Robotique, le consensus mou ?

Le progrès technologique ne vaut que s’il est au service de l’humain. En médecine il permet de sauver des vies, de faciliter la motricité avec des prothèses perfectionnées, encore faut-il que tout le monde puisse en bénéficier mais, quand ce progrès et les milliards dépensés, sont pour faire des super-soldats augmentés, des engins autonomes qui tuent (en déresponsabilisant le « pilote » de l’engin) là, ce n’est plus du progrès mais une espèce de totalitarisme pour ceux qui ont cette technologie avancée, contre ceux qui en sont dépourvus. Le combat est inégal. Partagez ! Volti

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Auteur Sylvain Devaux pour Larobolution

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Robotique, le consensus mou ? C’est comme le nougat. Il y a ceux qui ne jurent que par le nougat dur et d’autres qui n’ont d’yeux que pour le mou. La robotique ce n’est pas du nougat, mais il y a aussi deux écoles. La première, classique et courante, est faite de robots rigides. Ils ont envahi les entreprises et sont bien adaptés à la mécanique de précision mais ont un inconvénient, ils sont plutôt dangereux pour l’homme.

Dans un milieu fermé, pas de souci, mais lorsqu’il s’agit de travailler avec des humains, ça peut se gâter. C’est d’ailleurs une piste de plus en plus explorée, celle des « cobots » travaillant aux côtés des humains et même « sur » eux dans le cas des exosquelettes. Il n’y que voir les robots de Boston Robotics, capables d’exploits en se rapprochant des mouvements de l’homme ou de l’animal, avec un peu moins de fluidité toutefois.

Mais dans certains secteurs, il y aussi des « robots mous » ! Souples, il s’adaptent facilement à leur environnement et l’on trouve des sortes de serpents ou de trompes d’éléphants chez des robots d’exploration ou dans l’industrie nucléaire. Eh bien, il semble que cette tendance se développe mais cette fois en utilisant une autre technologie. On appelle cela la « soft robotics », ou robotique molle. Elle s’inspire largement de la nature, comme les mollusques ou les serpents et autres chenilles.

C’est dans un article de « Nature Communications » paru fin janvier qui a attiré l’attention. Des chercheurs ont développé un robot mou capable de s’enrouler ou de se dérouler à l’envi. Les chercheurs de « l’Institut italien de technologie » de Gênes ont imité les mécanismes du transport d’eau dans les cellules, les tissus et les organes d’une plante. Mouvements qui déterminent la capacité de la plante à bouger. Cette nouvelle approche laisse entrevoir de grandes possibilités, en particulier médicales. Des prothèses ou, comme espéré, une assistance cardiaque implantée autour du coeur par un de ces robots mous…une affaire à suivre !

Sylvain DEVAUX pour LaRobolution

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Jean Delumeau« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Larobolution.com est le site sur lequel Sylvain Devaux s’exprime quotidiennement et livre une vraie analyse du monde de la robotique à même de vous permettre d’en profiter. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.larobolution.com. »

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