L’esclavage moderne par la dette …

Il est écrit que ce sont les templiers qui ont « inventé » les lettres de change au XIIème siècle sous Louis XI. Il semble que les bonnes idées aient été reprises par les « orfèvres »  et depuis….. Partagez ! Volti

***********

Source La Relève et la Peste enrichi par Aphadolie

À l’époque, l’esclavage se réduisait à des chaînes en métal, aujourd’hui l’esclavage est invisible mais bien présent.

Ça vient d’où la dette ?

C’est tout sauf une invention moderne ! Depuis les Sumériens les citoyens s’endettaient auprès des gouvernants ou des créanciers quand ils ne disposaient pas de ressources suffisantes (dû à une mauvaise récolte par exemple).

Pour les Babyloniens, la dette était même leur moyen de paiement. Ils n’avaient pas de monnaie et pour ne pas s’encombrer avec leur bétail pour faire du troc, ils notaient ce que l’autre devait lui amener quand ils auraient le temps et les ressources suffisantes.

A ce moment-là, la dette était d’abord et surtout une relation de confiance entre deux personnes et qui permettait de créer du lien social. D’ailleurs, c’était même l’expression utilisée dans le « Notre père » au début : ils ne disaient pas « Pardonne-nous nos offenses… » mais « Annule-nous nos dettes…»

Quand on a commencé à vouloir en faire une activité économique et qu’on a voulu vendre de l’argent comme on vend une marchandise, c’est devenu un peu moins sympathique. Il y avait donc les riches créanciers, comme la famille Médicis par exemple, qui prêtaient de l’argent aux citoyens, aux États ou aux entreprises, qui en contrepartie s’engageaient à rendre la somme et un petit plus pour remercier le généreux donateur. Cela a poussé les débiteurs (ceux qui contractent une dette) à faire tout et n’importe quoi pour ne plus être inquiété par la dette.

La monnaie papier

Pour expliquer l’apparition de la monnaie papier, l’histoire la plus parlante est celle des négociants de Londres et de Stockholm qui au XVIe siècle transportaient les marchandises sur les océans aux quatre coins du monde.

 Beaucoup de transactions se réglaient en or ou en argent, monnaies marchandises acceptées dans de nombreuses contrées. Il était risqué de posséder et transporter ces métaux précieux : on pouvait se les faire dérober. Les marchands commencèrent à confier la garde de leurs métaux précieux aux orfèvres, les négociants en métaux précieux.

En échange, les orfèvres leur donnaient un reçu, un certificat de dépôt nominatif, qui permettait à son bénéficiaire de récupérer à tout moment son métal précieux. À cette époque, les paiements pouvaient se faire à l’aide de lettres de change — sorte d’ordre de transfert de propriété ou de change entre monnaies. Lors des retraits des métaux précieux, les orfèvres en gardaient une fraction pour service de stockage rendu. Les boutiques des orfèvres devinrent des coffres forts bien gardés.

Puis les certificats de dépôt devinrent non nominatifs. Il y était simplement inscrit le poids de métaux précieux qu’ils représentaient. Ces certificats étaient des reconnaissances de dette en métaux précieux dites « au porteur » de l’orfèvre envers le détenteur du billet. Les marchands se mirent à se payer non pas en métaux précieux, mais avec ces certificats. La monnaie papier était née.

La naissance de la banque

Les orfèvres constataient que les marchands laissaient l’essentiel de leurs métaux précieux dans leurs coffres. Ils eurent donc l’idée de prêter ces métaux précieux à d’autres marchands pour développer leur commerce. Plutôt que de prêter les métaux précieux entreposés dans leurs coffres, les orfèvres émirent des certificats papier. Quand les marchands remboursaient leur dette, ils rendaient les certificats et versaient un intérêt aux orfèvres en métal précieux. Les orfèvres se mirent à imprimer bien plus de certificats qu’il n’y avait de métaux précieux disponibles dans leurs coffres. Cette pratique leur permit de s’enrichir en multipliant les intérêts perçus. Quand les certificats étaient rendus aux orfèvres ils étaient détruits. Tant que tous les emprunteurs et déposants ne venaient pas tous au même moment demander l’échange de leurs certificats contre l’équivalent en métaux précieux, leur petit tour de magie leur permettant de s’enrichir restait secret.

Par exemple, pendant la colonisation de l’Amérique, les navigateurs empruntaient des sommes conséquentes pour financer leurs expéditions (à taux élevés parce que les créanciers ne savaient pas s’ils allaient revenir vu les risques que représentait la traversée) ainsi, une fois sur place ils détruisaient, et dévalisaient tout et tout le monde pour arriver à tirer ne serait-ce qu’un petit bénéfice personnel. Il fallait à tout prix rentabiliser le voyage pour rembourser le créancier, financer l’équipage… donc ils exploitaient un maximum de ressources, et asservissaient les populations autochtones pour gagner le plus possible.

…/…

Lire la suite et voir vidéo

Source La relève et la Peste via Aphadolie

Sources complémentaires :

https://journals.openedition.org/lhomme/19602

https://lareleveetlapeste.fr/lesclavage-moderne-par-la-dette/

https://www.lavraiedemocratie.org/video-lesclavage-moderne-par-la-dette/

https://blogs.mediapart.fr/cadtm/blog/030417/5000-ans-de-dette-comme-arme-de-depossession

Et aussi:

 

 

 

12 commentaires