Les paysans locaux ont le choix entre vendre ou se pendre…

Tant que les consommateurs achèteront les produits issus des trusts agro-alimentaire, la disparition de nos paysans continuera, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que de la nourriture transformée, avec ajout chimique et toutes ces substances allergènes, mutagènes, cancérogènes, bourrée de pesticides, qui rend ou rendra malade.

C’est mieux les vaches sur un « manège » que dans un pré ??

Mégaferme de 32’000 vaches répondant aux normes, contrairement à l’élevage de 12 génisses menées au licol vers des champs par des paysans vaudois dévoués! Image: http://colette214.blogspot.ch/2013/02/32000-vaches-chez-eux-bientot-1000-chez.html

L’éradication de la paysannerie se poursuit à travers la planète par l’intimidation ou le harcèlement.

En Europe, les moyens mis en place pour s’en débarrasser sont nombreux. Cela va d’une fiscalité exorbitante, à des normes impossibles à mettre en place sans accroître l’endettement auprès des banquiers.

Ce harcèlement pousse les plus fragiles au suicide, et ceux qui le sont moins à vendre.

Et là, interviennent les gagnants du processus: l’industrie agroalimentaire avec une hyper-rationalisation des cultures, et de l’élevage intensif disséminés à travers la planète.

Loin des contrôles fleurissent les mégafermes avec une production intensive. Frelatage compris.

Ainsi, le premier producteur mondial de lait est… indien. Voici un classement du top 10 des producteurs de lait: https://www.jagranjosh.com/general-knowledge/top-10-countries-by-milk-production-1318490243-1

top 10 producteurs de lait.PNG

Si le frelatage chinois nous avait été rapporté, celui de l’Inde est moins connu.

Une enquête menée en Inde révéla il y a quelques  années que deux tiers du lait produit y était frelaté:

« Sur les 1.791 échantillons de lait prélevés à travers le pays, 68,4% s’avéraient non conformes, le plus souvent parce qu’ils étaient coupés à l’eau. «Non seulement cette dilution réduit la valeur nutritionnelle du lait, mais l’éventuelle contamination de l’eau fait peser un risque sanitaire sur les consommateurs», rappelle la FSSAI dans un communiqué.
Mais l’agence a également mis en évidence l’ajout fréquent de lait en poudre, de glucose, voire de détergents (8,4% des échantillons!), de peroxyde d’hydrogène (composant de l’eau de Javel) ou d’urée (présent dans les engrais), probablement ajoutés au lait pour le conserver plus longtemps.« http://www.journaldelenvironnement.net/article/plus-de-deux-tiers-du-lait-indien-est-frelate,27100

Le temps jouant pour l’industrie agro-alimentaire transnationale, celle-ci de plus en plus décomplexée tente d’imposer son style de production intensive un peu partout, y compris en… Suisse.

Une mégahalle d’engraissement de 720 taureaux a dû démarrer sa production dans le Val de Ruz ce janvier 2018! Les autorités ont estimé que les les normes, sous-entendues de Bruxelles, y étaient respectées. https://www.tdg.ch/suisse/elevage-720-taureaux-emeut-val-ruz/story/10861966

Rien d’étonnant à tout cela, quand nous savons que ce sont les lobbies supranationaux qui déterminent les fameuses normes. On pourrait supposer que celles-ci concordent avec celles des mégafermes industrielles et transnationales, et qu’elles sont impossibles à mettre en œuvre par les PME locales.

Pendant ce temps, les promoteurs immobiliers, eux aussi transnationaux, cueillent à bon compte les terrains fertiles de nos paysans volontairement assommés.

Vendre, ou se pendre, sont les deux options laissées par les élus politique aux paysans locaux.

Un scandale humanitaire et économique étouffé par un silence politique et médiatique assourdissant!

Liliane Held-Khawam

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Une famille paysanne crie sa douleur

9 mai 2018 | Edition N°2243

Nord-Vaudois  –  Se sentant harcelé par l’administration, un agriculteur de la région a mis fin à ses jours. Témoignages.

«Depuis la visite des contrôleurs, il ne dormait plus. Et lorsqu’une voiture s’arrêtait devant la maison, il était en alerte: ça y est, ils sont de nouveau là!» C’est dans ce contexte de tension qu’un agriculteur nord-vaudois de 79 ans a mis fin à ses jours en avril dernier. Ses trois enfants et leur maman ont décidé de témoigner. Parce que de tels drames ne devraient pas se produire.

Selon les membres de cette famille, le défunt se sentait harcelé par le Service de la consommation et  des affaires vétérinaires. Le contrôle inopiné de début février, qui faisait suite à d’autres, a donné lieu à une dénonciation. Il était reproché au titulaire de l’exploitation – le fils du défunt, que ce dernier n’a jamais cessé de soutenir au quotidien – de ne pas détenir les animaux dans des conditions conformes à la loi.

La ferme étant située au centre du village, les animaux étaient conduits au licol, par petits groupes, dans des champs situés non loin de là. Pas assez souvent au gré des contrôleurs. Ceux-ci avaient suggéré la création d’un parc devant l’étable. «C’est une solution irréaliste. Construire un parc sur du béton en bordure de la route principale… Qu’auraient pensé les voisins avec les odeurs et les mouches en été», relèvent les membres de la fratrie, solidaires avec  leur maman.

Pour eux, il ne fait pas de doute que l’inspection de février a provoqué un séisme chez leur père: «Il était fatigué et craignait par dessus tout que les contrôleurs ne débarquent à nouveau. Il n’était plus le même. Jusque-là, il n’avait jamais été dépressif», assurent-ils.

Cette attitude a confiné au drame, le matin du 23 avril. Alors que son épouse venait de s’absenter pour quelques minutes, ce paysan courageux, bientôt octogénaire, municipal de sa commune durant plus d’un quart de siècle, a choisi de s’en aller, au milieu de son jardin, son petit paradis.

Ses proches font front, et, au-delà des nombreuses questions sans réponse, ils expriment une légitime indignation: «Nous avons considéré, en famille, que les petits paysans comme nous n’ont plus de place face aux grandes exploitations et stabulations libres. On veut nous éliminer coûte que coûte. C’est injuste!», ont-ils écrit aux autorités.

Il renonce à l’élevage
Le fils du défunt, qui a écopé d’une sanction pénale la veille de l’enterrement de son père, a, la mort dans l’âme, renoncé à l’élevage. Les génisses ont été vendues et les vaches le seront dans les jours qui viennent. C’est en est fini d’une tradition familiale plus que séculaire.


 

Philippe Leuba a demandé un rapport

Des causes multiples

«Lorsque j’ai reçu cette lettre, j’ai immédiatement demandé un rapport au Service. J’attends de le recevoir avant de prendre position. Je  ne sais pas s’il y a eu des comportements inadéquats», explique le conseiller d’Etat Philippe Leuba.

Plus généralement, le ministre en charge de l’agriculture, se basant sur l’expérience de Pierre-André Schütz, le «samaritain des paysans», relève que les causes d’un suicide sont souvent «multiples». Le Canton de Vaud fait d’ailleurs œuvre de pionnier dans le domaine de la prévention. L’an dernier, le conseiller d’Etat a suivi une journée entière (6h-23h) des contrôleurs dans le Vully. L’occasion de réaliser que leur tâche, dans le cadre d’une loi fédérale très contraignante, est délicate.

Isidore Raposo

https://www.laregion.ch/une-famille-paysanne-crie-sa-douleur/

25 commentaires

  • GROS

    Pourquoi se pendre ? C’est bête.
    Si on n’arrive pas s’adapter, on change de métier, c’est tout.

    • Nak1neuron

      C’est assez idiot de se supprimer sans d’abord supprimer la cause de son tourment … quelques exemples suffiraient à entamer le débat politique…..

    • logic

      depuis les années 80, les lois et normes sont faites par les lobbyes de l’industrie à Bruxelles pour éradiquer la « petite concurrence » et fabriquer une économie détenue au final par les industriels! Exactement la technique utilisée par les grandes surfaces avec les petits commerçants, et aujourd’hui en situation de monopole du marché, ils se gavent sur les marges et sur le dos des producteurs!
      Comment un petit paysan travaillant seul pourrait-il s’adapter à des normes totalement irréalistes pour les petites entreprises? à l’instar de ta capacité de raisonnement, il ne le peut pas, et c’est bien là le problème!!
      Et comment peut-il accepter sereinement la mort lente de son activité??
      Imagine que l’on retire le droit d’accès au blog à tous les GROS pour cause de normes, comment réagirais-tu face à la perte de ta seule raison de vivre aujourd’hui ?

    • As2pik

      Tu dois pas faire grand chose de ta vie le gros, adapte toi, sors un peu… C’est tout.

    • Freija Freija

      Le Gros, il fait toujours toujours des commentaires de merde…j’espère au moins qu’il est un peu payé pour s’humilier comme ça…

      Changer de vie à 79 ans…vous êtes d’une bêtise incroyable…Chacun de vos commentaires le montre…
      A moins d’être d’une bêtise extreme, je pense que c’est un rôle que vous vous amusez à jouer…

      Dommage, cela n’est guère constructif, enfin surtout pour vous…

  • predateur

    derrière tout ça ,il y a le gentil consommateur qui en veut toujours plus ….et lui il se contente de râler sur les forums
    alors l industrie et l administration mettent la pression aux éleveurs pour avoir un produit plus propre que propre au départ ……il suffit de voir l affaire lactalis avec 35 bambins de malades ( 35 de trop je vous l accorde)mais par effet de dominos il y aura plus de contrôles et de sanctions
    il y a des éleveurs dont on a cessé de collecter le lait car leur exploitation n était pas en adéquation avec le charte de bonnes pratiques agricole
    axés au tank à lait ,local du tank à lait qui ne répondait aux critères souhaités ……pas d armoire pharmacie …..
    et souvent dans de petites structures https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gif

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Les paysans qui cultivent « normalement » sans produits chimiques ne sont guère nombreux de nos jours. Ceux qui ont le label bio vendent cher leurs produits, bien que je pense que cela dépende des régions.
    ici, pas plus tard qu’hier, j’ai dû renoncer à acheter des légumes bio tant le prix était excessif – c’est bien la première fois d’ailleurs- la raison de cette augmentation soudaine est non seulement due, comme annuellement, au début de l’arriver des vacanciers étrangers ou français, mais encore aux prix pratiqués par les paysans + la marge que prend le magasin.
    Ici, dans cette partie du Var, il y a très peu de maraîchers car la terre ne s’y prête pas, trop argileuse généralement, c’est surtout une terre à oliviers et à vignes. Cependant quelques champs cultivables subsistent. Donc les prix, en bio, sont généralement élevés dès le départ. Quant à la culture habituelle bourrée de produits chimiques les prix ne sont guère moindre… d’ailleurs sur les marchés les légumes viennent d’autres régions.
    Au marché de mon village pas de bio et pourtant les prix sont identiques à ceux pratiqués dans mon magasin bio ! c’est de l’arnaque pure et simple, mais les gens ne protestent pas car ils n’ont pas le choix, surtout les personnes âgées qui n’ont pas de moyen de locomotion pour aller ailleurs et elles constituent une bonne majorité de la population !
    Les maraîchers bio d’ici ne se donnent pas la peine d’aller dans les petits villages, ils préfèrent vendre aux magasins bio directement. Seul l’un d’eux vend au marché de Draguignan une fois par semaine et c’est aussi cher qu’en magasin donc aucun intérêt pour nous.

  • chat noir

    Pourquoi ne faites-vous pas un article sur ce qui se passe aujourd’hui à carcassonne? une performance artistique de l’artiste Suisse Varini à posé des bandes jaunes sur la cité de Carcassonne de manière monumentale. la signification de la performance ? Elle représente une cible et radiation. Pour quelle raison ? Fin 2019 à MALVESI à côté de Narbonne l’incinérateur THOR sera mis en activité . Toutes les boues nucléaires européenne y seront brûlés. le triangle Toulouse Montpellier Perpignan sera irradier pour 250000 ans et Carcassonne en est le centre de la cible. 1000 ans après la Croisade albigeoise l’extermination des audois est programmée pour 250000 ans et pour 250000 €

  • Nak1neuron

    Les prix des produits agricoles …. c’est cher quand on achète et pas cher quand on vend.
    La part de l’alimentation dans le budget des ménages, en moyenne, n’a cessé de baisser et est aux environs de 17%.
    Les prix des produits agricoles sont fixés sans tenir compte des coûts de production, entre autres « grâce » à la PAC (politique agricole commune) qui subventionne certains et pas d’autres. Et cette PAC est payée par tous, il ne faut pas croire que l’UE imprime des billets pour financer du blé aux pesticides, quand vous achetez certains produits, en fait, vous en avez déjà payé une partie. Du coup, certains prix semblent cassés ou fort avantageux pour le consommateur. Supprimer les « aides » de la PAC qui ont fait passer le nombre de paysans de 2 millions à 4 cent mille ne serait pas mal vu, pour les petits paysans.

    Ensuite les marges de distribution sont élevées. La faute aux 3 centrales d’achat des enseignes, en position de force. Mais la faute aussi aux consommateurs, qui achètent en grande surface. Ces clients , il leur faut tout sur place ! Au sommet du chariot, ils ajoutent le papier Q, en ultime décision d’achat. Plus le temps de faire autrement alors ils passent un temps fou à pousser leurs petits chariots sur des parkings immenses et dans des labyrinthes de rayons bourrés de trucs dégueulasses, emballés et sur emballés avec de belles couleurs. Pour remplir leurs bagnoles, leurs panses et leurs poubelles.
    Et pendant ce temps là, le maraîcher bio les regarde passer devant son étal, au bord de la route ou au marché, avec ses salades fraîches à 1€25, qu’il n’arrive pas toujours à vendre, ….

  • SANTE

    Et les moutons, il faudrait réviser vos classiques. Je vous explique:
    Un produi a un prix élevé ou pas, là n’est pas la question. En effet, il faut voir si le prix est justifié et s’ il correspond à son budget mais avant tout il faut pouvoir trouver le produit!!!
    En effet, j’utilise assez souvent chronopostfood car au final c’est moins cher, plus rapide, plus frais et moins risqué(radars, vols, fourrières,etc).
    De plus, je peux commander des produits que ne trouve pas ou plus dans les magasins bio ou de producteurs.

    Mais voilà, nos chers producteurs(la plupart) trouvent ce service trop cher ou n’ont pas envi de se lancer dans la vene à distance. Je peux l’affirmer vu le nombre de refus reçus. Certains l’affichent sur leur site mais ne m’envoient pas le prix ni le moyen de paiement. Certains préférent Leclerc , d’autres rungis ou les intermédiaires.

    Conclusion: Je fais venir mes abricots d’Espagne comme les oranges, artichaud,huile d’olive et citrons
    Enfin pour les citrons, je pourrais les faire venir de France mais le fils est moins souple que le père.
    Hier, j’ai demandé à un site espagnol du lait de brebis puisque en France c’est impossible. Bernard Gaborit me dit qu’il ne sait pas où il livre et Satoriz me dit qu’il les livre en direct. Bref, j’en ai eu assez de réclamer.
    Avant, j’allais à une ferme mais il m’ a fait le coup de l’oubli par la salariée 2 fois de suite!
    Il utilise déjà Chronofresh mais en Espagne. On verra s’il veut livrer en France car c’est possible. La preuve, j’ai reçu une tomme de chèvre de 2kg en 48H.
    Cette tomme de chèvre, c’est la faute à 3 marchands français qui ne m’ont pas donné les informations. nécessaires pour effectuer ma commande de raclette de brebis ou chèvre.
    Et les ravioles que je devais récupéer à 5 h du matin sur son trajet de livraison. Pas de problème pour l’horaire mais j’ai dit non puisqu’il existe Chronofresh.
    https://lesgourmandsdisent.org/2015/10/02/la-ravioladie-montmiral-mmmm/
    A ceux qui n’ont pas de sites, je leur parle de pourdebon mais la pupart ne s’inscrivent pas.
    Enfin, l’histoire du pâté en croûte: un peut éventuellement livrer en chronopostfood mais n’a pas de site et n’est toujours pas sur pourdebon. L’autre ne veut pas . J’ai proposé des solutions alternatives. toujours rien!!
    J’ai trouvé un petit prodcteur de moutarde, cornichons et vinaigre:
    http://esvinaigrerie.free.fr/acces.php
    Bonne soirée.

    Les commerçants dans les petits villages devraient proposer des service innovants.En fait, ils préfèrent attendre le dernier moment pour se moderniser mais c’est souvent trop tard. Ils ne comprennent pas que se faire livrer à domicile c’est la solution pour le consommateur. alors que toupargel livrait à domicile ses produits en 1947!
    On a plus qu’un distribueur de billets. Les commerçants ne veulent pas faire les remplacer comme c’est possible maintenant.
    Le bureau de tabac ne veut pas faire plus de produits alimentaires ni relais colis ni distributeur de billets.
    Le pain de la boulangerie n’est pas bon.

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Si tu fais venir tes produits d’Espagne tu ne vas pas rester longtemps en bonne santé ! (sans jeu de mots) quand on connaît le mode de culture des produits on fuit en courant, c’est encore pire qu’en France !
    A moins que tu n’achètes que du bio et que tu sois certain que c’en est bien, mais à moins de faire vérifier sur place ou d’y aller soi-même… cela peut être sujet à douter…

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