Que c’est heureux, du lait périmé pour faire du tissu soyeux ! …

Proposé par Bernard M. On en parle aussi ICI et ICI.

Shakespeare parlait du « lait de la tendresse humaine ». Et c’est bien une certaine tendresse – ainsi qu’une insatiable curiosité – qui a conduit une jeune Allemande, microbiologiste et styliste, à créer un tissu à base de lait, proche de la soie, qu’un parent malade puisse porter.

Ce faisant, la découverte d’Anke Domaske a peut-être engendré une gigantesque éco-opportunité pour les éleveurs comme pour les industriels du textile, partout dans le monde.

En 2009, alors qu’elle avait 26 ans, son beau-père apprend qu’il est atteint d’une leucémie. « En raison de son système immunitaire très faible, il ne trouvait rien à porter car sa peau réagissait à toutes les matières », explique Anke Domaske depuis son usine de Hanovre, en Allemagne. La plupart des tissus contiennent en effet des produits chimiques, résidus de la culture et du traitement des fibres textiles. La production de coton, par exemple, représente 35 % de l’utilisation mondiale d’insecticides et de pesticides, selon WWF.

Anke Domaske et un petit groupe d’amis, qui la rejoindront ensuite au sein de Qmilk, vont alors dans un supermarché acheter pour 200 dollars de lait et d’ustensiles de cuisine, dont un gros thermomètre à confiture. Et les expériences débutent, avec pour point de départ une technique des années 1930 pour créer des fibres en caséine, la protéine du lait. « Au final, nous avons testé plus de 3 000 recettes », dit-elle. Obtenir un tissu qui ne se dissolve pas dans l’eau a pris neuf mois.

« Il fallait que ça marche »

Les critiques ont fusé, se souvient Anke Domaske : « On nous a dit d’utiliser des produits chimiques pour y arriver plus vite et éviter les problèmes. Mais j’étais obstinée, j’ai dit non. Il fallait que ça marche avec des produits naturels uniquement. » Son processus, en cours de brevetage, est simple dans les grandes lignes : prenez du lait, laissez-le tourner, séchez-le pour obtenir une poudre de protéine comme celle utilisée par les athlètes, mélangez-la à de l’eau et à d’autres ingrédients naturels, faites subir au tout un processus d’extrusion pour dégager une substance duveteuse comme une boule de coton, puis filez-la. Anke Domaske n’utilise que du lait périmé et précise qu’il ne lui faut que deux litres d’eau pour créer un kilo de tissu, qui se vendra 27 dollars environ.

En raison des normes sanitaires, les éleveurs allemands jettent près de 2 millions de tonnes de lait par an – de quoi remplir 770 piscines olympiques.

Qmilk en utilise une partie : l’entreprise achète chaque année 1 000 tonnes de lait mis au rebut, au prix de 4 centimes d’euro le litre. Elle travaille étroitement avec 20 fermiers en Allemagne, et Anke Domaske a d’ambitieux plans d’expansion. Un des éleveurs, Bernd Pils, possède 120 vaches laitières dans sa ferme, à 160 kilomètres d’Hanovre. Il explique qu’il ne peut vendre le lait des vaches qui nourrissent leurs veaux ou qui sont soignées avec des médicaments. Maintenant, il peut l’écouler auprès de Qmilk.

« Je trouve cela fantastique, dit-il, car une part du lait est toujours impropre à la consommation humaine. C’est bien pour le développement durable. » Anke Domaske ne divulgue pas de résultats financiers mais dit avoir reçu plus d’un millier d’expressions d’intérêt pour la fibre Qmilk depuis le lancement officiel de l’entreprise, en 2011, avec 10 employés et un investissement initial de 6 millions de dollars. La ligne de production fonctionne maintenant en deux-huit. Au centre, une extrudeuse de 11 mètres tire de longs fils, comme une machine à spaghettis. Anke Domaske aime fourrer un fil dans sa bouche pour montrer aux visiteurs l’innocuité de la matière. Le tissu, soyeux au toucher, est efficace contre les bactéries, biodégradable, lavable à la machine. Il réchauffe l’hiver et garde au frais l’été.

Depuis plusieurs années maintenant, Anke Domaske vend des vêtements qu’elle a dessinés elle-même, ainsi que des rouleaux de tissu destinés aux stylistes. À terme, elle veut en vendre également aux constructeurs automobiles, aux fabricants de meubles et aux hôpitaux.

Papier toilette haut de gamme

Le produit conçu par l’un de ses clients ne figurera jamais dans un défilé de mode ou une berline de luxe : Carezze di Latte est du papier toilette haut de gamme, commercialisé en Italie depuis décembre au prix de trois ou quatre dollars pour quatre rouleaux. Il est fabriqué par un papetier italien, Lucart, fier d’être écologiste. « Dans l’industrie des fibres, il y a comme un new deal à la recherche de fibres recyclées », déclare Stefano Staffieri, directeur général de Lucart. Les chercheurs de l’entreprise voulaient améliorer son produit phare. C’est alors que leur chemin a croisé celui d’une marque italienne de vêtements qui utilisait les tissus Qmilk. Selon un procédé lui aussi en cours de brevetage, Lucart intègre des fibres de lait à du papier toilette normal. « Ce papier est le plus doux que l’on puisse trouver sur le marché, affirme Stefano Staffieri. Ce produit est unique, il n’a pas d’équivalent. Les consommateurs se montrent très enthousiastes. »

Limiter le gaspillage alimentaire

Anke Domaske et Stefano Staffieri soulignent tous deux que le lait n’est pas le seul aliment qui puisse être transformé en tissu. Des recherches portent sur les fibres d’orange et de banane, afin de limiter le gaspillage alimentaire. La possibilité d’utiliser les excédents de lait n’est pas non plus limitée à l’Allemagne ou aux pays occidentaux. Anke Domaske observe qu’en Inde, où la chaîne du froid n’est pas toujours impeccable, il n’est pas rare que le lait tourne. « D’énormes quantités de lait sont gaspillées dans le monde », dit-elle. Mais, si tout se passe comme elle le veut, des millions de personnes pourraient s’en vêtir un jour.

source de l’article l’orient le jour Liban publié par Mazbalalala

30 commentaires

  • L’idée me paraît excellente, à une condition: qu’on ne multiplie pas les fermes pour alimenter ce genre de commerce. Il s’agit d’animaux, de vivant, de sensible, de vie..
    Et même, s’il y a gaspillage c’est qu’il y a surproduction. Alors pourquoi faire de si grosses fermes ?
    D’autant plus que les produits laitiers sont nocifs pour la santé. Il ne devrait y avoir que quelques fermes traditionnelles pour fournir aux enfants un bon lait de ferme non traité. Ensuite, on change de régime dès qu’on grandit.

    • sombre

      « Ensuite, on change de régime dès qu’on grandit. »
      Tu veux dire quand tu a une belle robe, une queue , que tu pèse 450 kg et que tu est une vache ou un taureau?
      Le lait de vache, c’est pas fait pour faire grandir un humain…
      Pas plus que le lait de chatte, de chienne, de jument, de dauphin, ourse, éléphante, chèvre, cane, biche, truie, brebis, renarde, guenon, tigresse, zébu …

      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD

        « Le lait de vache, c’est pas fait pour faire grandir un humain… »

        Encore une affirmation que je puis contester par mon expérience personnelle, étant fils de paysan et mesurant entre 1,70 et 1,90 m.
        Y’a bon le lait de vache !

      • gnafron

        le lait de vache, s’il permet assurément une bonne croissance physique, ne contient pas les éléments

        propres à assurer la croissance optimale du système nerveux central d’un primate – CQFD https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cry.gif

      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD

        Que voilà une démonstration bâclée. On nous a habitués à plus de rigueur dans les écoles françaises.

      • gnafron

        Monsieur Pignard, à défaut de se réclamer d’une vaste intelligence, se réclame d’une intelligence « bowing »…

      • sombre

        Daniel : Tu n’a visiblement pas saisis.
        Q : A qui est destiné le lait d’une vache ?
        R : à un veau.

        M’enfin tu t’en fout n’est-ce pas ? puisque dans la bible y’a pas marqué que tu ne dois pas volé le lait d’une vache destiné à nourrir son veau. Vivement une version 2.0 …

        Le lait en 5 mn :
        https://www.youtube.com/watch?v=UcN7SGGoCNI

      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD

        La Bible dit que le pays d’Israël est là où coule le lait et le miel. Or si le lait est pour le veau et le miel pour l’hiver des abeilles, où est l’intérêt d’un pays où coule le lait et le miel.
        Conclusion : L’homme qui domine sur les animaux peut à son profit boire le lait qu’il veut et manger le miel qu’il veut. Instructionnant non ?

      • Wolf-Spirit Wolf-Spirit

        Si on met en exergue le fait qu’il domine le monde animal que son roman de gare prone la soumission voulez vous vraiment savoir ce qu’il fait avec les vaches ou les taureau (20h24 là je sais pas si les enfants sont couchés …. désolé)

        ——————————————-
        La bible ne dit rien c’est un livre, un objet…. ton estimation à une bite près en dit long quant à ta précision… et après ça va demander des démonstrations non baclées (d’après son seule jugement que l’on sait objectif et précis)

    • sombre

      @ Daniel : et en bonus je te fait une petite révélation: on m’appelle Christ ! Ça joue non ? tu pourra y voir un signe divin peut être

      • Daliel tu dis :

        étant fils de paysan et mesurant entre 1,70 et 1,90 m.

        Allez ? Depuis combien de temps ne t’es-tu plus mesuré pour nous taper une estimation aussi vague ?

        Je ne mesure que 1 M 68, je n’ai pas de crainte de le dire, je ne me mesure plus toutes les semaines, pour bien faire je ne risque plus de grandir. Par contre je me pèse tout les vendredi et mesure mes mensurations, tour de bras, de cuisse, de la taille et le torse. C’est parce que je fais du sport, je dois me surveiller (sourires).

        Orné

      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD

        La fourchette donnée était suffisante pour la démonstration, le reste est mon affaire.

      • Je ne trouve pas justement, 1 m 70, tu es petit, 1 m 90* tu es très grand, tu te rend-compte une fourchette de 20 cm ?

        C’est ton affaire absolument, mais si c’est pour nous donner une fourchette qui ne démontre rien du tout, je ne vois pas l’intérêt.

        Tu veux une estimation factuelle ? je suis végane et je pèse 74 kg pour 1 m 68. Voilà un exemple explicite qui démontre que véganisme n’est pas synonyme de maigreur et pâleur à faire peur comme il est souvent dit dans les clichés. Il y a ma photo sur le forum d’ailleurs.

        (*) En même temps pas besoin d’être Sherlock Holmes pour comprendre que tu dois mesurer au moins 1m 88.

        Orné

      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD

        Sherlock Holmes et le docteur Watson décident d’aller camper. Ils choisissent un bel emplacement au sommet d’une colline herbeuse, montent leur tente et s’endorment.
        Au milieu de la nuit, Sherlock Holmes se réveille et réveille le docteur Watson pour lui poser une question :
        Que pensez-vous du ciel étoilé que nous avons au-dessus de nos têtes ?

        Eh bien je pense que ces étoiles sont en nombre incommensurable, qu’elles sont à des distances astronomiques et que le temps que met leur lumière à nous parvenir est lui aussi astronomique.

        Eh non mon cher Watson, vous n’y êtes pas du tout.
        Le fait est qu’on nous a piqué notre tente.

      • Bon ça va Daniel, j’ai compris, tu mesures 1M 72 (rires).

        Orné

  • GROS

    On attend les réactions des végans.

    • Voltigeur Voltigeur

      Hello Gros ;) Aujourd’hui je n’avais rien de trop apocalyptique, j’ai pensé aux solutions plutôt qu’aux lamentations :)

    • sombre

      Rien de spécial à dire : si c’est utiliser du lait qui est destiné à être jeté dans la nature pourquoi pas vu que le mal est déjà fait. C’est différent de l’industrie laitière qui est encore pire pour les animaux que l’industrie de la viande dont elle dépend.

      Si je veux faire dans l’extrême, je dirais que c’est pas spécialement une bonne idée d’habituer les gens à porter des vêtements fait en lait et qu’il existe déjà des alternative écologiques, des « vêtements bio », que l’existence des fringues en caséine recyclé ne repose que sur l’imperfection d’un autre système mortifère , et qu’on est pas loin de la robe en jambon de lady gaga … mais ça c’est juste pour le plaisir de ne pas te décevoir Gros.

      • La réaction des véganes elle est simple, démontrez-nous que le lait de vache ou autres est nécessaire à notre alimentation.

        Mieux qu’ils soient adapté à notre organisme.

        Et je me passerais de parler de toutes les lacunes qu’engendre une telle industries aussi développée qu’elle est à l’heure actuelle et tout ce que cela sous entend.

        Pour les vêtements bios, le chanvres est tout particulièrement indiqué, on sais faire tellement de choses avec cette plante, que les Etats Unis l’ont vite mis wanted car elle aurait fait trop concurrences dans divers secteurs déjà bien développé.

        Orné

      • GROS

        Il y a donc manifestement un schisme dans le sectarisme végan, avec d’un côté les pragmatiques modérés et de l’autre les intégristes.

        C’est intéressant.

      • Le fait est qu’il s’agit de choix personnels, je ne vois pas trop l’intérêt de justement en faire un dogme. C’est à chacun de faire ses choix de vie en toutes connaissance de cause et de morale.

        Maintenant il s’agit aussi de choix réfléchit et sensé, pour prendre un exemple extrême, je ne vois aucune logique envers les personnes qui veulent se nourrir de prâna (de la lumière su soleil). Bien que je ne les juges pas, mais je ne comprends pas la logique.

        Orné

      • sombre

        @ gros : pas du tout.
        Je vais jouer les monsieur 1er degrés mais … nous ne sommes pas une religion ( Un schisme est un terme religieux. Une rupture dans la communion d’une religion,une séparation … )

        Nous souhaitons la fin de l’exploitation animale.
        Les raisons varies d’un individus à un autre (cause animal, écologie, santé… )
        Vu que le lait est périmé … la vache a déjà était exploité et son utilisation n’implique pas plus d’exploitation donc.

        Comme évoqué par @Orné, le chanvre est plein de surprise
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Chanvre
        Ses utilisations sont multiples.

      • GROS

        Certes, mais les plantes et arbres sont intelligents, ont des ressentis et communiquent. Ils sont habités par une énergie de vie.
        ( https://lesmoutonsenrages.fr/2017/09/25/lintelligence-des-arbres-bande-annonce-officielle-vf/ )

        Et vous, végans, vous les exploitez et maltraitez sans vergogne.
        Qui êtes vous donc pour décider si une plante peut vivre ou mourir ? Bande de barbares !
        Arrêtez de consommer des végétaux, si vous respectez vraiment la nature.

      • GROS

        Et j’oubliais : quand vous marchez dans la rue, vous écrasez (et donc faites souffrir et tuez) des millions d’organismes qui n’ont rien demandé. Vous, végans, vous ne pouvez pourtant pas dire que vous l’ignorez. Bande de barbares !
        Restez chez vous et n’en sortez jamais, si vous respectez vraiment la nature !

      • sombre

        @ gros :
        Arrête de troller :)
        http://www.vegan-france.fr/cri-de-la-carotte.php

        Petit edit :

        Ce qui est marrant, c’est qu’à force de vulgarisé la science, en s’adressant aux non initiés comme à des enfants, leurs pensées ce sont infantilisés.

        J’ai lu les commentaire du lien que tu ma envoyé et j’ai l’impression de lire des enfants.

        Qu’on parle d’intelligence pour qualifier des processus chimique et des réactions surprenante … je veux bien.
        Le truc, c’est que l’intelligence c’est un adjectif passe partout. Le globule blanc qui va phagocyté un virus pourrait faire preuve d’intelligence aussi…

        Avec ce teaser, on est plus proche du film racoleur pour vendre des conneries new-age façon Gaïa terre mère qu’autre chose.

        Pour développer :
         » L’esprit est la totalité des phénomènes de facultés mentales : perception, affectivité, intuition, pensée, concept, jugement, morale… »
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Esprit

        La terre n’a pas d’esprit … c’est un ensemble de minéraux de métaux; de particules, de forces… soumis à des forces physique. Quand on a aucune connaissance scientifique c’est sur que l’histoire de la petite planète qui vie c’est attachant.
        Elle n’a pas plus de vie que l’eau que tu fait chauffer pour faire ton thé ; pourtant je doute pas qu’on puisse y voir quelque chose d’extraordinaire entre son évaporation, sa solidification… et inventé des divinités qui vont avec
        https://mythologica.fr/grec/eaux.htm
        Ou alors, pourquoi pas un esprit pour les nuages ? (Néphélées /les nymphes des nuages et de la pluie dans la mythologie grec).
        Ou pour les montagnes ?
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Our%C3%A9a

        Un arbre n’a pas plus d’esprit qu’une planète, qu’une étoile, qu’une comète … Il n’a que des réactions chimique que la vulgarisation laisse apparaitre comme étant  » des émotions, de la douleurs …  »

        (Émotion sans cerveau pour pensée? Douleurs sans système nerveux pour les ressentir ? bref …)

        Mais …
         » en métaphysique et dans les religions, le mot esprit désigne normalement l’élément immatériel incarné en l’être humain  » et  » Par extension se dit aussi de tous les êtres immatériels supposés doués d’intelligence : Dieu, les anges, les démons, etc.

        Au delà de tout caractère scientifique … ont peut donner si ça nous chante un esprit et  » de l’intelligence  » à tout ce qui nous tombe sous la main. Les appareils ménager, les téléphones, les voitures sont dit(e)s intelligent(e) … alors oui, pourquoi pas les arbres.

        Moins l’homme comprend, plus il imagine. Il se créer des films, des contes, des légendes, des religions, des mythes … n’importe quoi pour remplir le vide de ses interrogations. Quand il cesse de s’interroger, quand les histoires lui suffise, il devient satisfait de son savoir imaginaire au point de ne pouvoir raisonné qu’avec lui … étant dans l’incapacité de raisonner sans lui ; Comme Daniel Pignard qui pourrait tout expliquer avec la bible par exemple, mais qui semble ne pas pouvoir raisonner sans.

      • GROS

        Je ne trolle pas, je vous invite à la réflexion par l’absurde, en essayant de vous bousculer au-delà d’un champ de perception étriqué et dogmatique.

      • gneu

        Il est impossible de tout respecter.
        Evidemment qu’on fait et fera toujours des dégâts collatéraux.
        L’important n’est pas d’être jusque-boutiste mais d’être dans une démarche.
        Et le mouvement vegan n’a pas la prétention de respecter la nature à 100% mais de faire un premier pas (enfin, me semble-t-il)
        Bien sûr, qu’il n’y a probablement pas de hiérarchie dans les êtres vivants et le monde végétal doit aussi bien être respecté que le monde animal. De même qu’il faut aussi respecter le monde minéral.
        Mais souscrire au mouvement vegan pour limiter la souffrance animale, c’est déjà un premier pas.
        Après, je dis ça tout en étant carnivore. Mais il est évident que je préfèrerais que la viande que je mange provienne d’animaux dont on a tout fait pour limiter la souffrance.

      • Bonsoir,
        Ce n’est certainement pas avec tes réflexions puériles et étriquées que je vais me sentir bousculé.

        Il me semble avoir été clair sur le fait de rester logique et cohérent, la réponse suivante par Sombre l’est tout autant de par son argumentation plus fouillée.

        L’être humain étant pourvu d’un appareil digestif, démontre que nous sommes fait pour se nourrir, Et pour être totalement franc je ne suis pas persuadé qu’on peut jurer que l’être humain serait végane à l’origine, tout nous prouve qu’on est bel et bien omnivore donc en partie carnier.

        C’est donc déjà aller contre notre nature profonde de devenir végane tout en étant conscient que ça fonctionne, à partir de là on peut imaginer que ça fait partie de notre évolution de le devenir, faisant partie de notre développement naturel et spirituel.

        Chaque être, chaque planète, chaque monde est fait pour évoluer constamment, la vie est mouvement perpétuelle, rien n’est n’est fixe et permanent. La vie est immanente.

        Orné