Pamphlet :  » La vengeance des rats des champs sur les rats des villes « 

Bin oui quoi, que sont donc les  » Gilets jaunes « , si ce n’est des saletés de miséreux rats puants qui étaient jusqu’alors sifflés par la bien-pensance essentiellement médiatico-citadine ?

Illustration d’après la fable d’Ésope par Arthur Rackham en 1912/Wikipédia

 » Rats Puants Sifflés « , comme RPS, c’est pas mal, hein ? RPS = Risques Psycho-Sociaux selon ce gouvernement, un concept si bien relayé par les syndicats collabos qui, en pleine contestation populaire, heu!  populiste pardon, et d’après leur  » grille de lecture « , organisent des manifestations contre  » le sexisme au travail « , contre  » l’homophobie partout « , invitant leurs adhérents et les employés de l’État à dénoncer tout comportement jugé abusif, selon la doctrine communautariste qui explose tout sur son passage.

Cela en pleine éclosion de scènes d’émeutes et de la répétition d’icelles (un truc jamais vu depuis plusieurs générations, une génération correspondant à 25 années). L’État et ses potes les syndicats voudraient lancer des contrefeux qu’ils ne s’y prendraient pas autrement, n’est-ce pas ?

Voici donc que ces répugnants rats des champs s’en viennent souiller par hordes entières et avec leur misère et leur boue, l’habitat si bien léché de leurs faux-frères, les rats des villes. Et qui, comble de l’ignominie, brûlent de-ci, de-là, quelques rutilantes bagnoles réservées à l’élite de la race élue des rats des villes ! Bon sang, mais que font les forces de l’ordre, palsambleu de saperlipopette ?!! Bin oui heeee ! Quand les voitures crament dans les banlieues et dans les campagnes, c’est normal : la misère appelle la misère, et que quelques rats des champs en crèvent même parfois, c’est tout à fait naturel puisque les rats de villes sont instruits et soignés, contrairement aux rats des champs qui vivent comme des bouseux.

En revanche, lorsque deux ou trois SUV sont retournés comme de vulgaires victimes de  » tournantes de quartier « , les médias en tartinent des tonnes tant l’effroi des rats des villes bien-pensants est viscéral !

Aussi, ceux-ci pensaient-ils avoir réussi à cultiver entre leurs cousins puants et eux-mêmes, une bande de terre neutre qui leur permettrait, à jamais croyaient-ils, de préserver cette juste répartition entre le clinquant de leurs cités, la morosité des banlieues et la  » glauquitude  » des campagnes (ou l’inverse, mais les rats des villes s’en tapent de toute façon). Un espace d’aisance quoi, entourant chaque grande cité, et à même d’éviter toute indésirable promiscuité entre raffinement et vulgarité.

Un endroit dans lequel les rats des champs versaient, toutefois et comme de bien entendu, une aumône afin de préserver  » la paix sociale « . Il suffisait pour cela d’un peu d’imagination, en plus de ne pas se mêler de la vie de ces rats d’égout. Car, en effet, ces finauds de rats des villes avaient créé une nouvelle caste de rongeurs, en faisant notamment venir tout plein de rats étrangers qui s’étaient additionnés à d’anciens rats des villes, c’est à dire ceux qui ne pouvaient plus honorer leur loyer : les sous-rats, dits  » d’égout « .

Tout allait donc fort bien dans le meilleur des mondes.
Chacun à sa place :
– le brillant, les Lumières, les rutilants magasins aux rats des villes
– la fausse fraternité payée pour les rats d’égout
– la régulière réduction du niveau de leur vie pour les rats des champs.

Hélas, mais c’est là l’éternelle erreur que font ceux qui, depuis que l’humanité s’est constituée en société, prétendent du haut de leur hybris, de leur chutzpah, être des êtres supérieurs, ce meilleur des mondes ne pouvait bien évidemment pas durer.
Et c’est donc ce qu’ont (enfin) décidé de mettre à terre depuis trois semaines, les véritables français. Ces  » gaulois réfractaires « , affreux, sales et méchants, feignants, incultes, branleurs en un mot, et selon un mini président d’une extraordinaire incompétence ; selon un morveux de quarante balais aussi infatué qu’il est indécent d’immaturité,  » élu  » sur un poste autrefois supposé être respectable, car suprême : président de la République française.

Et c’est donc ce qu’ont (enfin) décidé de mettre à terre depuis trois semaines les rats des champs, tellement ils n’en peuvent plus de cette répartition obscène des rôles, à force de leur durabilité et de l’oppression infinie qu’ils génèrent.

Gare à vous, rats des villes : vous avez dégusté votre pain banc, vous allez désormais ronger le pain noir que vos cousins honnis des champs vomissent aujourd’hui.

Bonsoir/Bonjour chez vous, les  » Gilets jaunes  » !  »

michelm

4 commentaires

  • marabout marabout

    ils vont être dépassé par la suite
    pour sauver l’entreprise syndicat et l’entreprise presse,là,le fric coule à flot pour ces blaireaux,ça poque grave chez eux..
    il y a beaucoup plus de rats,pour qui chaque semaine se terminera
    sur un carton,dans leur caisse, sous une tente ou au bout d’une corde
    le rat des smartvilles,électorat bobo collabo multi-partisan,
    ne doit pas être dérangé dans son petit univers du nombril.
    il pourrait louper une allocution divine,celle qui le réconforte
    et lui font passer une douce nuit,au pays des rêves..
    faudrait adapter Avatar,pour projeter les bobos dans chacun des
    univers auquel ils aspirent.
    ready player one?
    on a les scénarios, les acteurs, les figurants,voila ,si un réalisateur
    de sit-com avec boites à rires ,m’entends
    contactez voltigeur,appel gratuit depuis la terre
    https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

  • Rainette

    Très bon article avec lequel je suis d’accord. Mais il ne faut pas oublier que la guerre entre les rats des villes et les rats des champs porte un nom : guerre civile. N’oublions pas que les chats ont tout intérêt à faire monter la pression.

  • Je ne trouve pas l’analogie très pertinente.

    Les urbains sont tout autant dans la misère que les ruraux.

    Si antagonisme et opposition il y a, c’est entre des classes sociales.

    Et il n’y en a que deux.

    Celle des riches et celle des pauvres.

    Celle des profitateurs et celle des exploités.

    La classe des politiques professionnels n’étant que la partie émergée de l’iceberg du Capital exploité par la Finance.

    Nous nous laissons mettre dans la misère pour le bonheur, la richesse et la gloire de 0,4 % d’entre nous.

    Mais là, les 99,6% n’en peuvent plus…

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