliqué :

« À Djakarta et ailleurs, beaucoup de gens croient que les habitants de Kalimantan sont trop simples, qu’ils manquent de connaissances et d’intellectualisme. Mais regardons ce qui s’est vraiment passé ici : la grande et progressiste République de Lan Fang a été détruite par les colonialistes hollandais. Puis les Japonais ont tué presque tous les gens instruits de l’ouest de Kalimantan, dont beaucoup étaient des descendants de Chinois. Ensuite, à bien des égards, Kalimantan a été marginalisé par le gouvernement à Djakarta, en particulier pendant l’ère Suharto. »


Un couple qui a perdu sa maison à Patussibau (photo par Andre Vltchek)

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Nous avons roulé avec M. Hendri jusqu’au village d’Ensanak, à quelque 200 kilomètres de Putussibau. Là-bas, de nouveau, des plantations de palmiers à huile recouvrent d’immenses étendues de terre. Les « zones protégées » sont très loin. Comme partout ailleurs dans le Kalimantan indonésien, les ruisseaux qui traverses ces plantations sont rouge foncé ou noir à cause des produits chimiques cancérigènes utilisés par les entreprises.

Hendri voulait que nous parlions à son parent, M. Mawan, qui était un militant vraiment boutefeu, luttant contre les plantations d’huile de palme. Il bloquait même les camions des entreprises et engageait des poursuites judiciaires au nom des communautés locales.

Mais après le voyage long et ardu, M. Mawan n’a pas voulu parler de la terrible épreuve de la population locale.

Son tout petit village était entièrement encerclé par les plantations. Il ne restait plus le plus petit morceau de terre vierge dans un rayon de dizaines de kilomètres. Pourtant il a parlé des avantages des plantations de palmiers à huile et pas de leurs effets dévastateurs sur la population.

« Ils l’ont acheté ! », a crié Hendri dans la voiture sur le chemin du retour. « Ils continuent à acheter nos gens. »

De retour à la maison longue de Bali Gundi, le chef Paulus Tulung Daun a développé son importante théorie :

« Les gens qui vont à l’école en Indonésie pensent qu’ils deviennent plus intelligents, mais en fait ils finissent par travailler pour le gouvernement et les entreprises privées, et ils ne font rien pour aider leurs villages et leurs villes natales. Tant qu’ils gagnent de l’argent, ils ne s’en soucient plus. Bref : plus les gens sont « éduqués », plus ils soutiennent les grandes entreprises. Ils sortent des écoles et commencent à promouvoir des activités destructrices. Ici, le système politique est aussi clairement destructeur. » 

Près de la frontière avec la Malaisie, une destruction totale (photo par Andre Vltchek

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Putussibau est peut-être un peu en meilleur état que d’autres villes provinciales de Kalimantan, comme Sintang (une ville gravement dévastée par la mine d’or voisine). Mais même ici, la situation de la population est déplorable. Le géant qui s’effondre – l’Indonésie – survit encore un peu grâce à l’extraction débridée des ressources naturelles de la Papouasie, de Sumatra et de Kalimantan, mais il restitue très peu (ou presque rien) aux habitants de ces îles.

Selon Greenpeace :

« Les forêts tropicales d’Indonésie sont un point chaud pour la biodiversité, riches en espèces endémiques et vitales pour la régulation du climat terrestre. Mais ces forêts sont en train d’être détruites pour les plantations de palmiers à huile, pour la fabrication de papier et de pâte à papier – faisant de l’Indonésie le troisième émetteur de gaz à effet de serre et attentant à la survie des espèces menacées d’extinction, comme les orang-outangs. »

L’Indonésie est aujourd’hui le plus grand producteur mondial d’huile de palme (plus de 21 millions de tonnes), la Malaisie la suivant de près. Cette entreprise génère des revenus de dizaines de milliards de dollars. Pourtant la population indigène de Kalimantan reste affreusement pauvre.

Le soir, avant de quitter Patussibau, nous avons traversé la rivière depuis le centre de la ville jusqu’à la zone récemment dévastée par un glissement de terrain, Kedamin.

Là, nous avons vu une parcelle de terre littéralement coupée en deux, une partie restée debout sur la colline tandis que l’autre s’était effondrée et était tombée dans la rivière. La maison n’existait plus. Il n’en restait que quelques débris. Les propriétaires de la maison – un homme et sa femme Yeni – étaient assis sur un banc de fortune à l’ombre de ce qui restait d’une bâche.

D’abord sans passion, ils ont raconté ce qui leur était arrivé deux semaines auparavant :

« L’eau de la Kapuas ne cessait de monter et elle coulait à grande vitesse. Soudain, elle a frappé notre maison, à 3 heures du matin. Le terrain en face de la rivière s’est soudainement fissuré et s’est effondré. Des parties de la maison – la cuisine et la salle à manger – ont disparu dans les eaux troubles. La partie restante de la maison a été réduite en ruines. »

À un moment donné, la femme a fondu en larmes. Maintenant elle et sa famille doivent compter sur l’aide des voisins et des parents. L’un des voisins leur a offert un abri temporaire.

Comme toujours dans ces situations, l’intervention du gouvernement a été proche de zéro. Il n’a pas estimé le danger avant la tragédie, il n’a rien fait pour stabiliser la rive. Après que la famille s’est retrouvée sans abri, il n’a offert qu’une seule fois un « secours » – une couverture !

Photo de Kalimantan

La population locale ne peut compter sur rien. Il n’y a aucun endroit vers lequel elle peut se tourner lorsqu’elle a besoin d’aide. Tout a été enlevé à Kalimantan mais rien n’a été rendu, à l’exception de quelques « infrastructures » – c’est-à-dire des routes, construites dans le but de faciliter encore plus l’extraction des ressources naturelles.

Non loin d’où Mme Yeni était assise, un homme déféquait dans l’eau, accroupi sur la jetée derrière sa maison. Quelques mètres plus bas, quelqu’un lavait des vêtements, puis se baignait.

À l’évidence, dans les villes, il ne reste pas grand-chose de l’ancienne gloire de Bornéo et de la profonde et fière culture Dayak !

La plus vieille maison longue, au fond de la forêt (photo par Andre Vltchek)

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Si elle n’avait pas été attaquée, colonisée et réduite en esclavage par les envahisseurs hollandais, britanniques et japonais, si elle n’avais pas été ensuite capturée par l’énorme avidité et les politiques machiavéliques en provenance de Java, l’île de Bornéo se serait très probablement développée comme l’une des régions les plus traditionnelles et en même temps les plus prospères de l’Asie du Sud-Est.

Ici, lorsqu’on laissait seuls, les Dayaks et les Chinois coexistaient pacifiquement. Les deux cultures avaient leurs propres modes démocratiques de gouvernement. Toutes deux respectaient la nature. Mais toutes deux étaient trop faibles pour combattre la supériorité des armes et la cupidité débridée des envahisseurs. Elles ont été vaincues, humiliées et forcées de se soumettre.

Nous connaissons la suite. Elle est clairement visible dans toute l’île : presque tout est brûlé, miné et détruit. La misère dans laquelle les gens sont forcés de vivre est épouvantable.

Dans les vieilles maisons longues, au fond de la forêt, les gens continuent à résister, en vivant leur vie comme avant l’occupation.

Les secrets de Bornéo se trouvent dans ces splendides longues maisons, ainsi que les réponses aux innombrables questions, y compris la plus brûlante de toutes : « Pourquoi la catastrophe a-t-elle eu lieu ? »

Là-bas, dans l’esprit et le cœur de la population locale – ces gens qui sont encore capables de résister à l’« éducation » dominante imposée depuis Djakarta et l’étranger – peuvent aussi résider les solutions, la voie à suivre et le salut pour cette île autrefois la plus belle sur la terre.

Andre Vltchek et Mira Lubis

Article original en anglais :

Borneo – Not Just Nature, But Also Great Ancient Culture Has Been Destroyed

Cet article a d’abord été publié par New Eastern Outlook.Pour soutenir les films et les livres sur Bornéo : https://gogetfunding.com/saving-borneo-updated-appeal/

Texte et photos: Andre Vltchek et Mira Lubis

Traduit de l’anglais par Diane Gilliard pour Investig’Action

Mira Lubis est maître de conférences et chercheuse en études urbaines, Université Tanjungpura, Kalimantan Ouest.

Andre Vltchek est un philosophe, romancier, réalisateur et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des douzaines de pays. Trois de ces derniers livres sont son hommage à « La Grand Révolution Socialiste d’Octobre », un roman révolutionnaire « Aurora » et le best-seller documentaire politique : « Exposer les mensonges de l’Empire ». Regardez ses autres livres ici. Regardez Rwanda Gambit, son documentaire révolutionnaire sur le Rwanda et la RD Congo. Après avoir vécu en Amérique latine, en Afrique et en Océanie, Vltchek réside actuellement en Asie de l’Est et au Moyen-Orient et continue de travailler autour du monde. Il peut être contacté via son site Web et son compte Twitter.

 

Source Mondialisation.ca

 

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