trump-reconnait-officiellement-le-golan. Par Sébastien Hairon.

Trump reconnait officiellement le « Golan israélien »

Après avoir annoncé qu’il reconnaîtrait officiellement le « Golan israélien », Trump a signé le décret hier, lundi 25 mars 2019 actant par écrit son engagement verbal de jeudi dernier.

Envers et contre tout, le régime de Washington donne son agrément diplomatique à une conquête militaire datant de 1967 lors de la guerre de 6 jours entre l’entité sioniste et ses voisins arabes (Egypte, Syrie, Jordanie et le Liban)

Suite à cette victoire militaire éclair, Israël a occupé la Cisjordanie, Jérusalem-est (aux dépens de la Jordanie), le plateau du Golan (aux dépens de la Syrie), l’Égypte quant à elle perdra le Sinaï et la bande de Gaza.

En 1979, le Sinaï fut rendu à l’Égypte suite à un accord de paix. En 2005, la bande de Gaza, suite aux accords d’Oslo de 1993, intégra les territoires administrés par l’autorité palestinienne de Yasser Arafat (OLP, organisation de libération de la Palestine).

Les autres territoires occupés par Tsahal, l’armée israélienne, furent annexés unilatéralement par l’État Hébreu. Le 27 juin 1967, Jérusalem-est est officiellement annexé. Cette annexion fut condamnée par la résolution de l’ONU numéro 2253 puis le 22 juillet 1968 par la 252 du conseil de sécurité des nations-unis.

Le plateau du Golan subira le même sort en étant annexé en 1981, dénoncé par la résolution 492 du conseil de sécurité qui déclare cette annexion comme « nulle et non avenue et sans effet juridique au niveau international ». Fermer le ban ! De plus, l’annexion du Golan est elle aussi concernée par la résolution 242.

Comme nous pouvons le constater, le droit international ne semble pas concerné l’État Hébreu et les États-unis. Ce droit dont ce drapent les USA quand ça les arrange, ne semble pas les déranger lorsqu’il s’agît de couvrir les actes délictueux d’Israël.

Car que n’avons nous pas entendu lors du rattachement suite au référendum populaire qui a eu lieu en Crimée en 2014 et qui a valider le souhait de la population de réintégrer la Fédération de Russie.

Outre les condamnations verbales, des sanctions économiques contre la Russie et un boycott de la Crimée a été mises en place par Washington et ses complices (l’UE et le Canada en premières loges).
Mais envers et contre tout, les Criméens sont heureux d’avoir réintégré la Russie et larguer les amarres avec le régime de Kiev.

Mais lorsqu’il s’agît d’Israël, Washington baisse la tête, ferme les yeux et valide la politique colonialiste et militariste de cet État belliqueux.

Par exemple, quelles protestations ont émis les USA suite aux  tirs de snipers le long de la bande de Gaza en 2018 ? AUCUNES !
6000 manifestants sans armes, hormis des frondes et des pierres (peu efficaces militairement contre des soldats poster à plus de 300 mètres) ont été victimes de tirs, dont 251 mortellement.

Parmi les victimes, des enfants, des vieillards, des handicapés, des journalistes et des personnels médicales.

Idem en ce qui concerne la France: aucune condamnation. Par contre, Paris ne se prive pas, tel un roquet aux ordres de Washington et Tel-Aviv de faire la morale à Damas, Moscou ou d’autres pays contestant l’hégémonisme de Washington.

Trump, après avoir transféré l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, continue de jeter de l’huile sur le feu au proche-orient pour le plus grand bonheur de Benjamin benne à voyou, le premier ministre d’Israël, ravi de profiter de ces deux coups de pouce en pleine période électorale législative.

Pour rappel, Jérusalem n’est pas la capitale de l’État Hébreu et elle n’est pas reconnu comme tel par l’ONU.
Visiblement, le premier ministre roumain semble l’ignorer aussi, car devant l’aipac, lobby pro-Israël basé aux USA, a déclaré le dimanche 24 mars vouloir transférer l’ambassade de Roumanie à Jérusalem.
Il faut croire qu’il y a un concours de léchage de botte en ce moment en faveur d’Israël dont pâtit non seulement le droit international mais surtout le peuple palestinien.

Mais tout a une fin, et un jour les puissants d’aujourd’hui rendront des comptes auprès de leurs vainqueurs, les peuples qui résistent à leurs agressions, qu’elles soient militaires, économiques ou culturelles.

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

Sources pour cet article:
article concernant la reconnaissance du Golan par Trump
les résolutions 242 et 497 du conseil de sécurité
article sur les graves incidents aux abords de la bande de Gaza ici
article concernant le transfert de l’ambassade de Roumanie ici

4 commentaires