MH17 – Cérémonie commémorative en l’honneur des victimes quatre ans après la catastrophe…

L’enquête aboutira t-elle un jour en désignant les vrais coupables ? Partagez ! Volti

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Auteur Christelle Néant pour DoniPress

Le 17 juillet 2018 a eu lieu à Grabovo, comme chaque année depuis la catastrophe, une cérémonie commémorative en l’honneur des victimes du crash du vol MH17. L’avion qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur a été abattu le 17 juillet 2014 dans le ciel du Donbass, alors que des combats acharnés avaient lieu au sol entre l’armée ukrainienne et les milices populaires.

Lors de cette cérémonie, des habitants de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont tenu des photos des victimes, et déposé des fleurs, des bougies et des peluches à l’endroit où la majorité des débris de l’avion et des corps des victimes sont tombés.

Quatre ans après cette catastrophe, le sentiment parmi les habitants de la RPD envers l’enquête officielle est l’incompréhension et un énorme sentiment d’injustice. La tentative par Kiev de faire porter le chapeau à la RPD et à la Russie a du mal à passer parmi ceux qui ont assisté à la catastrophe, et aidé de leur mieux à récolter les débris et les restes humains afin qu’un maximum de preuves soient en possession de l’équipe d’enquête.

Les rapports officiels du DSB (Dutch Safety board) et du JIT (Joint Investigation Team, l’équipe d’enquête conjointe) sont remplis d’incohérences, de preuves plus que douteuses (comme les écoutes téléphoniques fournies par le SBU – les mêmes qui ont simulé la mort de Babtchenko à Kiev cette année – ou les photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux) et leurs conclusions manquent de la logique la plus élémentaire.

D’ailleurs, lors du dernier « rebondissement » en date, à savoir la divulgation d’une pièce de missile BUK (dont le numéro de série indique de manière quasiment certaine qu’il s’agit d’un BUK ukrainien, car trop vieux pour être encore utilisé par l’armée russe), le JIT a lancé encore une fois un appel à témoins (mais seulement ceux allant dans son sens) pour confirmer ses conclusions. Si le JIT avait des preuves solides il n’aurait pas constamment besoin de chercher ce qui semble ne pas exister, à savoir des gens qui auraient vu ce qu’ils racontent dans leurs rapports.

Par contre, tous les témoins ayant vu des choses qui invalident la thèse du JIT, comme les nombreux habitants ayant témoigné devant caméra de la présence d’avions de combat ukrainiens dans le ciel ce jour-là, où ayant confirmé n’avoir vu aucune traînée de BUK depuis la zone de lancement désignée par le JIT, sont purement et simplement ignorés.

Tout comme les éléments de preuves apportés par la Russie et le fabricant des missiles BUK, Almaz-Anteï.

Sans parler de la présence dans l’équipe d’enquête criminelle (le JIT) de l’un des suspects potentiels : l’Ukraine (qui a d’ailleurs déjà à son palmarès le fait d’avoir abattu un avion russe en 2001 par erreur, et qui a refusé de reconnaître sa culpabilité pendant plusieurs années). Si on avait voulu saborder l’enquête de A jusque Z, on ne s’y serait pas pris autrement.

Finalement, ce sont les familles des victimes qui paient les pots cassés de cette enquête bâclée, sans parler du ramassage des débris et des restes humains qui a été encore plus mal mené que le reste de l’enquête.

Quatre ans après, je crois qu’il est temps que la Russie mette sur pied son propre comité d’enquête (vu qu’il y a peu de chances que l’ONU le fasse), unissant les différents experts et ministères compétents, pour fournir une contre-enquête sérieuse, qui permettrait enfin aux familles des victimes de savoir la vérité.

Christelle Néant pour DoniPress

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