Comprendre la propagande cachée de la société moderne, Jacques Ellul.

En 1962, le philosophe français Jacques Ellul publiait Propagandes. La formation des attitudes de l’homme moderne, un ouvrage qui bouleverse encore aujourd’hui notre compréhension de l’influence et du contrôle social. Contrairement aux analyses classiques centrées sur la propagande politique ou militaire, Ellul montrait que la propagande moderne est devenue l’infrastructure psychologique invisible de la société technicienne.

Cette vidéo explore les idées clés de son livre :

• la distinction entre propagande politique et propagande sociologique,

• les différentes formes d’influence comme l’agitation et l’intégration, la propagande verticale et horizontale, rationnelle et irrationnelle,

• le paradoxe de l’éducation qui, loin de protéger, prépare en réalité les esprits à la propagande,

• le rôle de la technique et de la recherche d’efficacité dans la nécessité de la propagande,

• l’illusion d’autonomie et de liberté dans laquelle nous vivons,

• la convergence des méthodes qui crée un environnement psychologique total,

• et enfin, les limites mais aussi les possibilités d’une conscience critique face à ce phénomène.

L’objectif de cette vidéo est de rendre accessibles les réflexions d’Ellul et de montrer pourquoi elles restent essentielles pour comprendre notre monde, où l’information, les médias, la technologie et la politique se mêlent pour orienter nos pensées et nos comportements.

Source :

Voix Philosophiques

Un Commentaire

  1. La « Dernière Bataille » décisive ou la « Grande Bataille de l’Invisible »
    Georges Bernanos disait qu’on ne peut rien comprendre à la modernité, si l’on ne comprend pas qu’elle est un vaste complot contre « l’Intériorité ».
    En effet, la Société ne tient qu’en « bouchant » toutes les « issues » vers le « haut » et en entravant « les conduites singulières ».
    Tout est fait pour détourner l’être humain de son intériorité. Une formule à la mode résume à elle seule ce projet néfaste : « s’éclater », c’est-à-dire penser surtout à se disperser vers l’extérieur.
    Aussi, désillusionné par la faillite des institutions et des autorités en lesquelles il voyait des guides, l’être humain doit cesser de mettre sa confiance en « ce qui est à l’extérieur » et, par l’introspection, l’observation et l’activité « intérieures », acquérir une discipline conforme à l’Ordre Universel, connaître les toutes-puissantes divinités qui œuvrent en lui et préparer en harmonie avec Elles sa véritable destinée.
    Dans son ouvrage « Le Zodiaque », Marcelle Senard dit que le mot « INITIATION », de « IN-ITIA », qui signifie « ENTRER DANS », correspond au commencement du mouvement introspectif vers le Centre de l’Être, grâce auquel l’intelligence pénètre dans le mystère du Soi intérieur qui n’est encore pour elle que les Ténèbres de l’inconscient. Ainsi, le conscient devient capable de percevoir l’Essence de son propre Mystère : l’« ARCANUM ».
    Précisons qu’il existe deux sortes d’obscurité (ou Ténèbres). La première, extérieure, « qui conjugue cécité et amnésie » dit Henry Corbin, recouvre un lieu de souffrance où l’homme se perd. Nulle part, il n’aperçoit le moindre Sentier.
    La seconde « obscurité » est intérieure : l’homme comprenant la raison de son aveuglement, rentre en lui-même afin de s’interroger sur sa véritable Nature. Alors, au plus profond de son être, « au Sommet de sa Profondeur » comme dirait Jacqueline Kelen, il distingue un passage où ne brille, tout d’abord, qu’une faible lueur. Cette première clarté deviendra pourtant la gigantesque Lumière qui lui sera offerte au terme de son « Pèlerinage ».
    Alors, le but ultime de l’Initiation est d’aller à la rencontre de nous-mêmes et, dans ce « Sain Dessein », rétablir l’Unité en nous. Autrement, comme chacun sait, ce sont les « Marchands » qui envahissent le « Temple ».
    C’est donc l’Entrée dans une « Voie » qu’il reste à parcourir par la suite, et qui est destinée surtout à réaliser son propre perfectionnement ; devenir ce que l’on est en étant ce que l’on devient dans une actualisation constante de soi-même.
    C’est le commencement d’une nouvelle existence au cours de laquelle seront développées des possibilités d’un autre ordre que celles auxquelles est étroitement bornée la vie de l’homme « ordinaire ».
    L’Homme Intérieur et le Monde Moderne : « A côté des grands courants de ce monde, il existe encore des hommes ancrés dans les “terres immobiles”. Ce sont généralement des inconnus qui se tiennent à l’écart de tous les carrefours de la notoriété et de la culture moderne. Ils gardent les lignes de crête et n’appartiennent pas à ce monde. Bien que dispersés sur la terre, s’ignorant souvent les uns les autres, ils sont invisiblement unis et forment une “chaîne” incassable dans l’esprit traditionnel. Ce noyau n’agit pas : sa fonction correspond au symbolisme du “feu éternel”. Grâce à ces hommes, la Tradition est présente malgré tout, la flamme brûle secrètement, quelque chose rattache encore le monde au supramonde. » (J. Évola)
    À des journalistes de grands quotidiens Uruguayens qui demandaient un jour à Jiddu Krishnamurti s’il était heureux de son succès, il répondit : « Le succès ne m’intéresse pas. Il est utile pour les clowns au cirque. ».
    « Quand l’Homme Intérieur parle, il s’adresse au Cœur des hommes, c’est d’ailleurs le seul langage qui convient », écrit Marie-Madeleine Davy dans son ouvrage « L’Homme intérieur et ses métamorphoses ».
    Aussi, l’Homme Intérieur parle sans savoir qui pourra l’entendre, il n’en éprouve d’ailleurs aucun souci, son but est de rendre témoignage.
    Dégagé du fruit de ses actions, l’Homme Intérieur n’a pas à connaître ce qu’il advient de son contact avec autrui ; privé de toute curiosité il ne se pose aucune question.
    Avec le poète persan Djalāl ad-Dīn Rûmî l’Homme Intérieur peut seulement dire à ceux qu’il rencontre sur sa route :
    « Cherche en toi-même… car tu es tout. »
    NB : Dans ces temps actuels de paradoxe, où les esprits semblent s’habituer à tout voir à l’envers, c’est le renversement symbolique qui domine.
    « L’utilisation du faisceau des licteurs par le « fascisme » mussolinien, comme celle du svastika par le « nazisme » hitlérien, dit René Guénon, constituent, pour des symboles traditionnels, une « profanation », au sens étymologique de ce mot. »
    La signification supérieure du swastika, dont il serait idiot de limiter l’origine au nazisme hitlérien, ou le double triangle hébraïque, auquel sa naissance figurative au temps des rois d’Israël vaut l’appellation de « sceau de Salomon » ou d’« étoile de David », date de l’âge primordial et est même à proprement parler intemporelle.
    666, nombre triangulaire de 36 (1+2+3+…+35+36 = 666), lui-même triangle de 8 (1+2+…+7+8 = 36), est essentiellement un nombre « solaire » » qui possède à la fois en lui-même, comme tant d’autres symboles, un sens « bénéfique » et un sens « maléfique ».
    Notons que l’alphanumérisation des 53 caractères de l’extrait suivant (en français) du verset XIII:18 de l’Apocalypse : « Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six », donne 666. Notons encore que l’expression numérale « six cent soixante-six » possède, en français, 3 + 4 + 8 + 3 = 18 lettres. Comme on le voit ici, le « Malin », au travers de ses contrefaçons, connaît les Écritures mieux que personne.
    Ainsi les dirigeants de la « guerre occulte » savent choisir les symboles véhiculant les influences « contre-initiatiques » qu’ils veulent répandre sur le monde et contre lesquelles nous devons nous préparer à livrer la décisive « Bataille d’Armagueddon » que Bram Stoker, l’auteur de « Dracula », appelle la « Dernière Bataille », c’est-à-dire la « Grande Bataille de l’Invisible ».
    Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

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