Gilets Jaunes : l’escalade programmée

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Alors que certains s’activent au Grand Débat de Macron dont le seul but est de faire diversion en faisant croire à la population qu’il y a quelque chose à débattre avec ceux qui nous oppressent depuis le XIXème siècle, l’État français a lancé un appel d’offre pour le moins intéressant…

Le 23/12/2018 a été publié l’avis No 18-179674 sur le bulletin officiel des annonces des marchés publics :

PDF - 74.9 koDe quoi s’agit-il ? De l’acquisition de lanceurs multi-coups en 4 ou 6 coups, de lanceurs mono-coup de calibre 40 mm et des matériels associés au profit des services de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Vous avez aimé le LBD mono-coup ? Vous adorerez le multi-coups :


Les forces de police française possédait depuis 1995 le fameux Flashball. Ses imperfections poussèrent l’État, après les émeutes de 2005 et de 2007, à doter ses troupes (en voie de militarisation depuis que le trouble et tristement célèbre ministre de l’intérieur Charles Pasqua le décida au début des années 90) du maintenant fameux LBD. En 2016, on voit apparaître le LBD multi-coups qui peut lancer, semble-t-il, différentes munitions, des lacrymo aux fumigènes et, fait notable, peut également se transformer en Flashball à répétition. On verra quelle entreprise remportera l’appel d’offre et quel matériel sera précisément choisi par nos grands « démocrates » qui, décidément, pensent beaucoup à nous.

Ainsi, pendant que la machine médiatique commence à parler de ces armes affreuses, faisant par là accroire au mythe du « contre-pouvoir démocratique », l’oligarchie fasciste qui tient notre pays s’équipe en vue de traiter de façon radicale ceux qui n’ont justement pas compris que nous sommes en démocratie. Nous pouvons en déduire que l’État n’a plus rien à faire de ce que pense le peuple. Cela donne un indice pour le moins intéressant de la signification du soi-disant « Grand Débat National » : du blabla dont la seule fonction est de démobiliser la population pour continuer à nous piller tout en, dans le même temps, mutilant les contestataires.

Bien sûr, les férus d’histoire répondront que jamais le pouvoir n’a prêté la moindre attention aux volontés du peuple français, certes, mais le fait est que maintenant les masques tombent. Il n’a même plus besoin du vernis démocratique qui fait encore croire à tant de personnes que nous sommes en démocratie (dont les professeurs qui rabâchent à longueur d’années à nos enfants que nous sommes en démocratie et qu’il faut voter). Le pouvoir se durcit et estime qu’il peut s’accommoder d’une communication de piètre qualité, comme c’est le cas aujourd’hui, s’il sait réprimer suffisamment fort.

Nous n’avons pas fini de voir ces blessures atroces (voir ici pour les plus courageux) que l’État nous inflige pour nous faire taire. Mais qu’il sache bien que notre détermination reste intacte malgré le danger.

 

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