Colony, un feuilleton qui annonçait la dictature d’aujourd’hui

Colony est un feuilleton américain de science-fiction.

Selon Wikipedia, il aurait été diffusé pour la première fois aux Etats-Unis à partir de janvier 2016 (donc, en gros, 4 ans avant l’offensive covidienne).

En voici un résumé très sommaire : la ville de Los Angeles (ainsi que d’autres agglomérations, on l’apprendra plus tard), a été colonisée.

On connaît juste le nom des envahisseurs, les Raps. On ne les aperçoit jamais dans les premiers épisodes, on ignore qui ils sont exactement, on ne le découvrira qu’au fil des saisons.

Nous allons voir maintenant, sous forme d’abécédaire, à quel point cette histoire préfigure ce que nous vivons depuis plus de deux ans avec le covidisme.

Collabos et résistants

On entend régulièrement les protagonistes parler de l’arrivée (des colons), d’invasion, de terroristes, de résistants, d’occupation, de collabos.

Faut-il souligner que les trois derniers termes sont exactement ceux que l’on utilise depuis la prétendue pandémie de Coronavirus ?

Confinement

Los Angeles est entourée d’un gigantesque mur, au-delà duquel les habitants n’ont pas le droit d’aller et qui paraît d’ailleurs impossible à franchir.

Il y a aussi des barbelés.

Les citoyens sont soumis à un couvre-feu et ne sont donc pas autorisés à sortir la nuit.

L’état d’urgence sera même décrété et la ville bouclée.

Pendant la journée, la police – les casques rouges – contrôle régulièrement les gens, sans compter les drones qui se pointent au moindre incident.

Les citoyens doivent de plus posséder des permis de transit.

En bref, leurs déplacements sont strictement restreints. Ces restrictions et ces contrôles multipliés sont d’ailleurs un aspect qui nous a particulièrement frappé quand nous avons regardé la série la première fois; c’était bien avant l’ingénierie du Covid, et pourtant, déjà à l’époque, nous avions été frappé par la ressemblance avec notre propre situation. Depuis, évidemment, les choses n’ont fait qu’empirer.

A un moment, les deux personnages principaux se retrouvent dans un camp tenu par des résistants.

Là aussi, il y a des barbelés et le travail forcé.

Le chef du groupe finit même par décréter un confinement effectif (saison 3, épisode 3). C’est bien le mot Confinement qui est expressément employé dans la version doublée en français (dans la version originale en anglais, il semble que le vocable utilisé soit Lockdown, même si nous n’entendons pas bien).

Remarquons que ce mot n’était guère usité avant l’ingénierie du Covid-19, en 2016 par exemple. Il n’est donc pas anodin que la version doublée d’un feuilleton l’ait pourtant choisi dès cette date, alors qu’on aurait pu s’attendre à des termes plus courants à l’époque.

Davos

La colonie est gérée par un mandataire.

Au-dessus de lui, le gouvernorat général.

Au-dessus, une autorité globale, qui siège à … Davos.

Rappelons que, dans notre monde, Davos, située en Suisse, accueille le Forum économique mondial.

Fermeture

On apprend qu’après l’arrivée, certains lieux ont été fermés.

C’est le cas du métro, inaccessible pour le public.

C’est le cas aussi de cabinets médicaux.

C’est le cas également du Yonk, le bar tenu par les deux protagonistes principaux. Le mandataire de la colonie fera d’ailleurs rouvrir ce bar.

Guerre biologique

Les Raps veulent fabriquer des armes biologiques.

Il est même prétendu que ces armes seraient en réalité des humains de type particulier.

Hôpital

Après qu’un attentat eut été commis, les blessés arrivent nombreux à l’hôpital.

Ils sont entassés dans les couloirs, attendent des heures et finissent par s’énerver.

Toute ressemblance avec un pays existant, ne serait que pure coïncidence …

Maladie

L’un des personnages déclare ceci : « Certaines maladies ont été décrétées indignes d’être soignées. Les Raps veulent fortifier le troupeau en éliminant les faibles » .

Un lecteur d’aujourd’hui se demandera certainement si l’oligarchie au pouvoir actuellement ne voudrait pas faire la même chose, mais aussi le contraire …

Manifestation

A un moment, on entend la hiérarchie adresser un message aux policiers de terrain : « Empêchez toute tentative d’attroupement dans la rue » .

Dans un autre épisode, la police évacue ce qui est expressément qualifié de « rassemblement non autorisé » .

Cela ne rappelle rien aux manifestants, aux Gilets Jaunes ou aux participants des convois de la liberté ?

Nouvel Ordre Mondial

Un dignitaire collabo qui procède à une espèce de purge, clame qu’un certain individu trahit « notre nouvel ordre mondial » .

Paiement numérique

Dans la saison 3, les protagonistes sont souvent montrés payant sans argent liquide ni chèque ni carte bleue, mais avec un engin informatique qui ressemble à un smartphone.

Pénurie

Dans la colonie, on ne trouve plus les produits dont on avait l’habitude.

Par exemple, il est dit expressément du café : « encore un de ces nombreux luxes qui nous paraissaient si normaux avant l’occupation » .

Il y a d’ailleurs des distributions alimentaires et des tickets de rationnement, chaque personne n’ayant droit qu’à ceci ou cela.

Scan d’identité

Pour contrôler l’identité des habitants, la police scanne une espèce de code qu’ils doivent porter en permanence.

Les véhicules aussi sont scannés afin de vérifier quel contenu ou quels passagers ils transportent.

Inutile de préciser à quel point cela fait penser aux QR Codes que le pouvoir veut généraliser aujourd’hui.

Temporaire

Le mandataire de la colonie affirme que la situation est temporaire, que tout finira par revenir à la normale.

Un autre personnage dit : « Peut-être qu’on pourra retrouver nos vies d’avant dans le monde d’avant » .

Un discours que l’on a beaucoup entendu ces deux dernières années, en même temps que son contraire, puisqu’on nous a prévenus aussi que l’on ne reviendrait jamais au monde d’avant.

Troc

Les pénuries vont avec le troc. Les habitants sont obligés de le pratiquer s’ils veulent survivre : alcool contre médicament, oranges contre feutres pour dessiner etc.

Usine

Les opposants actifs ou supposés, ainsi que les privilégiés tombés en disgrâce, sont envoyés « à l’usine », expression dont on ne saisira la signification exacte que progressivement.

Dans l’un des épisodes, des prisonniers se retrouvent obligés de mettre des masques tels ceux que le covidisme a généralisés.

Il y a aussi des camps, dits de travail ou de travaux forcés.

Vigilance

Dans les bus, il y a des panneaux avec le mot Vigilance.

Dans la France actuelle, les personnes habituées aux transports en commun, savent qu’on y subit un matraquage permanent, sonore et visuel, appelant à rester vigilants, à être attentifs ensemble.

Zone verte

Si le commun des mortels survit dans une espèce de camp à ciel ouvert (condition qui ressemble fort à la nôtre ces derniers temps), les collabos privilégiés résident, eux, dans la zone verte, où l’on ne manque de rien.

Cette zone verte est bien évidemment réservée aux happy few qui servent le régime.

Tout se passe comme si les événements que nous avons vécus ces 30 derniers mois, avaient été programmés dans leur moindre détail il y a plusieurs années, des pénuries alimentaires à la saturation des hôpitaux en passant par les confinements, et jusque dans le vocabulaire utilisé non seulement par les tenants du système, mais aussi par ses opposants.

C’est l’une des raisons pour lesquelles il est si important de connaître les productions du cinéma ou de la télévision, et non pas de les ignorer comme le préconisent certains : ces productions annoncent la couleur de ce qui va nous arriver.

Du reste, Colony n’est pas la seule fiction à préfigurer ainsi notre triste présent.

Nous avons déjà eu l’occasion de signaler que X-Files scénarisait très précisément les attentats du 11 Septembre, mais aussi le coup d’Etat covidiste.

Nous parlerons ailleurs d’autres films ou d’autres feuilletons qui, bien avant 2020, évoquaient déjà des confinements et des vaccins.

Sellami

Tous les articles, la tribune libre et commentaires sont sous la responsabilité de leurs auteurs. Les Moutons Enragés ne sauraient être tenus responsables de leur orientation.

A propos sellami

Hédy Sellami est auteur, journaliste et juriste. Il a également créé un site internet consacré au cinéma, éclairages.eu . Il a aussi publié un dictionnaire de néologismes de son invention, Inquiétrange.

7 Commentaires

  1. j’ai souvent évoqué que je lisais l’avenir dans les séries et le cinéma US …. cette usine à propagande est un puits sans fond.
    Au delà de la propagande cette industrie sert aussi de support pour les ventes d’armes

    • Soit ils savent les choses en avance, soit ils prevoient les choses…
      La SF a prefiguré beaucoup de decouvertes et sorties de produits, comme les ecrans transparents ou depolis en 2004 dans SGA, les vaccins censés soigner toutes les maladies qui dépopulent la Terre (grand remplacement sans guerre) debut 2000 dans SG (les aschen), les virus a ciblage genetique, en 1997 dans Bugs (episodes 1 et 2 saison 4), les visios dans Cosmos 99, les systemes de com genre tricorder dans Star Trek…
      Colony et les aliens qui colonisent la Terre, cela se verifiera bientot en vrai, et plus vite que l’on pense…

      • Hollywood est une pouponnière de maçons, logique qu’ils savent tout d’avance, ils ont parlent en loge.

      • Peut être que certains ont les idées et juste les moyens d’en faire un film ou série.
        Tandis que d’autres n’ont pas les idées mais tout à fait les moyens de l’appliquer dans le réel…
        Les uns émule les autres.

  2. J’ai aussi mis mon grain de sel en écrivant de la science-fiction en 2019. J’ai coché beaucoup de cases: diminution massive et stérilité des populations y compris des enfants prépubères, vaccins eugénistes, un Consortium ex complexe militaro-industriel, les puces sous-cutanées, les pass, et même le graphène…. Seul hic, c’est que mon timing imaginé pour 2102 (zut alors, les chiffres de 2021 dans le désordre) a débarqué plus tôt que prévu. A présent je sais ce que ça fait de vivre dans un film de science-fiction: je déteste ça…. Ah il manque encore la tempête solaire au rendez-vous mais elle ne saurait tarder – on arrive au pic d’activité d’ici deux ans…. Ou alors on nous fera croire que c’en était une alors que ses effets seront provoqués par des actions humaines (du style un crash total d’internet pendant quelques semaines).

    La science-fiction est pour moi une extrapolation débridée partant de choses banales qui commencent à peine à exister. Jules Verne est un très bon exemple.

    Par ailleurs, si quelqu’un a les références, j’ai vu un extrait d’un vieux film en noir et blanc où des gens marchaient dans la rue en regardant des écrans… Mais je ne retrouve pas ses coordonnées. Peut-être un fake?

Les commentaires sont clos.