Pékin conteste aux USA le droit de dicter les règles du commerce

Les États-Unis sont dans une situation financière telle que des villes sont en faillite, comme c’est actuellement le cas pour la ville d’Atlantic City qui ne peut payer 1,8 millions de dollars d’obligation d’ici ce week-end, et l’état du New Jersey refuse de sauver la ville. Il y aurait bien un moyen, taper chez les fraudeurs puisque à eux deux, Apple et Microsoft ont planqué près de 300 milliards dans les paradis fiscaux, mais on ne touche pas aux multinationales, comme on ne met pas de banquiers en prison, impensable!!! Et c’est cette nation qui souhaite diriger la planète, et imposer ses règles commerciales plus que douteuses, avec les traités de libre-échange.

Aux dernières nouvelles, la France bien servile bien soumise qui a tout fait pour que le TAFTA se mette en place, aurait retourné sa veste, sans garanties que cela soit du cinéma (hollywoodien?) électoraliste, car Hollande qui serre les poings et qui dit non….cela serait bien la première fois qu’il ne s’aplatit pas devant autrui, quand-on voit comment il l’a fait devant la finance, notamment en protégeant les banques avec les emprunts toxiques, et quant-on voit l’ensemble des pourrisidents qui ont laissé l’accord TISA s’imposer quitte à provoquer un maximum de chômage (voir rappel dans cet article), ou la dette de 1973 ruiner le pays… Donc pour l’instant, la France dit STOP au TTIP, la Chine qui même si elle n’est pas irréprochable politiquement, conteste les accords de libre-échange, et à juste titre, puisqu’elle considère que les règles ne doivent pas être dictées par un seul pays.

tafta ttip

Les règles du commerce mondial ne peuvent pas être dictées par un seul pays contrairement à la déclaration du président américain Barack Obama, relève la diplomatie chinoise.

Les règles du commerce international doivent être établies conjointement par tous les pays du monde et ne peuvent pas être dictées par un seul Etat, a déclaré mardi devant les journalistes le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hong Lei, en commentant la déclaration du président américain Barack Obama.

Le locataire de la Maison Blanche a notamment affirmé dans son article publié par le Washington Post que l’Accord de partenariat transpacifique (TPP) permettrait aux Etats-Unis d’établir les règles du commerce international et que les autres pays n’auraient d’autre choix que de les suivre. Selon Barack Obama, ce sont les Etats-Unis et non pas des pays comme la Chine qui doivent écrire ces règles.

« En faisant de telles déclarations, les Etats-Unis montrent qu’ils sont très ambitieux, mais je crains qu’ils ne tiennent pas compte des perspectives à long terme », a indiqué le diplomate chinois.

Et d’ajouter que la Chine était ouverte au partenariat transpacifique, en estimant que le TPP et le Partenariat économique régional global (RCEP), que le président américain avait critiqué dans son article, pourraient se compléter lors de la mise en place d’une zone de libre-échange en Asie-Pacifique.

Le TPP a été signé début février 2016 par l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les Etats-Unis et le Vietnam. Il prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les Etats-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le bœuf.

Cet accord vise à abattre les barrières au commerce et à l’investissement entre 12 pays des régions Asie-Pacifique et Amérique, qui représentent près de 40% de l’économie mondiale.

Si les promoteurs du TPP assurent qu’il permettra de doper la croissance économique dans la région, plusieurs ONG préviennent que cet accord débouchera sur une déréglementation généralisée au bénéfice exclusif des multinationales.
La Chine ne fait pas partie du TPP, et nombreux sont ces experts qui estiment que cet accord peut affecter sensiblement les intérêts commerciaux de Pékin.

Source: Sputnik News

 

3 commentaires